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Adrien MONTAGUT

Cofondateur de Commown

Location d’équipements informatiques

 Au début de l’aventure, France Active et La Nef (une banque éthique) nous ont soutenus à hauteur de 60 000 €, alors qu’on était une association. Ce financement nous a permis de lancer la première commande. Ils y ont cru avec nous, c’était un pari !

Une solution pour éviter la surconsommation des équipements informatiques

Strasbourg (Alsace)
Location d’équipements informatiques

Et si vous n’achetiez plus de smartphone, de tablette ou encore d’ordinateur ? Et si la solution était de les louer ? C’est la conviction sur laquelle mise l’équipe de Commown pour éviter la surconsommation des équipements informatiques et électroniques. Cette entreprise, créée par 4 fondateurs, a adopté un mode gouvernance coopératif (plus précisément en Scic, c’est-à-dire en Société coopérative d’intérêt collectif) : leur engagement est global.

C’est à la suite d’une projection du documentaire « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent que la vie d’Adrien prend un virage à 180 degrés. Ce chimiste dans le domaine des cosmétiques termine alors son post doctorat à Orléans. Sa sœur l’encourage à aller voir le film et il en ressort transformé avec l’envie de faire changer les choses. Il lance alors un festival consacré à la semaine de la transition sur le campus d’Orléans et l’année suivante, il oublie sa future carrière de chimiste et, sous l’impulsion de son ami d’enfance Elie Assémat, rejoint une petite association avec trois amis. Son nom : Commown.

« Il s’agit d’un fournisseur militant d’appareils électroniques qui lutte contre l’obsolescence programmée par une proposition de service. On va proposer aux clients de souscrire un abonnement qui va leur permettre d’obtenir un smartphone, un ordinateur ou un casque audio avec du service : la prise en charge des pannes des cas et l’assistance à l’usage. L’objectif ? faire durer le plus longtemps possible l’appareil. » nous précise Adrien Montagut, l’un des co-fondateurs de l’association.

Pendant les deux premières années l’association se développe et c’est en 2018 qu’elle se transforme en Société coopérative d’intérêt collectif (Scic). Ce statut permet de rassembler autour d’une même structure, un ensemble de partenaires dans une perspective d’intérêt collectif. Cette ouverture-là permet plusieurs avantages. Le premier est la transparence et l’accès à l’information. N’importe qui peut avoir accès au bilan comptable rapport d’activité. Le statut prône une gouvernance démocratique : une personne égale une voix. Donc, indépendamment de l’apport investit dans la coopérative, chacun possède un vote. Les parts ne peuvent pas être vendues par les sociétaires à l’extérieur de la coopérative. C’est uniquement la coopérative qui peut racheter les parts.

« Au début de l’aventure, France Active et La Nef (une banque éthique) nous ont soutenus à hauteur de 60 000 €, alors qu’on était une association. Ce financement nous a permis de lancer la première commande. Ils y ont cru avec nous, c’était un pari ! ». Il faut imaginer les amis d’Adrien, Elie, Florent et Fred. Assemblant et réparant des téléphones dans leur petit salon de Strasbourg. Puis le carnet de commande se rempli et l’équipe s’installe dans une ancienne menuiserie. Arrive ensuite le premier alternant, puis la première stagiaire qui deviendra la première salariée. Aujourd’hui Commown est installé dans des locaux de 500 mètres carrés à Strasbourg, avec plus de 30 salariés. L’objectif est de s’adresser aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers.

« Notre modèle ? Il nécessite de continuellement rechercher de l’argent. Donc une fois que nous avions livré le premier lot, notre première preuve de concept, nous avons pu retourner voir nos partenaires financiers pour solliciter d’autres montants un peu plus importants pour développer l’activité. Nous n’allons pas convaincre des investisseurs qui cherchent à avoir de la rentabilité sur leur investissement. Et en général, quand nous leur disons une personne ne voit pas de plus-value de cession et très peu distribution de dividendes, il n’y a plus personne autour de la table. Donc on va voir des partenaires de l’Economie sociale et solidaire qui ont l’habitude de financer ce type de projets un peu plus vertueux comme France Active, la Nef, le Crédit Coopératif, la Socoden (outil de financement du réseau Scop). Ce sont tous des partenaires financiers qui ont l’habitude de supporter ce genre d’initiative et nous allons voir aussi les citoyens et citoyennes. » poursuit Adrien Montagut.

Aujourd’hui Commown fait partie des Licoornes, ces start-ups à impact social et environnemental. Parmi elles : Telecoop, Mobicoop, Enercoop, la Nef, COP, Circuit Wreck Up, Label Emmaüs, Citiz et plus récemment Biocoop notamment.

« Si on regarde dans le rétroviseur, à l’époque où j’étais à Orléans, en post-doc dans mon laboratoire de chimie, d’une part, je n’aurais pas pensé que je sois encore chez Commown aujourd’hui. Au départ, j’avais dit à mes associés que j’allais rester que trois ans. Mais il s’avère que je m’amuse bien donc je continue. » conclut-il.

A bénéficié du

Avec

des garanties d'un total de

120 000€

des investissements d'un total de

380 000€

A été accompagné par

France Active Alsace

Depuis 2018

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