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DATE DE PUBLICATION 20/10/2023

Mobiliser les ressources de la finance solidaire

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Dans le domaine de la finance solidaire, une grande variété de solutions existe. Portées par de nombreux intermédiaires, elles peuvent être adaptées aux besoins.

Née dans les années 1980, la finance solidaire connaît depuis 2018 un fort développement avec un quasi-doublement des encours en trois ans (passant de 12,6 milliards d’euros en 2018 à 24,4 milliards d’euros en 2021) (1). Cette tendance s’explique notamment par l’obligation de proposer au moins un fonds solidaire dans tous les plans d’épargne entreprise (PEE) depuis 2010 et la mise en place du livret de développement durable solidaire en 2016 (voir Associations mode d’emploi n° 192, octobre 2017). C’est l’association FAIR (qui gère le label Finansol) qui labellise les fonds solidaires, permettant ainsi de les distinguer des autres produits d’épargne.

Cinq types de financeurs solidaires
Les financeurs solidaires se placent en tant qu’intermédiaires entre les épargnants, souhaitant donner du sens à leur épargne et les structures de l’Économie sociale et solidaire (ESS) comme les associations, les coopératives, les entreprises agréées Esus (entreprise solidaire d’utilité sociale) ayant des besoins de fi nancement et une activité à fort impact social et/ou environnemental.

Il existe à ce jour cinq familles :

  • les investisseurs solidaires : ils collectent indirectement l’épargne solidaire auprès d’institutionnels (mutuelles, groupes de protection sociale) ou particuliers ;
  • les établissements bancaires, qui proposent des instruments financiers partiellement ou totalement solidaires ;
  • les sociétés de gestion d’actifs solidaires : ils gèrent des fonds communs de placement solidaires qui collectent l’épargne solidaire (PEE notamment) ;
  • les plateformes de fi nancement participatif, qui permettent à un large public (particuliers comme entreprises) d’investir directement dans un projet spécifi que ;
  • les regroupements de citoyens, plus rares, qui prennent la forme de clubs et qui investissent en direct dans des structures.

Ces acteurs se distinguent par les solutions qu’ils portent mais aussi par les montants alloués par projet, par leurs attentes de retour sur investissement et par leur exigence de maturité des structures.
Même si ce n’est pas son objectif premier, la finance solidaire ne signifi e pas absence de recherche de rentabilité : les projets fi nancés doivent être économiquement pérennes. Par ailleurs, la tendance des fi nanceurs est à la demande de retours sur l’impact extra-fi nancier de leurs investissements (exemple : pour une association d’insertion professionnelle, cela peut être le taux de sortie positive, taux de confi ance des jeunes…), nécessitant ainsi, pour les structures fi nancées, la mise en place d’une méthodologie d’évaluation d’impact des actions menées.

Quelle solution pour quel besoin ?
Il existe trois besoins de financement chez les associations :

  • pour le fonctionnement (les charges) : ce sont les dépenses courantes de la structure liées à l’activité en cours (exemple : loyer, impôts et taxes, salaires…) ;
  • pour un besoin en fonds de roulement : il correspond à un décalage de trésorerie, dû aux mouvements financiers qui ne se produisent pas tous au même rythme (exemple : le versement d’une subvention peut prendre plusieurs mois alors que les salaires doivent être payés à chaque fin de mois) ; Associations mode d’emploi n° 249 – Mai 2023 15
  • pour des investissements : ils sont une dépense réalisée à un instant T mais dont l’utilisation s’inscrit dans une durée supérieure à un an (exemple : achat d’un véhicule, aménagement de locaux…).

Afin de faire le bon choix, le dispositif local d’accompagnement peut conseiller, que ce soit avant l’obtention d’un financement, dans la mise en place d’une stratégie de moyens adéquate, adaptée aux spécifi cités du projet ; ou post-financement, dans la mise en oeuvre d’outil de gestion et de pilotage par exemple. Le réseau France Active peut également aider l’association à challenger votre plan de financement et vous accompagner pour mobiliser les ressources les plus adaptées à ses besoins.

Les auteurs

Maxime Traquelet

Maxime TRAQUELET

Chargé d’études, Centre de Ressources DLA Financement – France Active

L’extrait de la revue (n°249 de mai 2023) est reproduit avec l’aimable autorisation de Territorial SAS. Pour consulter les informations relatives à la vie associative, rendez-vous sur le site www.associationmodeemploi.fr.

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