fbpx

Maud SIMIAN

Coordinatrice de la SCIC du Barétous

Production de viandes de boucherie

France Active nous a permis de vraiment poser les choses. On a dû se pencher sur les chiffres, se poser les bonnes questions, et ça nous a aidés à structurer le projet. Au départ, on avançait un peu à l’instinct, mais grâce à leur accompagnement, on a pu clarifier le montage financier et comprendre comment rendre tout ça viable.

Et si on élevait les cochons ensemble ?

Ance Féas, Nouvelle-Aquitaine
Production de viandes de boucherie
À Ance Féas, dans les Pyrénées, un collectif d’agriculteurs a relevé un pari audacieux : rassembler leur activité pour créer une conserverie et un magasin pour leur viande. À l’origine du projet, cinq producteurs unis autour de l’idée de « boucler la boucle » : élever, transformer et vendre en circuit court.

La naissance d’un projet

Le projet trouve son origine dans un constat simple mais crucial : des centaines d’hectares de terres communales non exploitées qui se détérioraient à vue d’œil, faute d’animaux pour les entretenir. L’idée de valoriser ces 600 hectares avec de l’élevage de cochons en plein air est rapidement apparue comme une solution pertinente.
Cependant, un obstacle majeur se dressait : l’absence d’un atelier de transformation de la viande à moins d’une heure et demie de route. Pour les agriculteurs, cela représentait une perte de temps et un coût financier considérables. L’idée d’ouvrir une conserverie fait alors surface.
La Mairie a joué un rôle clé, mettant à disposition et rénovant un bâtiment pour y installer la conserverie. Initialement prévue pour la seule production de cochons des agriculteurs fondateurs, l’ouverture de l’atelier de transformation a rapidement attiré d’autres producteurs, confrontés aux mêmes problèmes de logistique. Le projet a été dimensionné pour traiter environ 100 tonnes de viande par an, servant ainsi une plus large communauté d’éleveurs.
Parallèlement, un magasin est géré par une association de producteurs locaux, assurant la vente directe des produits transformés. Le projet s’est ainsi bouclé : une association qui élève des cochons, les transforme et qui valorise la production dans un magasin.

Un Impact Économique et Social

L’ambition première de la structure est de soutenir l’économie locale et de créer une dynamique sur le village.
Sur le plan de l’emploi, le projet a permis l’embauche de cinq personnes, recrutées localement, contribuant directement au maintien de l’activité dans la vallée. Le magasin, situé sur un axe routier fréquenté a rapidement fidélisé une clientèle.
En plus de l’aspect économique, le projet a bénéficié d’un fort soutien de la communauté, avec 60 000 euros de fonds provenant des habitants du village pour la conserverie, témoignant de l’adhésion locale à cette initiative.

Les Défis de la Mise en Œuvre et l’Accompagnement de France Active

Si l’idée était fédératrice, sa concrétisation a nécessité quatre ans de travail. Le principal défi a été le financement et le travail d’équipe. La difficulté à obtenir des déblocages de fonds auprès des banques, malgré l’obtention de subventions régionales, a été particulièrement éprouvante pour les initiateurs.
Face à ces difficultés, l’accompagnement de France Active a été sollicité. L’association est intervenue pour garantir le crédit bancaire et a demandé un niveau de détail et de rigueur dans les montages financiers qui a forcé les porteurs de projet à se poser les bonnes questions. L’accompagnement s’est également orienté vers les questions de gouvernance et d’Économie Sociale et Solidaire (ESS).

Gouvernance, Environnement et Perspectives Le choix de la Scic (Société coopérative d’intérêt colletif) a permis de refléter la dimension collective et la volonté d’inclure la Mairie dans la structure. Bien que la mise en place de la gouvernance ait été complexe elle s’est avérée fondamentale pour le caractère démocratique du projet. La présence de la Mairie dans la structure a d’ailleurs été un élément rassurant pour les banques. Sur le plan environnemental, le projet est fortement engagé en faveur de l’élevage en plein air. Loin des densités industrielles, l’élevage des cochons sur les communaux est mené avec un faible impact, avec moins de 10 cochons par hectare, valorisant ainsi efficacement des espaces qui seraient autrement laissés à l’abandon. De plus, la filière est ultra-locale, avec des animaux nés à proximité et un abattoir situé à seulement un quart d’heure de la conserverie. L’ambition pour l’avenir est claire : se développer pour atteindre les chiffres prévus et assurer la pérennité de la structure, afin qu’elle continue à faire vivre le territoire et ses habitants.

A bénéficié du

Avec

une garantie de

49 740 €

un investissement de

82 900 €

A été accompagné par

France Active Nouvelle Aquitaine

En 2023 et 2024

C'est ici ?

Autres stories

Share this...
Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn