Réseau Cocagne cultive son impact social

Julien Adda de Réseau Cocagne, Félix Beaulieu du Conseil et accompagnement chez France Active, Ruth Manley, de l’Offre et accompagnement chez France Active

Interview croisée

Le Réseau Cocagne est un bel exemple de l’économie solidaire et l’engagement citoyen. Engager une démarche d’évaluation de son impact social est donc essentiel pour bien prendre en compte la richesse de son action.
Ruth Manley, Offre et accompagnement chez France Active


Vauhalan 91430
Le réseau Cocagne est une association regroupant les Jardins de Cocagne et d’autres structures respectant une charte commune de production maraîchère au moyen de l’insertion par l’activité économique

Depuis ses débuts, France Active accompagne dans leur développement les Jardins de Cocagne et Réseau Cocagne, la structure qui les fédère. C’est tout naturellement que ce réseau associatif maraîcher s’est tourné vers nous pour leur évaluation d’impact social, nécessaire à leur croissance. 

Julien, quel est le métier de Réseau Cocagne ?
Réseau Cocagne regroupe une centaine d’associations qui ont comme activité le maraîchage en insertion par l’activité économique. Notre métier, c’est l’insertion avec une forte dimension sociale : nous voulons amener les personnes précaires, éloignées de l’emploi vers le monde de l’entreprise et faire que celui-ci travaille son « employeurabilité ». Nous leur proposons aussi des nouvelles activités économiques d’ESS pour la transition écologique de l’alimentation. Félix, que vous inspire le projet de Réseau Cocagne ? C’est un modèle que j’aime bien prendre en exemple auprès de mes amis pour parler de ce que l’ESS sait bien faire. Les équipes de Réseau Cocagne portent l’innovation et un fort niveau d’engagement, bien avant que ces sujets deviennent des préoccupations relativement partagées. Ils déploient depuis très longtemps un modèle alliant l’agriculture biologique, l’insertion par l’activité économique et des paniers vendus directement aux consommateurs. Il y a aussi la dimension réseau et coopération. Dans sa structure même assez décentralisée et dans son fonctionnement interne où je peux voir que les débats sont bienvenus, Réseau Cocagne est un de ceux qui incarnent le mieux l’esprit démocratique de l’ESS.Félix, au-delà de la démarche d’évaluation de son impact social, comment accompagnez-vous Réseau Cocagne dans son déploiement dans les territoires ?
Aujourd’hui le Réseau Cocagne est dans une belle dynamique de changement d’échelle, à la fois par le développement des jardins existants, et par une démarche encore plus pro-active de création de nouveaux jardins. Concernant le développement des jardins existants cela demande évidement des investissements matériels et immatériels, des plans de développement solides et un renforcement des capacités de gestion. Dans le cadre du Fonds départemental d’insertion (FDI) « exceptionnel » (aide du ministère du Travail), France Active est mandatée par le Réseau Cocagne pour accompagner une quinzaine de jardins dans leur développement à raison de 3-4 jours d’intervention par jardin. Cet accompagnement, qui se fait en complément du programme VISES, est déployé dans 12 associations territoriales.Ruth, en quoi la démarche de Réseau Cocagne est-elle exemplaire ? 
Les Jardins de Cocagne font preuve d’un pluralisme d’action : par la mobilisation des citoyens autour d’une activité économique, ils accompagnent des personnes en situation de précarité, créent un lien de proximité entre producteurs et consommateurs, et préservent l’environnement. Le Réseau Cocagne est un bel exemple de l’économie solidaire en reliant l’économie, le social et l’engagement citoyen. Engager une démarche d’évaluation de son impact social est donc essentiel pour bien prendre en compte la richesse de son action. Julien, pourquoi s’être engagé dans une démarche d’impact social ? Le sujet de « l’impact » est problématique pour les associations quand elles subissent une vision et une méthode qui ne relève pas de leur fonctionnement. Comment, dès lors, faire de l’évaluation de « l’impact » un outil au service du projet associatif ? La méthode VISES nous a permis de nous poser les bonnes questions au sein des groupes de travail animés par France Active. Nous avons coconstruit notre méthode d’évaluation d’impact social afin que chaque structure puisse trouver les bonnes réponses qui correspondent aux enjeux de son territoire.Julien, pourquoi s’être engagé dans une démarche d’impact social ?
Le sujet de « l’impact » est problématique pour les associations quand elles subissent une vision et une méthode qui ne relève pas de leur fonctionnement. Comment, dès lors, faire de l’évaluation de « l’impact » un outil au service du projet associatif ? La méthode VISES nous a permis de nous poser les bonnes questions au sein des groupes de travail animés par France Active. Nous avons coconstruit notre méthode d’évaluation d’impact social afin que chaque structure puisse trouver les bonnes réponses qui correspondent aux enjeux de son territoire.Félix, au-delà de la démarche d’évaluation de son impact social, comment accompagnez-vous Réseau Cocagne dans son déploiement dans les territoires ?

Aujourd’hui le Réseau Cocagne est dans une belle dynamique de changement d’échelle, à la fois par le développement des jardins existants, et par une démarche encore plus pro-active de création de nouveaux jardins. Concernant le développement des jardins existants cela demande évidement des investissements matériels et immatériels, des plans de développement solides et un renforcement des capacités de gestion. Dans le cadre du Fonds départemental d’insertion (FDI) « exceptionnel » (aide du ministère du Travail), France Active est mandatée par le Réseau Cocagne pour accompagner une quinzaine de jardins dans leur développement à raison de 3-4 jours d’intervention par jardin. Cet accompagnement, qui se fait en complément du programme VISES, est déployé dans 12 associations territoriales.

Ruth, comptez-vous généraliser cet accompagnement à l’évaluation de l’impact social ?
France Active investit la question de l’évaluation de l’impact social depuis 2018. Nous avons coconstruit la démarche VISES avec des partenaires de l’ESS, des chercheurs et des entreprises sociales et solidaires – il s’agit d’une démarche qui propose une méthode d’évaluation basée sur le dialogue et non sur les chiffres. Depuis 2020, France Active a accompagné une trentaine d’entreprises de l’ESS sur la méthode VISES. Notre ambition est de généraliser cet accompagnement au sein de notre réseau, embarquer nos partenaires, et ainsi proposer à encore plus de structures de l’ESS une démarche d’évaluation adaptée à leurs spécificités.


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garanties de

90 000€

de plusieurs investissements de

180 000€

de plusieurs primes de

93 000€

A été accompagné par

France Active (Associations Nationale)

dès 2017

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

Des livres pour tous !

Marion Berthaut de Mobidys, Fabien Leonhardt de Mirova (Groupe BPCE) et
Céline Allain de France Active Pays de la Loire.

Interview croisée

Pour moi le travail de France Active fait sens, notamment avec l’épargne salariale : choisir de placer son argent sur des projets engagés permet de créer du lien avec la société.
Marion Berthaut, Co-fondatrice de Mobidys


Nantes 44300
La technologie au service de la lecture accessible aux Dys.

Quand une aventure entrepreneuriale s’investit d’une
mission d’intérêt général : permettre à tous d’avoir accès à la lecture. Cette
bibliothèque numérique en évolution constante donne accès à des ouvrages variés
à plus 130 000 élèves, du CP à la terminale.

Marion, racontez-nous votre projet.

Mobidys est née de trois amis : un spécialiste du numérique, un éditeur et une orthophoniste. Nous avions tous la même volonté : apporter des solutions aux personnes atteintes de troubles DYS (troubles cognitifs d’acquisition de la connaissance, de la lecture, de l’écriture…) pour faciliter leur inclusion dans la société. La raison d’être de Mobidys est de donner à chacun la possibilité de lire et apprendre grâce à des livres numériques.

Lors du confinement, nous avons ouvert gratuitement notre bibliothèque numérique. Nous avons eu énormément de demandes, que ce soit de la part d’enseignants ou d’élèves en difficulté ou non. Ils ont tous pu avoir accès à nos livres numériques enrichis grâce à des narrateurs audio, des définitions, des descriptions d’images… Aujourd’hui, l’utilité sociale est au coeur de notre modèle et cela s’est concrétisé par l’obtention d’un agrément ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale).

Céline, en quoi la démarche de Mobidys répond-elle à la vision de l’engagement que porte France Active ?

Le principal engagement de Mobidys c’est l’inclusion, permettre à chacun avec un handicap ou non d’avoir accès à la culture et plus particulièrement aux livres. Que ce soit de la lecture plaisir, ou de l’accès à des manuels scolaires adaptés, Mobidys s’adresse à tous les besoins, tout en respectant la chaîne du livre. Au-delà du contenu, Mobidys permet de donner une chance à chaque enfant d’une même classe de progresser. En effet, les livres numériques sont de véritables aides à la compréhension et permettent de dépasser les différences. Le confinement a mis en évidence les limites des cours à distance et la nécessité de la digitalisation des supports en tenant compte des problématiques de chacun afin d’adapter les ressources scolaires.

Fabien, pourquoi Mirova a-t-elle soutenu le développement de Mobidys ?
Nous associer à France Active est pour nous essentiel, et ce, depuis plus d’une vingtaine d’années. France Active identifie les besoins et assure le suivi des entrepreneurs engagés. Et c’est exactement ce que France Active Pays de la Loire a fait avec l’accompagnement de Mobidys. Tant pour l’appui à leurs orientations stratégiques que dans le soutien à l’élaboration de la gouvernance de l’entreprise. Mirova apporte une partie des capitaux, et France Active assure le conseil et le suivi permettant la réussite du projet. Chez Mobidys ce qui est original, c’est le côté “tech for good” du projet, qui allie impact social et innovations technologiques.

Marion, quels étaient vos besoins lorsque vous avez rencontré France Active Pays de la Loire ?

Au début du projet, nous n’avions pas conscience que nous faisions partie de l’ESS. Après avoir longuement travaillé notre modèle économique, nous nous sommes rendu compte que nous étions arrivés à un modèle tripartite : la sphère académique, les éditeurs et nous, Mobidys. Nous nous inscrivons pleinement dans la chaîne du livre, en rémunérant les auteurs des oeuvres tout en développant nos solutions numériques spécifiques.

Ainsi, des besoins en recherche et développement ont émergé, et par conséquent des besoins de financements, ce qui nous a naturellement rapprochés de France Active. Aux côtés d’autres investisseurs, France Active a pris part à notre levée de fonds de 2021 et continue aujourd’hui à nous accompagner sur nos axes stratégiques. Pour moi, le travail de France Active fait sens, notamment avec l’épargne salariale : choisir de placer son argent sur des projets engagés permet de créer du lien dans la société.

Céline, comment comptez-vous accompagner Mobidys dans la durée ?

La relation initiée avec Mobidys date de 2018. Nous avons accompagné l’entreprise dans les différentes étapes de son développement : amorçage avec la mise en place d’un prêt Pays de la Loire Engagé, à l’occasion d’un changement d’échelle, plus récemment en permettant à France Active de prendre part au capital de l’entreprise.

L’accompagnement mis en oeuvre est venu répondre aux besoins financiers, mais aussi aux besoins de conseil, notamment en mobilisant le Dispositif Local d’Accompagnement. Ainsi, nous avons pu apporter du conseil pour appuyer la mise en place d’une stratégie en termes de mangement adapté au changement d’échelle de Mobidys. Notre objectif est d’inscrire notre relation dans la durée.

Fabien, en quoi le projet de Mobidys illustre-t-il votre politique d’investissement ?

Mirova a fait le choix de co-investir avec France Active dans Mobidys car nous partageons une même vision : la finance doit servir l’intérêt général. Mobidys est pleinement engagée pour soutenir les plus fragiles, en apportant des solutions concrètes. Soutenir un projet qui mise sur l’éducation est pour nous financeur, intéressant, car c’est une thématique peu représentée aujourd’hui. L’inclusion est au coeur des réponses proposées par Mobidys, ce qui reflète particulièrement la politique d’investissement de Mirova. Apprendre à lire à un enfant, lui permettra plus tard de mieux s’insérer dans le monde du travail alliant ainsi inclusion et insertion. Entreprise agréée ESUS, l’impact de Mobidys est clairement positif sur la société, c’est une des conditions pour que Mirova participe aux financements


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garantie de

40 000€

de plusieurs investissements de

485 000€

A été accompagné par

France Active (Association Nationale)

Dès 2018

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

Engagée pour le temps partagé !

Laëtitia Ngama de EDEN ETTP, Mathilde Lebreuil de France Active Bourgogne et Nathalie Rauch Entrepreneurs de la Cité

Interview croisée

Ce qui m’a beaucoup plu avec France Active, c’est l’humain. Ils ont su nous rassurer lorsqu’on se questionnait sur notre modèle. Ils nous ont encouragés à nous questionner pour aller plus loin dans notre engagement. – Laëtitia Ngama, EDEN ETTP


Chenove 21300
Entreprise de Travail à Temps Partagé

Laëtitia Ngama a lancé un service de travail à temps partagé à Chenove en périphérie de Dijon. Elle s’est tournée vers France Active pour l’accompagner à apporter une solution concrète à un besoin de son territoire : créer des emplois durables et permettre à des entreprises d’avoir accès à de la main d’œuvre qualifiée.

Laëtitia, racontez-nous votre projet.

Eden ETTP est une entreprise de travail à temps partagé. Le modèle du temps partagé a deux volets : le salarié et l’entreprise. Pour monter notre projet, nous sommes partis du constat que pour beaucoup de salariés le travail à temps partiel est une contrainte : garde d’enfant, prise en charge d’un parent malade… Ce qui a pour conséquence la multiplication des CDD, car temps partiel rime souvent avec précarité de l’emploi.

Pour répondre à cette problématique, nous avons décidé de développer un service de travail à temps partagé : nous embauchons les salariés en CDI et déterminons le nombre d’heures dont ils ont besoin. Ils pourront ainsi travailler chez plusieurs de nos clients.

Pour les entreprises, le travail à temps partagé est aussi une plus-value. En effet, sur notre territoire autour de Dijon en Bourgogne, il y a beaucoup de TPE, PME et d’artisans qui sont souvent confrontés à des problématiques d’embauches : trop de travail pour un salarié mais pas assez pour deux, par exemple. Ainsi nous leur proposons une solution adaptée à leurs besoins.

Il y a une grande demande des salariés pour avoir des CDI à temps partiel. Nous avons plus de difficultés pour trouver des entreprises qui veulent bénéficier du temps partagé, car la loi qui encadre ce mode de salariat est peu connue des professionnels. Il y a un travail important de pédagogie à mener auprès des entreprises pour mieux faire connaître le travail à temps partagé.

Mathilde, que retenez-vous de la démarche de Eden ETTP ?
Laëtitia Ngama est une personne très motivée qui avait bien préparé son projet en amont. Elle a su rebondir sur les remarques que nous lui avons faites tout au long de l’expertise de son dossier, tout en restant en cohérence avec son projet de départ.

Nathalie, que vous inspire le parcours de Eden ETTP ?

Eden ETTP répond vraiment à un besoin des entreprises grâce aux solutions de temps partagé. Cette offre innovante est engagée, elle va permettre de donner accès à l’emploi à des personnes, tout en répondant aux demandes du marché du travail. De notre point de vue, il est important pour cette structure d’être juridiquement protégée, notamment sur les contrats qu’elle passe. Choisir la bonne assurance est donc essentiel.

 

Il est important de prendre la mesure de sa responsabilité en tant qu’entreprise.

Laëtitia, que retenez-vous de l’accompagnement de France Active et de ses partenaires ?
Plus nous avancions dans la conception de notre projet, plus l’engagement était au cœur de notre projet. C’est ainsi que nous nous sommes rapprochés de France Active Bourgogne et de ses partenaires. Ce qui m’a beaucoup plu avec France Active, c’est l’humain. Ils ont su nous rassurer lorsqu’on se questionnait sur notre modèle. Ils ont su nous encourager pour que nous puissions aller plus loin dans notre engagement.

Mathilde, de quelle manière le programme Insertion par le Travail Indépendant renforce-t-il l’appui aux créateurs les plus éloignés des banques ?

Nous lui avons proposé un parcours de formation après son passage en comité, en lui expliquant ce qui pouvait être intéressant pour elle et pour le développement de son activité. Elle a choisi les formations en adéquation avec son projet, tout d’abord l’atelier trésorerie, puis un webinaire sur le numérique (comment mobiliser le numérique pour rayonner, gagner en notoriété, voir et être vu).

Nathalie, comment sécuriser le parcours de créateurs comme Eden ETTP ?

Être bien assuré contribue à la pérennisation de l’entreprise. Il est donc important qu’un créateur y ait accès, c’est au cœur de la mission des Entrepreneurs de la Cité. Toute entreprise non assurée va bien tant qu’il ne lui arrive rien.

Lorsqu’elle est confrontée à un sinistre, les assurances apportent un accompagnement, afin de pouvoir faire face financièrement. Comme France Active, Entrepreneurs de la Cité apporte son aide aux entrepreneurs les plus fragiles. On ne peut pas s’assurer pour tout, nous les aidons à identifier les risques qui menacent leurs structures. La non-assurance est souvent dramatique pour les créateurs d’entreprise, c’est pour cela que nous devons identifier l’indispensable à assurer pour chaque projet.


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garanties de

10 000€

A été accompagné par

France Active Bourgogne

Dès 2017

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

La nouvelle marque de vêtements éthiques venus du Pérou

Jean-Guillaume THYERE

Fondateur de Pitumarka

Des vêtements éco-responsables venu du Pérou

A travers Pitumarka, je souhaite sensibiliser des personnes qui ne sont pas forcément au premier abord de la mode éthique, parler des dérives de l’industrie textile, du mode de fonctionnement occidental, le dérangement climatique…

Roanne (42300)
Des vêtements éco-responsables venu du Pérou

Jean-Guillaume Thyere est franco-péruvien ; habitué du voyage depuis son plus jeune âge. Il se rend compte très tôt de la différence de confort, de revenus et de situations sociales entre la France et le Pérou, son pays d’origine. C’est en 2014 qu’il fait le choix de partir vivre au Pérou, pour renouer avec ses racines. Là-bas, Jean-Guillaume, travaille dans le marketing, en quête de sens, au détour de son aventure, il se lie d’amitié avec des tisseurs de cotons. Il fait le choix de rester plusieurs semaines avec eux pour découvrir leur mode de vie. Le fil qu’ils produisent provenant des meilleures fibres naturelles de coton sauvage, lui inspire l’idée de créer Pitumarka. Avec ce projet, il réussit à allier ses racines, sa recherche de sens et son envie d’avoir un impact écologique concret.

L’engagement éthique ; le cœur du projet de Pitumarka

Après avoir fait le constat que l’industrie textile été à la fois polluante et qu’elle exploitait les travailleurs pauvres à travers le monde, la question que se pose Jean-Guillaume Thyere, dès le départ de sa réflexion sur son projet est : « Comment avoir plus d’impact ? ».

Avec Piturmarka, son créateur souhaite travailler avec des matières 100% naturelles produite par des fournisseurs certifiés (certification GOTS – Global Organic Textile Standard et FairTrade) dans de bonnes conditions (salaire, sécurité, horaires…) et respectueuses de l’environnement. L’idée est de concevoir des vêtements éthiques et durables dans le temps.

Il se tourne alors vers la CCI en 2019 qui lui permet d’approcher les banques et France Active Loire pour une garantie sur son prêt. La garantie bancaire a été vertueuse car elle a permis de consolider le projet à une étape clé de celui-ci.

Pitumarka intègre un volet solidaire à son entreprise, en allouant une partie de son chiffre d’affaires pour la communauté locale de ses tisseurs au Pérou avec l’association ANDES.

Depuis début 2020, la marque éthique a fait le choix d’assurer une traçabilité des produits renforcée, en remontant la filière d’approvisionnement à l’envers : sélection des matières premières (essentiellement du coton sauvage, naturellement coloré, sans intrants chimiques), puis visite des ateliers des tissages, et rencontre avec les producteurs pour échanger sur leurs conditions de travail.

Prospective, pour le textile à impact

Pour l’avenir, Pitumarka souhaite faire connaître et reconnaître son modèle/concept en tissant des partenariats pour diffuser ses valeurs. La marque, par son action vise à « Sensibiliser des personnes qui ne sont pas forcément au premier abord de la mode éthique, parler des dérives de l’industrie textile, du mode de fonctionnement occidental, le dérangement climatique… »

Les vêtements éco responsables de Pitumarka sont disponibles sur leur boutique en ligne. La société vient d’ailleurs de lancer une nouvelle gamme de produit en coton Pima Bio (l’une des meilleures fibres du monde).


Site internet

A bénéficié

d’une garantie de

15 000€

A été accompagné par

France Active Loire

En 2022

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

Sur la route du vrac, du local et du 0 déchet

Charlyne BOSCARATO

Fondatrice de Stock en boc’

Épicerie itinérante écoresponsable

Nous avons besoin de créer de nouveaux réflexes de consommation au cœur des territoires et retrouver un équilibre entre le producteur, le vendeur et l’acheteur.

