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DATE DE PUBLICATION 29/06/2020

COVID-19 – De l’urgence à la relance – Interview de Fanny Gerome, directrice générale adjointe de France Active

Faire face à l’urgence et préparer la reprise, c’est le mot d’ordre que France Active s’est donné pour accompagner les entrepreneurs en cette période de crise économique. Les explications par Fanny Gerome, directrice générale adjointe de France Active, sur les solutions développées ces deux derniers mois.

Comment les entreprises accompagnées par France Active font-elles face à la crise économique liée au Covid 19 ?
Après deux mois de confinement, il est encore difficile d’avoir un regard très précis sur la santé économique des 60 000 entreprises que nous avons en portefeuille. Cela étant, la campagne de suivi que nous avons initiée dès le mois d’avril dernier nous donne de grandes tendances. Les entreprises les plus fragiles souffrent le plus, celles qui n’avaient pas de fonds propres, dont les difficultés préexistaient. Les plus solides encaissent le choc. Elles sont en train de gérer au mieux. Nous travaillons avec nombre d’entrepreneurs sur des scénarios de reprise d’activité, même si toutes les conditions ne sont pas encore toutes requises. Pour le tourisme social par exemple, un retour à la normal est aujourd’hui difficile à envisager. Comme pour d’autres secteurs, le point de fragilité porte sur la forte immobilisation qu’ils ont besoin de solliciter pour faire tourner leur activité. Nous agissons aussi de concert avec les banques et tentons d’orienter notre soutien vers les entreprises les plus fragiles, notamment les plus petites, pour lesquelles la question de l’endettement se pose fortement.

Comment France Active s’est-elle mobilisée pour soutenir les entrepreneurs en portefeuille ?
L’esprit dans lequel nous avons mis en place nos mesures se fondent sur notre capacité à agir au regard des moyens dont nous disposons. Comme d’autres acteurs de la finance, nous avons répondu à l’urgence. Nous avons fait un choix de reports d’échéances assez larges. Très rapidement, nous avons décidé de mettre en place des solutions permettant d’apporter un soutien pour la reprise d’activité des entrepreneurs les plus engagés sur l’impact social, l’emploi et l’écologie. À présent, nous travaillons sur des perspectives plus larges d’accompagnement qui vont s’appuyer sur notre campagne de suivi et sur l’analyse de nos données. Nous gardons en ligne de mire notre projet associatif qui nous amène à agir pour les entrepreneurs les plus fragiles. Nous souhaitons nous associer à d’autres acteurs de l’entrepreneuriat et de la finance pour que chaque entrepreneur puisse bénéficier d’une communauté engagée dans sa réussite. C’est le sens du Pacte Relance que nous avons renforcé en avril dernier.

Que propose désormais le Pacte Relance aux entreprises les plus engagées ?
Notre volonté est d’intervenir en pleine complémentarité avec les mesures portées par l’État, Bpifrance, la Banque des Territoires et les Régions. L’effort collectif est ici immense et c’est de notre responsabilité d’agir à leurs côtés dès lors que la finalité sociale de l’entreprise entre en résonnance avec nos priorités d’intervention. Autrement dit, notre action se concentre sur les entrepreneurs les plus éloignés du financement bancaire comme auprès des entrepreneurs qui placent l’utilité sociale au coeur de leur modèle. Le Pacte Relance s’adresse donc aux entrepreneurs solidaires qui rencontrent des difficultés pour relancer leur activité. Nous l’avons renforcé avec le Prêt Relève Solidaire, un prêt sans intérêt qui peut s’élever jusqu’à 100 K€ sur une durée de 12 à 18 mois. Doté aujourd’hui de 30 millions d’euros, le prêt pourra concerner dans les prochains mois au moins 500 entreprises. Nous avons bénéficié ici de l’appui majeur de la Banque des Territoires et de partenaires privilégiés : le Haut-Commissariat à l’Économie sociale et solidaire et à l’Innovation sociale, Régions de France, la Fondation de France, Mirova (Groupe BPCE), MAIF, le groupe Macif et sa Fondation, Malakoff Humanis, AG2R La Mondiale, ainsi que BNP Paribas.
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