fbpx

Noémie Broussal

Gérante de La ferme de Travessou

Ferme caprine bio

On avait la passion, on avait l’énergie, mais sans fonds propres, nous ne pouvions pas nous lancer. C’est notre banquière qui nous a conseillé de nous tourner vers France Active. Marc Nougier, notre conseiller, nous a aidés à monter un dossier et obtenir une garantie pour nos prêts, il est même venu sur la ferme pour évaluer notre situation.

Reprendre, relancer, régaler : le pari de Noémie et ses chèvres

Campestre-et-Luc, 30770
Ferme caprine bio

À seulement 22 ans, Noémie Broussal a relevé un défi de taille : reprendre une ferme caprine en bio, en location, avec l’aide de sa famille. Installée depuis avril 2024, elle a su transformer une exploitation en difficulté en un projet florissant, malgré des débuts non sans cabrioles. Son histoire est celle d’une transmission réussie, d’une résilience à toute épreuve et d’un engagement sans faille pour une agriculture durable et locale.

Des chèvres qui n’attendaient qu’elle

 

Noémie a grandi dans un environnement agricole. Après un diplôme dans le domaine équestre, elle se tourne vers l’élevage caprin, motivée par l’envie de travailler avec les animaux et de perpétuer une tradition familiale. C’est en découvrant une annonce pour une ferme en location, avec un cheptel et du matériel à reprendre, qu’elle voit l’opportunité de se lancer. « C’était l’occasion ou jamais : un montant de reprise accessible, la possibilité de faire nos preuves et de montrer aux banques qu’on était capables de réussir », explique-t-elle.

 

La ferme n’était pourtant pas sans défaut : située sur un terrain caillouteux et morcelé, peu de surfaces exploitables, un troupeau laissé en liberté et très héterogène, et une clientèle à reconstruire après le départ tragique des précédents exploitants. « Ils avaient écouté les mauvaises personnes, fait des mauvais choix… Quand on a repris, il ne restait que 50 chèvres et une réputation à restaurer », se souvient Noémie.

Un fromage bon pour les papilles, bon pour les chèvres

 

Noémie assume pleinement l’héritage familial comme source d’inspiration : ses parents, eux-mêmes agriculteurs, ont marqué son parcours. Son père, après vingt ans dans le milieu conventionnel, a perdu ses illusions. « Il y a des réalités qu’on cache aux consommateurs, et qui ne sont pas glorieuses », et ce sous le nom de grande firme agricole, confie son père. Cette prise de conscience a renforcé la détermination de Noémie à adopter une agriculture plus respectueuse du bien-être animal.

 

Opter pour le bio a été un choix assumé, malgré les coûts supplémentaires — le foin bio coûte par exemple près du double de celui issu de l’agriculture conventionnelle. Mais ce choix ouvre aussi de nouvelles perspectives, comme l’accès aux circuits de distribution spécialisés, tels que les magasins bio.

 

Dès leur installation, Noémie et sa famille se concentrent sur la qualité et la diversification. « On a lancé une gamme de fromages pâte molle – tomme, reblochon, camembert – pour étoffer notre offre et toucher une clientèle plus large ». Leur stratégie : le circuit long et la vente directe, malgré une concurrence féroce des AOP locales comme le Pelardon. « On fait 1 000 km par semaine pour livrer nos clients, de Millau à Béziers en passant par Nimes entre autres. C’est fatigant, mais c’est le prix à payer pour se faire une place dans une zone déjà saturée en chevrier ».

 

Leur persévérance a permis d’emporter le pari ! En un an, le chiffre d’affaires a presque doublé, et cette année devrait encore suivre le même schéma faisant passer le troupeau de 60 chèvres a 120 en seulement deux saisons.

La face cachée d’un métier qui inspire

 

Noémie insiste sur une réalité souvent méconnue : l’élevage exige bien plus qu’une simple passion. Ce métier demande une expérience solide et une résistance mentale. Les journées s’enchaînent sans compter, les vacances et les arrêts maladie deviennent un luxe. Il faut aussi assumer des choix déchirants, comme se séparer d’animaux malades pour protéger le reste du troupeau, tout en maintenant une rigueur absolue pour leur bien-être. Sans oublier l’impératif économique : produire et vendre suffisamment pour espérer dégager un profit — un équilibre précaire qui se traduit souvent par l’absence de salaire pour l’éleveur lui-même.

 

Les anciens propriétaires, reconvertis dans ce métier, séduits par l’idée romantique d’élever des chèvres, ont découvert trop tard cette face cachée du métier, qui a causé leur faillite. « Sans l’accompagnement et l’expérience transmise par mes parents, mon parcours aurait été bien plus difficile », reconnaît-elle.

France Active : l’accompagnement qui fait la différence

 

Le projet de Noémie a bénéficié du soutien de France Active, via une garantie de 40 000 € sur leurs prêts, un investissement de 6 000 € et une prime de 2 000 €. « C’est la banque qui nous en a parlé. Sans cette aide, on n’aurait jamais pu racheter le cheptel ni investir dans du matériel ». Grâce à cet accompagnement, elles ont pu stabiliser leur activité et envisager l’avenir sereinement.

Un avenir prometteur : vers l’achat d’une ferme et l’agrandissement

 

Fortes de leurs résultats, Noémie et sa famille prévoient de faire l’acquisition d’une nouvelle ferme en janvier 2027 : 40 hectares avec des bâtiments certes moins fonctionnels, mais la propriété leur permettra d’en construire un autre plus adapté. « La banque est prête à nous suivre pour ce projet, et avec l’augmentation de l’activité, cela nous permettra de créer un GAEC et d’en vivre à quatre ». Leur objectif ? Développer leur production, réduire les distances de livraison et pérenniser leur activité.

 

 

Si vous passez dans la région, n’hésitez pas à aller goûter les fromages de la famille Broussal et les soutenir !

L’énergie des nouvelles générations et le soutien de nos partenaires

 

Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.

 

En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun (Noémie fait partie de ces lauréats).

 

Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.

A bénéficié du

Avec

une garantie de

40 000€

une prime de

2 000€

un investissement de

6 000€

A été accompagné par

France Active Airdie – Occitanie

C'est ici ?

Autres stories

Share this...
Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn