Une SCOP pionnière de la gestion des déchets

Paul CLÉMENT

Président de la Scop Tripapyrus

Collecte et recyclerie des déchets

Tripapyrus a été créé en 1994 sous forme associative, puis transformé en Scop en 2014. Paul Clément en est le président depuis 2014, il accompagne la transformation de l’activité, notamment sur le traitement des déchets plastiques.

85220 L’Aiguillon-sur-Vie
Collecte et recyclerie des déchets

Le tri du déchet évolue, le projet aussi

Au départ était l’association Papyrus, dont l’objet était de collecter le papier avant qu’il ne parte à la poubelle, et ensuite d’en faire le tri. Cette activité, portée par les collectivités, avait un objectif social, utilisant les premiers programmes d’insertion de personnes sans emploi, et environnemental avec la préservation des forêts et la lutte contre le gaspillage. A la fin des années 90, le secteur bascule. Le tri sélectif est institutionnalisé ainsi que l’insertion. Nommée TRIPAPYRUS, la structure s’adapte, se professionnalise, et mute en entreprise, pour exploiter pendant 15 ans un centre de tri d’emballages à Givrand (85).

L’histoire évolue vite puisque quelques années après, l’optimisation des centres de tri incite à la création de méga-centres de tri. Celui géré par Papyrus devient caduque, et nécessite une réorganisation. « Notre activité liée au centre de tri s’est totalement arrêtée en 2016, les flux étaient envoyés ailleurs. Cela représentait alors 70% de notre chiffre d’affaires, et autant de notre personnel. On a pu recaser tout le monde, mais il a fallu rebondir. On avait certes plus de « pétrole », mais on avait pleins d’idées pour la suite. La SCOP, crée en 2014, nous a permis de nous développer avec du personnel motivé, impliqué collectivement dans le projet. Ce modèle correspondait à notre résilience », précise Paul Clément.

Se transformer, se faire accompagner
La structure créé une recyclerie en 2017, appelée « RECYCL LA VIE » portant, elle aussi un projet social. Parallèlement est créée une filiale industrielle dont l’activité consiste à affiner les déchets plastiques, préalablement collectés par TRIPAPYRUS, et les préparer pour leur recyclage. L’idée est de faire passer le plastique de l’état de déchet à celui de produit.

Une transformation réussie avec le soutien de France Active. « En 2016, on se retrouve en short très court après la perte des emplois et de notre activité. On a commencé un gros travail avec France Active pour rebondir. On a pu créer les deux unités annexes, la recyclerie et le centre d’affinage des plastiques. On a travaillé sur notre nouveau modèle pour repartir de manière optimale. On a fait un plan de refinancement pour soutenir notre développement. Je suis très content : au-delà du financement, il y a accompagnement qui nous sert beaucoup au quotidien. En comprenant bien qui on est, comment on agit et là où on veut aller, le chemin est plus clair pour avancer. Cet accompagnement est réalisé en partenariat avec le réseau des SCOP. C’est très important d’avoir des financeurs solidaires qui vont là où les autres ne vont pas ».

L’économie, ancrée dans le territoire avant tout

Après avoir transformé son activité, maintenu et diversifié son engagement social, TRIPAPYRUS veut aller maintenant plus loin. « Notre objectif est que l’usage fait du plastique recyclé soit de très longue durée, c’est-à-dire qu’il soit transformé en objet durable ». A cette volonté, s’ajoute celle d’avoir un ancrage local : « Le projet est aussi de vivre à l’ouest de la Vendée. Ce souhait défini notre stratégie de développement en fonction des caractéristiques du territoire ».

Industrialiser l’engagement

La crise sanitaire éveille les consciences, et le modèle de TRIPAPYRUS intéresse de plus en plus, jusqu’à être contacté par Airbus pour leur expertise sur le recyclage du plastique. « On a plusieurs exemples de ce type. La prise de conscience gagne l’ensemble de l’économie, et je ne pense pas que ce soit pour 5 minutes. La population change d’attitude et découvrent tout ce que peut faire une petite structure, comprenant le potentiel de nos modèles pour les nouvelles manières de produire. »
Et pour Paul Clément, l’énergie des entreprises solidaires a de l’avenir. « Il y a un vrai savoir-faire dans l’économie circulaire qui polarise l’attention. Nous, c’est dans le secteur des déchets, mais tous les pans de l’économie solidaires sont concernés. Les gens viennent chercher nos solutions, nous devons être à la hauteur ».


Site internet

A bénéficié

d’un prêt solidaire de

75 000 €

d’un investissement solidaire de

75 000 €

A été accompagné par

France Active Investissement et France Active Pays de la Loire

En 2008

En 2013

En 2018

En 2019

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Construire et aménager durablement !

Laurent Perez

Directeur d’Ekopolis

Construction et aménagement durable

Ekopolis est le centre de ressources francilien pour l’aménagement et la construction durable.


Pantin – 93500
Construction et aménagement durable

Le projet Ekopolis
Née en 2009, EKOPOLIS a pour but d’encourager le développement durable dans les champs de l’aménagement et de la construction et de mobiliser les acteurs franciliens dans cette optique.

Quels sont les objectifs d’Ekopolis ?

EKOPOLIS propose aux professionnels une information qualifiée et centralisée, des rencontres, des formations ainsi qu’un accompagnement de leurs opérations de construction, rénovation et aménagement.

Les actions d’Ekopolis se développent autour de quatre grands axes :

> Identifier et sélectionner des ressources documentaires afin d’assurer la mise à disposition d’une information actualisée de qualité à l’ensemble des acteurs.

> Encourager les bonnes pratiques, en proposant des visites, des conférences et des séminaires afin de permettre aux acteurs de découvrir et comprendre des mises en œuvre innovantes, de méthodologies, de techniques ou de matériaux.
Ekopolis produit et diffuse des retours d’expériences pour aider à faire progresser les connaissances et le niveau d’exigence des acteurs et favoriser l’évolution de leur pratique professionnelle.

> Favoriser les échanges et les débats entre les professionnels, en proposant des colloques, des ateliers et des expositions autour de réalisations présentant des qualités du point de vue de la durabilité.

> Accompagner les projets de construction avec la démarche Bâtiments durables franciliens (Bdf)

Quel a été le rôle du DLA dans le développement du projet ?
EKOPOLIS
a bénéficié en 2019 d’un accompagnement DLA pour répondre à son besoin d’appui à la définition du projet stratégique de l’association et d’évolution de son modèle socio-économique

Retour d’expérience de Laurent Perez, directeur d’EKOPOLIS.
Le DLA nous a été très utile.
La mise à disposition d’Olivier (consultant sur le projet), tiers neutre et expert, nous a grandement aidé à avancer sur la stratégie de développement de notre association en pleine croissance.
Deuxièmement, le DLA régional a été une véritable aide dans l’obtention d’un prêt bancaire destiné à renforcer notre trésorerie.
L’accompagnement dans le montage du dossier a par ailleurs été très formateur et riche d’enseignements


Site internet

A bénéficié

d’un accompagnement

DLA

d’une durée de

6 jours

d’un

consultant expert

A été accompagné par

France Active Garances Seine-Saint-Denis

Et le cabinet

ALAPUS

En 2019

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Réutiliser les déchets de la restauration au service de tous

Stéphane MARTINEZ

Président de Moulinot

Gestion des déchets alimentaires

L’objectif de Moulinot est de redonner un sens au reste alimentaire.

93240 Stains
Gestion des déchets alimentaires

Constatant l’absence d’un tri adapté aux déchets alimentaires dans le secteur de la restauration, Stephan Martinez a l’idée de créer Moulinot, une entreprise solidaire de traitement des biodéchets. 

Après une formation de maître-composteur en Belgique, il peut utiliser bactéries, vers de terre, déchets verts et organiques, azote et carbone nécessaires à la transformation des déchets. Une partie de cette dernière, réalisée dans des cuves à Stains produit du biogaz utilisé en électricité et en chauffage. 

L’autre est traitée par lombricompostage, à l’aide de vers de terre, et fournira un engrais de qualité. « Récolté » directement chez les restaurateurs d’Ile-De-France par des salariés en insertion, ce compost « haute couture » sera redistribué aux maraîchers des alentours de la capitale et aux jardiniers amateurs sous forme de petits sacs d’engrais sur-mesure.


Site internet

https://vimeo.com/475532808

A bénéficié

d’un investissement de

2 400 000€

A été accompagné par

France Active Investissement

Et soutenu par

Mirova

BNP Paribas

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La culture engagée dans son territoire

Benjamin MAGNEN

Président de la Péniche Cancale

Production et lieu de spectacle

Notre péniche est un lieu hybride entre coopérative culturelle et café-bistrot.

21000 Dijon
Production et lieu de spectacle

Lieu culturel incontournable pour les dijonnais, la Péniche Cancale promeut une offre culturelle engagée. Les créateurs Côme Galley et Benjamin Magnen ont développé une salle de concert dans une péniche qu’ils ont transformée pour accueillir du public et y proposer de la restauration.

Ce « café-bistrot » propose des produits de saison et locaux en circuits courts. La Péniche Cancale rassemble différentes générations et soutien la scène artistique locale, multipliant les partenariats avec les associations locales.

Ce lieu hybride et associatif, organisé en SCIC, s’engage également sur l’insertion, mobilisant un quarantaine de jeunes en difficultés pour les former aux différents métiers de la restauration et du spectacle vivant.

Les engagements sociaux et environnementaux ne s’arrêtent pas là : la structure à conçu sa propre installation de traitement des eaux pour n’envoyer que des eaux propres dans le canal, et favorise les bio-matériaux dans son architecture.


Site internet

https://vimeo.com/471059562

A bénéficié

de garanties de

11 250€

d’un investissement de

15 000€

A été accompagné par

France Active Bourgogne

En 2015

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Faire société numérique

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Formation dans le numérique[/vc_column_text][vc_separator][vc_column_text]Urban Prod est une association dont l’objectif est de faire société numérique, c’est-à-dire favoriser l’insertion par les outils multimédias. Elle cherche à penser, fabriquer et transmettre l’info en permettant à différents publics de filmer leurs réalités et leurs projets, de pouvoir s’exprimer à travers divers médias puis à acquérir des compétences dans le domaine. Pour la construction de parcours, elle propose des formations numériques qualifiantes labélisées Grande école numérique. A travers ses projets, elle se donne pour ambition de favoriser l’implication citoyenne, l’accès à la culture et une meilleure compréhension du rôle et de l’impact de l’image et des médias.[/vc_column_text][vc_video link="https://vimeo.com/396291782" el_width="90" align="center"][vc_btn title="Site internet" color="vista-blue" align="center" link="url:https%3A%2F%2Fwww.urbanprod.net%2F||target:%20_blank|"][/vc_column][vc_column width="1/6"][vc_row_inner css=".vc_custom_1510331033335{background-color: #01caaa !important;}" el_class="stories-side-top"][vc_column_inner][fancy_heading h1="0" title="A bénéficié"]d’une garantie de[/fancy_heading][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5b40bfbe7"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5bb7bfbe9"][fancy_heading h1="0"]de prêts solidaires de[/fancy_heading][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5b88bfbe8"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df6b826fc4e" el_class="fancy_heading"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5c2abfbea"][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_row_inner el_class="stories-side-bottom"][vc_column_inner][fancy_heading h1="0" title="A été accompagné par"][/fancy_heading][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5c4abfbeb"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5c80bfbec"][fancy_heading h1="0" title="En 2015
En 2016"][/fancy_heading][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][vc_column width="1/12"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row" css=".vc_custom_1507214196970{background-color: #ffffff !important;}"][vc_row][vc_column][vc_empty_space height="30px"][vc_custom_heading text="C'est ici" font_container="tag:h2|text_align:center" use_theme_fonts="yes" el_class="font-zilla-bold-italic arrow-green-bottom title-padding"][vc_empty_space height="30px"][/vc_column][/vc_row][vc_row full_width="stretch_row_content_no_spaces"][vc_column][map zoom="7" height="400" border="0" lat="43.4832523" lng="-1.5592776" icon="3231"][/map][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row" css=".vc_custom_1507158369201{border-top-width: 1px !important;border-top-color: #1c1c1c !important;}"][vc_row full_width="stretch_row_content"][vc_column][vc_empty_space height="30px"][vc_custom_heading text="Autres Stories" font_container="tag:h2|text_align:center" use_theme_fonts="yes" el_class="font-zilla-bold-italic arrow-green-bottom title-padding"][vc_empty_space height="30px"][/vc_column][/vc_row][vc_row full_width="stretch_row_content_no_spaces"][vc_column][related_post_fa posts_per_page="15"][vc_empty_space height="30px"][vc_btn title="Découvrez toutes les stories" color="vista-blue" align="center" link="url:https%3A%2F%2Fwww.franceactive.org%2Fsinformer%2Fstories%2F|||"][/vc_column][/vc_row][/vc_section]

Structurer les filières agricoles dans les Hautes-Alpes

Arnaud CHARY

Directeur général d’Echanges Paysans Hautes-Alpes

Plateforme BtoB

L’association Echanges Paysans Hautes-Alpes se veut une plateforme de mise en relation entre producteurs et professionnels dans les Hautes-Alpes et en Paca, travaillant la logique de circuit-court et de traçabilité.

05000, Gap
Plateforme BtoC

Echanges Paysans Hautes Alpes est une plateforme de distribution de produits agricoles locaux en circuits courts, à l’attention des professionnels de la restauration, dans le territoire des Alpes du sud et en PACA

La structure a été créée sous forme d’association en 2012 à Gap. Tout part du constat suivant : les producteurs locaux écoulent leurs marchandises sur les filières longues, où s’alimentent les professionnels, au lieu de développer l’offre locale. Echanges Paysans s’est donc fixé pour mission de créer ce maillon manquant pour un circuit court et local entre ces acteurs. Cela va de pair avec un changement notable des attentes des consommateurs en termes de qualité et de proximité géographique des produits consommés. L’idée est de composer une palette des productions des Alpes du Sud, et d’organiser la logistique entre ces acteurs. Elle fait l’interface entre les producteurs des Hautes- Alpes et les professionnels de la restauration collective (cantines scolaires, hôpitaux, centres de vacances, Epahd) ou du tourisme (hôtels, restaurants, chambres d’hôtes). Cette démarche va de pair avec un accompagnement des restaurateurs pour adapter leurs pratiques de travail aux produits commercialisés (notamment à l’utilisation de produits frais) mais aussi des producteurs sur la structuration des filières. « Au début il n’y avait pas grand monde qui croyait au projet, aujourd’hui on est pérennes économiquement et on travaille avec une multitude de structures », commente Arnaud Chary, directeur de la structure.

Les premières livraisons interviennent en 2013 auprès des établissements scolaires. Le bassin de consommation est important, et l’offre locale existe, mais n’est pas structurée pour répondre aux besoins de la restauration scolaire (conditionnement, délais de commande, logistique, …) Echanges Paysans commence à structurer ces filières. « On peut refuser des propositions si elles ne collent pas à nos valeurs. On a initié le lien entre la filière lait bio, et une fromagerie pour créer un yaourt bio et local.  On marie à la fois la dimension écologique et l’impact social ». La pertinence et l’efficacité du modèle permettent à la structure de se développer et d’investir la région PACA en 2016, accompagné par France Active Provence Alpes Côtes d’Azur. La structure fournit les cantines de certains lycées de la région, dans le cadre d’un programme « menus terroirs » lancé par le Conseil régional. « On est un vilain petit canard dans le réseau des plateformes : on fait à la fois du bio et du conventionnel, certes, mais on se fixe la transition écologique comme objectif ».

La crise sanitaire intervient au moment où Echanges Paysans commence à avoir une prise confirmée sur le secteur touristique. « On a appris le confinement un peu en avance et on avait des commandes à 30 000 euros à annuler sur 35 000 euros de commandes. Le scolaire et le touristique représentait 80 % de notre chiffre d’affaires : tout peut s’écrouler rapidement. Comment continuer ? Tous ceux qui font du circuit-court et du local n’ont pas forcément ‘profité’ du confinement ». Échanges Paysans réagit et s’adapte, comme d’autres du secteur. « On a commencé à faire des livraisons aux particuliers, marché que nous n’adressions pas auparavant. On a réagi. Le tourisme local nous a aidé au cours de l’été. » Dans ce contexte, un besoin de financement intervient en parallèle. « Nous étions en train de développer un projet annexe, favorisant encore le lien entre les productions agricoles du Grenier Alpin et la zone côtière régionale. On avait des besoins en trésorerie, avec une grosse crainte de retards de paiement dus au covid ». France Active soutient la structure avec un prêt Relève solidaire à hauteur de 40 000 euros. « L’accompagnement de France Active nous a permis de bien calibrer nos besoins, réaliser un suivi de trésorerie à long terme, le tout dans une ambiance constructive. On a finalement passé une très belle rentrée, avec 30 % de hausse par rapport à l’année dernière ». Faire face et repartir, c’est l’objectif du Pacte Relance de France Active.


Site internet

A bénéficié

d’une garantie de

11 000€

d’un prêt Relève solidaire de

40 000€

d’un investissement de

40 000€

A été accompagné par

France Active PACA

En 2014

En 2017

En 2020

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Les roseaux de l’insertion

Vincent PARET

Gérant d’Oasure

Écologie et insertion

Concilier écologie et insertion ? Oasure prouve que c’est possible en employant plusieurs personnes en insertion sur des chantiers innovants : épurer les eaux grâce aux rhizomes du roseau.

Saint-Just-Saint-Rambert 42170
Écologie et insertion

L’épuration naturelle en innovant
Le roseau plie, ne rompt pas, et épure. Vincent Paret s’en rend compte en 2004, au sein de sa structure de maraîchage bio Oasis, à Saint Just Saint Rambert dans la Loire.
« On a commencé à s’intéresser à la question de la phyto-épuration, on en parlait entre nous. On a décidé d’expérimenter une activité complémentaire au panier de légumes bio: la pépinière de roseau. Il se trouve qu’on était en même en contact avec le CEMAGREF /INRA, devenu IRSTEA, qui souhaitait développer la filière pour répondre aux nouvelles normes de rejet des eaux usées. On a constaté qu’il y avait un gros retard en France, notamment dans les milieux ruraux, donc on s’est positionnés. On a développé notre propre pépinière, au services des communes de la ruralité». Le concept prend. La démarche répond à un besoin non couvert, innove et souffre de peu de concurrence et la demande double chaque année pendant quatre ans. Vincent Paret sépare alors son activité de maraîchage et de culture de roseaux pour créer OASURE en 2008, dédié entièrement à la phyto-épuration. La structure est une entreprise d’insertion, sous statut SARL, qui emploie aujourd’hui 11 salariés.
Coupe Mégafascines
Le roseau pousse

Oasure allie social et écologie en devenant à la fois un Atelier Chantier d’Insertion et une Entreprise d’Insertion. Affiliée au réseau d’insertion Jardins de Cocagne, la structure diversifie ses activités sur la production et vente directe de plants, le lombri-compostage des roseaux, l’entretien des stations d’épuration, la renaturation de berges de rivières, d’espaces verts… France Active intervient dans cette phase de développement avec une garantie de 70 % sur un prêt bancaire de 35 000 euros, deux prêts solidaires de 25 000 euros et 15 000 euros. En 2019, pour financer ses investissements en matériel (camions, bassins), la structure sollicite à nouveau France Active Loire pour garantir un nouveau prêt. « On a modernisé la partie technique, ce qui a demandé des investissements réguliers. A chaque fois, on a pu collaborer avec France Active, ce qui nous a permis d’avancer auprès des banques, mais aussi sur l’accompagnement à notre stratégie de développement ».

Faire face à la crise : le prêt Relève Solidaire

Si le secteur de l’épuration écologique n’a pas été durement touché par la crise, les partenaires et clients de la structure l’ont été. Diverses commandes ont été décalées pendant la crise sanitaire, mettant en tension la trésorerie d’Oasure. Vincent Paret se tourne alors vers France Active Loire et bénéficie d’un Prêt Relève Solidaire pour faire face à ses difficultés. « On avait le plus grand chantier de notre histoire, sur un bassin de loisirs de 4km de pourtour, soit 100 000 roseaux. Le COVID a décalé nos travaux. Cela a déstructuré notre trésorerie, notre stock… on avait un risque financier, que nous a permis d’atténuer le Prêt Relève Solidaire. On peut repartir sereinement ». Le prêt de 30 000 euros est échelonné sur 36 mois et Oasure appelle une autre entreprise d’insertion en renfort sur le chantier : la relance par la coopération solidaire dans les territoires.


