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DATE DE PUBLICATION 03/03/2026

Entreprendre au féminin : motivations, freins et solutions pour passer à l’action

De plus en plus de femmes choisissent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, attirées par l’idée d’être à leur compte et de donner un sens nouveau à leur parcours professionnel. Selon une étude France Active – Fédération bancaire française réalisée par OpinionWay dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes56% y voient une opportunité de donner du sens à leur vie, tandis que 52% d’entre elles souhaitent franchir le pas pour concrétiser une idée personnelle.  

Une envie d’entreprendre qui progresse

Le dernier baromètre OpinionWay pour France Active et la FBF révèle que l’envie d’entreprendre progresse chez les femmes mais la perception d’obstacles reste forte24% envisagent de créer leur entreprise (+3 pts), une proportion qui atteint 32 % chez les moins de 60 ans 

Leurs principales motivations ? 56% des femmes veulent donner du sens à leur vie professionnelle et 52% concrétiser une idée personnelle. Chez les moins de 35 ans, ce sont plutôt des raisons économiques qui les poussent à entreprendre : 34 % d’entre elles y voient un moyen de sortir d’une situation professionnelle précaire 

Dans le contexte économique incertain, ce baromètre révèle aussi que le salariat regagne du terrain, 49% des femmes souhaite être salariées (soit + 8 pts par rapport à 2025) au dépend de la création d’entreprise 

 

Les freins à l’entrepreneuriat féminin  

Les obstacles identifiés par les femmes qui souhaitant entreprendre restent principalement d’ordre économique, psychologique ou administratif. Ainsi, une femme sur trois estime ne pas disposer d’un capital de départ suffisant, tandis que 27 % redoutent des difficultés d’accès au financement. Par ailleurs, la peur de l’échec touche une femme sur trois, et 29 % soulignent la complexité des démarches administratives comme un frein majeur à leur projet. 

Les solutions pour inciter les femmes à se lancer  

Pour cela, le sondage réalisé par OpinionWay pour France Active et la FBF met en avant 3 solutions qui permettrait aux femmes de se lancer dans l’entrepreneuriat.  

  • Une meilleure égalité dans la sphère privée 
    Pour 49 % des femmes, une meilleure répartition des tâches domestiques et familiales constitue une condition indispensable pour favoriser l’entrepreneuriat — un avis partagé par seulement 39 % des hommes. Cette volonté s’accompagne d’une demande accrue de dispositifs facilitant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, soutenue par 49 % des répondantes (soit +4 points par rapport aux précédentes mesures). 

 

  • Une simplification des démarches administratives  
    La simplification des démarches administratives est plébiscitée par 53 % des Français, soit +5 points par rapport à 2025. Une réduction de la complexité permettrait de limiter le découragement et de favoriser le passage à l’acte entrepreneurial. 
     

  • Des dispositifs d’accompagnement et de formations  
    42 % des femmes insistent sur la nécessité de disposer de programmes d’accompagnement, de mentorat et de formation pour sécuriser leur projet entrepreneurial. 

Trois parcours de femmes inspirantes et engagées

Pauline Katchavenda : le recyclage de menuiserie inclusif à grande échelle

Pauline Katchavenda, fondatrice de Recyfe, révolutionne le recyclage des menuiseries en France avec un modèle d’économie circulaire inclusif. À la tête du premier réseau national de recyclage de fenêtres en fin de vie, elle fédère 23 entreprises d’insertion pour collecter, traiter et réintroduire les matériaux dans de nouvelles productions, réduisant ainsi de plus de 60 % les émissions de CO₂ par tonne de verre recycléeSon ambition : circulariser toute la filière du bâtiment, en partenariat avec des géants comme Saint-Gobain, tout en créant des emplois locaux et inclusifs. 

Avec Recyfe, Pauline Katchavenda prouve que l’économie circulaire peut concilier performance environnementale et impact social. Le réseau, soutenu par France Active, valorise plus de 90 % des composants d’une fenêtre, évitant l’enfouissement et favorisant le réemploi. Son approche, à la fois innovante et ancrée dans les territoires, inspire une nouvelle génération d’entrepreneurs engagés pour une industrie du bâtiment plus durable et solidaire. 

Maud Simian partie prenante d’une Scic pour soutenir l’agriculture locale

À Ance Féas, cinq agriculteurs unissent leurs forces pour créer une SCIC dédiée à l’élevage, la transformation et la vente de porcs en circuit ultra-local. Leur objectif : valoriser 600 hectares de terres communales abandonnées, en y élevant des cochons en plein air (moins de 10 par hectare), pour un impact environnemental minimal. Face au manque d’atelier de transformation à proximité, ils montent une conserverie et un magasin, bouclant ainsi une filière 100 % locale. 

Soutenus par la mairie et les habitants, ils transforment 100 tonnes de viande par an et créent cinq emplois, redynamisant l’économie de la vallée. Le projet, structuré avec l’aide de France Active, allie écologie, ancrage territorial et gouvernance coopérative. La viande, née et transformée à moins de 15 minutes, séduit une clientèle fidèle, tandis que la SCIC incarne une alternative durable aux modèles industriels. Preuve qu’une agriculture collective et responsable peut faire vivre les territoires.

A 21 ans, elle reprend la boutique où elle a fait son alternance

À 21 ans, Honorine Meunier reprend la boutique « La fée des Fleurs » à Secondigny en Nouvelle Aquitaine, transformant son alternance en projet engagé. Passionnée de nature, elle privilégie les fleurs locales, de saison et sans pesticides, pour une consommation responsable : « Cette semaine, j’ai reçu un arrivage d’une ferme florale des Deux-Sèvres, située à quelques kilomètres seulement de mon atelier » nous indique-t-elle.  

Soutenue par France Active, elle incarne une jeunesse entrepreneuriale audacieuse, alliant écologie et ancrage territorial. Son objectif : éduquer à une consommation consciente et dynamiser la vie locale. Avec des partenariats locaux et une offre authentique, elle prouve qu’entreprendre jeune rime avec innovation durable.

 

Mirova Foundation soutient l’entrepreneuriat féminin

« L’égalité d’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat constitue un levier essentiel de justice sociale et de développement économique. Mais comme nous le montre cette étude, de nombreuses femmes continuent de rencontrer des freins structurels, sociaux et culturels qui limitent leur capacité à créer et développer une activité. Pourtant, ces 3 portraits de femmes nous prouvent que l’entreprenariat féminin peut être un formidable levier d’autonomie, d’innovation sociale et de transformation des parcours de vie ! Soutenir France Active et les acteurs associatifs qui y contribuent, c’est donc aussi soutenir cela ! »

Anne-Claire Roux, Directrice générale de Mirova Foundation

 L’accompagnement joue un rôle clé dans la pérennité des entreprises. Nous pensons que  l’entrepreneuriat féminin est un enjeu de société, c’est pourquoi depuis plus de 15 ans avec le soutien du ministère à l’Égalité entre les femmes et les hommes nous accompagnons les femmes, en leur facilitant l’accès à la création d’entreprise. Toute femme qui souhaite entreprendre doit pouvoir avoir les mêmes chances que son homologue masculin, c’est un devoir qui doit concerner la société tout entière .

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