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A Paris
comme ailleurs, pour des familles dont les parents ont une activité
professionnelle aux horaires élastiques, la garde des enfants
après l'école peut être un vrai problème.
Quand en plus on veut que ce temps soit occupé au développement
de la créativité et à un enseignement artistique
de qualité, ça se complique. Si pour finir, on souhaite
que ce service reste à un coût modéré pour
être accessible au plus grand nombre
Chantal Mainguené, en créant l'association Môm'artre
a pensé que c'était possible et elle a bien fait : trois
mois après la rentrée de septembre, le service fonctionne
bien et la liste d'attente lui permettrait presque d'ouvrir un deuxième
lieu pour d'autres écoles. La capacité d'accueil est de
25 enfants. L'équation est résolue en appliquant les principes
de l'économie solidaire : le transfert des enfants de leur établissement
scolaire vers l'atelier est assuré par des bénévoles
du quartier et les permanents de l'association, qui se chargent à
l'arrivée des enfants de leur servir un goûter et de les
aider à faire leurs devoirs. Ils sont ensuite pris en charge
par les artistes résidant à Môm'Artre.
Ces derniers leur enseignent gratuitement leur art en échange
de quoi l'atelier est à leur disposition en dehors des heures
de présence des enfants.
La Mairie du 18ème arrondissement de Paris apporte une dotation
pour l'acquisition du matériel artistique. Les Familles paient
de 2 à 5 € (15 à 35 F) de l'heure en fonction
de leur revenu ; prix minoré par une contribution de la Caisse
d'Allocation Familiale au titre de l'agrément centre de loisirs.
L'économie générale du projet est assurée,
et permet la création dès la première année
de 3 emplois, dont deux par le dispositif emplois-jeunes. Le soutien
de l'Etat par ce biais est déterminant dans la phase d'expérimentation
car il permet d'assurer l'équilibre d'exploitation dans la phase
de montée en charge, durant laquelle sont à supporter
les investissements les plus lourds (aménagements du local notamment).
A terme, les perspectives de développement doivent permettre
à l'association d'assurer un équilibre d'exploitation
en mixant ressources publiques locales rémunérant l'utilité
collective et la valeur ajoutée sociale et culturelle et rémunération
du service par les familles.
Ce pari de la consolidation, fait par l'association et par l'Etat est
partagé par Paris Initiatives Entreprises qui, après
accompagnement a apporté une garantie sur un emprunt bancaire
et un contrat d'apport associatif.
France
Active - Fonds Territorial d'Ile-De-France : Paris Initiative Entreprise.
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