Site internet

A bénéficié

d’un prêt Relève solidaire de

30 000€

de plusieurs garanties de

95 250€

de prêts solidaires de

80 000€

A été accompagné par

France Active Loire

Depuis 2008

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Faire du covoiturage le nouveau transport en commun

Thomas MATAGNE

Créateur d’Ecov

Covoiturage

Innover avec l’action publique et
dans le cadre de l’ESS, c’est se permettre d’imaginer des choses différentes. On ne se limite pas à la recherche de résultats de court terme.

Ile-de-France
Covoiturage

Après quelques années dans de grandes administrations publiques, une question taraude Thomas Matagne : à quelle condition est-il vraiment possible de faire de la transition écologique une réalité ? « Pour moi, c’était une évidence qu’il fallait proposer une autre voie que celle choisie par des acteurs privés en quête de rentabilité rapide. »
C’est ainsi qu’il fonde en 2014 la SAS Ecov, avec un objectif : faire du covoiturage un transport collectif comme les autres. Il prend alors le contre-pied des autres solutions déjà bien installées en faisant le choix de la proximité. « Notre cible n’est pas les grands trajets ponctuels, mais ceux du quotidien, c’est-à-dire inférieurs à 80 km. Il s’agit de la grande majorité des déplacements et des kilomètres parcourus. C’est pourquoi nous nous focalisons sur les zones peu denses et/ou périurbaines. » C’est sur ce périmètre qu’Ecov parvient à façonner un nouveau modèle de mobilité qui fait peu à peu ses preuves. Avec des résultats à la clé : créée avec deux collaborateurs en 2014, l’entreprise en compte désormais 37, tandis qu’elle a déjà ouvert 25 lignes de covoiturage et accompagne une cinquantaine de collectivités en France.

L’ambition d’Ecov peut se résumer ainsi : proposer un service de qualité inscrit au coeur des dynamiques locales. « C’est pourquoi chacune de nos lignes de covoiturage est pensée en fonction de la particularité du territoire qu’il s’agisse d’un parc naturel régional, d’une pénétrante de métropole, d’une départementale, etc. », explique Thomas Matagne, avant de compléter : « Nous ne sommes pas une plateforme, mais des fournisseurs de service de mobilité complets, comprenant des études pour les collectivités, du mobilier urbain, de la gestion de projet, de la communication, du management, de la relation utilisateur… »

Et pour ce faire, Ecov fait le pari de l’innovation. Que celle-ci passe par les nouvelles technologies et la data pour permettre de mieux comprendre les flux de véhicules ; qu’elle soit de l’ordre du psycho-social et du socio-économique pour faire en sorte que toujours plus de conducteurs et de passagers participent ; qu’elle soit organisationnelle ou comportementale pour rendre ce service accessible à tous, même aux petits budgets et aux personnes sans smartphone… « C’est notre manière de proposer un vrai service public. »
Le modèle d’Ecov a pu se démarquer : « Nous ne sommes pas partout. Mais là où nous sommes, nous avons de très bons taux en termes d’image et d’usage. D’ailleurs, sur certains services, près de 80% des passagers sont d’anciens conducteurs qui ont lâché leur voiture. » Pour Thomas Matagne, « preuve est faite qu’il est possible d’innover avec de l’action publique et que c’est ainsi qu’on peut transformer les comportements. »

Cette conviction a su convaincre des partenaires tels que France Active qui a accompagné le projet dès son lancement, puis en 2017 lors d’une levée de fonds. « Leur relais financier a bien sûr été très précieux. Mais leur suivi a été plus global : en partageant les mêmes valeurs et en nous apportant leur regard sur d’autres entreprises, ils nous permettent de prendre de meilleures décisions et de bénéficier d’un réseau. » ajoute-t-il.
Sur cette base, Thomas et son équipe se tournent désormais vers de nouveaux défis. « À court terme, nous voulons étendre nos services à plus de territoires. À plus long terme, notre ambition est de changer d’échelle. Cela ne pourra se faire sans de nouvelles alliances financières et industrielles, ni sans une maturité collective sur le sujet. Dans les deux cas, nous savons que nous pouvons compter sur France Active pour nous accompagner. »

Site internet

A bénéficié

de plusieurs garanties de

45 000€

d’un prêt solidaire de

50 000€

d’un investissement solidaire de

200 000€

A été accompagné par

France Active à Paris (PIE)

Et soutenu par

Mirova

En 2016
En 2017

Interview de Thomas Matagne


https://vimeo.com/395427163

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Inclusion et entrepreneuriat : même combat

Mathieu Poupon

Créateur de GreenBuro

Tri et collecte sur mesure

 

« Donner les moyens à tous de s’en sortir grâce à de bonnes conditions de travail, cela un impact direct sur la compétitivité. Ce n’est pas une charge mais un investissement. »


31000 – Toulouse
Tri et collecte sur mesure

En 2007, quand Mathieu Poupon crée Green Buro à Toulouse, sa motivation est claire : « Après dix ans dans une régie de quartier, j’étais persuadé qu’on pouvait faire de l’insertion d’une autre manière. » Cette approche différente passe tout d’abord par la création d’une SCOP, porteuse d’une nouvelle forme de gouvernance, plus participative, jusque-là peu utilisée dans les entreprises d’insertion

 

Reste à trouver le support d’activité : « Nous avions deux contraintes. La première étant d’assurer la rentabilité. L’autre : sortir des cadres traditionnels de l’insertion, pour proposer de nouvelles voies d’emploi pour les publics en difficulté. » C’est ainsi que Mathieu Poupon se lance dans la collecte et le recyclage de déchets de bureau. Aujourd’hui, Green Buro, qui compte 26 salariés, est en capacité de répondre à des demandes sur l’ensemble de la région Occitanie. Une réussite qui ne saurait faire oublier sa vocation première : « Notre objectif est bien sûr de nous développer économiquement. C’est la base pour créer des emplois locaux. Mais pas à n’importe quel prix. Grâce à notre statut de SCOP, nous recherchons toujours avec tous les associés le juste équilibre entre résultats financiers et qualité des conditions de travail. ».

Privilégier le qualitatif au quantitatif, tel est le leitmotiv de Green Buro. Avec une particularité : sur les 26 collaborateurs, 13 sont en CDI et 13 sont en CDD d’insertion. « Ce ratio nous permet de construire un vrai accompagnement individualisé. C’est aussi grâce au temps passé auprès de chacun que nous permettons à d’anciens salariés de devenir ensuite encadrants, puis associés », explique Mathieu. Sur cette base, depuis 2008, 80 personnes se sont réinsérées professionnellement grâce à Green Buro, et plus de 55 sont parties avec un emploi durable. Autre ingrédient clé : donner concrètement les moyens de s’en sortir. « Cela passe notamment par un salaire minimal de 1600 euros nets sur 13 mois et une participation. Car sinon comment trouver un logement, sortir de logiques de désendettement, passer le permis, etc. ? » Pour Mathieu, c’est d’ailleurs là que réside la plus belle réussite de Green Buro : l’entreprise allie engagements sociaux forts et solide santé économique. « Nous avons des équipes motivées, qui travaillent sérieusement. Ce qui a un impact direct sur notre compétitivité. Offrir de bonnes conditions de travail, ce n’est pas une charge mais un investissement. ».

Green Buro a toujours pu compter sur le soutien de France Active. « Dès le départ, ils nous ont accompagnés avec un prêt et une garantie bancaire. Cela a ensuite créé un effet domino avec d’autres partenaires financiers. Et comme je n’avais aucune expérience entrepreneuriale, ils m’ont donné confiance et m’ont fait monter en compétences. Un peu sur le modèle de l’insertion !  », se rappelle Mathieu. C’est pourquoi, quand il a fallu acquérir deux camions en 2011 ou acheter un local l’année dernière, son premier réflexe a été de faire appel à France Active Occitanie. « Non pas pour demander un nouveau prêt mais pour leurs conseils. D’autant que leur capacité à créer un réseau local est une vraie richesse. »

 

Aujourd’hui, une page se tourne : à la prochaine assemblée générale, Mathieu passera la main. « Je ne suis pas inquiet car Green Buro, c’est avant tout une équipe. C’est ça aussi la beauté d’une SCOP. Il reste encore plein de défis à relever : nous féminiser davantage, consolider notre modèle, créer de petites antennes régionales pour créer de nouveaux emplois locaux… Notre collectif est prêt à les relever. Et aussi à en imaginer de nouveaux !  » 


Site internet

Ont bénéficié

d’une garantie de

17 000€

d’investissements de

168 000€

Ont été accompagné par

France Active Occitanie

Et soutenu par

France Active Investissement

En 2018

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