

Accompagnement et financement : réussir sa transformation numérique


Solidatech

L’extrait de la revue (n°251 d’août-septembre 2023) est reproduit avec l’aimable autorisation de Territorial SAS. Pour consulter les informations relatives à la vie associative, rendez-vous sur le site www.associationmodeemploi.fr.

La première étape pour réussir sa transformation numérique est de bien préparer son projet. Cela commence par un diagnostic qui permet d’évaluer le niveau de maturité numérique de l’organisation, de faire l’état des lieux des équipements et des solutions numériques à disposition, mais aussi du niveau de maîtrise par les individus.
Cela permet de réfléchir aux besoins de la structure et à la manière dont certains usages pourraient permettre de répondre à des problématiques organisationnelles, de visibilité, de sécurité, etc., avant même de chercher et de nommer des solutions numériques existantes sur le marché qui pourraient être mises en place.
Par exemple, quelles nouvelles pratiques en lien avec le numérique permettraient à une association d’aide alimentaire de mieux s’organiser entre bénévoles et de suivre ses bénéficiaires de façon simple et sécurisée ?
Pour faciliter cette phase, il est utile de s’appuyer sur des outils d’autodiagnostic numérique comme celui proposé par Solidatech 1 ou Uniformation, qui permettent de dresser un état de leur situation et de commencer à construire leur propre stratégie digitale.
Une fois ce travail réalisé, vient l’étape de la priorisation des chantiers numériques à engager. L’objectif est de concentrer ses efforts et ses ressources sur deux ou trois actions clés, à fort impact ou faciles à mettre en œuvre, plutôt que de chercher à tout déployer simultanément. Les structures pourront s’appuyer sur des outils de priorisation.

Choisir l’accompagnement adapté est crucial pour la réussite de la transformation numérique. Plusieurs types d’accompagnement peuvent être envisagés en fonction des besoins spécifiques de l’organisation (niveau de maturité, secteur d’activité, t aille de la structure, etc.) et des moyens qui peuvent y être dédiés.
Par exemple, pour les structures peu initiées, l’accompagnement peut se concentrer sur l’acculturation au numérique et l’alignement sur les outils adaptés aux besoins. Autre exemple pour les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE), l’accompagnement peut inclure la formation des travailleurs sociaux à la médiation numérique et le développement des compétences numériques des salariés en insertion, ainsi que l’aide au choix et à la mise en place d’outils de gestion spécifiques, tels que le suivi des salariés en parcours et la gestion des stocks. Enfin, certaines structures peuvent bénéficier d’un accompagnement pour développer des solutions numériques sur mesure ou se mettre en conformité avec les réglementations (exemples : Règlement général sur la protection des données [RGPD], recours à des hébergeurs de données de santé [HDS], etc.). Le dispositif local d’accompagnement (DLA) peut jouer un rôle clé dans ce processus. Il permet d’établir un diagnostic numérique, d’identifier des chantiers prioritaires et de mobiliser des prestataires qualifiés pour la définition et la mise en place de stratégies numériques. Si l’offre d’accompagnement à la transition numérique peut sembler difficile à appréhender, elle n’en demeure pas moins complète. Les différents acteurs qui la composent (DLA, têtes de réseaux associatifs, éditeurs de logiciels spécialisés en économie sociale et solidaire [ESS], programmes d’accompagnement comme Share It, Latitudes) sont complémentaires et permettent, dans la plupart des cas, de proposer des solutions adaptées aux besoins des structures.

Une fois les besoins clairement définis, il convient d’analyser l’adéquation des solutions numériques existantes sur le marché. L’acquisition d’un logiciel sera généralement moins coûteuse que le développement d’une solution sur mesure, mais aussi moins flexible. Conseil : se faire accompagner par un cabinet indépendant dans la définition de ses besoins et le choix de la solution technique la plus adaptée.
Plusieurs pistes de financement peuvent être explorées :
Que ce soit à l’échelle européenne, nationale ou au niveau local, de nombreux dispositifs permettent d’apporter un premier niveau d’expertise numérique externe en réponse aux besoins des associations.
Parmi ceux-ci, on peut citer le DLA, les points d’appui au numérique associatif (Pana) Emancip’Asso ou encore le réseau des EDIH (pôles européens d’innovation numérique).
Ces dispositifs peuvent avoir des modalités d’intervention différentes selon les territoires, qu’il s’agisse de sensibiliser, diagnostiquer, accompagner, ou former.
En conclusion
La transformation numérique est un processus complexe qui nécessite une préparation minutieuse, un accompagnement adapté et une sécurisation des enjeux financiers.
En suivant les étapes décrites ci-dessus, les associations peuvent tirer pleinement parti des opportunités offertes.
Cependant, il est essentiel de se rappeler que la transformation numérique d’une association doit être considérée comme un moyen et non comme une fin en soi.
À ce titre, cette dernière doit être alignée sur le projet associatif, la vision, les missions, et les valeurs d’une association pour être pleinement efficace.
1. diagnostic-numerique.solidatech.fr Retour
2. Source: La place du numérique dans le projet associatif 2025 – Recherches & Solidarités et Solidatech. Retour
3. Guide “Je réussis ma levée de fonds solidaire” France Active, Retour