Réseau Cocagne cultive son impact social

Julien Adda de Réseau Cocagne, Félix Beaulieu du Conseil et accompagnement chez France Active, Ruth Manley, de l’Offre et accompagnement chez France Active

Interview croisée

Le Réseau Cocagne est un bel exemple de l’économie solidaire et l’engagement citoyen. Engager une démarche d’évaluation de son impact social est donc essentiel pour bien prendre en compte la richesse de son action.
Ruth Manley, Offre et accompagnement chez France Active


Vauhalan 91430
Le réseau Cocagne est une association regroupant les Jardins de Cocagne et d’autres structures respectant une charte commune de production maraîchère au moyen de l’insertion par l’activité économique

Depuis ses débuts, France Active accompagne dans leur développement les Jardins de Cocagne et Réseau Cocagne, la structure qui les fédère. C’est tout naturellement que ce réseau associatif maraîcher s’est tourné vers nous pour leur évaluation d’impact social, nécessaire à leur croissance. 

Julien, quel est le métier de Réseau Cocagne ?
Réseau Cocagne regroupe une centaine d’associations qui ont comme activité le maraîchage en insertion par l’activité économique. Notre métier, c’est l’insertion avec une forte dimension sociale : nous voulons amener les personnes précaires, éloignées de l’emploi vers le monde de l’entreprise et faire que celui-ci travaille son « employeurabilité ». Nous leur proposons aussi des nouvelles activités économiques d’ESS pour la transition écologique de l’alimentation. Félix, que vous inspire le projet de Réseau Cocagne ? C’est un modèle que j’aime bien prendre en exemple auprès de mes amis pour parler de ce que l’ESS sait bien faire. Les équipes de Réseau Cocagne portent l’innovation et un fort niveau d’engagement, bien avant que ces sujets deviennent des préoccupations relativement partagées. Ils déploient depuis très longtemps un modèle alliant l’agriculture biologique, l’insertion par l’activité économique et des paniers vendus directement aux consommateurs. Il y a aussi la dimension réseau et coopération. Dans sa structure même assez décentralisée et dans son fonctionnement interne où je peux voir que les débats sont bienvenus, Réseau Cocagne est un de ceux qui incarnent le mieux l’esprit démocratique de l’ESS.Félix, au-delà de la démarche d’évaluation de son impact social, comment accompagnez-vous Réseau Cocagne dans son déploiement dans les territoires ?
Aujourd’hui le Réseau Cocagne est dans une belle dynamique de changement d’échelle, à la fois par le développement des jardins existants, et par une démarche encore plus pro-active de création de nouveaux jardins. Concernant le développement des jardins existants cela demande évidement des investissements matériels et immatériels, des plans de développement solides et un renforcement des capacités de gestion. Dans le cadre du Fonds départemental d’insertion (FDI) « exceptionnel » (aide du ministère du Travail), France Active est mandatée par le Réseau Cocagne pour accompagner une quinzaine de jardins dans leur développement à raison de 3-4 jours d’intervention par jardin. Cet accompagnement, qui se fait en complément du programme VISES, est déployé dans 12 associations territoriales.Ruth, en quoi la démarche de Réseau Cocagne est-elle exemplaire ? 
Les Jardins de Cocagne font preuve d’un pluralisme d’action : par la mobilisation des citoyens autour d’une activité économique, ils accompagnent des personnes en situation de précarité, créent un lien de proximité entre producteurs et consommateurs, et préservent l’environnement. Le Réseau Cocagne est un bel exemple de l’économie solidaire en reliant l’économie, le social et l’engagement citoyen. Engager une démarche d’évaluation de son impact social est donc essentiel pour bien prendre en compte la richesse de son action. Julien, pourquoi s’être engagé dans une démarche d’impact social ? Le sujet de « l’impact » est problématique pour les associations quand elles subissent une vision et une méthode qui ne relève pas de leur fonctionnement. Comment, dès lors, faire de l’évaluation de « l’impact » un outil au service du projet associatif ? La méthode VISES nous a permis de nous poser les bonnes questions au sein des groupes de travail animés par France Active. Nous avons coconstruit notre méthode d’évaluation d’impact social afin que chaque structure puisse trouver les bonnes réponses qui correspondent aux enjeux de son territoire.Julien, pourquoi s’être engagé dans une démarche d’impact social ?
Le sujet de « l’impact » est problématique pour les associations quand elles subissent une vision et une méthode qui ne relève pas de leur fonctionnement. Comment, dès lors, faire de l’évaluation de « l’impact » un outil au service du projet associatif ? La méthode VISES nous a permis de nous poser les bonnes questions au sein des groupes de travail animés par France Active. Nous avons coconstruit notre méthode d’évaluation d’impact social afin que chaque structure puisse trouver les bonnes réponses qui correspondent aux enjeux de son territoire.Félix, au-delà de la démarche d’évaluation de son impact social, comment accompagnez-vous Réseau Cocagne dans son déploiement dans les territoires ?