Vaufrey (Doubs)
Épicerie itinérante écoresponsable

Charlyne et son compagnon sont littéralement tombés amoureux de leur village de 150 habitants, Vaufrey, dans le Doubs. Charlyne est originaire de la région. Après ses études et son début de vie professionnelle en Île-de-France, elle a donc souhaité revenir aux sources. Elle commence par travailler dans une fruitière à Comté, mais, en 2020, son retour de congé maternité se passe difficilement. Elle décide alors d’aligner son envie d’indépendance et ses valeurs écologiques en créant sa propre épicerie, Stock en boc’, autour de deux marqueurs forts : le vrac et le circuit court.

Rapprocher le vrac des consommateurs

« Mon ambition était d’avoir cette double casquette de commerce de proximité avec un peu de viande, de produits laitiers, de pain ; mais aussi une partie vrac pour rapprocher cette offre des habitants. Actuellement, pour consommer 0 déchet, ils doivent faire au moins trente minutes de voiture », précise-t-elle.
Charlyne cherche d’abord un local à Vaufrey pour recréer de la vie dans ce territoire qui n’a plus de commerces. Ne trouvant pas l’endroit idéal, elle se lance tout de même en achetant un camion pour accueillir son épicerie itinérante. « Après une étude de marché, cette solution s’est avérée la plus pertinente, car elle me permet de sillonner la zone et d’aller au-devant de ma clientèle. »
C’est pour concrétiser ce projet que Charlyne rencontre les équipes de France Active qui la soutiennent en lui apportant une garantie Égalité Territoires, tandis qu’elle reçoit en parallèle une aide FAPE EDF.

Le défi : créer un nouveau réflexe de consommation responsable

Depuis son lancement en août 2021, Charlyne compte sur une clientèle de plus en plus fidèle au sein des 15 villages qu’elle visite. « Certaines personnes, dans des lieux très reculés, m’attendent chaque semaine, ne serait-ce que pour une baguette de pain. »
Mais Charlyne reste bien consciente que tout l’enjeu pour Stock en boc’ est de s’imposer en alternative à une offre se concentrant principalement autour des immenses supermarchés dans la région. « Les commerces de proximité ayant quasiment disparu, de nombreuses personnes ont perdu le réflexe d’aller à l’épicerie au coin de la rue. Ils préfèrent souvent prendre la voiture pour faire de grosses courses pour trois semaines. »
Pour contrebalancer ce modèle de grande consommation, Charlyne mise sur la qualité en faisant appel à des producteurs locaux dès qu’elle le peut (pour la farine, l’huile, les lentilles, les pois cassés…) et à des réseaux de commerce équitable pour les aliments non produits localement (pour les mélanges apéro avec des noix de cajou, notamment). Elle veille également à l’accessibilité de ses prix pour le plus grand nombre. « Pour les fromages blancs et les yaourts, j’ai ainsi passé un accord avec la ferme voisine. Eux proposaient un prix d’achat raisonnable, en contrepartie, je m’engageais à ne pas excéder un certain prix de vente pour que tout le monde s’y retrouve : le producteur, le vendeur et le consommateur. » C’est sur ce modèle vertueux qu’elle espère pouvoir convaincre que l’offre qu’elle propose est plus équilibrée et durable pour tous. « En 2022, le réseau Vrac prévoit 40 % de fermetures de boutiques 0 déchet. C’est un signal : nous avons plus que jamais besoin de soutenir le commerce local et responsable », conclut-elle.


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garanties de

15 680€

d’une prime de

2 000€

A été accompagné par

France Active Franche Comté

Et soutenu par

FAPE EDF

En 2021

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

Objectif : sauver un milliard d’abeilles

Farid MANIANI

Co-fondateur et président de Tech4Gaia

Dispositif de ruches biovigilantes

Collecter des données de l’activité des colonies d’abeilles est un indicateur puissant de la vitalité de la biodiversité d’un territoire et outil d’aide à la décision pour mieux la préserver.

67400 Illkirch-Graffenstaden
Dispositif de ruches biovigilantes

C’est en rencontrant un apiculteur, Lorenzo Altèse, que Farid Maniani commence à se passionner pour le monde des abeilles. Alors professeur d’économie et gestion en lycée professionnel et président d’un Fablab, il monte avec son ami des actions de sensibilisation en milieu scolaire. Celles-ci ont la particularité de proposer d’intégrer des capteurs dans des ruches pédagogiques en milieu scolaire des écoles pour en évaluer la vitalité.

La création d’un écosystème collaboratif
Avec Lorenzo et Armel, membre du fablab, ils ont alors l’intuition que les données collectées pourraient s’avérer extrêmement intéressantes si elles n’étaient plus regardées au cas par cas, mais au sein d’un maillage territorial beaucoup plus vaste. Pour opérer ce changement d’échelle, ils créent en novembre 2020 Tech4Gaia. « Des ruches connectées, ça existait déjà, explique Farid. Mais elles étaient peu accessibles pour les apiculteurs car trop chères. Et leur intérêt était limité car les informations transmises n’étaient pas partagées et croisées entre elles. »
L’idée de Tech4Gaia est ainsi de fédérer des acteurs du territoire très divers. Les collectivités, tout d’abord, qui ont la charge d’assurer une veille sur la biodiversité. « Il s’agit en effet d’un enjeu public. N’oublions pas que sans pollinisateurs, on aurait des fruits et légumes au prix de la vanille de Madagascar pollinisée à la main – soit 500 euros le kilo ! »
Les entreprises, ensuite, qui peuvent trouver dans la solution Tech4Gaia un soutien à leurs engagements RSE. « D’autant que nous pouvons également les aider à répondre à leurs obligations légales d’étude d’impact avec nos données objectives et en temps réel. »
La recherche enfin, car « étudier les abeilles domestiques nous fournit des informations sur l’état de santé de celles sauvages – qui représentent 95 % de la population –, mais aussi sur celle de tous les autres pollinisateurs (papillons, bourdons, etc.). Cela en fait un indicateur de biodiversité particulièrement précieux. »
C’est donc grâce à l’alliance de ce triptyque d’acteurs – publics, privés, académiques –, que Farid a pu construire un modèle économique viable, qui ne fasse pas peser le coût d’investissement sur les apiculteurs. « Nous leur donnons accès à notre outil gratuitement. Et en retour, ce sont eux qui collectent la donnée pour les autres parties prenantes engagées dans cet écosystème. »

