Skravik : décarboner la mer à la voile depuis la rade de Brest

Laura TROUDET
Co-fondatrice et directrice de Skravik
Pêche à la voile et affrètement scientifique
Dès les premières phases d’amorçage, Skravik bénéficie de l’accompagnement et des financements de France Active, qui permettent de sécuriser le lancement de notre projet. Ce soutien est déterminant pour franchir plusieurs étapes structurantes, notamment l’acquisition d’un deuxième navire, indispensable au développement de la flotte.
![]()

Plougastel-Daoulas (29)
Pêche à la voile et affrètement scientifique
À 37 ans, l’océanographe côtier devenue marin-coopératrice, Laura Troudet, cofonde et dirige Skravik, une coopérative maritime basée dans la rade de Brest. Née en 2017 comme association et devenue SCIC en 2024, la structure exploite des voiliers de travail pour réinventer la pêche artisanale et la recherche en mer, dans une logique de sobriété et d’utilité publique.
Parcours de l’entrepreneure engagée
Après une première carrière dans la recherche scientifique, à travailler sur le littoral breton au CNRS et à l’Ifremer, Laura Troudet ressent le besoin de s’engager dans un projet plus incarné. Elle choisit alors la voie de l’entrepreneuriat collectif, en cofondant Skravik avec l’ambition de transformer concrètement les pratiques maritimes. À travers cette reconversion, elle met ses compétences d’océanographe au service d’un projet où se rejoignent transition écologique, innovation sociale et attachement à un territoire très marqué par les métiers de la mer.
Une coopérative maritime d’utilité publique
Installée à Plougastel-Daoulas, dans la rade de Brest, Skravik se définit comme une entreprise privée d’utilité publique, ancrée localement et pleinement inscrite dans les traditions maritimes bretonnes. Tous les salariés sont marins, ce qui renforce la cohérence du projet et la légitimité de la coopérative vis-à-vis des acteurs de la filière. Le passage en Scic en 2024 permet d’associer au capital différentes parties prenantes – marins, partenaires expérimentaux, soutiens du territoire – et de structurer une gouvernance plus ouverte, à l’image du projet porté depuis l’origine.
Des voiliers de travail pour la pêche et la science
Skravik exploite aujourd’hui deux voiliers de travail, conçus pour naviguer en Bretagne, de la rade de Brest à la mer d’Iroise, et au-delà et répondre à des besoins variés. Le voilier SKRAVIK opère une activité de pêche côtière artisanale, à faible impact, avec des ventes en circuits courts. La coopérative opère également des missions scientifiques, à bord du voilier MORSKOUL, de courte ou longue durée, pour la recherche océanographique, l’équipage prenant en charge la logistique comme l’appui technique aux chercheurs. Ce positionnement hybride permet de concilier ancrage dans la filière pêche et contribution directe à la connaissance du milieu marin.
Une transition maritime sobre, au-delà de la technologie
La coopérative porte une vision exigeante de la décarbonation du secteur maritime, qui ne se limite pas à remplacer un moteur par un autre. Pour Skravik, la transition passe d’abord par la réduction de la place du moteur, la priorité donnée à la voile, et la revalorisation des métiers marins. Cette approche questionne en profondeur l’organisation du travail en mer, les rythmes de sortie, les distances parcourues et les modèles économiques associés. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large en faveur de pratiques maritimes sobres, capables de préserver les ressources halieutiques comme la résilience des territoires littoraux.
“Science légère” à la voile : un nouveau référentiel
En parallèle de la pêche, Skravik développe un référentiel de “science légère” à la voile, adapté à des campagnes embarquées plus sobres en énergie et en moyens matériels. Ce cadre méthodologique, élaboré avec les équipes de la coopérative, est désormais reconnu par la Flotte océanographique française opérée par l’Ifremer. En 2024, cette reconnaissance se concrétise à travers le lancement d’Avel Lab, un partenariat structurant qui positionne Skravik comme laboratoire grandeur nature de nouvelles pratiques de recherche en mer.
Un modèle économique mixte et résilient
Le modèle économique de Skravik repose sur plusieurs piliers complémentaires : les prestations scientifiques réalisées pour des laboratoires et institutions, les revenus de la pêche côtière en vente directe, et l’appui d’acteurs de l’Economie sociale et solidaire. Ce mix d’activités permet de lisser les aléas liés tant aux marchés des produits de la mer qu’au calendrier des campagnes scientifiques. Il offre aussi à la coopérative la capacité d’investir, de se professionnaliser et de consolider des emplois de marins dans la durée.
Le rôle de France Active
« Dès les premières phases d’amorçage, Skravik bénéficie de l’accompagnement et des financements de France Active, qui permettent de sécuriser le lancement de notre projet. Ce soutien est déterminant pour franchir plusieurs étapes structurantes, notamment l’acquisition d’un deuxième navire, indispensable au développement de la flotte.», précise Laure Troudet. France Active accompagne également la transformation de la structure en coopérative, en apportant une expertise sur les montages financiers et en facilitant le dialogue avec les partenaires de l’ESS et du territoire.
Former la nouvelle génération de marins
Au-delà de ses activités de pêche et d’appui à la recherche, Skravik se donne une mission de transmission forte : contribuer à former les marins de demain, en les plongeant dans un environnement coopératif où l’autonomie technique va de pair avec les valeurs collectives. À bord, l’apprentissage se fait au plus près du réel, entre manœuvres à la voile, compréhension fine des écosystèmes marins et partage d’une culture du travail en équipage. Cette dimension pédagogique vise à susciter des vocations et à montrer qu’un autre rapport au travail maritime est possible.
Des victoires collectives et une vision d’essaimage
Parmi ses fiertés, Laura Troudet cite notamment le partenariat Avel Lab, remporté après plusieurs années de démarches et d’obstacles administratifs, qui consacre la légitimité du projet auprès des acteurs de la recherche. Elle met également en avant la vitalité de la communauté coopérative, composée de profils variés rassemblés autour d’une même exigence écologique et sociale. Pour la suite, la vision de Skravik n’est pas de grossir à tout prix, mais d’essaimer : accompagner d’autres territoires vers des flottes de travail à la voile sobres et résilientes, plutôt que devenir une “multinationale verte”.
A bénéficié du
Avec
une garantie bancaire d’un total de
67 500€
un investissement de
135 000€
A été accompagné par
France Active Bretagne
C’est ici ?
Autres stories
![]()
[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]
Toutes les stories
CIDIL : 30 ans d’engagement au service du territoire rural charentais

Hélène VAUDON
Directrice générale de CIDIL
Chantier d’insertion
Depuis maintenant 30 ans, France Active est présente pour nous permettre d’investir et de professionnaliser l’activité du chantier d’insertion et assurer sa pérennité.
![]()

Montbron, Charente
Chantier d’insertion
En 1994, sur un territoire charentais encore dépourvu de services de proximité, quelques élus locaux et citoyens engagés décident de créer une structure pour soutenir l’emploi et la cohésion sociale : le Carrefour pour l’Insertion et le Développement des Initiatives Locales (CIDIL).
Trente ans plus tard, l’association poursuit son engagement avec la même conviction : offrir des perspectives d’avenir à celles et ceux qui en sont éloignés.
« On est sur un territoire rural, à une trentaine de kilomètres d’Angoulême. Trop loin pour bénéficier des services comme la CAF, la CPAM ou France Travail, mais assez proche pour ne pas être considérés comme isolés. Il a donc fallu inventer nos propres solutions », se souvient Hélène Vaudon, directrice de l’association.
Proposer toujours plus d’opportunités
À ses débuts, l’association proposait simplement des permanences d’accompagnement aux demandeurs d’emploi.
C’est lorsque la communauté de communes de Seuil Charente Périgord (aujourd’hui La Rochefoucauld – Porte du Périgord) fait l’acquisition d’une ancienne ferme que l’idée de créer un chantier d’insertion a germé. Ce lieu devient alors un espace d’apprentissage et de transmission, où les personnes en recherche d’emploi peuvent se former aux métiers du bâtiment, mais aussi découvrir le maraîchage biologique.
« L’activité maraîchère me tient à cœur, car elle symbolise le retour à la terre, le travail concret qui a du sens, et la possibilité pour chacun de voir les fruits de ses efforts. C’est une activité également très accessible pour les personnes en grande précarité » souligne Hélène Vaudon.
La création d’un cercle vertueux
Loin de se limiter à la formation dans les métiers du bâtiment et du maraîchage, le CIDIL a progressivement développé un écosystème d’activités solidaires et durables, créant une dynamique économique vertueuse sur le territoire.
Les chantiers d’insertion se sont diversifiés : entretien des espaces verts, production et vente de légumes bio, production de confitures de légumes. Les récoltes alimentent non seulement les particuliers, mais aussi la Banque alimentaire, les collectivités locales et même un collège du territoire, renforçant ainsi les circuits courts et l’ancrage local. Plus récemment, l’association a ouvert une boutique de producteurs mettant en avant les produits locaux et permettant la création de formations pour les métiers de la vente.
Autant de projets qui traduisent une même ambition : faire rimer insertion avec utilité, proximité et solidarité.
Un nouveau départ à Montbron
Après des années d’évolution, de défis et de réussites, le CIDIL s’apprête aujourd’hui à franchir une nouvelle étape majeure : le déménagement de Souffrignac à Montbron.
Les nouveaux locaux, situés à proximité immédiate de l’exploitation maraîchère, permettront de rassembler l’ensemble des équipes dans un même lieu, de mieux coordonner les activités et d’offrir des conditions de travail plus adaptées.
Un projet qui promet à la fois la continuité et le renouveau de l’association. Malgré les difficultés traversées, c’est la promesse que le CIDIL continue de se réinventer pour répondre aux besoins de son territoire et de ses habitants.
France Active, un soutien indispensable
Comme de nombreuses structures de l’Economie sociale et solidaire, le CIDIL a rencontré des difficultés de trésorerie récurrentes, conséquence directe d’un modèle économique fragile et exigeant. Dans ces moments délicats, l’association a pu compter sur l’appui précieux de France Active, qui lui a notamment proposé d’intégrer le Dispositif Local d’Accompagnement (DLA).
Ce dispositif a permis à l’association de faire un diagnostic approfondi de sa situation, de clarifier sa stratégie et de mettre en place un plan d’actions réaliste pour sortir de la crise.
« C’est un soutien sans lequel nous n’aurions pas pu avancer », confie Hélène Vaudon.
Depuis près de trente ans, France Active reste un partenaire essentiel du CIDIL, l’accompagnant dans ses transitions et contribuant à la pérennité de ses actions d’insertion et de développement local sur le territoire charentais.
A bénéficié du
Avec
une garantie de
42 000€
un investissement de
146 000€
A été accompagné par
France Active Nouvelle Aquitaine
Depuis 2005
C’est ici ?
Autres stories
![]()
[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]
Toutes les stories
Et si on élevait les cochons ensemble ?


Maud SIMIAN
Coordinatrice de la SCIC du Barétous
Production de viandes de boucherie
France Active nous a permis de vraiment poser les choses. On a dû se pencher sur les chiffres, se poser les bonnes questions, et ça nous a aidés à structurer le projet. Au départ, on avançait un peu à l’instinct, mais grâce à leur accompagnement, on a pu clarifier le montage financier et comprendre comment rendre tout ça viable.
![]()

![]()
Ance Féas, Nouvelle-Aquitaine
Production de viandes de boucherie
À Ance Féas, dans les Pyrénées, un collectif d’agriculteurs a relevé un pari audacieux : rassembler leur activité pour créer une conserverie et un magasin pour leur viande. À l’origine du projet, cinq producteurs unis autour de l’idée de « boucler la boucle » : élever, transformer et vendre en circuit court.https://vimeo.com/1136800685
La naissance d’un projet
Le projet trouve son origine dans un constat simple mais crucial : des centaines d’hectares de terres communales non exploitées qui se détérioraient à vue d’œil, faute d’animaux pour les entretenir. L’idée de valoriser ces 600 hectares avec de l’élevage de cochons en plein air est rapidement apparue comme une solution pertinente.
Cependant, un obstacle majeur se dressait : l’absence d’un atelier de transformation de la viande à moins d’une heure et demie de route. Pour les agriculteurs, cela représentait une perte de temps et un coût financier considérables. L’idée d’ouvrir une conserverie fait alors surface.
La Mairie a joué un rôle clé, mettant à disposition et rénovant un bâtiment pour y installer la conserverie. Initialement prévue pour la seule production de cochons des agriculteurs fondateurs, l’ouverture de l’atelier de transformation a rapidement attiré d’autres producteurs, confrontés aux mêmes problèmes de logistique. Le projet a été dimensionné pour traiter environ 100 tonnes de viande par an, servant ainsi une plus large communauté d’éleveurs.
Parallèlement, un magasin est géré par une association de producteurs locaux, assurant la vente directe des produits transformés. Le projet s’est ainsi bouclé : une association qui élève des cochons, les transforme et qui valorise la production dans un magasin.
Un Impact Économique et Social
L’ambition première de la structure est de soutenir l’économie locale et de créer une dynamique sur le village.
Sur le plan de l’emploi, le projet a permis l’embauche de cinq personnes, recrutées localement, contribuant directement au maintien de l’activité dans la vallée. Le magasin, situé sur un axe routier fréquenté a rapidement fidélisé une clientèle.
En plus de l’aspect économique, le projet a bénéficié d’un fort soutien de la communauté, avec 60 000 euros de fonds provenant des habitants du village pour la conserverie, témoignant de l’adhésion locale à cette initiative.
Les Défis de la Mise en Œuvre et l’Accompagnement de France Active
Si l’idée était fédératrice, sa concrétisation a nécessité quatre ans de travail. Le principal défi a été le financement et le travail d’équipe. La difficulté à obtenir des déblocages de fonds auprès des banques, malgré l’obtention de subventions régionales, a été particulièrement éprouvante pour les initiateurs.
Face à ces difficultés, l’accompagnement de France Active a été sollicité. L’association est intervenue pour garantir le crédit bancaire et a demandé un niveau de détail et de rigueur dans les montages financiers qui a forcé les porteurs de projet à se poser les bonnes questions. L’accompagnement s’est également orienté vers les questions de gouvernance et d’Économie Sociale et Solidaire (ESS).
Gouvernance, Environnement et Perspectives
Le choix de la Scic (Société coopérative d’intérêt colletif) a permis de refléter la dimension collective et la volonté d’inclure la Mairie dans la structure. Bien que la mise en place de la gouvernance ait été complexe elle s’est avérée fondamentale pour le caractère démocratique du projet. La présence de la Mairie dans la structure a d’ailleurs été un élément rassurant pour les banques.
Sur le plan environnemental, le projet est fortement engagé en faveur de l’élevage en plein air. Loin des densités industrielles, l’élevage des cochons sur les communaux est mené avec un faible impact, avec moins de 10 cochons par hectare, valorisant ainsi efficacement des espaces qui seraient autrement laissés à l’abandon. De plus, la filière est ultra-locale, avec des animaux nés à proximité et un abattoir situé à seulement un quart d’heure de la conserverie.
L’ambition pour l’avenir est claire : se développer pour atteindre les chiffres prévus et assurer la pérennité de la structure, afin qu’elle continue à faire vivre le territoire et ses habitants.
A bénéficié du
![]()
Avec
une garantie de
49 740 €
un investissement de
82 900 €
A été accompagné par
France Active Nouvelle Aquitaine
En 2023 et 2024
C’est ici ?
![]()
Autres stories
![]()
[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]
Toutes les stories
À 21 ans, elle reprend l’entreprise où elle a fait son alternance


Honorine MEUNIER
Gérante de La fée des Fleurs
Fleuriste
Mon âge a plutôt été un avantage, car j’ai pu accéder à beaucoup d’aides au financement, notamment la Prime Jeune Accès+ de France Active.
![]()

![]()
Secondigny, Nouvelle Aquitaine
Fleuriste
C’est à Secondigny, un village de 3 000 habitants, que cette jeune fleuriste a décidé de reprendre la boutique dans laquelle elle a fait son apprentissage en CAP et y proposer des fleurs locales. Ouverte depuis à peine un an, la boutique a su trouver sa clientèle et dynamiser la vie locale.
Puiser dans ses racines
La campagne, la nature, les fleurs : Honorine y a grandi, et y reste profondément attachée. Enfant, elle confectionnait ses premiers bouquets avec sa grand-mère, lors de longues balades à la recherche de fleurs sauvages.
Son bac en poche, vient alors la grande question de l’orientation. « Je ne me voyais pas passer mes journées assise dans un amphithéâtre », confie-t-elle. L’évidence s’impose : elle se lance dans un CAP fleuriste, un choix qui lui permet d’allier apprentissage concret et créativité.
C’est durant sa formation qu’elle prend conscience de l’envers du décor de l’industrie florale : une production souvent importée, lourde en pesticides et peu respectueuse de l’environnement. Ces constats renforcent ses convictions : elle veut exercer son métier autrement, avec des fleurs locales, de saison et cultivées durablement.
Faire fleurir ses engagements
Lorsque sa tutrice d’apprentissage, Mathilde Talbot, lui annonce vouloir vendre la boutique, Honorine y voit une opportunité unique de mettre ses idées en pratique. Soutenue par ses parents et guidée par ses convictions, elle décide de reprendre l’entreprise pour y développer une offre responsable et engagée.
« Je voulais proposer quelque chose de différent dans ma région, et surtout éduquer à une consommation plus consciente », explique-t-elle.
Honorine incarne une génération qui veut entreprendre d’une autre manière, en apportant une vision plus engagée sur les enjeux écologiques.
Des idées qui éclosent au quotidien
Un an après la reprise, la boutique continue de se réinventer.
« Cette semaine, j’ai reçu un arrivage d’une ferme florale des Deux-Sèvres, située à quelques kilomètres seulement de mon atelier », raconte Honorine, avec enthousiasme. Parmi les livraisons : des tournesols éclatants et une variété de fleurs de saison. Aujourd’hui, sa clientèle comprend bien l’importance de la provenance des fleurs et leur impact leur santé et sur la planète.
Si la boutique est avant tout un atelier floral, elle s’est aussi transformée en épicerie fine, proposant des produits locaux : confitures, thés, chocolats, ou savons artisanaux.
Ce virage s’inscrit dans une même logique : valoriser les savoir-faire régionaux et créer un lieu de vie au cœur du village.
Une jeunesse soutenue et inspirante
Son jeune âge surprend parfois, mais Honorine en a fait une force. Avec l’appui de France Active, elle a pu obtenir une garantie bancaire et rejoindre un réseau d’entrepreneurs régionaux. Ces échanges l’ont aidée à consolider son projet et à prendre confiance dans son rôle de cheffe d’entreprise.
Aujourd’hui, Honorine regorge d’idées pour développer de nouveaux partenariats et enrichir son offre. Entre fleurs locales, produits du terroir et conseils personnalisés, elle façonne pas à pas une entreprise à son image : authentique, engagée et pleine de vie.
L’énergie des nouvelles générations et le soutient de nos partenaires
Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.
En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun.
Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
A bénéficié du
![]()
Avec
une garantie de
35 000€
une prime Jeune Accès+ de
1 000€
une prime (lauréat “Jeunes et engagés 2025”)
5 000€
un investissement de
8 000€
A été accompagné par
France Active Nouvelle Aquitaine
En 2024
C’est ici ?
![]()
Autres stories
![]()
[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]
Toutes les stories
Le Cabaret Vert : un festival indépendant et vert qui a redynamisé les Ardennes

Julien SAUVAGE
Fondateur de l’association FLaP et le festival Le Cabaret Vert
Culture
France Active Champagne Ardennes nous a permis de lancer le tour de table financier et faire un effet levier important pour aller chercher d’autres financeurs.
![]()

Charleville-Mézières (Les Ardennes)
Culture
Il y a 20 ans, la première édition du Cabaret Vert voyait le jour, organisé à 100% par des bénévoles et 400 euros en poche. Aujourd’hui, c’est devenu l’un des plus grands festivals indépendants de France, attirant chaque année plus de 100 000 festivaliers et des têtes d’affiche comme Bigflo & Oli, DJ Snake ou encore Theodora.
Derrière cette réussite se cache un engagement de longue haleine, porté par une volonté farouche de redynamiser un territoire durement touché par la crise économique : les Ardennes.
https://vimeo.com/1136799889
Un projet né d’un vide culturel
Au début des années 2000, Julien Sauvage et ses amis constatent l’absence totale de lieux culturels pour faire vivre leur passion de la musique. Plutôt que de se plaindre, ils décident d’agir : « c’est bien beau de se plaindre, mais ça ne nous fait pas avancer », résume Julien. Dans une région marquée par la désindustrialisation, le chômage massif et l’exode des jeunes, leur objectif est clair : recréer du lien social, promouvoir la culture locale et offrir une image positive des Ardennes.
Bien plus qu’un festival de musique
Dès ses premières éditions, le Cabaret Vert dépasse largement le simple cadre de la musique. Le festival s’ouvre à la bande dessinée, au cinéma indépendant, à la gastronomie locale, et affiche une forte identité écologique. Il est l’un des premiers en France à se doter d’une charte de l’environnement, bien avant que ces enjeux ne deviennent des standards.
Aujourd’hui, FLaP continue de porter des projets ambitieux : favoriser les mobilités douces, renforcer l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, promouvoir une restauration en circuits courts, lutter contre les discriminations. Le festival est devenu un moteur de développement local, générateur d’emplois, d’attractivité et de fierté territoriale.
Un projet qui a mis du temps à convaincre
Le plus gros défi qu’a rencontré FlaP a été de convaincre les autorités locales. Bien que l’association en soit alors à ses premières expériences dans l’organisation d’événements, Julien Sauvage a mené avec détermination un travail de conviction et de dialogue, qui a permis d’ancrer progressivement la légitimité de FlaP.
A l’époque, le premier événement est monté avec une école de musique à l’occasion de la fête de la musique de Charleville. En plus d’être un succès, la préfète des Ardennes, Catherine Delmas-Comolli, avait été particulièrement stupéfaite de découvrir les lieux d’une propreté irréprochable le lendemain : les bénévoles de l’association FLaP avaient ramassé tous les déchets de la zone immédiatement après leur passage. « On voulait que le lieu soit plus propre après notre passage qu’avant », déclare Julien. Cette rigueur et ce sérieux finissent par convaincre les élus.
Le rôle décisif de France Active
France Active est un partenaire de longue date de FLaP. Convaincue par la solidité et l’utilité sociale du projet, France Active a renforcé la stratégie financière de l’association en leur permettant de surmonter les premières difficultés et sécuriser les investissements à venir. « France Active Champagne Ardennes nous a permis de lancer le tour de table financier et faire un effet levier important pour aller chercher d’autres financeurs » précise Julien Sauvage. Aux côtés du Crédit Coopératif et d’Ecofi, France Active devient un partenaire clé dans le développement du festival en soutenant notamment des projets de décarbonation et d’agrandissement des capacités d’accueil.
Vers un tiers lieu solidaire et durable
Aujourd’hui, Flap nourrit de belles ambitions de développement, dont celle de redonner vie à « La Macérienne ». Cette ancienne usine de rayons de vélo, située sur le site du festival et partiellement classée aux monuments historiques, fait l’objet d’un projet de réhabilitation porté activement par la communauté d’agglomération Ardennes Métropole. Celle-ci souhaite transformer l’usine en un pôle d’attractivité à la fois touristique, économique et culturel, tout en optant pour une démarche de « reconstruction de la ville sur la ville » qui préserve l’intégralité des espaces naturels et agricoles. Pour impulser cette dynamique, FLaP a créé une association de préfiguration destinée à élaborer un tiers-lieu hybride. L’endroit pourra accueillir à terme un magasin de seconde main, un atelier de réparation de vélos, des bureaux, un espace de coworking et même un restaurant panoramique. « Pour lancer ce projet, France Active était, cette fois encore, à nos côtés. » souligne Julien Sauvage.
A bénéficié du
Avec
plusieurs garanties d’un total de
103 000 €
plusieurs investissements d’un total de
449 000 €
A été accompagné par
France Active Champagne-Ardenne
Depuis 2011
C’est ici ?
Autres stories
![]()
[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]
Toutes les stories
Handyjob : quand l’entrepreneuriat social redonne confiance et dignité


Philippe PALAMARAS
Co-fondateur d’Handyjob
Entreprise adaptée multi service
Je voulais offrir à chacun une place, de la reconnaissance, et la possibilité de se reconstruire
![]()

![]()
Bretteville sur Odon (Normandie)
Entreprise adaptée multi service
Philosophe, poète, photographe… et entrepreneur engagé. Le parcours de Philippe Palamaras, fondateur d’Handyjob, est celui d’un homme qui a choisi de concilier performance économique et impact social. Rencontre avec un pionnier de l’entreprise inclusive, soutenue par France Active depuis ses débuts.
De la grande distribution à l’entrepreneuriat social : une reconversion audacieuse
Philippe Palamaras n’était pas destiné à devenir entrepreneur. Après trente ans dans la grande distribution, dont plusieurs comme directeur d’enseigne du groupe Auchan, il décide, à quarante ans, de tout quitter pour créer Handyjob, une entreprise adaptée dédiée à l’insertion des personnes en situation de handicap. Fondée en 2010 avec son épouse Edith, Handyjob est aujourd’hui un modèle d’entreprise inclusive, où performance économique rime avec impact social et écologie.
« Je voulais offrir à chacun une place, de la reconnaissance, et la possibilité de se reconstruire », confie Philippe Palamaras. Une approche humaniste qui a transformé la vie de près de 200 collaborateurs répartis entre la Normandie et la Bretagne.
Handyjob : une entreprise adaptée, des métiers qui ont du sens
Handyjob est une entreprise adaptée, c’est-à-dire une société ordinaire régie par le code du travail, mais qui emploie majoritairement des salariés en situation de handicap, avec un accompagnement social renforcé. L’entreprise a commencé modestement dans deux secteurs accessibles — l’entretien d’espaces verts et le nettoyage — avant de se diversifier vers des activités plus variées :
- Multiservices
- Recyclage et réemploi
- Réparation et production éco-responsable
« Nos salariés, après leur passage chez Handyjob, ne sont plus les mêmes, même physiquement », souligne Philippe Palamaras. Une fierté qui se traduit aussi par des projets innovants, comme la fabrication de mobilier à partir de coquilles Saint-Jacques recyclées.
Un modèle économique sain et vertueux
Partenaire de longue date de France Active, Handyjob a bénéficié d’un prêt d’amorçage et d’un accompagnement bienveillant, en phase avec ses valeurs. « France Active préfère un projet vertueux, même s’il est moins rentable, à un projet prolifique sans sens », insiste Philippe Palamaras.
Aujourd’hui, Handyjob revendique un modèle économique stable, sans déficit depuis quinze ans, où les bénéfices sont partagés avec les collaborateurs. « Notre ambition : continuer à créer des métiers qui ont du sens, où l’on fabrique à 100 %, avec fierté et reconnaissance », ajoute-t-il.
Handyjob et France Active : un partenariat au service de l’innovation sociale
France Active est convaincue que l’entrepreneuriat peut être un levier puissant d’inclusion et de transformation sociale. Handyjob en est la preuve vivante : une entreprise qui allie performance économique, impact social et écologie, tout en redonnant confiance et dignité à ses équipes.
« Voir nos équipes grandir, retrouver confiance et dignité, c’est notre plus grande fierté », conclut Philippe Palamaras. Une inspiration pour tous ceux qui croient en un entrepreneuriat plus humain et plus responsable.
A bénéficié du
![]()
Avec
une garantie de
37 000€
un investissement de
250 000€
A été accompagné par
France Active Normandie
En 2024
C’est ici ?
![]()
Autres stories
![]()
[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]
Toutes les stories
Siel Bleu, de l’activité physique pour tous et à tout âge

Jean-Daniel MULLER et Jean-Michel RICARD
Co-fondateurs de Siel Bleu
Activité physique adaptée
France Active est à nos côtés depuis de nombreuses années pour nous aider à mener à bien nos nombreux projets.
![]()

Strasbourg (Bas-Rhin)
Activité physique adaptée
Créée il y a près de 30 ans à Strasbourg par deux jeunes diplômés en éducation physique, Siel Bleu poursuit son développement. Le but de l’association ? Proposer de l’activité physique pour prévenir ou diminuer les effets du vieillissement et recréer du lien social. Elle effectue aujourd’hui plus de 500 000 interventions par an en France, te compte environ 870 salariés. Sa croissance se fait aussi au-delà de nos frontières en Belgique, en Irlande, en Espagne, à Madagascar, en Allemagne et au Portugal.
Siel Bleu, c’est au départ l’idée de deux étudiants en éducation physique qui ont très tôt mesuré les bienfaits de l’exercice physique sur la prévention du vieillissement : « A l’occasion d’un stage auprès de personnes âgées, nous avons développé un programme adapté à ce public. A la fin du stage, elles nous ont dit qu’il ne fallait pas les lâcher en si bon chemin. C’est comme ça qu’est né Siel Bleu. Nous nous sommes rendu compte que l’activité physique avait également des bienfaits psychologiques. Elle leur redonnait le sourire et c’est en conservant ces bénéfices que nous avons voulu développer tous nos programmes. » précise Jean-Daniel Muller. Et cela fait près de 30 ans que cela dure.
Grâce au bouche-à-oreille, l’association s’est très vite développée « nous avions des demandes d’autres départements auxquelles nous ne pouvions pas répondre. Dès la deuxième année nous avons demandé un Dispositif Local d’Accompagnement (DLA) pour nous permettre de structurer la croissance de l’association » ajoute-t-il.
Aujourd’hui, Siel Bleu propose de l’activité physique adaptée au sein d’institutions (Ehpad, hôpitaux, cliniques, Esat, résidences autonomie) mais aussi en cours collectifs dans des gymnases, en salles communales ou à l’extérieur pour les membres de l’association. Depuis six ans, l’association développe ses propres maisons Sport-Santé à Strasbourg, Mulhouse et Angers. Dans ces lieux, l’activité physique est au centre. Ce sont de véritables tiers lieux avec des médecins généralistes, des psychologues ou des micro-crèches qui viennent compléter l’offre.
Siel Bleu accompagne ses bénéficiaires sur les sujets de santé au sens global, selon l’OMS, c’est-à-dire : physique mais aussi mentale et environnementale. L’association propose également à ses bénéficiaires des conseils sur les aspects de la nutrition.
Une levée de fonds pour financer 7 projets de développement
Des projets de développement, ils n’en manquent pas et c’est pour les réaliser qu’ils ont lancé une importante levée en titres associatifs début 2023. Celle-ci vise à financer pas moins de 7 projets structurants :
- L’un d’entre eux est autour des mobilités douces pour inciter le plus grand nombre à prendre le vélo ou à marcher au lieu de prendre la voiture.
- Siel Bleu travaille aussi à former les professionnels de la santé et auxiliaires de soin à l’accompagnement des personnes fragilisées par des solutions non médicamenteuses (formation initiale et continue) afin de répondre au manque de personnel formé et de prescription de l’activité physique adaptée, dans un contexte de vieillissement de la population.
- L’association souhaite digitaliser ses activités pour compléter son offre et être présente auprès de personnes trop isolées ou qui n’ont pas la chance d’avoir des interventions près de chez eux. Siel Bleu va développer une plateforme avec des activités dédiées. Pour cela, l’association a fait l’acquisition d’une start-up qui propose déjà de l’activité physique à distance. Siel Bleu développera des parcours dédiés à des pathologies spécifiques en visio ou via des vidéos adaptées grâce à l’appui de la technologie développée par cette start-up.
- Le développement des Maisons Bleues est également au programme. Ce seront des lieux de vie qui permettront d’accéder à la prévention santé et qui favorisent le lien social (Maisons sport-santé, tiers-lieux, résidence autonomie)
- Siel Bleu se développe à l’international. Pour permettre de porter l’ensemble des projets, l’association souhaite créer une Fédération avec un seul objectif : toucher toujours plus de bénéficiaires.
- Enfin, elle va développer de nouvelles activités thérapeutiques. Tous les ans, l’association sort un nouveau programme pour répondre à un besoin. Le dernier en date portait sur l’endométriose. Il a été réalisé avec des spécialistes et est proposé partout en France et dans le monde.
Pour mener à bien ces projets de développement, France Active est aux côtés de l’association depuis des années, notamment à travers un PIA (Plan Investissement d’Avenir), plan proposé par l’Etat avec des financements sur des projets spécifiques. France Active apporte également des conseils à l’association.
Des conseils pour un entrepreneur qui se lance ?
- De vivre le projet s’il y croit : il y a toujours des moments compliqués mais il faut s’accrocher.
- Savoir s’entourer : le fait d’être deux dès le départ a été fondamental et nous avons très vite été bien accompagnés.
- S’entourer aussi de partenaires pour construire avec vous avec du recul, des compétences différentes, poser les bonnes questions : parfois l’idée est bonne mais n’est pas en adéquation avec le public. Il faut confronter son projet et ne pas hésiter à aller frapper aux portes.
Ont bénéficié des
![]()
Avec
plusieurs garanties d’un montant total de
320 000€
plusieurs primes d’un montant total de
65 000€
plusieurs investissements d’un montant total de
950 000€
Ont été accompagné par
France Active Alsace
C’est ici ?
Autres stories
![]()
[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]
Toutes les stories
D.E.F.I Production : l’insertion professionnelle par les métiers du cinéma


Camille MONTALAN
Directeur de D.E.F.I Production
Formation aux métiers du cinéma
France Active nous a soutenus et nous a rassurés dans les moments de doutes, ce qui est essentiel lorsque l’on développe un projet comme celui-ci.
![]()

![]()
Toulouse
Formation aux métiers du cinéma
En 2019, une équipe composée de passionnés de cinéma, d’habitants du quartier de la Reynerie à Toulouse et de travailleurs sociaux ont créé D.E.F.I Production. L’objectif de l’association est de permettre aux jeunes de se former aux métiers du cinéma et de les accompagner dans leur parcours professionnel. Camille Montalan, fondateur de l’association, et Anne-Sophie Terral, chargée de financement innovation sociale chez France Active MPA-Occitanie, nous démontrent comment renforcer un projet d’utilité sociale tout en pérennisant son modèle économiquehttps://vimeo.com/1119358516
Camille MONTALAN, comment a émergé le projet D.E.F.I Production ?
Au tout départ, notre vocation était de permettre aux jeunes de s’initier aux métiers du cinéma en réalisant de petits courts-métrages dans leur quartier. Au fil du temps, des vocations pour ces métiers se sont créées, et nous avons décidé de pousser le projet plus loin : créer une école du cinéma accessible à toutes et tous, et permettre à des jeunes d’envisager un parcours professionnel dans ce secteur.
Pour réaliser ce changement d’échelle et pérenniser le projet, il a fallu investir globalement que ce soit dans les espaces, les équipements, les équipes, la formation et le recrutement de professionnels du cinéma.
Comment a démarré votre collaboration avec France Active sur ce projet ?
France Active MPA-Occitanie a été notre partenaire dès le début du projet. Ils nous ont accompagnés avec le programme POLLEN sur les questions de modèle économique et nous ont aussi mis en relation avec le Fonds Social Européen, aujourd’hui notre premier financeur.
France Active nous a soutenus et nous a rassurés dans les moments de doutes, ce qui est essentiel lorsque l’on développe un projet comme celui-ci.
Anne-Sophie TERRAL, comment avez-vous accompagné et financé le projet D.E.F.I Production ?
En plus du financement accordé en collaboration avec le Crédit Coopératif, France Active a joué un rôle clé dans l’analyse de la situation économique et financière de la structure. Avec le programme POLLEN, nous avons apporté les ressources nécessaires au développement du projet. Cela impliquait de dépasser une approche purement associative en renforçant le modèle économique, en diversifiant les partenariats et en adoptant une logique d’investissement.
L’intervention de France Active a aussi permis de faire levier sur la banque en sécurisant le projet avec un financement et une garantie. Les outils proposés par France Active et son offre d’investissement solidaire permettent de s’adapter aux problématiques des structures de l’ESS.
Camille MONTALAN, quelles sont les prochaines étapes pour D.E.F.I Production ?
Une fois notre changement d’échelle réalisé, l’objectif sera de stabiliser le projet et de s’inscrire dans le plan régional de formation d’Occitanie. 50 jeunes ont été accompagnés cette année, et nous visons environ 70 élèves l’année prochaine.
Anne-Sophie TERRAL, quels sont les principaux défis rencontrés par les entrepreneurs de l’Economie sociale et solidaire ?
L’enjeu majeur pour les structures de l’ESS est le renforcement de leur modèle économique pour faire face au contexte incertain. Les projets sont parfois de plus en plus fragiles et des décalages de trésorerie peuvent les mettre en danger. Se placer dans une logique d’investissement est une réponse, et France Active a les moyens de les accompagner avec différents outils.
Camille MONTALAN, quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs ?
Pour développer son projet d’utilité sociale, il est essentiel d’avoir un regard à 360 degrés. Il ne faut pas se concentrer uniquement sur l’aspect financier, mais prendre en compte l’impact sur le travail des équipes, et coconstruire une nouvelle organisation. C’est toute la vie de la structure qui évolue, et cela impacte aussi bien les équipes que les bénéficiaires.
A bénéficié
de plusieurs investissements
d’un total de
135 500€
de plusieurs garanties d’un total de
25 000€
d’une prime de
8 000€
A été accompagné par
France Active MPA-Occitanie
Dès 2019
C’est ici ?
![]()
Autres stories
![]()
[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]
Toutes les stories
Le Fournil Bio : une boulangerie engagée qui façonne bien plus que du pain

Fanny SIMONIN
Co-gérante du Fournil Bio.
Boulangerie
« Magali Lacambra, notre conseillère France Active a tout de suite été très investie dans notre projet. Elle a su nous orienter, nous a fait rencontrer les bonnes personnes et nous a fait avancer. Et au-delà de ça, les réponses étaient toujours concrètes, simples, efficaces. »
![]()

Le Gosier, Guadeloupe.
Boulangerie
Au Gosier, en Guadeloupe, Le Fournil Bio se distingue des boulangeries traditionnelles. Créée il y a neuf ans puis reprise par Guillaume et sa compagne il y a six ans, cette boulangerie artisanale s’est fixée pour objectif d’offrir des produits à la fois plus sains et enracinés dans le terroir local.https://vimeo.com/1136798210
Des coups du destin et des convictions profondes
Lorsque les fondateurs du Fournil ont quitté l’île de la Guadeloupe, Guillaume, alors salarié, et sa compagne Fanny, ont saisi l’opportunité de reprendre l’affaire. Proposant des produits sains et qui sortent de l’ordinaire, l’activité s’est rapidement développée et la clientèle s’est élargie.
Leurs pains étaient principalement distribués dans des magasins bio ainsi que sur des marchés, souvent éloignés du lieu de production. Rapidement, les clients ont exprimé le désir de se rendre directement sur place pour rencontrer les artisans et découvrir leur savoir-faire. Dans le même temps, Guillaume souhaitait réduire ces déplacements longs et polluants.
Lorsqu’un magasin bio du Gosier a fermé à seulement 600 mètres de leur atelier, l’occasion paraissait trop belle. Proximité logistique, une grande terrasse, un ancien four romain déjà sur place : tout y était pour donner vie à leur projet.
Une volonté d’améliorer les habitudes de consommation
Au-delà de la boulangerie, le Fournil Bio est devenu un lieu de restauration et une épicerie proposant tous types de produits alimentaires qui racontent une histoire : celle d’un producteur, d’un savoir-faire, d’une démarche respectueuse.
Ce positionnement tranche avec l’offre conventionnelle locale, dominée par du pain blanc industriel et des produits importés, ultra-transformés. « Votre pain, c’est mon médicament », confie un client, illustrant parfaitement les problèmes pour la population locale à trouver des produits de qualité, bons pour la santé.
La cuisson au feu de bois, loin d’être un archaïsme, est un choix réfléchi : en Guadeloupe, l’électricité provient encore en grande partie de moteurs polluants et instables. Le bois utilisé est issu de la récupération d’arbres tombés après les tempêtes, valorisant une ressource locale.
Le choix de vendre en vrac est également un pari audacieux pour la Guadeloupe où l’on a tendance à tout suremballer. Le Fournil Bio souhaite rééduquer les consommateurs à une autre façon de consommer, plus respectueuse de l’environnement et mettre de côté les tabous par rapport au manque d’hygiène.
Grâce à sa grande terrasse, le Fournil Bio accueille gratuitement des associations locales pour des réunions, débats, ciné-débats ou événements éducatifs. Des organisations comme une école Montessori, une AMAP ou l’association « Mon École, Ma Baleine » trouvent ainsi un lieu d’expression et de rencontres.
France Active, un partenaire clé
Soucieux de rester fidèles à leurs convictions, Guillaume et Fanny ont choisi un financement alternatif à une banque « classique » : la Nef, spécialisée dans l’Economie sociale solidaire. C’est par la suite qu’est intervenue France Active, fraîchement installée en Guadeloupe. Recommandé par la Nef, l’association a cofinancé le projet avec un prêt avantageux, permettant de réduire les garanties exigées par les banques. L’accompagnement de France Active ne s’est pas limité aux aspects financiers. Elle a également soutenu les gérants dans leurs démarches d’intégration à l’Economie sociale et solidaire (ESS), renforçant la cohérence entre leurs valeurs et leur modèle économique. Cet appui a été décisif : grâce à France Active et à la disponibilité de son équipe locale, le Fournil Bio a pu concrétiser son projet sereinement. Aujourd’hui, l’objectif est de renforcer l’accueil (terrasse, accessibilité PMR) et de développer encore les activités culturelles et associatives. Le Fournil Bio aspire à devenir non seulement un commerce, mais aussi un lieu de vie et de rencontres au service de la communauté.
A bénéficié du
Avec
une garantie de
61 000€
un investissement de
122 000€
A été accompagnée par
France Active Guadeloupe
En 2023
En 2025
C’est ici ?
Autres stories
![]()
[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]
Toutes les stories
