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La Cravate Solidaire : l’accompagnement de France Active pour développer un projet d’ampleur

Yann Lotobé

Co-fondateur de La Cravate Solidaire

Association solidaire

France  Active et Mirova Foundation sont des partenaires complémentaires : l’un apporte l’expertise terrain, l’autre la maturité financière.



Paris (75)
Association solidaire

Il y a quatorze ans, trois étudiants ont créé une association avec pour modeste ambition d’accompagner des personnes dans leur préparation aux entretiens, en leur offrant à la fois des conseils avisés et une tenue vestimentaire adaptée. Aujourd’hui, La Cravate Solidaire est devenue un réseau national présent sur 15 bassins d’emploi, fort de 2 500 bénévoles, 110 salariés, et accompagnant 15 000 personnes chaque année vers l’emploi. 

 

Rencontre avec Yann Lotodé, l’un des fondateurs pour nous raconter l’histoire de la Cravate Solidaire. 

Un activisme précoce 

C’est en arrivant sur la capitale pour leurs stages d’études que Yann, Jacques-Henri et Nicolas, tous trois venus de la banlieue proche, prennent conscience d’une réalité frappante : les inégalités sociales ne s’arrêtent pas aux portes des entretiens d’embauche. En découvrant les codes stricts du monde professionnel, ils réalisent que de nombreux candidats, notamment ceux issus de milieux modestes, sont exclus avant même d’avoir pu prouver leurs compétences. Les barrières ? Des attentes vestimentaires, un langage à maîtriser, des codes implicites qui, sans accompagnement, deviennent des obstacles insurmontables. 

« On avait grandi en banlieue, on savait que des gens se faisaient recaler en entretien parce qu’ils n’avaient pas les codes, explique Yann. On voulait agir. » 

 

C’est de ce constat qu’est née La Cravate Solidaire, avec une ambition initiale simple mais déterminée : accompagner une ou deux personnes par mois dans leur préparation aux entretiens, en leur offrant des conseils personnalisés et une tenue adaptée, grâce à des dons de vêtements professionnels. 

« Quand on a commencé on était des gamins de 20 ans, on avait un local dans un sous-sol de la Mission Locale, très peu de budget… Mais on avait un mental d’acier. » 

Un modèle en réseau, ancré dans les territoires 

Portée par une énergie militante et une approche pragmatique, l’association a rapidement trouvé sa place.  

Face à un succès rapide – avec jusqu’à 50 demandes de création d’antennes en seulement trois ans –, l’association a dû faire un choix stratégique : franchiser ou essaimer en réseau ? Elle a opté pour la seconde option, préservant ainsi son ADN local et bénévole. « On a décidé de créer une antenne par an pour garder une gouvernance de terrain, raconte Yann. Aujourd’hui, on vise 28 territoires en 15 ans. » Cette approche permet de maintenir une proximité avec les bénéficiaires, tout en garantissant une croissance maîtrisée. 

 

Les résultats parlent d’eux-mêmes : un taux de retour à l’emploi de 60 à 70 % pour les personnes accompagnées, 90 tonnes de vêtements collectés et redistribués chaque année, et 80 jeunes en Service Civique mobilisés pour renforcer l’impact local. Mais au-delà des chiffres, c’est surtout l’humain qui prime. « On n’a jamais eu autant besoin de nous sur le terrain, souligne Yann. Mais on n’a jamais eu autant de difficultés à se développer. » Entre les coupures budgétaires, les gels des Services Civiques et les défis économiques, l’association doit sans cesse innover pour maintenir son engagement. 

France Active, un partenaire de la première heure 

L’histoire de La Cravate Solidaire est indissociable de celle de France Active. Yann, alors en stage au sein de l’association France Active des Hauts-de-Seine, y a forgé les compétences qui lui ont permis de structurer l’association. « France Active m’a donné toutes les armes : analyse financière, modèle économique… C’est un truc de malade », se souvient-il avec enthousiasme. 

Le soutien de France Active s’est concrétisé de multiples façons. En 2014, une place de l’émergence a permis de financer la création de l’antenne lyonnaise, avec un salarié porteur de projet pendant un an. « C’était génial : ça nous a donné de la stabilité », explique Yann. Plus tard, des prêts solidaires et ont été accordés pour des projets clés, comme le projet mobile au Mans (30 000 € pour aller vers les bénéficiaires en zones rurales) ou l’installation de l’antenne de Lille dans de nouveaux locaux grâce à la garantie bancaire de France Active et un crédit auprès du Crédit Mutuel. 

 

Mais l’accompagnement ne s’est pas limité au financement. France Active a aussi proposé des formations (pérennisation du modèle économique à Rouen, analyse financière via Mirova Foundation) et des outils pratiques, comme le guide “Je pilote ma trésorerie”, largement utilisé par les équipes. « France Active et Mirova Foundation sont des partenaires complémentaires : l’un apporte l’expertise terrain, l’autre la maturité financière », résume Yann. 

Innover pour toucher toujours plus de personnes 

Pour atteindre son objectif de couverture nationale, La Cravate Solidaire a développé deux leviers majeurs. D’abord, les “Aller Vers”, des camions-ateliers qui permettent d’intervenir directement dans les quartiers prioritaires ou les zones rurales, là où les bénéficiaires ne peuvent pas se déplacer. « La mobilité est un enjeu majeur pour nos bénéficiaires », explique Yann. 

 

Ensuite, le programme en ligne “Coups de Pouce à la Maison”, un accompagnement à distance (labellisé par le Collectif Mentorat) pour les territoires où une antenne physique n’est pas viable. « On veut que chaque personne en France puisse bénéficier de nos services », précise-t-il. 

L’association ne se contente pas d’agir en faveur des candidats, elle travaille aussi à changer le regard des recruteurs. Grâce à des formations en entreprise (20 intra et 1 inter par an) sur le recrutement inclusif, co-construites avec ses bénévoles RH, elle génère un chiffre d’affaires de 30 000 €, réinvesti dans son cœur de métier. « Qui mieux que nous, qui sommes sur le terrain, peut former les recruteurs à l’inclusion ? », interroge Yann. 

Un conseil aux entrepreneurs sociaux ? 

Interrogé sur ce qu’il aurait aimé savoir au début de son aventure, Yann sourit : « Ne bosse jamais dans l’associatif ! » dit-il en rigolant. « Non, plus sérieusement : mets ta ceinture, ça va être chaud. Et fais ton stage chez France Active ! » Derrière cette blague se cache une réalité : l’engagement associatif demande de la résilience, mais il offre aussi des satisfactions immenses. 

 

Pour Yann, le moment le plus gratifiant reste sans doute celui où La Cravate Solidaire a été lauréate de La France s’engage en 2015, alors que l’association n’avait que trois ans. « On était des gamins mais on travaillait déjà comme des fous. Ce prix a été un vrai marqueur de confiance. » 

Et demain ? 

Les défis sont nombreux, mais l’association voit grand. « On veut devenir les experts du “dernier kilomètre” dans l’insertion professionnelle, explique Yann. Cela signifie former des bénévoles ultra-spécialisés par secteur d’activité, répondre à toutes les demandes d’urgence, et bien fonctionner avec toutes les associations d’insertion qui nous font des prescriptions. » 

 

Pour y parvenir, La Cravate Solidaire compte poursuivre son essaimage maîtrisé, développer ses solutions mobiles et digitales, et renforcer son plaidoyer pour un écosystème plus favorable aux associations. 


Site internet

A bénéficié du


Avec

une garantie de

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La Halte Caupennoise : les défis de deux jeunes entrepreneurs pour redonner vie à leur village

Lucylle Poirier et Cédric Ayad

Porteurs du projet La Halte Caupennoise

Epicerie, snacking multiservice

Alors que les banques nous fermaient les portes à cause de notre âge, France Active a tout de suite cru en nous, s’est montrée ultra-réactive et nous a donné les bons conseils pour réussir.



Caupenne (40250)
Epicerie, snacking multiservice

À seulement 24 et 26 ans, Lucylle Poirier et son compagnon Cédric ont pris le pari de reprendre le multiservice de Caupenne, un petit village landais d’environ 400 habitants. Moins d’un an après l’ouverture, « La Halte Caupennoise » s’est imposée comme le point de ralliement incontournable de la commune. Retour sur une belle aventure entrepreneuriale, portée par le courage, la solidarité locale et un accompagnement décisif de France Active Nouvelle-Aquitaine. 

Une opportunité de faire leur preuve 

À l’origine, le rêve du jeune couple était bien précis : ouvrir une boulangerie, le métier de base de Cédric. Lucylle, quant à elle, disposait d’une solide expérience dans la vente et la gestion, consolidée par un BTS management. Mais la réalité financière à leur âge est tout autre et l’accès à une boulangerie traditionnelle s’avère trop coûteux.   

C’est alors qu’ils tombent par hasard sur l’annonce de reprise du commerce multiservice de Caupenne. Voyant là l’occasion parfaite de « se faire la main » et d’apprendre le métier de chefs d’entreprise à travers une multitude de services, ils décident de se lancer.

Des défis et des préjugés bancaires  

Le parcours de création n’a pas été un long fleuve tranquille. Le premier obstacle majeur a été la difficulté d’obtenir un prêt. Aux vues de leur jeune âge, les banques étaient réticentes. Pour réunir l’apport personnel nécessaire, Lucylle doit même faire le sacrifice de vendre sa propre voiture.   

Heureusement, orientés par la Chambre de Commerce et d’Industrie, ils se tournent vers France Active. La conseillère se montre réactive, à l’écoute et leur apporte de précieux conseils. Grâce à l’appui financier de France Active Nouvelle-Aquitaine et au relais d’Initiative Landes et le Crédit Mutuel (qui leur octroie un prêt à taux zéro remboursable sur trois ans), le plan de financement est enfin bouclé.  

Malgré certains contretemps, notamment des problèmes de santé de Lucylle, l’ouverture est retardée mais a bien lieu en août 2025.  

Le nouveau lieu de rencontre du village 

L’impact de la Halte Caupennoise sur le territoire est immédiat et vital. Caupenne ne possède aucun autre commerce. Sans la Halte, les habitants doivent parcourir au moins 10 kilomètres pour trouver le moindre point de vente.   

Pour répondre aux besoins de la population, Lucylle et Cédric font absolument tout : restaurant, bar, tabac, dépôt de pain, presse, épicerie, et même la gestion de l’agence postale communale. En quelques mois, le lieu est devenu le cœur animé du village. C’est l’endroit où les habitants se croisent, échangent les nouvelles et viennent massivement boire le café chaque matin, particulièrement le dimanche.   

Un premier bilan prometteur et des projets d’avenir  

À l’approche de leur premier anniversaire d’exploitation en août, le bilan est extrêmement positif. « Franchement, je trouve qu’on s’en sort plutôt bien », confie Lucylle. Cette réussite, ils la doivent aussi à la solidarité des clients, de la municipalité et des associations locales qui jouent pleinement le jeu de l’économie de proximité.   

Forts de cette première expérience réussie, les deux jeunes entrepreneurs n’oublient pas leur objectif initial. Le projet d’ouvrir, à terme, leur propre boulangerie artisanale reste plus que jamais d’actualité. En attendant que ce nouveau rêve se réalise dans un autre local, la Halte Caupennoise continue d’écrire sa belle histoire, prouvant que la jeunesse et la résilience peuvent redonner vie aux territoires ruraux.  

A bénéficié du

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La Téoule : Un tiers-lieu pas comme les autres

Marion Hnatyszyn

Directrice de La Téoule

Projet d’habitat partagé inclusif

De la Place de l’Émergence à la structuration du tiers-lieu par un DLA, France Active a été un partenaire à l’écoute et réactif pour La Téoule.



Revel (31250)
Projet d’habitat partagé inclusif

À Revel, un domaine unique en son genre fait bouger les lignes de l’inclusion et du handicap. En associant un projet d’habitat partagé accompagné à un tiers-lieu dynamique, la Téoule prouve qu’un écosystème solidaire et local peut transformer la vie de ses résidents tout en dynamisant son territoire. Rencontre avec une structure qui vulgarise l’inclusion pour la rendre concrète et vivante.  

Aux origines du projet : des parents souhaitant de meilleures conditions pour leurs enfants 

Tout a commencé en 2015 avec la création de l’association Equipollence, portée par des parents d’adultes en situation de handicap. L’idée ? Porter un habitat partagé accompagné, concept qui n’existait pas encore en France. En d’autres termes : permettre aux résidents de mettre en commun leur Prestation de Compensation du Handicap (PCH) afin de financer un pool permanent d’accompagnement social et de vie au quotidien.  

Pour garantir une gestion pérenne et indépendante, Equipollence a fait le choix de confier l’exploitation du site à une structure dédiée, la Scic La Téoule, tout en restant associée et gardienne des valeurs politiques et humaines d’origine. Aujourd’hui, le projet est le fruit d’une intelligence collective regroupant les usagers, les familles, la coopérative, et la foncière solidaire (Solidarité Investissement) propriétaire des murs.  

Un habitat qui redonne leur indépendance à des personnes fragiles 

Ouvert depuis deux ans et demi, le domaine accueille aujourd’hui 9 locataires présentant des déficiences légères à sévères. Loin de la rigidité des institutions traditionnelles de type MAS (Maisons d’Accueil Spécialisées) où le quotidien est souvent figé, La Téoule mise sur la mixité des pathologies et l’autonomie.  

« On reproduit un peu finalement une vie de grande famille à La Téoule. Chacun parvient à trouver sa place et son rôle dans ce collectif. Des personnes de plus de 40 ans font aujourd’hui des progrès immenses en termes d’autonomie », confie la directrice.  

La socialisation par un tiers-lieu 

L’immense originalité de La Téoule réside dans l’association à cet habitat inclusif d’un tiers-lieu. Loin d’être un simple espace de coworking ou un fablab, ce lieu se veut un véritable « incubateur de lien social ». Animé par une équipe renforcée depuis peu, il accueille des événements, des associations et prête même ses espaces pour les réunions techniques de la mairie.  

L’objectif est clair : « Nous voulons sortir du cliché. Nous voulons un lieu fun et attractif pour tout le monde ». Et la magie opère. Les interactions régulières entre « les  téouliens » (les résidents) et les habitants de Revel créent un impact humaniste profond et bilatéral. L’impact social est tel que la structure travaille actuellement avec l’université pour en faire un sujet de recherche scientifique.  

France Active : un partenaire de chaque instant

Pour mener à bien ce projet d’envergure, La Téoule a pu compter sur l’appui solide de France Active. Présent à chaque étape cruciale, le réseau de financement solidaire a d’abord soutenu le montage financier initial et l’obtention de prêts en partenariat avec le Crédit Coopératif et l’Urscop.  

L’accompagnement a commencé par Place de l’émergence, un programme rare porté par France Active qui permet d’accompagner à la structuration d’un modèle économique. Financé par la Banque des Territoires, MAIF Solutions financières, la BNP et la Fondation MACIF, ce programme a soutenu 260 projets sur les cinq dernières années. 

Par la suite France Active est intervenue de nouveau grâce à un DLA (Dispositif Local d’Accompagnement) pour affiner la structuration du lieu en codéveloppant avec la directrice, un outil de pilotage financier de la Scic. 

Les défis de la ruralité et l’avenir 

Bien que solidement ancrée à Revel où la proximité avec les élus et la mairie facilite grandement les actions quotidiennes, La Téoule fait face aux défis des zones rurales. L’accès aux financements nationaux reste parfois complexe, car les dossiers sont souvent évalués en fonction du volume de population touchée plutôt qu’à la qualité de l’impact local.  

Les prochains défis ? Trouver de nouveaux fonds d’investissement pour réaliser des travaux indispensables liés à l’accessibilité et la mobilité sur le site.  

Malgré certains obstacles, les victoires quotidiennes confirment que La Téoule a réussi son pari. Croiser un habitant dans la rue qui salue spontanément un résident par son prénom ou voir la mairie adapter ses politiques sportives au handicap sont les plus belles récompenses d’un modèle d’inclusion rurale réussi. 