Un modèle qui essaime

Actuellement, après une phase d’expérimentation avec 15 dispositifs, Tech4Gaia est prête à passer à la vitesse supérieure via la production de 500 ruches connectées qui lui permettra de s’étendre dans le Grand Est, sa région d’implantation, mais aussi ailleurs en France (à Bordeaux, dans la région parisienne, en Franche-Comté…) ainsi qu’au Luxembourg. Cette montée en puissance a d’ailleurs été à l’ordre du jour de l’accompagnement Place de l’Émergence dont a bénéficié Farid en 2021. « Notre vocation n’est pas de devenir une licorne qui cherche à lever un milliard de dollars. Nous, notre objectif est de sauver un milliard d’abeilles ! France Active nous a vraiment permis de challenger notre projet tout en gardant cette dimension d’ESS en son cœur. Ils nous ont également aidé à identifier des partenaires – comme la structure adaptée APF Entreprises Alsace qui produit nos dispositifs IoT –, ainsi que des financeurs qui croient dans notre modèle. » Dans ce cadre, Tech4Gaia a été soutenue par MAIF, BNP Paribas et la Banque des Territoires qui ont apporté 10 000 euros chacun. « Notre ambition désormais est de fédérer toujours plus largement autour de notre projet pour agrandir notre communauté de “gardiens de pollinisateurs“ prêts à essaimer avec nous », conclut Farid.

A bénéficié

d’une prime de

30 000€

A été accompagné par

France Active Alsace

Et soutenu par

MAIF
BNP Paribas
Banque des Territoires

En 2021

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

Inventer de nouveaux modèles agricoles

Salomé ARNAUD

Créatrice des Jardins de Fontanges

Exploitation maraîchère et avicole

La permaculture est une philosophie de conception globale à contre-courant du modèle agricole traditionnel extensif. Il ne s’agit pas de travailler de 6 h à 22 h, mais de trouver le bon équilibre dans sa production et dans sa vie.

Saint-Cernin (Lot)
Exploitation maraîchère et avicole

Ils n’ont pas encore trente ans, mais Salomé Arnaud et Simon Jonckeau sont déjà bien décidés à faire de l’agriculture autrement. Après diverses expériences, notamment dans les sciences de l’éducation pour elle et dans l’horticulture pour lui, ils se forment à la permaculture en 2017 et s’immergent dans le quotidien de diverses exploitations agricoles.
C’est en s’installant en 2019 dans le village de Saint-Cernin, dans le Lot, que le déclic s’opère définitivement : Salomé décide d’obtenir son BPREA (brevet professionnel responsable d’entreprise agricole) et projette de s’installer sur la commune. Elle crée sa propre structure maraîchère et avicole au printemps 2022, avec l’objectif que Simon en devienne prochainement conjoint collaborateur.

Retrouver les équilibres

« À notre arrivée, le territoire comptait encore peu d’animations. Mais rapidement se sont montées des initiatives auxquelles nous avons participé, comme la création d’un café associatif ou d’animations portées par les habitants », relate Salomé. En 2020, alors que les agriculteurs de la région peinent à vendre leur récole, Salomé organise le premier marché de producteurs locaux sur la place de la commune. Le succès est au rendez-vous et Salomé tisse des liens précieux avec les acteurs publics et les cultivateurs voisins. Cette expérience l’encourage à lancer sa propre activité de poules pondeuses, installées dans un poulailler mobile auto-construit, et de cultures maraîchères, aromatiques et médicinales. Le tout avec en fil directeur, les principes de la permaculture : « C’est en fait une philosophie de conception globale, explique-t-elle, à contre-courant du modèle agricole traditionnel extensif. Nous requestionnons chaque élément du processus (déplacements, logistique, utilisation des ressources…) pour identifier lequel sera le plus adapté pour répondre aux besoins sans surcharger les apports. Il ne s’agit pas de travailler de 6 h à 22 h, mais de trouver le bon équilibre dans sa production et dans sa vie. »

