Macoretz : 40 ans d’aventure collective au service de l’habitat durable

Xavier Lebot
Directeur général de Macoretz
Entreprise coopérative du bâtiment
France Active a été à nos côtés pour nous aider à formaliser notre engagement en faveur d’une construction durable et inclusive. Leur soutien nous a permis de renforcer notre ancrage territorial et de développer des projets comme les logements sociaux « décarbonés » et des solutions d’habitat pour les personnes âgées.
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Saint-Père-en-Retz, 44320
Entreprise coopérative du bâtiment
Il y a 40 ans, Macoretz naissait d’une volonté simple : construire autrement, en plaçant l’humain au cœur de chaque projet. Aujourd’hui, cette coopérative est devenue un acteur incontournable de la construction maçonnée et en bois en Loire Atlantique, alliant innovation, performance économique, performance environnementale et engagement social.
Naissance d’une SCOP engagée
Macoretz est née en 1986 à Saint-Père-en-Retz, en Loire-Atlantique, de la rencontre de quatre artisans passionnés : un maçon, un charpentier, un menuisier et un ébéniste. Dans un souhait commun de vivre un autre rapport au travail, ils voulaient créer une entreprise où le projet coopératif prime sur la logique purement économique. Dès le départ, ils choisissent le statut de Société Coopérative ouvrière de production (SCOP), un modèle qui place les salariés au cœur des décisions et des bénéfices. Cette audace a permis à Macoretz de se développer tout en restant fidèle à ses valeurs : partage, innovation et ancrage territorial.
Innovation et écologie au cœur de son métier
Au fil des décennies, Macoretz a su diversifier son offre, passant de la construction traditionnelle à l’ossature bois, puis à la rénovation énergétique globale. L’entreprise a également investi dans la formation (jusqu’à 5% de la masse salariale y a été consacrée) et dans des outils modernes, comme un atelier de préfabrication de 1 000 m² inauguré en 2014. Jusqu’en 2022, Macoretz a créé en moyenne 6 à 7 emplois et accueille une vingtaine d’apprentis, contribuant ainsi à la vitalité économique locale et à la transmission des savoir-faire. Un défi majeur pour l’entreprise réside dans l’intégration de ces nouveaux talents au sein de son sociétariat. Comme l’explique Xavier : « Ici, chaque salarié a la possibilité de devenir sociétaire de la coopérative, s’impliquant ainsi pleinement dans la vie et les décisions de l’entreprise. » Cette approche participative est au cœur de leur modèle, alliant croissance et engagement collectif.
En 2021, l’entreprise se restructure et renforce son offre en rénovation énergétique globale, confirmant son engagement pour un habitat durable et accessible. Macoretz s’est officiellement engagée dans les Défis Climat avec la démarche ACT Pas à Pas (Assessing Low Carbon Transition), une initiative portée par l’ADEME visant à réduire l’empreinte carbone de l’entreprise et à accélérer sa transition écologique. Cette démarche s’inscrit dans une volonté globale de contribuer activement à la transition écologique et de renforcer sa responsabilité sociétale (RSE).
Un engagement social qui fait la différence
Macoretz ne se contente pas de construire des maisons : elle construit aussi du lien social. L’entreprise s’implique dans des projets à forte valeur sociétale, comme la création de logements sociaux et très sociaux ou la participation à des opérations d’habitat participatif. Elle collabore avec des associations d’insertion, générant des milliers d’heures de travail pour des personnes en difficulté. En 2015, un apprenti de Macoretz remporte même la médaille d’or en carrelage aux Olympiades des métiers, illustrant l’excellence de sa formation.
L’accompagnement par France Active
Dès ses débuts, Macoretz a pu compter sur le soutien déterminant de France Active. Grâce à leur accompagnement à la fois financier et stratégique, la coopérative a pu structurer sa croissance tout en restant fidèle à ses valeurs fondatrices : une gouvernance équitable et des projets ancrés dans les territoires. L’appui de France Active Pays de la Loire a notamment permis d’investir dans des outils modernes, comme l’atelier de préfabrication de 2014 (qui sera agrandi et développé en 2026 avec la pluie de France active), et dans des projets de logements sociaux.
Vers l’avenir
Aujourd’hui, Macoretz continue d’innover, notamment en matière de construction bas carbone et de digitalisation. Son projet d’entreprise, révisé tous les quatre ans, réaffirme sa volonté de concilier performance économique et impact positif sur la société et l’environnement. L’entreprise est aussi un acteur clé de l’Economie sociale et solidaire en Loire-Atlantique, prouvant qu’une autre façon d’entreprendre est possible.
A bénéficié du
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Avec
une garantie de
75 000 €
un investissement de
500 000 €
A été accompagné par
France Active Pays de la Loire
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Le Bibliovore : faire manger des livres au plus grand nombre

Audrey Roorda
Fondatrice du Bibliovore à Rouen
Librairie de seconde main
L’entrepreneuriat est solitaire, mais il ne faut pas rester isolé·e. Les réseaux comme France Active ou BGE sont précieux pour partager ses doutes et trouver des solutions.
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Rouen 76000
Librairie de seconde main
A 27 ans, Audrey a ouvert une librairie de seconde main où tout le monde peut venir acheter et vendre ses livres à prix fixe. Installée en plein cœur de Rouen, rue de la République, ce lieu est une manière de rendre accessible la culture à tous et créer du lien social.
Il était une fois, une entrepreneure qui voulait entreprendre autrement
L’entrepreneuriat, on peut dire qu’Audrey avait ça dans les veines. Ayant grandi dans une ferme normande, elle est très tôt introduite aux responsabilités du travail quotidien, forgeant ainsi son autonomie.
Diplômée de Sciences Po Lille, elle se forme ensuite au métier du livre lors d’une expérience marquante à la librairie Albertine, à New York, avant de travailler dans la gestion de châteaux en Normandie.
Mais c’est un burn-out qui l’a poussée à repenser son rapport au travail. “Je voulais un métier avec du sens, qui corresponde à mes valeurs : créer du lien social, permettre l’accès à la culture et agir pour le développement durable”, explique-t-elle.
Et une nouvelle page se tourna…
C’est en tombant par hasard sur un marque-page du réseau Le Bibliovore qu’elle découvre leur concept et est séduite.
Le principe est simple : des particuliers apportent leurs livres, la librairie les rachète au poids (1€/kilo), puis les revend au prix unique de 3 euros. En se renseignant sur le réseau, elle se rend compte qu’ils ne sont pas présents à Rouen : une opportunité parfaite pour lancer son projet sans s’éloigner de son entourage.
Le réseau l’accompagne dans les premières étapes, en lui fournissant un stock de départ et en l’aidant à trouver des locaux adaptés. Et l’histoire peut commencer.
Chaque semaine, ce sont 800 à 1000 livres qui transitent par la boutique, offrant un renouvellement constant du stock. Audrey contrôle la qualité, les trie par catégorie. Pas de base de données, “Tout est enregistré dans ma tête”, confie-t-elle.
« Ici je monte ma boîte » : Le dispositif normand pour les porteurs de projet.
Pour concrétiser son projet, Audrey a pu compter sur le dispositif « Ici je monte ma boîte », financé par la Région Normandie et porté par BGE Normandie et France Active. « Sans eux, je n’aurais pas avancé aussi vite », admet-elle. Grâce à un prêt, une garantie bancaire et des conseils personnalisés, elle a structuré son budget, négocié avec les banques et obtenu un financement adapté. Un soutien clé pour transformer une idée en réalité.
Les péripéties de l’entrepreneuriat
L’aventure entrepreneuriale d’Audrey n’a pas été un long fleuve tranquille : dégâts des eaux, incertitudes liées au local, et surtout, une charge de travail colossale à porter seule. « Pour l’instant, je gère tout, mais un·e salarié·e à mi-temps devrait bientôt me rejoindre », annonce-t-elle.
Malgré ces défis, le bilan est très positif : une clientèle fidèle, un bouche-à-oreille efficace et une couverture médiatique qui a boosté la visibilité de la boutique dès son ouverture en avril 2024.
Mais le vrai défi, selon elle, reste l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. « En tant qu’entrepreneure, on a tendance à s’oublier… », confie-t-elle. Une habitude qu’elle ne souhaite pas prendre et cherche à améliorer pour avancer sereinement dans son projet.
L’énergie des nouvelles générations et le soutien de nos partenaires
Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.
En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun.
Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
A bénéficié du
Avec
une garantie de
16 000 €
une prime de
5 000€
un investissement de
5 000 €
A été accompagné par
France Active Normandie
Et soutenu par
BGE
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Reprendre, relancer, régaler : le pari de Noémie et ses chèvres

Noémie Broussal
Gérante de La ferme de Travessou
Ferme caprine bio
On avait la passion, on avait l’énergie, mais sans fonds propres, nous ne pouvions pas nous lancer. C’est notre banquière qui nous a conseillé de nous tourner vers France Active. Marc Nougier, notre conseiller, nous a aidés à monter un dossier et obtenir une garantie pour nos prêts, il est même venu sur la ferme pour évaluer notre situation.
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Campestre-et-Luc, 30770
Ferme caprine bio
À seulement 22 ans, Noémie Broussal a relevé un défi de taille : reprendre une ferme caprine en bio, en location, avec l’aide de sa famille. Installée depuis avril 2024, elle a su transformer une exploitation en difficulté en un projet florissant, malgré des débuts non sans cabrioles. Son histoire est celle d’une transmission réussie, d’une résilience à toute épreuve et d’un engagement sans faille pour une agriculture durable et locale.
Des chèvres qui n’attendaient qu’elle
Noémie a grandi dans un environnement agricole. Après un diplôme dans le domaine équestre, elle se tourne vers l’élevage caprin, motivée par l’envie de travailler avec les animaux et de perpétuer une tradition familiale. C’est en découvrant une annonce pour une ferme en location, avec un cheptel et du matériel à reprendre, qu’elle voit l’opportunité de se lancer. « C’était l’occasion ou jamais : un montant de reprise accessible, la possibilité de faire nos preuves et de montrer aux banques qu’on était capables de réussir », explique-t-elle.
La ferme n’était pourtant pas sans défaut : située sur un terrain caillouteux et morcelé, peu de surfaces exploitables, un troupeau laissé en liberté et très héterogène, et une clientèle à reconstruire après le départ tragique des précédents exploitants. « Ils avaient écouté les mauvaises personnes, fait des mauvais choix… Quand on a repris, il ne restait que 50 chèvres et une réputation à restaurer », se souvient Noémie.
Un fromage bon pour les papilles, bon pour les chèvres
Noémie assume pleinement l’héritage familial comme source d’inspiration : ses parents, eux-mêmes agriculteurs, ont marqué son parcours. Son père, après vingt ans dans le milieu conventionnel, a perdu ses illusions. « Il y a des réalités qu’on cache aux consommateurs, et qui ne sont pas glorieuses », et ce sous le nom de grande firme agricole, confie son père. Cette prise de conscience a renforcé la détermination de Noémie à adopter une agriculture plus respectueuse du bien-être animal.
Opter pour le bio a été un choix assumé, malgré les coûts supplémentaires — le foin bio coûte par exemple près du double de celui issu de l’agriculture conventionnelle. Mais ce choix ouvre aussi de nouvelles perspectives, comme l’accès aux circuits de distribution spécialisés, tels que les magasins bio.
Dès leur installation, Noémie et sa famille se concentrent sur la qualité et la diversification. « On a lancé une gamme de fromages pâte molle – tomme, reblochon, camembert – pour étoffer notre offre et toucher une clientèle plus large ». Leur stratégie : le circuit long et la vente directe, malgré une concurrence féroce des AOP locales comme le Pelardon. « On fait 1 000 km par semaine pour livrer nos clients, de Millau à Béziers en passant par Nimes entre autres. C’est fatigant, mais c’est le prix à payer pour se faire une place dans une zone déjà saturée en chevrier ».
Leur persévérance a permis d’emporter le pari ! En un an, le chiffre d’affaires a presque doublé, et cette année devrait encore suivre le même schéma faisant passer le troupeau de 60 chèvres a 120 en seulement deux saisons.
La face cachée d’un métier qui inspire
Noémie insiste sur une réalité souvent méconnue : l’élevage exige bien plus qu’une simple passion. Ce métier demande une expérience solide et une résistance mentale. Les journées s’enchaînent sans compter, les vacances et les arrêts maladie deviennent un luxe. Il faut aussi assumer des choix déchirants, comme se séparer d’animaux malades pour protéger le reste du troupeau, tout en maintenant une rigueur absolue pour leur bien-être. Sans oublier l’impératif économique : produire et vendre suffisamment pour espérer dégager un profit — un équilibre précaire qui se traduit souvent par l’absence de salaire pour l’éleveur lui-même.
Les anciens propriétaires, reconvertis dans ce métier, séduits par l’idée romantique d’élever des chèvres, ont découvert trop tard cette face cachée du métier, qui a causé leur faillite. « Sans l’accompagnement et l’expérience transmise par mes parents, mon parcours aurait été bien plus difficile », reconnaît-elle.
France Active : l’accompagnement qui fait la différence
Le projet de Noémie a bénéficié du soutien de France Active, via une garantie de 40 000 € sur leurs prêts, un investissement de 6 000 € et une prime de 2 000 €. « C’est la banque qui nous en a parlé. Sans cette aide, on n’aurait jamais pu racheter le cheptel ni investir dans du matériel ». Grâce à cet accompagnement, elles ont pu stabiliser leur activité et envisager l’avenir sereinement.
Un avenir prometteur : vers l’achat d’une ferme et l’agrandissement
Fortes de leurs résultats, Noémie et sa famille prévoient de faire l’acquisition d’une nouvelle ferme en janvier 2027 : 40 hectares avec des bâtiments certes moins fonctionnels, mais la propriété leur permettra d’en construire un autre plus adapté. « La banque est prête à nous suivre pour ce projet, et avec l’augmentation de l’activité, cela nous permettra de créer un GAEC et d’en vivre à quatre ». Leur objectif ? Développer leur production, réduire les distances de livraison et pérenniser leur activité.
Si vous passez dans la région, n’hésitez pas à aller goûter les fromages de la famille Broussal et les soutenir !
L’énergie des nouvelles générations et le soutien de nos partenaires
Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.
En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun (Noémie fait partie de ces lauréats).
Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
A bénéficié du
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Avec
une garantie de
40 000€
une prime de
2 000€
un investissement de
6 000€
A été accompagné par
France Active Airdie – Occitanie
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Dans le Vercors, une vieille grange devient le cœur battant du village

Pascal Buis
Porteur du projet La Grange à Gaby
Tiers-lieu
“C’est un peu l’aboutissement des envies que nous avions toujours eues : créer un lieu de rassemblement mettant en avant la culture, l’inclusion et la diversité”
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Engins, 38360
Tiers-lieu
Dans le petit village d’Engins d’à peine 460 habitants, privé de commerce depuis plus de trente ans, un lieu atypique redonne souffle et lien social : la Grange à Gaby, un tiers-lieu mêlant café des jeux, bistrot culturel, gîte d’étape, cuisine créative, épicerie de dépannage et spectacles.
Derrière ce projet, Pascal, Estelle, Marion et Clément ont relevé un défi audacieux : recréer un espace vivant, ouvert à tous, au cœur d’un territoire où les occasions de se retrouver étaient devenues rares.
Un appel à projet qui s’est transformé en projet de vie
Tout commence en 2011, lorsque la mairie rachète (la mairie n’a pas acheter les lieux mais récupérer le lieu suite à un accord avec la famille en echange de la construction d’un logement une vieille grange au centre du village. Longtemps laissée à l’abandon, elle devient le support d’un ambitieux projet de revitalisation et de développement du tourisme. La commune lance alors un appel à projet. C’est en 2023 que Pascal et sa compagne, Estelle reprennent le flambeau.
Animateurs de formation et très engagés dans l’associatif, ils voient une opportunité de créer un lieu à leur image : qui rassemble, qui met en avant l’art et la diversité.
En quelques mois seulement, leur candidature est acceptée et le projet peut se lancer. Une mise en route un peu précipitée, mais grâce à leur expérience dans de précédents projets et notamment un accompagnement de France Active Isère, la Grange à Gaby a pu voir le jour.
Un lieu intergénérationnel et inclusif
La particularité du lieu, c’est la diversité de son public. Située dans une zone très rurale, la Grange à Gaby attire aussi bien les habitants du village que les randonneurs de passage. « Il n’est pas rare de voir des jeunes venir à cheval ou des agriculteurs arriver en tracteur pour prendre un café », sourit Pascal. Les week-ends, beaucoup de touristes, séduits par l’atmosphère conviviale et l’authenticité du lieu.
Rapidement, une tradition s’installe : à chaque changement de saison, les doyennes (des « mamies » du village) organisent des ateliers créatifs pour les enfants, au cours desquels ils décorent l’arbre qui préside – lieu. Un rituel simple, mais symbolique, qui incarne parfaitement l’esprit du lieu : le partage, la transmission et la convivialité.
Si la majorité des habitants ont adopté la Grange à Gaby, quelques réticences subsistent. Certains se montrent réservés face aux menus végétariens ou à la programmation culturelle audacieuse. Pascal en rit, mais reconnaît que « le plus grand défi, c’est de convaincre les gens d’ici, habitués à l’entre-soi, de s’ouvrir et de se connecter aux autres ». Mais ces débats témoignent aussi d’un village qui se remet à vivre.
Une équipe soudée, des défis à venir
Rejointe au fil du temps par différents collaborateurs jusqu’à arriver à l’équipe actuelle, composée de quatre personnes, chacune avec ses compétences et sa touche personnelle. « On a tout appris sur le tas, mais on a tous cette fibre-là : créer des événements socioculturels qui rassemblent. » confie Pascal.
Ensemble, ils ont fait le choix du modèle SCOP (Société Coopérative et Participative), afin que chacun ait une voix dans les décisions et que la gouvernance du lieu reste collective et horizontale. Après deux ans d’activité, l’équipe affirme commencer à trouver son rythme et entre dans une phase de stabilisation.
Le projet ne manque pas d’ambition. En lien avec l’office du tourisme et les associations locales, la Grange à Gaby prévoit de développer des sentiers de randonnée autour du village, d’organiser des festivals, et surtout. L’arrivée prochaine d’une nouvelle équipe municipale, composée de candidats plus jeunes, pourrait offrir de nouvelles perspectives de développement et renforcer la modernisation du lieu.
A bénéficié du
Avec
une garantie de
7 500€
un investissement de
20 000€
A été accompagné par
GAIA – Grenoble Alpes Initiative Active
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Démocratiser l’art pour les jeunes du quartier de Belleville


Simon Tabet
Co-fondateur de Belleville Citoyenne
Association
“On est arrivés à un niveau de maturité dont on est fiers. On a une équipe réellement soudée, compétente, fière de ses valeurs. Aujourd’hui, on peut dire que nous sommes implantés à Belleville depuis quinze ans. Ça, c’est une vraie fierté et on ressent une réelle légitimité à faire la différence dans le quartier.”
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Paris, 75020
Association
Fondée en 2010, l’association Belleville Citoyenne a pour vocation de donner les moyens aux jeunes du quartier de Belleville de s’exprimer à travers l’art en proposant des ateliers et formations accessibles. Une manière de se réapproprier l’espace public qui connaît une forte gentrification.
Des engagements profonds, un attachement à leur quartier
À Belleville, la gentrification a profondément transformé le paysage social et culturel, réduisant peu à peu l’accès à certains espaces pour les habitants historiques. Face à ce constat, trois ami.e.s du quartier décident de redonner une place centrale à l’engagement citoyen et de permettre aux habitants de se réapproprier leur territoire.
Leur initiative commence avec des docus-débats et un festival estival organisé au belvédère du parc de Belleville. Ce festival, qui mêlait débats, spectacles de théâtre, concerts et performances artistiques, mobilisait les jeunes du quartier pour créer et présenter leurs propres productions. Après cinq éditions, le succès de l’événement le fait grandir au point de s’éloigner de son esprit initial et de moins toucher le public visé et le collectif décide de prendre une autre orientation.
En préparant ces festivals, les fondateurs.trices avaient commencé à proposer de petits ateliers artistiques pour les jeunes. L’enthousiasme suscité par ces premières expériences les pousse alors à imaginer un dispositif plus durable. Les ateliers deviennent réguliers, d’abord sous forme de cours du soir, puis progressivement comme une véritable programmation culturelle et éducative.
L’association affirme ainsi sa mission : développer le vivre-ensemble dans un quartier en mutation, recréer des espaces d’échange et de liens, et offrir un accès élargi aux métiers de l’audiovisuel, de la régie, du graphisme ou encore des médias.
Une structure qui se renforce et se professionnalise
Au fil des années, Belleville Citoyenne est passée d’un petit collectif animé par quelques bénévoles à une structure solide, portée aujourd’hui par une équipe salariée stable.
Cette stabilité a permis à l’association de s’ancrer durablement dans le quartier, en ouvrant progressivement plusieurs locaux devenus de véritables repères sociaux et culturels pour les habitants, en particulier les jeunes.
Le renforcement de la structure a été rendu possible grâce notamment à un DLA accompagné par France Active et à un soutien financier diversifié : une garantie bancaire et un financement de France Active Paris, des subventions de la Ville de Paris, des bailleurs sociaux, des financements de l’Etat, du FSE et actions de mécénat. La collaboration avec La Colline – théâtre national a également permis de professionnaliser et structurer les formations théâtre, ouvrant de nouvelles perspectives aux jeunes accompagnés.
Si l’association dispose encore de peu de ressources propres, ces soutiens lui ont permis de consolider son modèle, de renforcer son équipe et d’acquérir de nouveaux locaux pour développer des activités supplémentaires. Des dispositifs comme le Contrat d’Engagement Jeune, et aujourd’hui l’Offre de Repérage et de Mobilisation en partenariat avec la Mission Locale, contribuent également à élargir son impact en matière d’insertion professionnelle.
Des parcours transformés grâce à la culture
L’un des plus grands motifs de fierté de l’équipe, ce sont les jeunes qui ont découvert, au sein de l’association, une vocation artistique ou citoyenne.
Certains, venus pour un atelier de rap ou une session de théâtre, ont poursuivi leur chemin jusqu’à devenir intermittents du spectacle. Certains tournent maintenant dans des films, dans des clips. De nombreux témoignages sont disponibles sur leur chaîne Youtube, également vitrine des productions des jeunes adhérents.
En devenant un repère stable dans le quartier, Belleville Citoyenne contribue ainsi à rompre l’isolement, à favoriser l’engagement et à ouvrir des perspectives concrètes pour toute une génération.
A bénéficié du
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Avec
une garantie de
50 000 €
une prime de
8 000€
un investissement de
30 000€
A été accompagné par
France Active Paris
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Skravik : décarboner la mer à la voile depuis la rade de Brest

Laura TROUDET
Co-fondatrice et directrice de Skravik
Pêche à la voile et affrètement scientifique
Dès les premières phases d’amorçage, Skravik bénéficie de l’accompagnement et des financements de France Active, qui permettent de sécuriser le lancement de notre projet. Ce soutien est déterminant pour franchir plusieurs étapes structurantes, notamment l’acquisition d’un deuxième navire, indispensable au développement de la flotte.
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Plougastel-Daoulas (29)
Pêche à la voile et affrètement scientifique
À 37 ans, l’océanographe côtier devenue marin-coopératrice, Laura Troudet, cofonde et dirige Skravik, une coopérative maritime basée dans la rade de Brest. Née en 2017 comme association et devenue SCIC en 2024, la structure exploite des voiliers de travail pour réinventer la pêche artisanale et la recherche en mer, dans une logique de sobriété et d’utilité publique.
Parcours de l’entrepreneure engagée
Après une première carrière dans la recherche scientifique, à travailler sur le littoral breton au CNRS et à l’Ifremer, Laura Troudet ressent le besoin de s’engager dans un projet plus incarné. Elle choisit alors la voie de l’entrepreneuriat collectif, en cofondant Skravik avec l’ambition de transformer concrètement les pratiques maritimes. À travers cette reconversion, elle met ses compétences d’océanographe au service d’un projet où se rejoignent transition écologique, innovation sociale et attachement à un territoire très marqué par les métiers de la mer.
Une coopérative maritime d’utilité publique
Installée à Plougastel-Daoulas, dans la rade de Brest, Skravik se définit comme une entreprise privée d’utilité publique, ancrée localement et pleinement inscrite dans les traditions maritimes bretonnes. Tous les salariés sont marins, ce qui renforce la cohérence du projet et la légitimité de la coopérative vis-à-vis des acteurs de la filière. Le passage en Scic en 2024 permet d’associer au capital différentes parties prenantes – marins, partenaires expérimentaux, soutiens du territoire – et de structurer une gouvernance plus ouverte, à l’image du projet porté depuis l’origine.
Des voiliers de travail pour la pêche et la science
Skravik exploite aujourd’hui deux voiliers de travail, conçus pour naviguer en Bretagne, de la rade de Brest à la mer d’Iroise, et au-delà et répondre à des besoins variés. Le voilier SKRAVIK opère une activité de pêche côtière artisanale, à faible impact, avec des ventes en circuits courts. La coopérative opère également des missions scientifiques, à bord du voilier MORSKOUL, de courte ou longue durée, pour la recherche océanographique, l’équipage prenant en charge la logistique comme l’appui technique aux chercheurs. Ce positionnement hybride permet de concilier ancrage dans la filière pêche et contribution directe à la connaissance du milieu marin.
Une transition maritime sobre, au-delà de la technologie
La coopérative porte une vision exigeante de la décarbonation du secteur maritime, qui ne se limite pas à remplacer un moteur par un autre. Pour Skravik, la transition passe d’abord par la réduction de la place du moteur, la priorité donnée à la voile, et la revalorisation des métiers marins. Cette approche questionne en profondeur l’organisation du travail en mer, les rythmes de sortie, les distances parcourues et les modèles économiques associés. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large en faveur de pratiques maritimes sobres, capables de préserver les ressources halieutiques comme la résilience des territoires littoraux.
“Science légère” à la voile : un nouveau référentiel
En parallèle de la pêche, Skravik développe un référentiel de “science légère” à la voile, adapté à des campagnes embarquées plus sobres en énergie et en moyens matériels. Ce cadre méthodologique, élaboré avec les équipes de la coopérative, est désormais reconnu par la Flotte océanographique française opérée par l’Ifremer. En 2024, cette reconnaissance se concrétise à travers le lancement d’Avel Lab, un partenariat structurant qui positionne Skravik comme laboratoire grandeur nature de nouvelles pratiques de recherche en mer.
Un modèle économique mixte et résilient
Le modèle économique de Skravik repose sur plusieurs piliers complémentaires : les prestations scientifiques réalisées pour des laboratoires et institutions, les revenus de la pêche côtière en vente directe, et l’appui d’acteurs de l’Economie sociale et solidaire. Ce mix d’activités permet de lisser les aléas liés tant aux marchés des produits de la mer qu’au calendrier des campagnes scientifiques. Il offre aussi à la coopérative la capacité d’investir, de se professionnaliser et de consolider des emplois de marins dans la durée.
Le rôle de France Active
« Dès les premières phases d’amorçage, Skravik bénéficie de l’accompagnement et des financements de France Active, qui permettent de sécuriser le lancement de notre projet. Ce soutien est déterminant pour franchir plusieurs étapes structurantes, notamment l’acquisition d’un deuxième navire, indispensable au développement de la flotte.», précise Laure Troudet. France Active accompagne également la transformation de la structure en coopérative, en apportant une expertise sur les montages financiers et en facilitant le dialogue avec les partenaires de l’ESS et du territoire.
Former la nouvelle génération de marins
Au-delà de ses activités de pêche et d’appui à la recherche, Skravik se donne une mission de transmission forte : contribuer à former les marins de demain, en les plongeant dans un environnement coopératif où l’autonomie technique va de pair avec les valeurs collectives. À bord, l’apprentissage se fait au plus près du réel, entre manœuvres à la voile, compréhension fine des écosystèmes marins et partage d’une culture du travail en équipage. Cette dimension pédagogique vise à susciter des vocations et à montrer qu’un autre rapport au travail maritime est possible.
Des victoires collectives et une vision d’essaimage
Parmi ses fiertés, Laura Troudet cite notamment le partenariat Avel Lab, remporté après plusieurs années de démarches et d’obstacles administratifs, qui consacre la légitimité du projet auprès des acteurs de la recherche. Elle met également en avant la vitalité de la communauté coopérative, composée de profils variés rassemblés autour d’une même exigence écologique et sociale. Pour la suite, la vision de Skravik n’est pas de grossir à tout prix, mais d’essaimer : accompagner d’autres territoires vers des flottes de travail à la voile sobres et résilientes, plutôt que devenir une “multinationale verte”.
A bénéficié du
Avec
une garantie bancaire d’un total de
67 500€
un investissement de
135 000€
A été accompagné par
France Active Bretagne
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CIDIL : 30 ans d’engagement au service du territoire rural charentais

Hélène VAUDON
Directrice générale de CIDIL
Chantier d’insertion
Depuis maintenant 30 ans, France Active est présente pour nous permettre d’investir et de professionnaliser l’activité du chantier d’insertion et assurer sa pérennité.
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Montbron, Charente
Chantier d’insertion
En 1994, sur un territoire charentais encore dépourvu de services de proximité, quelques élus locaux et citoyens engagés décident de créer une structure pour soutenir l’emploi et la cohésion sociale : le Carrefour pour l’Insertion et le Développement des Initiatives Locales (CIDIL).
Trente ans plus tard, l’association poursuit son engagement avec la même conviction : offrir des perspectives d’avenir à celles et ceux qui en sont éloignés.
« On est sur un territoire rural, à une trentaine de kilomètres d’Angoulême. Trop loin pour bénéficier des services comme la CAF, la CPAM ou France Travail, mais assez proche pour ne pas être considérés comme isolés. Il a donc fallu inventer nos propres solutions », se souvient Hélène Vaudon, directrice de l’association.
Proposer toujours plus d’opportunités
À ses débuts, l’association proposait simplement des permanences d’accompagnement aux demandeurs d’emploi.
C’est lorsque la communauté de communes de Seuil Charente Périgord (aujourd’hui La Rochefoucauld – Porte du Périgord) fait l’acquisition d’une ancienne ferme que l’idée de créer un chantier d’insertion a germé. Ce lieu devient alors un espace d’apprentissage et de transmission, où les personnes en recherche d’emploi peuvent se former aux métiers du bâtiment, mais aussi découvrir le maraîchage biologique.
« L’activité maraîchère me tient à cœur, car elle symbolise le retour à la terre, le travail concret qui a du sens, et la possibilité pour chacun de voir les fruits de ses efforts. C’est une activité également très accessible pour les personnes en grande précarité » souligne Hélène Vaudon.
La création d’un cercle vertueux
Loin de se limiter à la formation dans les métiers du bâtiment et du maraîchage, le CIDIL a progressivement développé un écosystème d’activités solidaires et durables, créant une dynamique économique vertueuse sur le territoire.
Les chantiers d’insertion se sont diversifiés : entretien des espaces verts, production et vente de légumes bio, production de confitures de légumes. Les récoltes alimentent non seulement les particuliers, mais aussi la Banque alimentaire, les collectivités locales et même un collège du territoire, renforçant ainsi les circuits courts et l’ancrage local. Plus récemment, l’association a ouvert une boutique de producteurs mettant en avant les produits locaux et permettant la création de formations pour les métiers de la vente.
Autant de projets qui traduisent une même ambition : faire rimer insertion avec utilité, proximité et solidarité.
Un nouveau départ à Montbron
Après des années d’évolution, de défis et de réussites, le CIDIL s’apprête aujourd’hui à franchir une nouvelle étape majeure : le déménagement de Souffrignac à Montbron.
Les nouveaux locaux, situés à proximité immédiate de l’exploitation maraîchère, permettront de rassembler l’ensemble des équipes dans un même lieu, de mieux coordonner les activités et d’offrir des conditions de travail plus adaptées.
Un projet qui promet à la fois la continuité et le renouveau de l’association. Malgré les difficultés traversées, c’est la promesse que le CIDIL continue de se réinventer pour répondre aux besoins de son territoire et de ses habitants.
France Active, un soutien indispensable
Comme de nombreuses structures de l’Economie sociale et solidaire, le CIDIL a rencontré des difficultés de trésorerie récurrentes, conséquence directe d’un modèle économique fragile et exigeant. Dans ces moments délicats, l’association a pu compter sur l’appui précieux de France Active, qui lui a notamment proposé d’intégrer le Dispositif Local d’Accompagnement (DLA).
Ce dispositif a permis à l’association de faire un diagnostic approfondi de sa situation, de clarifier sa stratégie et de mettre en place un plan d’actions réaliste pour sortir de la crise.
« C’est un soutien sans lequel nous n’aurions pas pu avancer », confie Hélène Vaudon.
Depuis près de trente ans, France Active reste un partenaire essentiel du CIDIL, l’accompagnant dans ses transitions et contribuant à la pérennité de ses actions d’insertion et de développement local sur le territoire charentais.
A bénéficié du
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A été accompagné par
France Active Nouvelle Aquitaine
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Et si on élevait les cochons ensemble ?


Maud SIMIAN
Coordinatrice de la SCIC du Barétous
Production de viandes de boucherie
France Active nous a permis de vraiment poser les choses. On a dû se pencher sur les chiffres, se poser les bonnes questions, et ça nous a aidés à structurer le projet. Au départ, on avançait un peu à l’instinct, mais grâce à leur accompagnement, on a pu clarifier le montage financier et comprendre comment rendre tout ça viable.
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Ance Féas, Nouvelle-Aquitaine
Production de viandes de boucherie
À Ance Féas, dans les Pyrénées, un collectif d’agriculteurs a relevé un pari audacieux : rassembler leur activité pour créer une conserverie et un magasin pour leur viande. À l’origine du projet, cinq producteurs unis autour de l’idée de « boucler la boucle » : élever, transformer et vendre en circuit court.https://vimeo.com/1136800685
La naissance d’un projet
Le projet trouve son origine dans un constat simple mais crucial : des centaines d’hectares de terres communales non exploitées qui se détérioraient à vue d’œil, faute d’animaux pour les entretenir. L’idée de valoriser ces 600 hectares avec de l’élevage de cochons en plein air est rapidement apparue comme une solution pertinente.
Cependant, un obstacle majeur se dressait : l’absence d’un atelier de transformation de la viande à moins d’une heure et demie de route. Pour les agriculteurs, cela représentait une perte de temps et un coût financier considérables. L’idée d’ouvrir une conserverie fait alors surface.
La Mairie a joué un rôle clé, mettant à disposition et rénovant un bâtiment pour y installer la conserverie. Initialement prévue pour la seule production de cochons des agriculteurs fondateurs, l’ouverture de l’atelier de transformation a rapidement attiré d’autres producteurs, confrontés aux mêmes problèmes de logistique. Le projet a été dimensionné pour traiter environ 100 tonnes de viande par an, servant ainsi une plus large communauté d’éleveurs.
Parallèlement, un magasin est géré par une association de producteurs locaux, assurant la vente directe des produits transformés. Le projet s’est ainsi bouclé : une association qui élève des cochons, les transforme et qui valorise la production dans un magasin.
Un Impact Économique et Social
L’ambition première de la structure est de soutenir l’économie locale et de créer une dynamique sur le village.
Sur le plan de l’emploi, le projet a permis l’embauche de cinq personnes, recrutées localement, contribuant directement au maintien de l’activité dans la vallée. Le magasin, situé sur un axe routier fréquenté a rapidement fidélisé une clientèle.
En plus de l’aspect économique, le projet a bénéficié d’un fort soutien de la communauté, avec 60 000 euros de fonds provenant des habitants du village pour la conserverie, témoignant de l’adhésion locale à cette initiative.
Les Défis de la Mise en Œuvre et l’Accompagnement de France Active
Si l’idée était fédératrice, sa concrétisation a nécessité quatre ans de travail. Le principal défi a été le financement et le travail d’équipe. La difficulté à obtenir des déblocages de fonds auprès des banques, malgré l’obtention de subventions régionales, a été particulièrement éprouvante pour les initiateurs.
Face à ces difficultés, l’accompagnement de France Active a été sollicité. L’association est intervenue pour garantir le crédit bancaire et a demandé un niveau de détail et de rigueur dans les montages financiers qui a forcé les porteurs de projet à se poser les bonnes questions. L’accompagnement s’est également orienté vers les questions de gouvernance et d’Économie Sociale et Solidaire (ESS).
Gouvernance, Environnement et Perspectives
Le choix de la Scic (Société coopérative d’intérêt colletif) a permis de refléter la dimension collective et la volonté d’inclure la Mairie dans la structure. Bien que la mise en place de la gouvernance ait été complexe elle s’est avérée fondamentale pour le caractère démocratique du projet. La présence de la Mairie dans la structure a d’ailleurs été un élément rassurant pour les banques.
Sur le plan environnemental, le projet est fortement engagé en faveur de l’élevage en plein air. Loin des densités industrielles, l’élevage des cochons sur les communaux est mené avec un faible impact, avec moins de 10 cochons par hectare, valorisant ainsi efficacement des espaces qui seraient autrement laissés à l’abandon. De plus, la filière est ultra-locale, avec des animaux nés à proximité et un abattoir situé à seulement un quart d’heure de la conserverie.
L’ambition pour l’avenir est claire : se développer pour atteindre les chiffres prévus et assurer la pérennité de la structure, afin qu’elle continue à faire vivre le territoire et ses habitants.
A bénéficié du
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49 740 €
un investissement de
82 900 €
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France Active Nouvelle Aquitaine
En 2023 et 2024
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À 21 ans, elle reprend l’entreprise où elle a fait son alternance


Honorine MEUNIER
Gérante de La fée des Fleurs
Fleuriste
Mon âge a plutôt été un avantage, car j’ai pu accéder à beaucoup d’aides au financement, notamment la Prime Jeune Accès+ de France Active.
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Secondigny, Nouvelle Aquitaine
Fleuriste
C’est à Secondigny, un village de 3 000 habitants, que cette jeune fleuriste a décidé de reprendre la boutique dans laquelle elle a fait son apprentissage en CAP et y proposer des fleurs locales. Ouverte depuis à peine un an, la boutique a su trouver sa clientèle et dynamiser la vie locale.
Puiser dans ses racines
La campagne, la nature, les fleurs : Honorine y a grandi, et y reste profondément attachée. Enfant, elle confectionnait ses premiers bouquets avec sa grand-mère, lors de longues balades à la recherche de fleurs sauvages.
Son bac en poche, vient alors la grande question de l’orientation. « Je ne me voyais pas passer mes journées assise dans un amphithéâtre », confie-t-elle. L’évidence s’impose : elle se lance dans un CAP fleuriste, un choix qui lui permet d’allier apprentissage concret et créativité.
C’est durant sa formation qu’elle prend conscience de l’envers du décor de l’industrie florale : une production souvent importée, lourde en pesticides et peu respectueuse de l’environnement. Ces constats renforcent ses convictions : elle veut exercer son métier autrement, avec des fleurs locales, de saison et cultivées durablement.
Faire fleurir ses engagements
Lorsque sa tutrice d’apprentissage, Mathilde Talbot, lui annonce vouloir vendre la boutique, Honorine y voit une opportunité unique de mettre ses idées en pratique. Soutenue par ses parents et guidée par ses convictions, elle décide de reprendre l’entreprise pour y développer une offre responsable et engagée.
« Je voulais proposer quelque chose de différent dans ma région, et surtout éduquer à une consommation plus consciente », explique-t-elle.
Honorine incarne une génération qui veut entreprendre d’une autre manière, en apportant une vision plus engagée sur les enjeux écologiques.
Des idées qui éclosent au quotidien
Un an après la reprise, la boutique continue de se réinventer.
« Cette semaine, j’ai reçu un arrivage d’une ferme florale des Deux-Sèvres, située à quelques kilomètres seulement de mon atelier », raconte Honorine, avec enthousiasme. Parmi les livraisons : des tournesols éclatants et une variété de fleurs de saison. Aujourd’hui, sa clientèle comprend bien l’importance de la provenance des fleurs et leur impact leur santé et sur la planète.
Si la boutique est avant tout un atelier floral, elle s’est aussi transformée en épicerie fine, proposant des produits locaux : confitures, thés, chocolats, ou savons artisanaux.
Ce virage s’inscrit dans une même logique : valoriser les savoir-faire régionaux et créer un lieu de vie au cœur du village.
Une jeunesse soutenue et inspirante
Son jeune âge surprend parfois, mais Honorine en a fait une force. Avec l’appui de France Active, elle a pu obtenir une garantie bancaire et rejoindre un réseau d’entrepreneurs régionaux. Ces échanges l’ont aidée à consolider son projet et à prendre confiance dans son rôle de cheffe d’entreprise.
Aujourd’hui, Honorine regorge d’idées pour développer de nouveaux partenariats et enrichir son offre. Entre fleurs locales, produits du terroir et conseils personnalisés, elle façonne pas à pas une entreprise à son image : authentique, engagée et pleine de vie.
L’énergie des nouvelles générations et le soutient de nos partenaires
Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.
En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun.
Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
A bénéficié du
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Avec
une garantie de
35 000€
une prime Jeune Accès+ de
1 000€
une prime (lauréat “Jeunes et engagés 2025”)
5 000€
un investissement de
8 000€
A été accompagné par
France Active Nouvelle Aquitaine
En 2024
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