Aujourd’hui le Réseau Cocagne est dans une belle dynamique de changement d’échelle, à la fois par le développement des jardins existants, et par une démarche encore plus pro-active de création de nouveaux jardins. Concernant le développement des jardins existants cela demande évidement des investissements matériels et immatériels, des plans de développement solides et un renforcement des capacités de gestion. Dans le cadre du Fonds départemental d’insertion (FDI) « exceptionnel » (aide du ministère du Travail), France Active est mandatée par le Réseau Cocagne pour accompagner une quinzaine de jardins dans leur développement à raison de 3-4 jours d’intervention par jardin. Cet accompagnement, qui se fait en complément du programme VISES, est déployé dans 12 associations territoriales.

Ruth, comptez-vous généraliser cet accompagnement à l’évaluation de l’impact social ?
France Active investit la question de l’évaluation de l’impact social depuis 2018. Nous avons coconstruit la démarche VISES avec des partenaires de l’ESS, des chercheurs et des entreprises sociales et solidaires – il s’agit d’une démarche qui propose une méthode d’évaluation basée sur le dialogue et non sur les chiffres. Depuis 2020, France Active a accompagné une trentaine d’entreprises de l’ESS sur la méthode VISES. Notre ambition est de généraliser cet accompagnement au sein de notre réseau, embarquer nos partenaires, et ainsi proposer à encore plus de structures de l’ESS une démarche d’évaluation adaptée à leurs spécificités.


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A bénéficié

de plusieurs garanties de

90 000€

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Des livres pour tous !

Marion Berthaut de Mobidys, Fabien Leonhardt de Mirova (Groupe BPCE) et
Céline Allain de France Active Pays de la Loire.

Interview croisée

Pour moi le travail de France Active fait sens, notamment avec l’épargne salariale : choisir de placer son argent sur des projets engagés permet de créer du lien avec la société.
Marion Berthaut, Co-fondatrice de Mobidys


Nantes 44300
La technologie au service de la lecture accessible aux Dys.

Quand une aventure entrepreneuriale s’investit d’une
mission d’intérêt général : permettre à tous d’avoir accès à la lecture. Cette
bibliothèque numérique en évolution constante donne accès à des ouvrages variés
à plus 130 000 élèves, du CP à la terminale.

Marion, racontez-nous votre projet.

Mobidys est née de trois amis : un spécialiste du numérique, un éditeur et une orthophoniste. Nous avions tous la même volonté : apporter des solutions aux personnes atteintes de troubles DYS (troubles cognitifs d’acquisition de la connaissance, de la lecture, de l’écriture…) pour faciliter leur inclusion dans la société. La raison d’être de Mobidys est de donner à chacun la possibilité de lire et apprendre grâce à des livres numériques.

Lors du confinement, nous avons ouvert gratuitement notre bibliothèque numérique. Nous avons eu énormément de demandes, que ce soit de la part d’enseignants ou d’élèves en difficulté ou non. Ils ont tous pu avoir accès à nos livres numériques enrichis grâce à des narrateurs audio, des définitions, des descriptions d’images… Aujourd’hui, l’utilité sociale est au coeur de notre modèle et cela s’est concrétisé par l’obtention d’un agrément ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale).

Céline, en quoi la démarche de Mobidys répond-elle à la vision de l’engagement que porte France Active ?

Le principal engagement de Mobidys c’est l’inclusion, permettre à chacun avec un handicap ou non d’avoir accès à la culture et plus particulièrement aux livres. Que ce soit de la lecture plaisir, ou de l’accès à des manuels scolaires adaptés, Mobidys s’adresse à tous les besoins, tout en respectant la chaîne du livre. Au-delà du contenu, Mobidys permet de donner une chance à chaque enfant d’une même classe de progresser. En effet, les livres numériques sont de véritables aides à la compréhension et permettent de dépasser les différences. Le confinement a mis en évidence les limites des cours à distance et la nécessité de la digitalisation des supports en tenant compte des problématiques de chacun afin d’adapter les ressources scolaires.