Une dynamique fertile

Dans cette aventure, Salomé et Simon rencontrent deux autres couples partageant les mêmes aspirations. Ils décident de créer ensemble la Société civile immobilière (SCI) Caracol’. Tous ont leur propre spécialité et leur manière d’appréhender les productions, mais chacun garde son autonomie et son indépendance économique. « En revanche, nous mutualisons nos énergies, nos savoir-faire et nos outils, précise Salomé. Par exemple, Charlotte et Clémentine récupèrent mes excédents ou mes légumes “moches” pour leur conserverie zéro déchets. Alors qu’Harold qui s’occupe du jardin-forêt a installé des haies fruitières coupe-vent sur mes terrains et que Juan s’est chargé de la partie forestière. »
Pour lancer son activité et structurer cette association atypique, Salomé et ses comparses ont pu compter sur France Active. « Sans eux, le projet n’aurait certainement pas pu voir le jour, car nous avions très peu d’écoute de la part des banques. J’étais la seule des six à avoir un brevet professionnel agricole, ce qui les freinait. Heureusement, France Active était derrière nous pour créer de la confiance. »
Après ces premières étapes, les trois couples envisagent de concevoir prochainement au niveau de la grange existante un lieu commun à forte dimension sociale et culturelle. Ils ont également récemment participé à un appel à candidatures pour l’aménagement de solutions d’habitat léger et réversible. Autant d’activités qui continueront à impulser de la vie dans leur territoire.

A bénéficié

de plusieurs garanties de

30 000€

d’une prime de

2 000€

A été accompagné par

France Active MPA Occitanie

Et soutenu par

FAPE EDF

En 2022

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

De nouveaux bâtisseurs de cathédrale solidaires et engagés

Valéry OSSENT

Président de la Fabrique de Guyenne

Chantier médiéval d’insertion

Nous avons un pied dans le passé avec ce chantier historique, mais nous regardons aussi vers l’avenir en formant des professionnels qui s’inséreront demain sur le marché du travail.

La Lande-de-Fronsac (Gironde)
Chantier médiéval d’insertion

Valéry Ossent connaît bien le monde du BTP. Il a en effet été pendant plusieurs années conducteur de travaux en France et en Afrique. Il y a quatre ans, sa carrière prend un tournant nouveau quand il découvre par hasard les chantiers historiques de l’Hermione, ce navire français de guerre du XVIIIe siècle, et de Guédelon, château fort du XIIIe siècle. « J’ai été très impressionné par ces constructions grandeur nature avec de vrais ouvriers du bâtiment, utilisant un outillage et des matériaux traditionnels. Ouverts au public, ce sont de magnifiques vecteurs pour transmettre ces savoir-faire aux plus jeunes. » Valéry se lance alors le défi de proposer un chantier historique en Gironde, où il habite.

Un pied dans le passé, mais aussi vers les métiers d’aujourd’hui et de demain

Son étude de marché s’avère concluante. « Certaines contraintes sont apparues en fait comme des opportunités », confirme-t-il. Ainsi, sa volonté d’utiliser uniquement des matériaux naturels – tels que le bois ou la pierre –, ou de s’inscrire dans une dynamique d’économie circulaire (avec le réemploi de ressources de la région) font pleinement écho à certains usages en développement dans le secteur actuel du bâtiment.
« De même, alors que le BTP peine à recruter – notamment par manque de transmission des savoir-faire –, notre projet représente une belle occasion de mettre en avant ses métiers et de donner aux jeunes l’envie de se lancer. » C’est pourquoi Valéry décide d’allier démarche historique et chantier d’insertion qui emploiera une dizaine de personnes, dont la moitié des chômeurs de longue durée du territoire.
« La mairie de La Lande de Fronsac a donc accepté de nous suivre et nous a proposé de nous installer. » En parallèle, les acteurs locaux du bâtiment, telle la Fondation BTP PLUS, ont également manifesté leur soutien en donnant accès à leur réseau (professionnels, centres de formation, compagnons…). « C’est l’une de nos particularités : certes, nous avons un pied dans le passé avec ce chantier historique, mais nous regardons aussi vers l’avenir avec cette volonté de former des professionnels qui s’inséreront demain dans le marché du travail. »

Créer un lieu attractif et vivant

Concrètement, ce chantier sera vertigineux : il s’agira de construire une cathédrale gothique de 20 à 30 mètres de haut. « Ce ne sera pas un édifice à vocation religieuse, précise Valéry. Nous avons surtout fait ce choix, car c’est la construction en pierre la plus complexe possible. Cela demandera donc une très grande technicité et la mise en commun de multiples savoir-faire (sculpteurs, tailles de pierre, maçons, vitraillistes…) » Un architecte du patrimoine ainsi que la quinzaine de personnes (professionnels du bâtiment et historiens) ayant rejoint l’association créée par Valéry, la Fabrique de Guyenne, ont planché sur les plans en s’inspirant des constructions de la région.
Pour monter son projet, Valéry a également pu bénéficier de l’accompagnement de France Active – que ce soit via le parcours Cap’AM en Nouvelle-Aquitaine en 2020, puis avec le dispositif Place de l’Émergence en 2021 (programme national), qui lui ont permis de travailler sur la structure juridique, le modèle économique et l’identification des partenaires financiers (notamment la Caisse des Dépôts, FAPE EDF, la Banque de France). De quoi appréhender l’ouverture du chantier à la rentrée 2022 après la finalisation de l’achat du terrain de 3 hectares. « Très vite nous ouvrirons au public, car telle est notre vocation. Nous prévoyons même d’ici deux-trois ans l’installation d’une boutique et d’une offre de restauration pour créer un lieu attractif et vivant, valorisant pleinement ces métiers de la construction. »

La Fabrique de Guyenne a bénéficié de l’accompagnement Place de l’Émergence avec un financement de 10 000 euros.


