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Parce
que les choses qui ont un sens font avancer, la création d'ETTIQUE
fait réfléchir et modifie notre perception des personnes
handicapées. En effet, le nom même de la coopérative,
créée en 2001, à l'initiative des principaux acteurs
de l'économie sociale (Flandre Ateliers, Inter'S Flandre, L'Ucie
intérim et Anita) est signifiant : Entreprise de Travail Temporaire
d'Insertion et de QUalification pour l'Emploi.
L'intérim,
si souvent décrié, parait pour les travailleurs fragilisés
auxquels s'adresse ETTIQUE une porte d'entrée tout à fait
adaptée : c'est le maillon manquant pour 'casser la peur des
uns et redonner confiance aux autres' (dixit Hervé Knecht, gérant
de la structure). L'idée est plus que belle et louable : reste
à lui faire passer l'épreuve du feu de la mise en pratique.
Cela commence
par une Directrice d'agence, impliquée et convaincue. Des responsables
d'entreprises ont été rencontrés et sensibilisés
au projet d'ETTIQUE : l'emploi de personnel handicapé
(pour rappel un texte de loi de juillet 1987 oblige les entreprises de
plus de 20 salariés à intégrer 6% de handicapés
dans leur personnel ; mesure peu suivie dans les faits). Puis, il
s'est agi d'accueillir individuellement chaque personne et lors d'un entretien
approfondi de l'aider à combattre sa peur, de la soutenir pour
retrouver confiance et déterminer son potentiel : une personne
souffrant du dos peut répondre au téléphone, un malentendant
peut décharger un camion
Quand la
créativité se met au service de l'économie sociale
et solidaire
ça se sait et ça se valorise. C'est
pourquoi, en 2002, la coopérative ETTIQUE a été
récompensée par le prix de la meilleure création
lors du concours de la jeune entreprise organisé par Conseil Général
(prix de 15 000€).
En 2004,
Nord actif est intervenu, grâce
à un couplage des outils FCP Insertion Emplois et SIFA,
à hauteur de 45 K€ pour consolider les fonds propres de la
structure.
Depuis la
création, 130 personnes se sont vues confier des missions d'intérim
par ETTIQUE. Ce quantitatif peut paraître faible mais ces
130 personnes, ainsi que les entreprises qui les ont employées
sont maintenant convaincues que 'la fragilité n'est pas une tare,
mais qu'elle appartient à la nature humaine
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