Site internet

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France Active Occitanie

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Quand un tiers lieu artistique ramène la convivialité dans un territoire rural

Margot Linard

Responsable de l’administration de l’association Simone

Tiers lieu associatif

C’est un projet très hybride, les banques classiques ou les financeurs classiques de la culture ne comprenaient pas ce qu’on faisait et n’avait pas forcément confiance. France Active a tout de suite compris la dimension ESS et nous a aidés à structurer notre modèle économique.



Châteauvillain, 52120
Tiers lieu associatif

À Châteauvillain, en Haute-Marne, une ancienne friche industrielle s’est métamorphosée en un tiers-lieu artistique et solidaire et redonne vie à un village qui avait perdu presque tous ses commerces. Le projet Simone montre qu’avec persévérance et humilité, on peut réinventer le quotidien d’un territoire rural. 

D’une friche de stockage au tiers-lieu hybride 

À l’origine du projet se trouve Anne-Laure Lemaire, comédienne, metteuse en scène et aujourd’hui directrice artistique de la structure. Alors qu’elle cherche un endroit pour stocker les décors de sa compagnie, elle pousse les portes de l’ancien site industriel de fabrication de bottes « Le Chameau », en cours de rachat par la Communauté de communes. Face au potentiel de cette friche en sursis, une évidence s’impose : l’endroit est bien trop précieux pour n’être qu’un simple lieu de stockage. Elle voulait également revaloriser ce site qui a longtemps été le cœur économique du secteur et qui avait une valeur sentimentale pour les locaux, un lieu où tout le monde y connaissait quelqu’un qui y avait travaillé.  

 

Le projet se structure alors sur « deux jambes ». D’un côté, la compagnie artistique propose des cours de théâtre et investit les lieux pour des répétitions, comblant ainsi le manque criant d’espaces de travail pour les artistes. De l’autre, les habitants et bénévoles se regroupent au sein de l’association Les Amis de Simone pour redonner de la convivialité au site. Face aux besoins concrets du territoire, ils ouvrent un café associatif, créent un vide-dressing (« La fripe de Coco Chamelle ») et lancent un marché de producteurs locaux complété par un dépôt d’épicerie.  

 

En 2020, constatant que ces deux dynamiques se nourrissent mutuellement, la compagnie et l’association fusionnent administrativement pour donner naissance à une entité unique : l’association Simone.

La zone économique et artistique : un pari politique réussi 

Ce développement n’aurait pas été possible sans le soutien de la Communauté de communes. Entre 2018 et 2019, la collectivité engage d’importants travaux de réhabilitation et de mise aux normes.  

 

Aujourd’hui, le site est devenu une ZAEA (Zone d’Activité Économique, Artistique et Artisanale) unique en son genre. Le lieu regroupe les ouvriers de la Communauté de communes, des artistes, mais aussi des artisans locaux. Le cœur du tiers-lieu se situe au sein de « Simone Bleu », le bâtiment central qui abrite le café associatif, tandis qu’un appartement à l’étage et une salle dédiée sont configurés pour accueillir des artistes en résidence tout au long de l’année. 

Un mantra : relier l’art et le quotidien 

 « Relier l’art et le quotidien en milieu rural », tel est le mantra qui guide l’équipe de Simone, passée de deux salariées à mi-temps en 2020 à six salariés aujourd’hui. Le projet se déploie autour de trois axes majeurs :  

 

L’accueil d’artistes en résidence et la pratique artistique : Simone offre un premier soutien précieux à des compagnies aux projets atypiques ou hybrides. Des ateliers de théâtre, de dessin, de sculpture ou de musique y sont proposés pour tous les âges.  

 

Le service aux habitants : En plus du café et des marchés, le lieu s’adapte aux demandes, accueillant aussi bien des cours d’anglais qu’un club de tricot ou un point relais de paniers de légumes.  

 

Le lien social et l’expérimentation : Simone collabore avec les structures locales en servant par exemple de relais pour les Restos du Cœur ou pour des plateformes de répit.  

 

En 2022, le tiers-lieu a franchi un nouveau cap avec l’ouverture d’une cantine associative. Ouverte du lundi au vendredi midi, elle propose une cuisine saine, de saison, abordable, comblant un réel manque de restauration dans la commune. 

L’accompagnement de France Active et le défi du modèle hybride 

À ses débuts, l’hybridité de Simone a dérouté les financeurs traditionnels de la culture, peu habitués à voir des projets artistiques s’entremêler avec un café associatif ou de l’économie circulaire.  

 

C’est là que France Active a joué un rôle déterminant. Dès les origines, la structure a aidé Anne-Laure Lemaire à décortiquer son projet sous le prisme de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). France Active et les partenaires bancaires ont apporté des solutions de trésorerie cruciales pour constituer un fonds de roulement, permettant de verser les premiers salaires en attendant le déblocage des subventions publiques. Ce partenariat, qui s’inscrit dans la durée, a permis de légitimer le droit à l’expérimentation et d’accepter le temps long nécessaire à l’infusion d’un tel projet sur son territoire.  

Prendre le temps de convaincre plutôt qu’imposer 

L’accueil des habitants s’est fait progressivement. L’équipe de Simone a choisi d’avancer pas à pas, sans démarche frontale. Voir des artistes travailler sur une création en cours, plutôt que de consommer un produit culturel fini, a permis de démystifier le travail artistique. Le fait qu’Anne-Laure Lemaire soit originaire de la région a également grandement facilité l’intégration locale. Aujourd’hui, même si certains habitants restent discrets, la fierté de voir ce lieu vivre et compenser la fermeture des commerces du centre-ville est bien réelle.  

 

Le bilan après dix ans ? Un défi permanent pour rester en mouvement. L’association s’appuie sur une communauté solide de 47 bénévoles actifs et un réseau étendu de « soucieux » — des personnes parfois éloignées géographiquement mais attachées à la vie du lieu.  

 

Pour Margot Linard, coordinatrice du lieu, l’enjeu principal est de préserver cette organicité sans jamais figer les choses : « Ce serait beaucoup plus simple de figer les choses une fois pour toutes, mais c’est un vrai exercice d’adaptation, de flexibilité, qui nécessite une écoute immense. ». Un pari quotidien, largement réussi, qui continue d’écrire l’avenir de Châteauvillain.


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France Active Champagne Ardenne

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Le goût du local avant tout : l’aventure fromagère de Marie-Laure avec France Active

Marie-Laure DUPUCH

Fondatrice de Au Bonheur des Petites Souris

Commerce de détail alimentaire – Fromagerie

Les accompagnements France Active m’ont appris à structurer mon entreprise et à anticiper les difficultés. Sans eux, je n’aurais peut-être pas osé me lancer aussi sereinement.



Valognes (50700)
Commerce de détail alimentaire – Fromagerie

Il y a 2 ans, Marie-Laure créait Au bonheur des petites souris dans une volonté de proposer des produits locaux de qualité et de transmettre ce savoir-faire au plus grand nombre. Elle a su transformer les obstacles d’un secteur traditionnel en une réussite locale engagée. Ce parcours inspirant a été rendu possible grâce à une détermination sans faille et au soutien du réseau France Active.

Une reconversion guidée par la passion du fromage 

 

Marie-Laure n’a pas toujours vendu du fromage : elle l’a d’abord créé. Ingénieure en agroalimentaire, elle a passé des années à imaginer de nouveaux produits fromagers pour les grands groupes industriels. C’est pour rejoindre son conjoint qu’elle arrive à Valognes, dans la Manche. Elle ne trouve cependant pas l’équivalent de son poste qui est très spécifique et rare.  

C’est en tombant sur un local disponible situé entre un boucher et un caviste qu’elle y voit une évidence : ouvrir sa propre fromagerie.  

 

Des défis de taille l’attendaient. Avant tout, se former à ce métier qui reste très différent de son expertise. Les fromagers locaux étaient très réticents à l’idée de la former, une sorte de confidentialité existant autour de ce métier très traditionnel. En tant que femme, elle a d’autant plus ressenti une nécessité de faire ses preuves dans un secteur dominé par les hommes. 

La Normandie, terre d’excellence laitière

 

Pour Marie-Laure, une évidence s’imposait : privilégier les produits locaux. « La Normandie regorge de trésors laitiers, pourquoi chercher ailleurs ? ». Mais trouver des fournisseurs locaux n’était pas une tâche facile : ils se font rares et sont fidèles à leurs fromagers. Marie-Laure a donc dû faire appel à son réseau et sa détermination. 

Résultat : une crèmerie à 100% normande, une fromagerie à 15% du territoire, et une sélection qui détrône la concurrence. Ce choix répond notamment à une demande croissante de clients friands de transparence et de bien-être animal.

Le réseau France Active lui a ouvert des portes, dont celles de Matignon 

 

Conseillée directement par la CCI, Marie-Laure a fait appel à France Active dès la création de sa fromagerie Au bonheur des petites sourisFrance Active m’a accompagnée pour accéder à des dispositifs financiers et des réseaux essentiels », explique-t-elle. Grâce à une rupture conventionnelle, elle a pu bénéficier d’un accompagnement financier pendant un an et demi, tout en mobilisant des aides régionales comme le dispositif normand « Je monte ma boîte » (une subvention de 10 000 €) et la garantie bancaire FAITPE (Fonds d’Accès aux Investissements pour les Très Petites Entreprises). 

 

Grâce à sa conseillère France Active, Marie-Laure a découvert le concours « 101 femmes entrepreneures », que portent l’Etat et Bpifrance, une opportunité qui a marqué un tournant dans son parcours. « Ce concours, au-delà de la visibilité, m’a permis rejoindre un réseau de femmes entrepreneures qui partagent les mêmes défis au quotidien », confie-t-elle. 

 

La participation à ce concours a été une expérience exigeante, mais formatrice. Après la constitution d’un dossier complet et un pitch devant un jury, Marie-Laure a été sélectionnée pour intégrer un bootcamp de 48 heures à Paris, réservé aux 101 lauréates. « On a échangé avec le Premier ministre, la ministre de l’Égalité hommes-femmes et la ministre du Travail à Matignon. C’était un moment hors du temps ». Les ateliers et rencontres lui ont permis de tisser des liens durables avec des entrepreneures aux profils variés, et d’acquérir des outils concrets pour piloter son entreprise.

Transmettre et casser les codes   

 

Transmettre son savoir, c’est tout le but de son aventure entrepreneuriale.  

Pour contre balancer les difficultés qu’elle a rencontrées en débutant en tant que femme, son équipe est aujourd’hui composée uniquement de femmes dont une alternante. Son objectif ? Offrir leur une chance à celles qui souhaitent bousculer les traditions d’un milieu encore fermé. 

Marie-Laure souhaite également faire découvrir les secrets de la fabrication fromagère en proposant des ateliers, des team-building et des interventions ludiques pour les enfants : fabrication de fromages frais, de beurre, ou encore initiation aux techniques d’affinage.  

« Le vrai lait, ça a du goût, et c’est ce goût-là que je veux partager. » 

Un message d’espoir et de persévérance 

 

Son conseil aux futurs entrepreneurs ? Se faire confiance, bien s’entourer et ne pas lâcher. « On peut donner la direction qu’on souhaite à son entreprise et aller à la vitesse qu’on souhaite », résume-t-elle, illustrant sa philosophie d’entrepreneure engagée et optimiste. 

 

Elle nous partage également une anecdote : “Il y avait un fromager de la région qui m’avait clairement dit qu’il ne croyait pas en mon projet. 2 ans plus tard, forcé de voir ma réussite, il s’est excusé. C’était un moment très satisfaisant.” 


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un prêt personnel de

1 000€

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France Active Normandie

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Youn Design : Quand l’Ingénierie Rencontre l’Art du Bois au Cœur de l’Ain

Younoussa Camara

Fondateur de Youn Design

Fabrication d’art en bois

France Active m’a permis d’avoir une garantie financière, ce qui m’a permis de lancer mon activité sans avoir de caution personnelle sur mon prêt.



Martignat (01100)
Fabrication d’art en bois

A Martignat, une jeune entreprise fait parler d’elle par son approche novatrice et engagée de la décoration intérieure. Fondée en 2023 par Younoussa, un ingénieur en conception mécanique de 31 ans passionné d’art, Youn Design redéfinit la décoration murale en bois. 

Un projet né d’une quête de sens 

À l’origine de ce projet se trouve Younoussa, 31 ans, ingénieur en conception mécanique de formation. Si le début de sa carrière a été marqué par la réalisation de projets industriels complexes et innovants, un tournant s’opère lors des fêtes de fin d’année 2019. Animé par une volonté de changer sa manière de consommer et d’offrir, il commence à fabriquer lui-même des décorations simples.   

Le succès immédiat de ces créations auprès de son entourage agit comme un déclic : l’art, le design et l’artisanat deviennent ses véritables vecteurs d’expression. Younoussa décide alors de réorienter son expertise technique pour se consacrer à la création d’objets d’art d’intérieur.

L’ADN de Youn Design : artisanal, unique et engagé 

Le travail de Younoussa avec Youn Design repose sur trois piliers fondamentaux : 

 

Fabrication artisanale : Chaque œuvre est réalisée à la main, de A à Z par Younoussa. Le processus inclut le design, la programmation de la découpe laser, la gravure, la peinture et l’expédition. 

 

Exclusivité : Les créations sont produites en petites séries, garantissant une touche d’originalité et d’unicité à chaque intérieur. La gamme propose aussi bien des portraits animaliers que des paysages ou des gravures personnalisées. 

 

Éco-responsabilité et engagement local : Fièrement implantée en France, l’entreprise refuse l’importation internationale et vise, à terme, la création d’emplois dans le département de l’Ain.

France Active : le catalyseur de l’ambition entrepreneuriale 

Se lancer seul dans l’entrepreneuriat représente un défi financier et technique de taille. C’est ici qu’intervient France Active, un partenaire déterminant pour Youn Design. 

L’accompagnement s’est articulé autour de trois axes majeurs : 

 

Sécurité financière : France Active a apporté une garantie financière, permettant à Younoussa d’obtenir son prêt bancaire sans avoir à engager de caution personnelle, une sécurité précieuse pour un nouveau créateur. 

 

Soutien à l’investissement : L’octroi d’une prime a facilité les premiers investissements matériels nécessaires au démarrage de l’activité. 

 

Montée en compétences : Au-delà du volet financier, Younoussa a bénéficié de webinaires de formation, l’aidant à consolider ses compétences en gestion entrepreneuriale dans le cadre du programme Accès + de France Active.

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Ara Hôtel : L’inclusion comme moteur de l’excellence hôtelière

Didier Dubois

Fondateur et dirigeant du groupe Vidéal et Ara Hôtel

Hôtellerie solidaire

Faire appel à France Active est devenu un réflexe à chaque nouveau projet. Ils sont présents depuis les débuts du groupe Vidéal, nous offrant bien plus qu’un soutien financier : une véritable expertise. 



Landerneau (29800)
Hôtellerie solidaire

À Landerneau, derrière la façade élégante d’un établissement 3 étoiles, se cache une révolution sociale qui dure depuis dix ans. L’Ara Hôtel n’est pas un établissement comme les autres : il est le pionnier français de l’hôtellerie inclusive, avec une équipe composée à 80 % de travailleurs en situation de handicap.  

L’hôtellerie comme levier de valorisation 

Didier Dubois, fondateur et dirigeant du groupe Vidéal et de l’enseigne Ara Hôtel, résume la philosophie du projet :  

 

« Notre volonté était de donner l’opportunité à des personnes en situation de handicap de se confronter au client final, dans un secteur valorisant comme l’hôtellerie. Pas pour mettre en avant leur handicap, mais pour montrer qu’elles sont capables d’exercer les mêmes métiers que tout le monde. »  

 

Il y a une décennie, reprendre un hôtel pour en faire un lieu 100 % inclusif relevait du défi. Le secteur de l’hôtellerie, exigeant et concurrentiel, privilégie souvent des profils formés en écoles spécialisées. Pourtant, Vidéal a choisi de former sur place des collaborateurs éloignés de l’emploi, en adaptant les plannings (pour tenir compte des contraintes de santé), les méthodes de travail (suppression des cadences strictes, binômes pour compenser les limitations physiques) et l’accompagnement (encadrement pédagogique, psychologues du travail plutôt que cliniciens).  

 

Le résultat est sans appel : 17 salariés s’épanouissent à Landerneau, affichant une fidélité rare dans un secteur pourtant touché par une forte pénurie de main-d’œuvre.  

Un écosystème engagé et vertueux 

Au-delà de proposer des emplois inclusifs, Ara Hôtel privilégie les entreprises adaptées pour les services externes (blanchisserie, espaces verts). Dans la restauration, les produits sont locaux, bio et de saison, l’hôtel privilégie une consommation limitant les déchets et la dépense d’énergie.  

 

Cette exigence globale a été récompensée par des certifications tels que le Label « Engagé RSE » niveau Exemplaire délivré par l’AFNOR. 

Le soutien de France Active : Le “petit truc” qui fait la différence  

Pour Didier Dubois, le partenariat avec France Active a été déterminant, notamment lors de la reprise de l’hôtel de Landerneau auprès du Crédit Mutuel de Bretagne. Grâce à des conditions de taux préférentiels, des différés de remboursement, et la garantie, France Active rassure les banques sur la viabilité de projets à fort impact social. Contrairement à un “chargé d’affaires” bancaire, Didier Dubois souligne l’écoute et la bienveillance des “conseillers” France Active. 

Vers l’avenir  

Après l’extension réussie d’Ara Hôtel à Landerneau (avec le passage de 42 à 55 chambres et la création d’un espace bien-être), le groupe vient d’ouvrir un nouvel établissement à Rennes : Osmo Hôtel, un hôtel inclusif de 90 chambres conçu selon une approche bioclimatique, ouvert depuis mai 2026. Ce nouveau site a permis le recrutement d’environ 20 salariés, confirmant ainsi la réussite et la duplication du modèle. 

 

Didier Dubois conclut en faisant le bilan de cette expérience. « Il faut une vraie ambition et de la persévérance. Travailler dans le social demande un esprit collectif et coopératif. Mais rien ne vaut la fierté et la fidélité de mes collaborateurs qui retrouvent, par le travail, une place pleine et entière dans la société. »  


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Le Valbadon : du lien social au cœur d’une commune de 1 300 habitants

Clément Bachelot

Repreneur du Valbadon

Bar, tabac, épicerie

Notre conseillère France Active a été très professionnelle et efficace. On s’est senti vraiment aidés et soutenus grâce à elle. C’est motivant de tomber sur quelqu’un de bien et à l’écoute. Quelque temps après l’ouverture, j’ai même rappelé pour la remercier. 



Balleroy-sur-Drôme (14035)
Bar, tabac, épicerie

Ancien employé dans la grande distribution et inscrit à France Travail, Clément Bachelot, 24 ans, souhaite s’installer à son compte avec sa femme. Son projet ? Reprendre un commerce loin de la ville pour en faire un lieu de rencontre « où il aura le temps de parler aux clients ». Au Valbadon, à Balleroy-sur-Drôme, ce café-bar-tabac historique est bien plus qu’un commerce : c’est un lieu de vie, d’échanges et de convivialité. 

Un accompagnement sur mesure pour concrétiser un projet de vie

 

Redirigé par le Crédit Agricole vers France Active, Clément a pu sécuriser son financement grâce à leur garantie et à un accompagnement personnalisé. Accompagné dans le cadre du parcours Accès+ (soutenu par le ministère du Travail et des Solidarités), il a bénéficié de la prime FAPE EDF et de la prime jeune. Formé par la CCI, il a consolidé ses compétences pour gérer son propre commerce en territoire France Ruralités Revitalisation (FRR). 

 

« Notre conseillère France Active a été très professionnelle et efficace. On s’est senti vraiment aidés et soutenus grâce à elle. C’est motivant de tomber sur quelqu’un de bien et à l’écoute. Quelque temps après l’ouverture, j’ai même rappelé pour la remercier. » 
— Clément Bachelot, repreneur du Valbadon 

Un commerce pour maintenir du lien 

Après avoir écarté des opportunités “en centre-ville”, Clément reprend le Valbadon avec de nouveaux services et l’envie de relancer les soirées concerts ou karaoké. Dans cette commune de 1 300 habitants, ce café-bar est bien plus qu’un point de vente : c’est un lieu de proximité et un espace de rencontre pour un bourg dépourvu de commerce. Pour Clément c’est un pari audacieux mais « Ici, on ne compte pas les heures. On compte les sourires, les discussions, et les moments partagés. C’est ça, la richesse de ce métier. » décrit-il avec enthousiasme 

Ce projet s’inscrit pleinement dans la mission de France Active : accompagner des entrepreneurs, notamment jeunes et en situation d’emploi précaire, dans leur projet. En assurant la pérennité d’un service essentiel (café, dépôt de pain, livraison…) et en favorisant les échanges entre générations, le Valbadon apporte une réponse concrète aux enjeux de désertification rurale.  

« Soutenir ce projet de reprise à Balleroy-sur-Drôme est très représentatif de notre action : accompagner des jeunes entrepreneur·es motivés et courageux pour les aider à reprendre le seul lieu de vie du bourg et maintenir de la convivialité au cœur d’un territoire dépourvu de commerce. » 
— Caroline Bréant, chargée d’accompagnement et de financement, Territoire du Calvados, France Active Normandie 

Zoom sur le programme Inclusion par le Travail Indépendant :

En mars 2021, France Active répond à un appel à projets lancé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. A cette occasion, France Active enrichi son Pacte Création de nouveaux modules d’accompagnement à destination des entrepreneurs les plus fragiles autour de 4 thématiques :

  • la pédagogie financière (piloter sa trésorerie, gérer au mieux ses relations avec son banquier, tableaux de bord et outils de gestion, crowdfunding et analyse et gestion financière),
  • la protection et sécurisation (la prévention des risques, la protection sociale et juridique, la responsabilité civile, les cyber-risques)
  • la sensibilisation au numérique (pour la prospection, la notoriété…),
  • une sensibilisation à l’engagement.

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Inclusion par le travail : comment France Active a permis à Handiwork de changer d’échelle

Jean-Baptiste Honorin et Lionel Satouf 

Fondateurs de Handiwork

Formation et soutien à des personnes en situation de fragilité

Quand on a lancé notre process de levée de fonds, France Active et d’autres partenaires nous ont aidés à clarifier notre stratégie et à établir un plan sur trois ans. Ça nous a obligé à être plus structurés, à avoir des objectifs clairs, et c’est ce qui a permis de passer d’une croissance non maîtrisée à une expansion réfléchie et durable.



Bagnols-sur-Cèze, 30200
Formation et soutien à des personnes en situation de fragilité

Handiwork change la manière d’appréhender l’emploi pour les personnes en situation de handicap dans les entreprises. France Active les a soutenus dans leur stratégie de développement et leur levée de fonds. Aujourd’hui, la structure est devenue un acteur clé de l’inclusion professionnelle, transformant des centaines de vies et prouvant que l’inclusion est une richesse pour tous.  

Une approche concrète et humaine

 

Handiwork est né d’un constat : Les acteurs du handicap et les entreprises souffrent d’un manque de connaissances croisées — les uns sur les réalités métiers, les autres sur les spécificités du handicap — freinant l’accès à l’emploi et l’intégration durable. Malgré des approches et des cultures distinctes, ils partagent un objectif commun : favoriser l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap. La structure comble ce vide en facilitant l’intégration des personnes en situation de handicap dans le milieu professionnel. « Nous avons créé ce pont, ce lien entre ces deux mondes », explique Jean-Baptiste Honorin, cofondateur.  

 

Leur approche repose sur une méthode inspirée de l’apprentissage traditionnel : former directement en entreprise, en mettant l’accent sur les compétences plutôt que sur le handicap. Avec une équipe stable et des outils structurés, Handiwork accompagne chaque année des centaines de personnes, en s’appuyant sur des formateurs experts du métier. L’objectif ? Identifier les compétences de chacun et les développer, comme un boulanger transmet son savoir à son apprenti. « On ne parle pas de handicap, on parle de métier », résume Jean-Baptiste Honorin.   

Deux programmes pour deux publics

 

Handiwork Découverte : A la manière d’un stage, destiné aux personnes issues de structures adaptées (IME, ESAT, ITEP), il permet de découvrir un métier en entreprise, à raison de 3 heures par semaine, sur 10 mois.  

 

Handiwork Recrutement : Un programme de 8 semaines, à temps plein, pour des demandeurs d’emploi en situation de handicap. Ici, l’enjeu est clair : l’embauche à l’issue de la formation. « On travaille avec des entreprises qui ont un vrai besoin de recrutement, et on les accompagne pour que ça marche », explique Jean-Baptiste.  

Un modèle qui rassure et qui marche

 

Handiwork va plus loin que la simple formation des stagiaires : la structure accompagne aussi les équipes en entreprise pour ancrer l’inclusion au quotidien. « Nos formateurs interviennent d’abord en binôme avec les stagiaires. À terme, ces derniers deviennent autonomes et pleinement intégrés. C’est là que notre mission est réussie », explique Jean-Baptiste Honorin. Résultat : des embauches durables et des entreprises qui osent enfin s’engager dans l’inclusion.  

 

Comme il le souligne : « Le management du handicap n’est pas plus complexe que tout autre management. Il fait simplement plus peur. » Une approche qui brise les préjugés et transforme les pratiques.  

France Active, partenaire de l’innovation sociale 

 

L’intervention de France Active Occitanie a été décisive à plusieurs niveaux :  

 

Soutien financier - En accompagnant Handiwork dans sa levée de fonds, France Active a permis de structurer et d’amplifier l’impact du projet, notamment en facilitant l’accès à des ressources essentielles pour son développement territorial (8 antennes en France, 78 salariés, 120 formateurs freelance).  

 

Expertise et mise en réseau  – Grâce à des partenariats locaux, comme avec le programme REALIS de la Région Occitanie, Handiwork a bénéficié d’un accompagnement personnalisé pour maîtriser les mécanismes de financement et renforcer sa stratégie de déploiement.  

Le modèle n’attend plus que de s’étendre

 

Fort de son succès dans des secteurs comme la grande distribution, la restauration rapide et la logistique avec des enseignes nationales (McDonald’s, Burger King, KFC, Accor, Adecco, etc.), Handiwork vise désormais à élargir son impact en consolidant ses partenariats en structurant son réseau pour répondre à une demande croissante. L’objectif est de faire passer le taux d’emploi des personnes en situation de handicap de 3% à 6% dans les entreprises, conformément aux attentes légales.  

 

Pour y parvenir, Handiwork mise sur une stratégie de croissance maîtrisée : après une phase de développement rapide et d’ouverture de 8 antennes sur toute la France, l’accent est désormais mis sur la stabilisation des équipes, l’optimisation des outils et des processus.   

 

L’ambition est de doubler le volume d’activités d’ici les prochaines années, en s’appuyant sur un réseau de 120 formateurs et une équipe expérimentée, tout en diversifiant les secteurs d’intervention. À plus long terme, Handiwork souhaite aussi influencer les politiques publiques, en collaboration avec des acteurs comme France Travail, pour créer des dispositifs spécifiques et systématiques en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap.   


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