Fabien, pourquoi Mirova a-t-elle soutenu le développement de Mobidys ?
Nous associer à France Active est pour nous essentiel, et ce, depuis plus d’une vingtaine d’années. France Active identifie les besoins et assure le suivi des entrepreneurs engagés. Et c’est exactement ce que France Active Pays de la Loire a fait avec l’accompagnement de Mobidys. Tant pour l’appui à leurs orientations stratégiques que dans le soutien à l’élaboration de la gouvernance de l’entreprise. Mirova apporte une partie des capitaux, et France Active assure le conseil et le suivi permettant la réussite du projet. Chez Mobidys ce qui est original, c’est le côté “tech for good” du projet, qui allie impact social et innovations technologiques.

Marion, quels étaient vos besoins lorsque vous avez rencontré France Active Pays de la Loire ?

Au début du projet, nous n’avions pas conscience que nous faisions partie de l’ESS. Après avoir longuement travaillé notre modèle économique, nous nous sommes rendu compte que nous étions arrivés à un modèle tripartite : la sphère académique, les éditeurs et nous, Mobidys. Nous nous inscrivons pleinement dans la chaîne du livre, en rémunérant les auteurs des oeuvres tout en développant nos solutions numériques spécifiques.

Ainsi, des besoins en recherche et développement ont émergé, et par conséquent des besoins de financements, ce qui nous a naturellement rapprochés de France Active. Aux côtés d’autres investisseurs, France Active a pris part à notre levée de fonds de 2021 et continue aujourd’hui à nous accompagner sur nos axes stratégiques. Pour moi, le travail de France Active fait sens, notamment avec l’épargne salariale : choisir de placer son argent sur des projets engagés permet de créer du lien dans la société.

Céline, comment comptez-vous accompagner Mobidys dans la durée ?

La relation initiée avec Mobidys date de 2018. Nous avons accompagné l’entreprise dans les différentes étapes de son développement : amorçage avec la mise en place d’un prêt Pays de la Loire Engagé, à l’occasion d’un changement d’échelle, plus récemment en permettant à France Active de prendre part au capital de l’entreprise.

L’accompagnement mis en oeuvre est venu répondre aux besoins financiers, mais aussi aux besoins de conseil, notamment en mobilisant le Dispositif Local d’Accompagnement. Ainsi, nous avons pu apporter du conseil pour appuyer la mise en place d’une stratégie en termes de mangement adapté au changement d’échelle de Mobidys. Notre objectif est d’inscrire notre relation dans la durée.

Fabien, en quoi le projet de Mobidys illustre-t-il votre politique d’investissement ?

Mirova a fait le choix de co-investir avec France Active dans Mobidys car nous partageons une même vision : la finance doit servir l’intérêt général. Mobidys est pleinement engagée pour soutenir les plus fragiles, en apportant des solutions concrètes. Soutenir un projet qui mise sur l’éducation est pour nous financeur, intéressant, car c’est une thématique peu représentée aujourd’hui. L’inclusion est au coeur des réponses proposées par Mobidys, ce qui reflète particulièrement la politique d’investissement de Mirova. Apprendre à lire à un enfant, lui permettra plus tard de mieux s’insérer dans le monde du travail alliant ainsi inclusion et insertion. Entreprise agréée ESUS, l’impact de Mobidys est clairement positif sur la société, c’est une des conditions pour que Mirova participe aux financements


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garantie de

40 000€

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485 000€

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Dès 2018

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Engagée pour le temps partagé !

Laëtitia Ngama de EDEN ETTP, Mathilde Lebreuil de France Active Bourgogne et Nathalie Rauch Entrepreneurs de la Cité

Interview croisée

Ce qui m’a beaucoup plu avec France Active, c’est l’humain. Ils ont su nous rassurer lorsqu’on se questionnait sur notre modèle. Ils nous ont encouragés à nous questionner pour aller plus loin dans notre engagement. – Laëtitia Ngama, EDEN ETTP


Chenove 21300
Entreprise de Travail à Temps Partagé

Laëtitia Ngama a lancé un service de travail à temps partagé à Chenove en périphérie de Dijon. Elle s’est tournée vers France Active pour l’accompagner à apporter une solution concrète à un besoin de son territoire : créer des emplois durables et permettre à des entreprises d’avoir accès à de la main d’œuvre qualifiée.

Laëtitia, racontez-nous votre projet.

Eden ETTP est une entreprise de travail à temps partagé. Le modèle du temps partagé a deux volets : le salarié et l’entreprise. Pour monter notre projet, nous sommes partis du constat que pour beaucoup de salariés le travail à temps partiel est une contrainte : garde d’enfant, prise en charge d’un parent malade… Ce qui a pour conséquence la multiplication des CDD, car temps partiel rime souvent avec précarité de l’emploi.

Pour répondre à cette problématique, nous avons décidé de développer un service de travail à temps partagé : nous embauchons les salariés en CDI et déterminons le nombre d’heures dont ils ont besoin. Ils pourront ainsi travailler chez plusieurs de nos clients.

Pour les entreprises, le travail à temps partagé est aussi une plus-value. En effet, sur notre territoire autour de Dijon en Bourgogne, il y a beaucoup de TPE, PME et d’artisans qui sont souvent confrontés à des problématiques d’embauches : trop de travail pour un salarié mais pas assez pour deux, par exemple. Ainsi nous leur proposons une solution adaptée à leurs besoins.

Il y a une grande demande des salariés pour avoir des CDI à temps partiel. Nous avons plus de difficultés pour trouver des entreprises qui veulent bénéficier du temps partagé, car la loi qui encadre ce mode de salariat est peu connue des professionnels. Il y a un travail important de pédagogie à mener auprès des entreprises pour mieux faire connaître le travail à temps partagé.

Mathilde, que retenez-vous de la démarche de Eden ETTP ?
Laëtitia Ngama est une personne très motivée qui avait bien préparé son projet en amont. Elle a su rebondir sur les remarques que nous lui avons faites tout au long de l’expertise de son dossier, tout en restant en cohérence avec son projet de départ.

Nathalie, que vous inspire le parcours de Eden ETTP ?

Eden ETTP répond vraiment à un besoin des entreprises grâce aux solutions de temps partagé. Cette offre innovante est engagée, elle va permettre de donner accès à l’emploi à des personnes, tout en répondant aux demandes du marché du travail. De notre point de vue, il est important pour cette structure d’être juridiquement protégée, notamment sur les contrats qu’elle passe. Choisir la bonne assurance est donc essentiel.

 

Il est important de prendre la mesure de sa responsabilité en tant qu’entreprise.

Laëtitia, que retenez-vous de l’accompagnement de France Active et de ses partenaires ?
Plus nous avancions dans la conception de notre projet, plus l’engagement était au cœur de notre projet. C’est ainsi que nous nous sommes rapprochés de France Active Bourgogne et de ses partenaires. Ce qui m’a beaucoup plu avec France Active, c’est l’humain. Ils ont su nous rassurer lorsqu’on se questionnait sur notre modèle. Ils ont su nous encourager pour que nous puissions aller plus loin dans notre engagement.

Mathilde, de quelle manière le programme Insertion par le Travail Indépendant renforce-t-il l’appui aux créateurs les plus éloignés des banques ?

Nous lui avons proposé un parcours de formation après son passage en comité, en lui expliquant ce qui pouvait être intéressant pour elle et pour le développement de son activité. Elle a choisi les formations en adéquation avec son projet, tout d’abord l’atelier trésorerie, puis un webinaire sur le numérique (comment mobiliser le numérique pour rayonner, gagner en notoriété, voir et être vu).

Nathalie, comment sécuriser le parcours de créateurs comme Eden ETTP ?

Être bien assuré contribue à la pérennisation de l’entreprise. Il est donc important qu’un créateur y ait accès, c’est au cœur de la mission des Entrepreneurs de la Cité. Toute entreprise non assurée va bien tant qu’il ne lui arrive rien.

Lorsqu’elle est confrontée à un sinistre, les assurances apportent un accompagnement, afin de pouvoir faire face financièrement. Comme France Active, Entrepreneurs de la Cité apporte son aide aux entrepreneurs les plus fragiles. On ne peut pas s’assurer pour tout, nous les aidons à identifier les risques qui menacent leurs structures. La non-assurance est souvent dramatique pour les créateurs d’entreprise, c’est pour cela que nous devons identifier l’indispensable à assurer pour chaque projet.


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garanties de

10 000€

A été accompagné par

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Dès 2017

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Une insertion pour tous… et toutes !

Véronique Saint-Aubin

Directrice générale de l’association SFM-AD
Centre social

Organisme de formation et ACI (Atelier-Chantier d’Insertion)

« Dans les familles, c’est encore très généralement les femmes qui ont la charge des enfants. On ne peut pas passer à côté de cette donne si on souhaite vraiment lever les freins à leur développement professionnel et social. »


Stains 93240
Organisme de formation et ACI (Atelier-Chantier d’Insertion)

Toute la carrière de Véronique Saint-Aubin est liée à SFM-AD. « J’étais, en effet, étudiante en mathématiques à Jussieu en 1980 quand j’ai décidé de faire du bénévolat pour SFM (Solidarité Français Migrants) qui donnait des cours de français à des femmes d’origine étrangère. Ça a été une révélation ! Et après deux années, j’ai souhaité me professionnaliser dans ce domaine et je suis devenue coordinatrice de l’association. »

Une approche globale de l’insertion 

En 1995, SFM se dissout. Ne restent que les entités locales qui ont les moyens de se restructurer. Véronique est de l’aventure et devient la directrice de SFM-AD (Solidarité Formation Mobilisation Accueil et Développement), implantée à Stains.

Aujourd’hui, l’association compte 80 salariés et accompagne chaque an près de 6 000 personnes du territoire – que ce soit individuellement ou en famille – au travers d’activités socio-éducatives et d’actions de formation et de qualification : cours de français, remise à niveau ou préparation aux concours de la fonction publique, au titre d’assistante de vie aux familles, au CAP Petite enfance ou Gardien d’immeuble, élaboration de projet professionnel, découverte des métiers, accompagnement des jeunes…

Et les femmes dans tout ça ?

Parmi les publics accompagnés, près de 70 % sont des femmes. « Cela ne relève pas du hasard, confirme Véronique Saint-Aubin. C’est même dans l’ADN de l’association. En effet, quand SFM s’est créée dans les années 1970, beaucoup d’initiatives se lançaient pour donner des cours de français ou d’alphabétisation dans les foyers de travailleurs et les usines. Mais quasiment rien n’était prévu pour les femmes. Et pour cause, qui allait s’occuper des enfants durant ce temps ? » C’est pourquoi SFM s’est dotée très vite d’une éducatrice jeunes enfants et désormais SFM-AD compte quatre crèches (bientôt davantage) en Seine-Saint-Denis, ouvertes à au moins 30 % de familles en parcours d’insertion. L’association participe également à l’action expérimentale FMUP (Fais-moi une place), destinée aux parents qui cherchent rapidement un mode de garde pour leur(s) enfant(s), afin de leur permettre d’intégrer un parcours de formation/emploi. « Ainsi, s’occuper à la fois de formation, d’accompagnement, mais aussi de la garde des enfants représente un vrai levier pour lever les freins à l’insertion pour les familles – et tout particulièrement pour les femmes. »

 

Un partenaire de confiance

Durant tout son parcours à la direction de SFM-AD, Véronique Saint-Aubin a su compter sur le soutien de France Active : « C’est un vieux partenaire, avec lequel des liens de confiance se sont noués. Que ce soit pour nos besoins de trésorerie ou pour faciliter nos relations avec les banques. C’est un tiers très utile, car les finances ne sont pas notre cœur de métier. Et quand on monte un projet de près de 800 000 euros pour acheter et équiper les locaux d’une nouvelle crèche, c’est bien normal d’avoir des interrogations. Ils ont toujours été là pour nous apporter le bon diagnostic et la bonne expertise. On se sent beaucoup moins seuls ! »

L’association SFM-AD a récemment bénéficié d’un investissement de 100 000 euros et d’une garantie Égalité Territoires sur un montant de 60 000 euros.

A bénéficié

d’une garantie égalité territoires de

60 000€

d’un investissement de

100 000€

A été accompagné par

France Active Métropole

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Quand les femmes s’engagent pour les femmes

#EntrepreneuresEngagées

 

Chaque jour, les équipes de France Active accompagnent des femmes entrepreneures dans leur projet. La journée internationale des droits des femmes nous donne l’occasion de mettre en avant toutes celles qui se mobilisent pour leur territoire, pour créer du lien social, de l’emploi et qui incarnent notre volonté de construire une société plus inclusive et plus durable.

Notre action en faveur des femmes les plus éloignées des financements bancaires se traduit sur la phase de création par une parité dans le nombre d’entrepreneurs financés au démarrage de leur projet. Depuis plus de dix ans, un entrepreneur sur deux financé par France Active au moment de la création de son projet est une femme. Cette action est rendue possible par le soutien constant du ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances. Cela se traduit par la Garantie ÉGALITÉ Femmes.

France Active garantit le prêt accordé par la banque jusqu’à 80% pour des montants allant jusqu’à 50 000 €. Aucune caution personnelle n’est demandée à l’entrepreneure, ce qui lui permet de sécuriser sa situation personnelle. Cette garantie est dédiée aux femmes, créatrices ou repreneuses d’entreprises, demandeuses d’emploi ou en situation de précarité.

Pour renforcer son action, France Active travaille avec de nombreux collectifs de femmes engagées dans le développement de l’accès à l’entrepreneuriat. Cette année, France Active et Femmes des Territoires renforcent leurs coopérations pour aider les femmes à accéder aux financements et notamment à la banque, grâce à la Garantie EGALITE Femme. Comme l’explique Marie ELOY, présidente de Femmes des Territoires, « nous associons France Active aux ateliers ‘s’entourer pour entreprendre’ pour faire découvrir aux créatrices d’entreprise, l’accompagnement de leurs conseillers ainsi que les financements dont elles peuvent bénéficier. France Active contribuera également au MOOC ‘Je finance mon projet’ qui vise à lever les obstacles face aux questions financières pour les femmes entrepreneures ».

Femmes des Territoires est un réseau social d’entraide pour toutes les femmes qui souhaitent entreprendre, partout en France, et pour toutes celles qui veulent les aider. Femmes des Territoires est convaincue qu’il est essentiel que les femmes qui entreprennent choisissent de ne pas rester isolées, s’entourent et fonctionnent davantage en réseau. La réussite individuelle passe par l’entraide collective.

Pour cette journée du 8 mars, France Active a choisi de mettre en avant quatre femmes entrepreneures qui s’engagent pour la cause des femmes. A travers leur projet, elles ont choisi d’œuvrer à l’inclusion des femmes et à leur donner la capacité de prendre toute leur place dans la société.

Véronique Saint-Aubin

Directrice générale de l’association SFM-AD – Centre social, organisme de formation et ACI (Atelier-Chantier d’Insertion) à Stains (Seine-Saint-Denis).

Toute la carrière de Véronique Saint-Aubin est liée à SFM-AD. « J’étais, en effet, étudiante en mathématiques à Jussieu en 1980 quand j’ai décidé de faire du bénévolat pour SFM (Solidarité Français Migrants) qui donnait des cours de français à des femmes d’origine étrangère. Ça a été une révélation ! Et après deux années, j’ai souhaité me professionnaliser dans ce domaine et je suis devenue coordinatrice de l’association. »

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Rosa Tariverdova

Fondatrice de la Librairie à Soi.e – Librairie féministe à Lyon (Rhône.

« J’aime à dire que je suis une féministe post-Me Too. Ma conscience féministe s’est en effet réveillée en 2016-2017. Depuis, je n’ai cessé de lire, me documenter, écouter des podcasts sur ce sujet. J’ai également commencé à militer pour le collectif Nous Toutes. C’est donc assez naturellement que j’ai voulu lier cet engagement à ma vie professionnelle », confie Rosa Tariverdova.

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Marie-Louise Faye

Fondatrice et directrice de l’association KER – Restaurant/traiteur et comptoir éthique qui emploie en insertion des femmes issues des migrations à Dijon (Bourgogne Franche-Comté).

« Nous valorisons leur savoir-faire en cuisine de ces femmes souvent sous-exploité et réservé à la sphère familiale pour les amener dans un parcours professionnel et leur permettre de réaliser leurs rêves. »

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Founé Camara

Co-fondatrice de l’association Les Aiguilles de Normandie – Atelier chantier d’insertion – Val-de-Reuil (Normandie).

« Parmi les femmes accompagnées, toutes ont dû à un moment sacrifier leurs propres projets pour soutenir un mari en insertion, s’occuper des enfants, prendre soin de leurs parents… Elles retrouvent ici une dynamique positive et valorisante. »

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