Site Internet

A bénéficié

d’une prime de

10 000€

A été accompagné par

France Active Nouvelle Aquitaine

Et soutenu par

Banque de France
Caisse des Dépôts
FAPE EDF

En 2021

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

Une aventure entrepreneuriale au féminin

Véronique GONZALEZ

Fondatrice des MINETTES EN GOGUETTE

Ligne de vêtements adaptée aux femmes ayant eu un cancer du sein

Entreprendre au féminin, c’est une vraie liberté. C’est un saut dans le vide. Le salariat offre de la protection mais c’est tellement plus grisant et excitant de créer son projet. De pouvoir toucher à tout.


13001 MARSEILLE
Ligne de vêtement

Lancée en août 2020 par Véronique GONZALEZ, la marque LES MINETTES EN GOGUETTE propose une ligne de vêtements adaptée aux femmes ayant eu un cancer du sein.

Ayant été elle-même touchée par le cancer du sein et la France comptant plus de 58 000 cas de cancers du sein en 2018, l’habillement de ces femmes est alors un sujet majeur.

 

 « Après une ablation, on intègre une prothèse, on utilise des soutiens-gorges très compressifs et vraiment pas jolis. Ces vêtements me renvoyaient une mauvaise estime de mon corps… »

MON PARCOURS

Après avoir eu un cancer du sein en 2016 ayant conduit à une ablation, Véronique GONZALEZ reprend rapidement le travail.

 

« Un soir, j’ai eu besoin d’enlever la prothèse et de mettre un tee-shirt ample. Mon enfant a alors vu ma prothèse et c’est à ce moment qu’il a appréhendé que mon corps avait changé et moi aussi. »

 

Vient alors le moment de la recherche pour trouver le moyen de s’habiller en accord avec ce changement. Cette dernière ne fût pas fructueuse, le marché étant très peu couvert.

 

Entrainée dans son élan par des professionnels qui cherchent à orienter leurs patientes vers des lignes de vêtements adaptés, l’envie grandit d’enfin pouvoir répondre à ce besoin que beaucoup de femmes partagent.

 

Provenant du monde de la publicité, du marketing et de l’infographie, Véronique décide d’utiliser son goût du travail manuel pour apprendre à coudre. C’est alors qu’elle crée son premier débardeur.

Après avoir quitté le salon de son domicile pour être hébergée par le Carburateur, notre porteuse de projet lie un partenariat avec l’ATELIER 13 EN MODE pour développer le premier ensemble de lingerie et maillots de bain. Ils sont aujourd’hui produits avec des matières sourcés et certifiées à minima OECOTEK 100.

 

Forte de son expérience professionnelle et personnelle, Véronique n’est pas avare dans le partage de ses connaissances et accueille une alternante en marketing digital. Elle fait également participer la jeune Fask Academy (regroupement des acteurs de la mode en Provence-Alpes-Côte d’Azur) dans la conception de sa prochaine ligne de débardeurs.

FRANCE ACTIVE ET MOI

 

Après avoir travaillé avec la CCI de Marseille et Initiative Marseille Métropole notre entrepreneure a pu bénéficier d’une garantie de prêt bancaire France Active à 80%.

« Cette garantie me permet de financer le lancement de la marque, en sécurisant l’achat des matières premières et des fournitures, avec le contexte actuel qui est assez tendu.

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur m’a permis de sortir de la vision purement comptable de mon plan de financement. J’ai ainsi pu réfléchir autrement »

ÊTRE ENTREPRENEUR C’EST…

« Entreprendre au féminin, c’est une vraie liberté. J’ai 25 ans de salariat, je peux comparer. C’est un saut dans le vide. Le salariat offre de la protection mais c’est tellement plus grisant et excitant de créer son projet. De pouvoir toucher à tout.

Le plus important étant de trouver les bonnes personnes pour nous entourer. Par exemple, je ne serais jamais comptable ! Mais j’ai trouvé celle avec qui je travaille.

 

J’ai été très surprise lorsque l’on me demandait s’il n’y a pas un homme avec moi dans le projet. J’ai trouvé cela étonnant et frustrant qu’on considère qu’en tant que femme, créer une entreprise, (et non pas seulement mon métier) est plus qu’un défi ! Nous sommes en 2022 quand même ! Je suis alors encore plus fière d’y arriver en tant que maman solo. »

UN CONSEIL POUR CELLES ET CEUX QUI VEULENT SE LANCER ?

 

« Parlez-en, sortez de chez vous. Au début, je n’osais pas parler de mon projet. Dès que j’ai commencé à rechercher des informations, à parler, le réseau d’accompagnement se lance dans le mouvement.

Nous pouvons faire des pas de géant en France avec les structures d’accompagnement. N’hésitez pas à « Pitcher » le projet à chaque fois que l’occasion se présente, ça fait avancer la réflexion. Que ce soit dans le cercle personnel ou pas, échanger engendre la mise en relation. Dans le détour d’une conversation il y a parfois des bonnes surprises. »

ET DEMAIN ?

« Petit teasing, je lance ma ligne en avril ! Je continuerai à faire évoluer mon entreprise en cocréant avec d’autres femmes ayant eu le cancer du sein et proposerai les vêtements en prévente afin de répondre au mieux au besoin précis de chacune de mes clientes et ne pas participer à la surconsommation »


Site internet

A bénéficié

d’une garantie d’emprunt bancaire de

24 000€

d’un prêt de

4 000€

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

En 2021

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories