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Le Valbadon : du lien social au cœur d’une commune de 1 300 habitants

Clément Bachelot

Repreneur du Valbadon

Bar, tabac, épicerie

Notre conseillère France Active a été très professionnelle et efficace. On s’est senti vraiment aidés et soutenus grâce à elle. C’est motivant de tomber sur quelqu’un de bien et à l’écoute. Quelque temps après l’ouverture, j’ai même rappelé pour la remercier.



Balleroy-sur-Drôme (14035)
Bar, tabac, épicerie

Ancien employé dans la grande distribution et inscrit à France Travail, Clément Bachelot, 24 ans, souhaite s’installer à son compte avec sa femme. Son projet ? Reprendre un commerce loin de la ville pour en faire un lieu de rencontre « où il aura le temps de parler aux clients ». Au Valbadon, à Balleroy-sur-Drôme, ce café-bar-tabac historique est bien plus qu’un commerce : c’est un lieu de vie, d’échanges et de convivialité.

Un accompagnement sur mesure pour concrétiser un projet de vie

Redirigé par le Crédit Agricole vers France Active, Clément a pu sécuriser son financement grâce à leur garantie et à un accompagnement personnalisé. Accompagné dans le cadre du parcours Accès+ (soutenu par le ministère du Travail et des Solidarités), il a bénéficié de la prime FAPE EDF et de la prime jeune. Formé par la CCI, il a consolidé ses compétences pour gérer son propre commerce en territoire France Ruralités Revitalisation (FRR).

« Notre conseillère France Active a été très professionnelle et efficace. On s’est senti vraiment aidés et soutenus grâce à elle. C’est motivant de tomber sur quelqu’un de bien et à l’écoute. Quelque temps après l’ouverture, j’ai même rappelé pour la remercier. »
— Clément Bachelot, repreneur du Valbadon

Un commerce pour maintenir du lien

Après avoir écarté des opportunités “en centre-ville”, Clément reprend le Valbadon avec de nouveaux services et l’envie de relancer les soirées concerts ou karaoké. Dans cette commune de 1 300 habitants, ce café-bar est bien plus qu’un point de vente : c’est un lieu de proximité et un espace de rencontre pour un bourg dépourvu de commerce. Pour Clément c’est un pari audacieux mais « Ici, on ne compte pas les heures. On compte les sourires, les discussions, et les moments partagés. C’est ça, la richesse de ce métier. » décrit-il avec enthousiasme

Ce projet s’inscrit pleinement dans la mission de France Active : accompagner des entrepreneurs, notamment jeunes et en situation d’emploi précaire, dans leur projet. En assurant la pérennité d’un service essentiel (café, dépôt de pain, livraison…) et en favorisant les échanges entre générations, le Valbadon apporte une réponse concrète aux enjeux de désertification rurale.

« Soutenir ce projet de reprise à Balleroy-sur-Drôme est très représentatif de notre action : accompagner des jeunes entrepreneur·es motivés et courageux pour les aider à reprendre le seul lieu de vie du bourg et maintenir de la convivialité au cœur d’un territoire dépourvu de commerce. »
— Caroline Bréant, chargée d’accompagnement et de financement, Territoire du Calvados, France Active Normandie

A bénéficié du

Avec

une garantie de

28 800€

deux primes de

1 000€

A été accompagné par

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Le Bibliovore : faire manger des livres au plus grand nombre

Audrey Roorda

Fondatrice du Bibliovore à Rouen

Librairie de seconde main

L’entrepreneuriat est solitaire, mais il ne faut pas rester isolé·e. Les réseaux comme France Active ou BGE sont précieux pour partager ses doutes et trouver des solutions.



Rouen 76000
Librairie de seconde main

A 27 ans, Audrey a ouvert une librairie de seconde main où tout le monde peut venir acheter et vendre ses livres à prix fixe. Installée en plein cœur de Rouen, rue de la République, ce lieu est une manière de rendre accessible la culture à tous et créer du lien social.

Il était une fois, une entrepreneure qui voulait entreprendre autrement

 

L’entrepreneuriat, on peut dire qu’Audrey avait ça dans les veines. Ayant grandi dans une ferme normande, elle est très tôt introduite aux responsabilités du travail quotidien, forgeant ainsi son autonomie.

 

Diplômée de Sciences Po Lille, elle se forme ensuite au métier du livre lors d’une expérience marquante à la librairie Albertine, à New York, avant de travailler dans la gestion de châteaux en Normandie.

 

Mais c’est un burn-out qui l’a poussée à repenser son rapport au travail. “Je voulais un métier avec du sens, qui corresponde à mes valeurs : créer du lien social, permettre l’accès à la culture et agir pour le développement durable”, explique-t-elle.

Et une nouvelle page se tourna…

 

C’est en tombant par hasard sur un marque-page du réseau Le Bibliovore qu’elle découvre leur concept et est séduite.

 

Le principe est simple : des particuliers apportent leurs livres, la librairie les rachète au poids (1€/kilo), puis les revend au prix unique de 3 euros. En se renseignant sur le réseau, elle se rend compte qu’ils ne sont pas présents à Rouen : une opportunité parfaite pour lancer son projet sans s’éloigner de son entourage.

 

Le réseau l’accompagne dans les premières étapes, en lui fournissant un stock de départ et en l’aidant à trouver des locaux adaptés. Et l’histoire peut commencer.

 

Chaque semaine, ce sont 800 à 1000 livres qui transitent par la boutique, offrant un renouvellement constant du stock. Audrey contrôle la qualité, les trie par catégorie. Pas de base de données, “Tout est enregistré dans ma tête”, confie-t-elle.

« Ici je monte ma boîte » : Le dispositif normand pour les porteurs de projet.

 

Pour concrétiser son projet, Audrey a pu compter sur le dispositif « Ici je monte ma boîte », financé par la Région Normandie et porté par BGE Normandie et France Active. « Sans eux, je n’aurais pas avancé aussi vite », admet-elle. Grâce à un prêt, une garantie bancaire et des conseils personnalisés, elle a structuré son budget, négocié avec les banques et obtenu un financement adapté. Un soutien clé pour transformer une idée en réalité.

Les péripéties de l’entrepreneuriat

 

L’aventure entrepreneuriale d’Audrey n’a pas été un long fleuve tranquille : dégâts des eaux, incertitudes liées au local, et surtout, une charge de travail colossale à porter seule. « Pour l’instant, je gère tout, mais un·e salarié·e à mi-temps devrait bientôt me rejoindre », annonce-t-elle.

 

Malgré ces défis, le bilan est très positif : une clientèle fidèle, un bouche-à-oreille efficace et une couverture médiatique qui a boosté la visibilité de la boutique dès son ouverture en avril 2024.

 

Mais le vrai défi, selon elle, reste l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. « En tant qu’entrepreneure, on a tendance à s’oublier… », confie-t-elle. Une habitude qu’elle ne souhaite pas prendre et cherche à améliorer pour avancer sereinement dans son projet.

L’énergie des nouvelles générations et le soutien de nos partenaires

 

Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.

 

En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun.

 

Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.


Site internet

A bénéficié du

Avec

une garantie de

16 000 €

une prime de

5 000€

un investissement de

5 000 €

A été accompagné par

France Active Normandie

Et soutenu par

BGE

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Handyjob : quand l’entrepreneuriat social redonne confiance et dignité

Philippe PALAMARAS

Co-fondateur d’Handyjob

Entreprise adaptée multi service

Je voulais offrir à chacun une place, de la reconnaissance, et la possibilité de se reconstruire


Bretteville sur Odon (Normandie)
Entreprise adaptée multi service

Philosophe, poète, photographe… et entrepreneur engagé. Le parcours de Philippe Palamaras, fondateur d’Handyjob, est celui d’un homme qui a choisi de concilier performance économique et impact social. Rencontre avec un pionnier de l’entreprise inclusive, soutenue par France Active depuis ses débuts.

De la grande distribution à l’entrepreneuriat social : une reconversion audacieuse

Philippe Palamaras n’était pas destiné à devenir entrepreneur. Après trente ans dans la grande distribution, dont plusieurs comme directeur d’enseigne du groupe Auchan, il décide, à quarante ans, de tout quitter pour créer Handyjob, une entreprise adaptée dédiée à l’insertion des personnes en situation de handicap. Fondée en 2010 avec son épouse Edith, Handyjob est aujourd’hui un modèle d’entreprise inclusive, où performance économique rime avec impact social et écologie.

« Je voulais offrir à chacun une place, de la reconnaissance, et la possibilité de se reconstruire », confie Philippe Palamaras. Une approche humaniste qui a transformé la vie de près de 200 collaborateurs répartis entre la Normandie et la Bretagne.

Handyjob : une entreprise adaptée, des métiers qui ont du sens

Handyjob est une entreprise adaptée, c’est-à-dire une société ordinaire régie par le code du travail, mais qui emploie majoritairement des salariés en situation de handicap, avec un accompagnement social renforcé. L’entreprise a commencé modestement dans deux secteurs accessibles — l’entretien d’espaces verts et le nettoyage — avant de se diversifier vers des activités plus variées :

  • Multiservices
  • Recyclage et réemploi
  • Réparation et production éco-responsable

« Nos salariés, après leur passage chez Handyjob, ne sont plus les mêmes, même physiquement », souligne Philippe Palamaras. Une fierté qui se traduit aussi par des projets innovants, comme la fabrication de mobilier à partir de coquilles Saint-Jacques recyclées.

Un modèle économique sain et vertueux

Partenaire de longue date de France Active, Handyjob a bénéficié d’un prêt d’amorçage et d’un accompagnement bienveillant, en phase avec ses valeurs. « France Active préfère un projet vertueux, même s’il est moins rentable, à un projet prolifique sans sens », insiste Philippe Palamaras.

Aujourd’hui, Handyjob revendique un modèle économique stable, sans déficit depuis quinze ans, où les bénéfices sont partagés avec les collaborateurs. « Notre ambition : continuer à créer des métiers qui ont du sens, où l’on fabrique à 100 %, avec fierté et reconnaissance », ajoute-t-il.

Handyjob et France Active : un partenariat au service de l’innovation sociale

France Active est convaincue que l’entrepreneuriat peut être un levier puissant d’inclusion et de transformation sociale. Handyjob en est la preuve vivante : une entreprise qui allie performance économique, impact social et écologie, tout en redonnant confiance et dignité à ses équipes.

« Voir nos équipes grandir, retrouver confiance et dignité, c’est notre plus grande fierté », conclut Philippe Palamaras. Une inspiration pour tous ceux qui croient en un entrepreneuriat plus humain et plus responsable.


Site internet

A bénéficié du

Avec

une garantie de

37 000€

un investissement de

250 000€

A été accompagné par

France Active Normandie

En 2024

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Faciliter le retour à l’emploi en relançant la filière de réemploi du verre

Charles LEBRASSEUR

Président d’ID Verre

Atelier chantier d’insertion dans le domaine du réemploi du verre

Lorsque l’ADEME et France Active ont suivi le projet, tout le monde a été enthousiaste et a fini par participer au financement pour atteindre les 1,2 million d’euros nécessaire au lancement de l’activité.


Val-de-Reuil (27)
Atelier chantier d’insertion dans le domaine du réemploi du verre

La naissance d’ID Verre est l’un des effets du covid

ID Verre est né d’un constat : pendant le covid, les personnes en insertion ont été particulièrement touchées par la situation à travers l’isolement et la perte de repère. ID Verre permet à l’association ID Vets de diversifier son activité tout en étant moins dépendante de l’accueil du public (ID Vets est une boutique de vente de vêtements d’occasion).

Le président de l’association ID Verre a passé sa carrière dans l’enseignement, comme principal de collège puis proviseur d’un lycée. L’établissement se situait à deux pas de l’association ID Vets. Avec le lycée, il organisait des ateliers avec l’association. Quelques années plus tard, quand la directrice a renouvelé le conseil d’administration, elle s’est tout naturellement tournée vers cet ancien bénévole. « C’est l’équipe qui m’a fait me prendre au jeu – confie Charles Lebrasseur, actuellement président de l’association – et le jeu en vaut la chandelle quand on voit les belles réussites de retour vers l’emploi des personnes accompagnées ».

C’est au moment du Covid que les administrateurs et la directrice d’ID Vets ont décidé de se lancer dans une activité complémentaire. Ils ont réalisé une étude de faisabilité autour du réemploi du verre. Une étude, financée par l’Etat et la Région, a duré un peu plus d’un an. Conclusion : il y a bien un marché sur cette activité et c’est ainsi qu’est né ID Verre.
Les encouragements sont venus de toute part et même si le conseil d’administration était, dans un premier temps, frileux quant à l’investissement. “Lorsque l’ADEME et France Active ont suivi le projet, tout le monde a été enthousiaste et a fini par participer au financement pour atteindre les 1,2 million d’euros nécessaire au lancement de l’activité.” précise le président de l’association.
L’atelier chantier d’insertion ID Verre collecte, nettoie et revend des bouteilles en verre comme bouteilles de seconde-main, le tout en permettant le retour à l’emploi de personnes qui en sont éloignées. Précisément, elle récupère les contenants auprès de Biocoop, de traiteurs, de caves, de brasseries ou de cidreries via des points de collecte. Elle se concentre sur le territoire de l’Eure et de la Seine-Maritime pour éviter de trop grands déplacements. Ce qui conforte leur modèle est le prix de la bouteille neuve. Celles de 75 cl nettoyées par leurs soins reviennent à 18 centimes la bouteille alors qu’une bouteille neuve s’achète à 45 ou 50 centimes. L’association dispose également d’une ligne nettoyage pour les bocaux récupérés auprès des particuliers. Cela nécessite de faire de la pédagogie auprès du grand public et de trouver des espaces qui permettent la collecte de contenants en verre afin d’éviter leur destruction. Les volumes de récupération montent progressivement mais moins vite qu’ils ne l’avaient imaginé et ce pour deux raisons : un certain nombre de producteurs avaient des stocks de bouteilles vides à écouler, et par ailleurs, tous les utilisateurs de bouteilles doivent passer à des colles hydrosolubles pour les étiquettes, ainsi elles sont plus faciles à décoller. L’association a à peine 2 ans et elle devrait être à l’équilibre début 2024 car de nouveaux clients ne cessent de se manifester. L’avenir pour ID Verre est dans un premier temps de stabiliser et d’équilibrer la structure. Aujourd’hui, 8 équivalents temps plein travaillent en insertion au sein de l’association, encadrés par la directrice (à mi-temps entre les structures ID Verre et ID Vets) et trois autres encadrants. Ils ont la possibilité d’aller jusqu’à 12 ETP.
« Si on est autant sollicités, on pourrait passer à deux équipes en parallèle dans les locaux et un temps d’ouverture plus long de l’atelier. Les machines ont la capacité de faire plus », précise le président de l’association.
D’ici un an, ils resteront sur la ligne qu’ils ont choisi : ne pas aller trop loin pour récupérer les contenants mais plutôt accompagner d’autres structures d’insertion semblables à la leur sur d’autres territoires afin qu’elles se développent sur le recyclage du verre.

Charles Lebrasseur indique que ce qui l’a le plus aidé dans ce projet est le dynamisme de la directrice : « elle se démène, quelles que soient les difficultés rencontrées, elle a beaucoup de courage, une volonté d’aller de l’avant et de trouver des solutions. Pour monter ce projet nous avons été confrontés à de nombreuses difficultés notamment dans la recherche de locaux adaptés mais tout s’est bien terminé grâce à notre ténacité et au soutien de la communauté d’agglomération Seine-Eure. »

« Si j’avais un conseil à donner à un entrepreneur solidaire : surtout ne pas faire l’impasse sur l’étude de marché. Il s’agit d’une étape clé qui permet d’identifier les premiers partenaires et les débouchés de l’activité. Et surtout, il faut croire à son projet. », conclut Charles Lebrasseur.

Site internet

A bénéficié du

Avec

plusieurs garanties d’un total de

180 000€

plusieurs investissements d’un total de

230 000€

A été accompagné par

France Active Normandie

En 2022
En 2023

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Retisser les liens vers l’emploi

Founé CAMARA

Co-fondatrice de l’association Les Aiguilles de Normandie

Atelier chantier d’insertion

Parmi les femmes accompagnées, toutes ont dû à un moment sacrifier leurs propres projets pour soutenir un mari en insertion, s’occuper des enfants, prendre soin de leurs parents… Elles retrouvent ici une dynamique positive et valorisante.

Val-de-Rueil (Eure)
Atelier chantier d’insertion

Que ce soit dans le cadre de ses études dans le domaine de l’ingénierie du territoire ou dans ses divers engagements associatifs, Founé Camara a toujours eu un fil conducteur : « être utile, ancrée au plus proche du terrain. » C’est d’ailleurs ce qui la pousse en 2015 à fonder avec un groupe d’amis une première association, Langues et alphabétisation Normandie. Elle travaille ensuite pour Nos Quartiers ont du Talent et Unis-Cité, avant de devenir chef de projet pour développer une régie de quartier à Louviers, dans l’Eure. C’est ici qu’elle découvre l’univers des structures d’insertion par l’activité économique. Ce qui lui donne l’impulsion de créer en 2021 Les Aiguilles de Normandie. « J’y allie ma vocation qui est d’être utile, ma passion qui est le stylisme et mes compétences en gestion de projet », résume-t-elle.

Des savoir-faire bien ancrés dans le territoire

 

Elle se lance dans l’aventure avec son partenaire, Nathan Gouin, qui était déjà de la partie pour Langues et alphabétisation Normandie. « Nous sommes très complémentaires. Lui a une connaissance très fine des jeux d’acteurs nationaux et régionaux ; moi celle du terrain, du milieu de l’insertion, de l’accompagnement. J’apporte aussi ma touche de créativité. Et surtout, nous sommes parfaitement alignés sur une même vision, une même rigueur et un même engagement au service des femmes éloignées de l’emploi. »
L’idée de créer les Aiguilles de Normandie vient de la rencontre de la passion de Founé pour la mode avec une tradition bien ancrée du territoire : « Nous sommes dans un ancien bastion de l’industrie textile. Beaucoup de personnes ont donc des compétences en couture, tricot, broderie… C’est assez naturellement que nous avons tiré ce fil pour créer une structure qui soit utile aux femmes de la région. »
L’association propose ainsi quatre services : le recyclage de tissus « dormants » neufs pour les transformer en accessoires zéro déchet (lingettes bébé, de maquillage, pour la maison…), prêt-à-porter, confection pour les créateurs et bientôt retoucherie. Le tout accessible aux particuliers grâce à de la vente en ligne et prochainement en boutique, ou aux collectivités via des partenariats pour la production, par exemple, de tuniques ou vêtements professionnels.

Responsabiliser et redonner confiance

 

Actuellement, l’atelier emploie dix personnes en insertion, dont neuf femmes. « Nous voulions nous adresser à ces femmes qui ont connu souvent des barrières dans leur vie, renonçant à poursuivre leurs études, à chercher un emploi à la hauteur de leurs compétences et même de leurs ambitions. » Pour recréer une dynamique positive et valorisante, Founé et Nathan misent sur un management en cogestion : « Nous discutons ensemble des contrats, nous leur demandons leur avis sur le stylisme, les tissus, les dessins… Nous avons à cœur de les inclure dans les décisions pour leur redonner confiance en elles. Cela fait aussi partie du parcours d’insertion. »
Pour Les Aiguilles de Normandie, les défis ne s’arrêtent pas là. Founé et Nathan souhaiteraient, d’ici quelques mois, étoffer l’équipe, agrandir les locaux et ouvrir la boutique physique actuellement en travaux. À plus long terme, ils auraient également en projet de créer une coopérative avec des artisans en couture ainsi qu’un centre de formation. « Ce serait un moyen de garder des liens avec les personnes passées en insertion chez nous durant deux ans. »
Nul doute que pour ces prochaines étapes, ils feront appel à France Active Normandie qui est à leurs côtés depuis le début : « Ils nous ont en effet accompagnés pour préserver notre trésorerie et sur le montage financier. Désormais, nous contactons toujours France Active avant de demander conseil à la banque ou à tout autre partenaire. Ils sont un soutien clé pour consolider notre projet. »

A bénéficié du

Avec

un prêt solidaire de

30 000€

A été accompagné par

France Active Normandie

En 2021

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Faire valser les préjugés

Nadège DEVILLE

Directrice de Just Kiff Dancing

Sensibilisation par la danse

Just Kiff Dancing, association créée en 2007 promeut les danses urbaines et veille à une insertion sociale et professionnelle de ses adhérents. Elle développe une conscience citoyenne autour de trois valeurs :
la danse, le partage et l’épanouissement.


Saint-Etienne du Rouvray 76800
Sensibilisation par la danse

Just Kiff Dancing, association créée en 2007 promeut les danses urbaines et veille à une insertion sociale et professionnelle de ses adhérents. Elle développe une conscience citoyenne autour de trois valeurs : la danse, le partage et l’épanouissement.https://vimeo.com/365247186
Les activités ont ainsi commencé avec des cours de danses classiques puis se sont fortement développées à partir de 2009 avec le lancement de la « prévention dansée », concept innovant créé par la directrice Nadège Deville et s’inscrivant dans le programme régional LUCIDE (Lutter Contre les Inégalités et toutes les Discriminations, Ensemble/programme FSE).
L’association intervient sur plusieurs domaines : des cours de danses hebdomadaires, des stages techniques, des Flash Mob citoyens…Le concept de prévention dansée se découpe lui en plusieurs programmes : formation, espace d’expression, parcours d’insertion, ssaimage.
Elle a bénéficié de la part de France Active Normandie d’un investissement solidaire de 15 000 euros ainsi que d’une garantie d’emprunt bancaire.

Site internet

A bénéficié du


Avec

une prime de

5 000€

un investissement de

15 000€

A été accompagné par

France Active Normandie

En 2015 et 2021

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