Gourdon : une librairie à l’air libre

Frédéric LANDES

Repreneur de Des livres et vous

Librairie

Des livres et vous, c’est une librairie en zone rurale à Gourdon dans le Lot, reprise par Landes pour maintenir l’offre culturelle sur le territoire.

46300 GOURDON
Librairie

Coup double : se reconvertir et relancer la librairie de son village

Ancien agent technique dans une commune proche de Gourdon, Frédéric était depuis quelques années dans une réflexion de reconversion, après une formation d’origine dans le tourisme culturel. Passionné de littérature et d’art, il apprend au début du confinement de 2020 la possible fermeture de la librairie de son village. « Quand j’ai été mis au courant de la vente potentielle de la librairie, j’ai décidé d’engager cette reconversion ». L’idée ? Ne pas laisser l’offre culturelle disparaître dans son département et suivre sa passion. « Il y a 6 librairies en tout dans le département. Après Gourdon, l’espace culturel le plus proche se trouve à Sarlat : il n’y aurait rien plus eu grand-chose autour du village si cette librairie disparaissait ». Les choses avancent rapidement et Frédéric s’inscrit à l’Ecole de Librairie de Montreuil pour se former, avant de racheter le fonds de commerce et d’officialiser la reprise le 1er octobre 2020.

Des livres, et pas que

Le premier chantier de Frédéric est d’étoffer l’offre de la librairie et de la structurer. « Nous voulions transformer l’activité en véritable librairie, pas simplement un magasin avec des livres et de la papeterie ». La structure cherche également une cohérence. « Le but de la première année c’est de reprendre le stock et travailler tous les rayons : littérature, jeunesse, local, papeterie, science-fiction, BD, espace jeunesse… J’ai employé une personne à mi-temps pour sécuriser l’activité, lui aussi dans une logique de nouvelle vie. Les gens sont satisfaits de la nouvelle proposition éditoriale ». Vient ensuite la volonté de développer une action globale sur le rapport au livre dans le département. « Il n’y a pas d’offre culturelle sur le territoire très proche, nous sommes les seuls. Nous voulons nous connecter avec d’autres acteurs dans le département pour créer une émulation ». Cela se matérialise dans une démarche associative au niveau du Lot, pour promouvoir le livre dans le département, faire des animations en commun, créer des événements, des passerelles et en organisant des tournées littéraires.

Sécuriser sa reprise

France Active Occitanie les accompagne dans la reprise, en sécurisant le prêt avec une garantie et un accompagnement technique au jour le jour pour relancer au mieux l’activité et cadrer les objectifs à court et long termes. « Ils m’ont même trouvé un apport de soutien complémentaire avec FAPE EDF sans que je ne demande rien ! » précise Frédéric. Le temps de la crise sanitaire apporte son lot de tumultes mais n’ébranle pas l’aventure de Des Livres et Vous. « On a eu un mois d’octobre normal avec la rentrée littéraire. Le confinement en novembre a compliqué l’affaire, mais les habitués ont été fidèles et ont passé commande via placedeslibraires.fr. On a même augmenté notre fichier client -preuve que la culture en milieu rural demeure utile -et on a eu un très bon mois de décembre, de manière surprenante. La forte mobilisation nationale autour des librairies nous a permis de tenir le choc également ». De quoi envisager le développement d’animations : « pour la suite, on est assez sereins. Les petits commerces, culturels ou pas, ont de l’avenir. On va continuer d’approfondir nos rayons et dès que possible mettre en place des activités, des animations pour faire vivre la culture sur le territoire ».


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garantie de

55 000€

d’une prime de

2 000€

A été accompagné par

France Active MPA-Occitanie

Et soutenu par

FAPE EDF

En 2020

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Donner le pouvoir de consommer autrement

Christophe HURBIN

Président de myLabel

Application d’aide à la consommation

Avec ses critères d’évaluation à la fois santé, environnementaux et sociétaux, l’application myLabel permet aux consommateurs de réinterroger leurs préférences d’achat. Elle leur offre la possibilité de faire les bons choix alignés avec leurs valeurs.

69005 Lyon
Application d’aide à la consommation

Avant de créer l’application d’aide à la consommation, myLabel, Christophe Hurbin a eu un parcours pour le moins inattendu. Il commence, en effet, sa carrière en tant qu’ingénieur spatial. « J’ai ainsi eu la chance de voir la Terre comme située dans un contexte plus global, avec ses richesses et ses fragilités. Ça vous marque », confie-t-il.

Un besoin de transparence et d’information
Il devient ensuite dirigeant d’une entreprise de 100 personnes spécialisée dans les verres optiques. Lors de cette expérience, une problématique le préoccupe tout particulièrement : « Nous avions fait le pari d’innover sur les aspects de qualité, de prix, de délais – ce qui est classique – mais aussi sur notre impact environnemental et sur les conditions de travail. Or, ces aspects n’étaient que très rarement pris en compte par le consommateur quand il s’agissait de choisir ses lunettes. La plupart ne faisait aucune différence entre un verre concurrent et le nôtre. Et cela, principalement par manque d’information. »
C’est ainsi qu’est née l’idée de myLabel, un outil en ligne qui évalue les produits selon des critères santé, environnementaux et sociaux. Pour la mettre au point, la première étape a été de construire un réseau solide d’associations et d’organismes de référence prêts à partager leur expertise pour établir une évaluation digne de confiance. « Pour signer les premiers partenariats avec Bio Consom’acteurs et FAIR(E) un monde équitable, c’était déjà deux ans de travail, explique Christophe Hurbin. Durant cette période il nous a fallu également identifier les thèmes qui intéressaient les consommateurs. Nous en avons établi 80, qu’il a ensuite fallu regrouper, simplifier puis éprouver via une appli pilote qui a rassemblé 1 000 utilisateurs tests. »

Une consommation éthique, créatrice de valeur
Christophe Hurbin et ses équipes sont prêts à passer aux étapes suivantes : lancer la V1 de l’appli grand public et intégrer un plug-in permettant d’utiliser l’outil directement sur les sites de e-commerce (Carrefour, Leclerc, Hourra et Monoprix). En 2020, ils lancent une campagne de financement comprenant notamment un prêt via le fonds d’amorçage de France Active de 150 000 euros convertible en actions. « Avec l’équipe France Active, nous avons trouvé des personnes qui comprenaient à la fois notre modèle économique et notre ambition sociétale. Ça a tout changé. Nous interagissons avec eux comme de véritables partenaires. »
Le principal objectif de cette levée de fonds est de consolider son offre commerciale qui repose sur l’analyse des données des 50 000 utilisateurs actuels de l’appli. « Notre business model est donc construit actuellement sur deux pans : tout d’abord via un partenariat avec le Credoc pour son étude ”Comportements alimentaires en France”, ensuite en donnant directement accès à nos données aux entreprises. myLabel devient pour elles un véritable outil permettant de mieux se positionner dans un environnement concurrentiel. » Preuve que les attentes des citoyens pour une consommation plus éthique sont devenues un argument économique de valeur, y compris pour les acteurs de la grande distribution. De quoi faire vraiment bouger les lignes.

A bénéficié

d’un prêt d’amorçage de

150 000€

A été accompagné par

France Active dans le Rhône (RDI)

En 2020


Site internet

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Réduire ses déchets avec l’épicerie Mamie Mesure

Amandine Chaudet et Maud Pouteau

Créatrices de Mamie Mesure

Commerce Zéro Déchet

Pionnier dans la vente de produits en vrac, le réseau de boutiques « Mamie mesure » met en avant depuis 2016 un mode de vie zéro déchet.

35000 Rennes
Commerce Zéro Déchet

Pionnier dans la vente de produits en vrac, le réseau de boutiques « Mamie mesure » met en avant depuis 2016 un mode de vie zéro déchet. Ce réseau, présent dans le grand ouest, propose dans ses concessions une sélection de produits en vrac, sans emballages jetables, avec des matériaux compostables, recyclables et/ou réutilisables. Chez Mamie Mesure, le consommateur ne paye que le produit, qu’il pourra transporter dans le contenant de son choix. Les producteurs sont payés au juste prix et sélectionnés localement afin de favoriser le circuit court. Il est également possible dans certaines boutiques de prendre un verre et de se restaurer, de participer à des ateliers éco-responsables pour toute la famille, afin de se familiariser avec le zéro déchet : fabrication de produits d’entretien, cuisine, activité manuelle…https://vimeo.com/502289861

Site internet

A bénéficié

de plusieurs garanties de

48 750€

A été accompagné par

France Active Bretagne

En 2018

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Rien ne se perd, tout se transforme !

Le village du réemploi

Séverine Bellec, directrice de la Collecterie

Alternative écologique

C’est un lieu où l’on prendra soin des objets, des personnes et du collectif. Un lieu de partage, de découverte et de rencontres.


Montreuil – Seine-Saint-Denis
Alternative écologique

Le projet du Village du réemploi :


Un espace de près de 1500 mètres carrés dans la ZAC de la fraternité à Montreuil sera dédié aux structures travaillant sur les questions du réemploi.
Il permettra au grand public de venir découvrir ce secteur à travers des rencontres, des échanges et découvrir les nombreuses boutiques qui occuperont cet endroit dès l’année 2023.

Quelles sont les origines du projet ? 

 

Ce projet est le fruit d’un travail collaboratif entre différents acteurs du réemploi initié par ËMMAUS Alternatif et La Collecterie.
La volonté première de ce projet était de réunir des initiatives variées pour couvrir tous les champs du réemploi et les réunir dans un espace commun.

Quel a été le rôle du DLA dans le développement du projet ? 

 

Le DLA régional d’Île-de-France a accompagné le projet du Village du réemploi de Janvier à Juin 2020 à travers différents modules. Le dispositif s’est montré d’une grande utilité pour accompagner le projet tant sur les enjeux de création de collectif que sur les enjeux de structuration de projet. Il nous a permis de maitriser de consolider notre approche juridique, technique ou économique.

A bénéficié

d’un accompagnement

DLA R

d’une durée de

6 mois

d’un

consultant expert

A été accompagné par

France Active Île de France

Et

BG&Co

En 2019

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Petit geste deviendra grand !

Valérie Tchekhoff

Créatrice d’Empreintes d’avenir

Alternative écologique

Empreintes d’Avenir est une marque éco-responsable, engagée et solidaire, convaincue que chaque geste compte face aux enjeux environnementaux.


Petit geste deviendra grand !

Île-de-France
Alternative écologique

Interview de Valérie Tchekhoff


https://youtu.be/KsX_znT6Iao

Site internet

A bénéficié

du programme

EMERGENCE

d’un accompagnement de

9 mois

de

+ 10 ateliers

A été accompagné par

Initiactive 95

Et soutenu par

La banque des territoires

En 2019

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Se transformer pour regarder au-delà de la crise

Yannick VALIN

Secrétaire général de Transe Express – Codirecteur de la Gare à Coulisses

Spectacle vivant

La crise sanitaire n’a fait que renforcer nos convictions et nous a obligés à faire un choix : celui de garder notre vision et notre dynamique, plutôt que subir.

26400 Eurre
Spectacle vivant

Des spectacles d’art de rue rassemblant des dizaines de musiciens et circassiens, des numéros aériens grand format pouvant être joués devant 15 000 spectateurs partout dans le monde… Tel est le projet artistique de la compagnie drômoise Transe Express depuis près de 40 ans. Sans oublier la Gare à Coulisses, qu’elle a créée en 2007 en plein cœur de la Biovallée, pour soutenir l’émergence des arts de la rue et de la piste, labellisée en 2017 « Atelier de Fabrique Artistique ». « Avec nos deux activités, notre association regroupe près de 35 métiers et jusqu’à 150 intermittents du spectacle, explique Yannick Valin. Une véritable fourmilière qui ne s’arrête jamais et qui représente toutes les étapes de la création artistique – de la conception à la rencontre des publics. »

S’ouvrir à l’avenir

Mars 2020 : cette dynamique s’arrête net du fait de la crise sanitaire. Au total, la compagnie perd 95 % de sa diffusion. « Notre première réaction a bien sûr été la sidération. » Mais c’était sans compter sur la dynamique de transformation qui était déjà à l’œuvre au sein de ce collectif depuis un an et demi.
En effet, quand Yannick Valin arrive dans l’aventure en avril 2019, la compagnie est à un tournant de son histoire avec le départ quelques années plus tôt des deux fondateurs, Brigitte Burdin et Gilles Rhode. « Pour survivre, nous n’avions pas d’autre option que d’évoluer avec notre temps. » C’est à cette tâche qu’il s’attelle avec le reste de l’équipe. Ils travaillent ainsi sur les questions de transition écologique et de droits culturels. Ils projettent aussi de diversifier leurs activités (avec un restaurant notamment) et se lancent dans la refonte de l’atelier de construction de la Gare des Coulisses. Ils souhaitent ainsi en faire un véritable tiers lieux formant des demandeurs d’emploi aux pratiques d’éco-construction, à même ensuite de répondre aux besoins des entreprises locales, dans une logique de boucle territoriale vertueuse.

Des leviers d’actions pour voir plus loin

Pour les soutenir dans cette transformation, différents types d’accompagnement sont actionnés. Tout d’abord, un dispositif d’accompagnement local (DLA) avec l’antenne de France Active en Ardèche, Initiactive 26 07, pour refondre le modèle économique de la structure. « Au départ, ce n’est jamais simple de faire le choix de l’ouverture et d’accepter que quelqu’un vienne questionner ses comptes. Mais ce DLA a été très positif. Il nous a d’ailleurs permis de nous projeter en 2021 avec 4 scénarios différents de sortie de crise (du plus optimiste au plus pessimiste). Ça a été essentiel de pouvoir compter sur le soutien d’Initiactive 26 07 à ce moment-là. »
En parallèle, une réflexion sur la responsabilité sociétale et environnementale (RSE) de l’association est également mise en place pour travailler sur sa gouvernance, son ouverture sur son territoire et son impact local sur des thématiques telles que l’éducation, l’emploi, l’alimentation, l’énergie, etc. Luc Carton, philosophe belge spécialiste des droits culturels, a également été sollicité pour aider la transition entre le projet actuel et celui en ligne avec le label acquis à l’été 2020, « Scène conventionnée d’intérêt national Art en Territoire ».
« C’est donc grâce à ces trois accompagnements initiés avant la crise que nous avons dépassé très rapidement cette première phase de sidération. Il nous a fallu 15 jours pour nous reprendre et nous dire qu’au lieu de tout bloquer, il fallait faire l’inverse : continuer à investir sur notre avenir. C’est d’ailleurs pourquoi nous n’avons pas eu recours au licenciement, un peu au chômage partiel, mais surtout nous avons requalifié 4 postes en CDI. Nous avons gardé toutes les forces vives de notre collectif pour continuer à travailler sur notre projet de fond. »
L’association contracte en parallèle un Prêt garanti par l’État ainsi qu’un prêt solidaire France Active pour un montant global de 100 000 euros. Une somme que l’association décide de ne pas toucher tout de suite pour la réserver au moment de la reprise, « pour se redonner de l’élan, toujours dans cette logique d’investissement sur l’avenir ».


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garanties de

20 000€

d’un prêt Relève solidaire de

100 000€

d’un investissement de

60 000€

d’un DLA

A été accompagné par

France Active en Ardèche (Initiactive 26-07)

Et soutenu par

Fondation Daniel & Nina Carasso

En 2020

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Une SCOP pionnière de la gestion des déchets

Paul CLÉMENT

Président de la Scop Tripapyrus

Collecte et recyclerie des déchets

Tripapyrus a été créé en 1994 sous forme associative, puis transformé en Scop en 2014. Paul Clément en est le président depuis 2014, il accompagne la transformation de l’activité, notamment sur le traitement des déchets plastiques.

85220 L’Aiguillon-sur-Vie
Collecte et recyclerie des déchets

Le tri du déchet évolue, le projet aussi

Au départ était l’association Papyrus, dont l’objet était de collecter le papier avant qu’il ne parte à la poubelle, et ensuite d’en faire le tri. Cette activité, portée par les collectivités, avait un objectif social, utilisant les premiers programmes d’insertion de personnes sans emploi, et environnemental avec la préservation des forêts et la lutte contre le gaspillage. A la fin des années 90, le secteur bascule. Le tri sélectif est institutionnalisé ainsi que l’insertion. Nommée TRIPAPYRUS, la structure s’adapte, se professionnalise, et mute en entreprise, pour exploiter pendant 15 ans un centre de tri d’emballages à Givrand (85).

L’histoire évolue vite puisque quelques années après, l’optimisation des centres de tri incite à la création de méga-centres de tri. Celui géré par Papyrus devient caduque, et nécessite une réorganisation. « Notre activité liée au centre de tri s’est totalement arrêtée en 2016, les flux étaient envoyés ailleurs. Cela représentait alors 70% de notre chiffre d’affaires, et autant de notre personnel. On a pu recaser tout le monde, mais il a fallu rebondir. On avait certes plus de « pétrole », mais on avait pleins d’idées pour la suite. La SCOP, crée en 2014, nous a permis de nous développer avec du personnel motivé, impliqué collectivement dans le projet. Ce modèle correspondait à notre résilience », précise Paul Clément.

Se transformer, se faire accompagner
La structure créé une recyclerie en 2017, appelée « RECYCL LA VIE » portant, elle aussi un projet social. Parallèlement est créée une filiale industrielle dont l’activité consiste à affiner les déchets plastiques, préalablement collectés par TRIPAPYRUS, et les préparer pour leur recyclage. L’idée est de faire passer le plastique de l’état de déchet à celui de produit.

Une transformation réussie avec le soutien de France Active. « En 2016, on se retrouve en short très court après la perte des emplois et de notre activité. On a commencé un gros travail avec France Active pour rebondir. On a pu créer les deux unités annexes, la recyclerie et le centre d’affinage des plastiques. On a travaillé sur notre nouveau modèle pour repartir de manière optimale. On a fait un plan de refinancement pour soutenir notre développement. Je suis très content : au-delà du financement, il y a accompagnement qui nous sert beaucoup au quotidien. En comprenant bien qui on est, comment on agit et là où on veut aller, le chemin est plus clair pour avancer. Cet accompagnement est réalisé en partenariat avec le réseau des SCOP. C’est très important d’avoir des financeurs solidaires qui vont là où les autres ne vont pas ».

L’économie, ancrée dans le territoire avant tout

Après avoir transformé son activité, maintenu et diversifié son engagement social, TRIPAPYRUS veut aller maintenant plus loin. « Notre objectif est que l’usage fait du plastique recyclé soit de très longue durée, c’est-à-dire qu’il soit transformé en objet durable ». A cette volonté, s’ajoute celle d’avoir un ancrage local : « Le projet est aussi de vivre à l’ouest de la Vendée. Ce souhait défini notre stratégie de développement en fonction des caractéristiques du territoire ».

Industrialiser l’engagement

La crise sanitaire éveille les consciences, et le modèle de TRIPAPYRUS intéresse de plus en plus, jusqu’à être contacté par Airbus pour leur expertise sur le recyclage du plastique. « On a plusieurs exemples de ce type. La prise de conscience gagne l’ensemble de l’économie, et je ne pense pas que ce soit pour 5 minutes. La population change d’attitude et découvrent tout ce que peut faire une petite structure, comprenant le potentiel de nos modèles pour les nouvelles manières de produire. »
Et pour Paul Clément, l’énergie des entreprises solidaires a de l’avenir. « Il y a un vrai savoir-faire dans l’économie circulaire qui polarise l’attention. Nous, c’est dans le secteur des déchets, mais tous les pans de l’économie solidaires sont concernés. Les gens viennent chercher nos solutions, nous devons être à la hauteur ».


Site internet

A bénéficié

d’un prêt solidaire de

75 000 €

d’un investissement solidaire de

75 000 €

A été accompagné par

France Active Investissement et France Active Pays de la Loire

En 2008

En 2013

En 2018

En 2019

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Construire et aménager durablement !

Laurent Perez

Directeur d’Ekopolis

Construction et aménagement durable

Ekopolis est le centre de ressources francilien pour l’aménagement et la construction durable.


Pantin – 93500
Construction et aménagement durable

Le projet Ekopolis
Née en 2009, EKOPOLIS a pour but d’encourager le développement durable dans les champs de l’aménagement et de la construction et de mobiliser les acteurs franciliens dans cette optique.

Quels sont les objectifs d’Ekopolis ?

EKOPOLIS propose aux professionnels une information qualifiée et centralisée, des rencontres, des formations ainsi qu’un accompagnement de leurs opérations de construction, rénovation et aménagement.

Les actions d’Ekopolis se développent autour de quatre grands axes :

> Identifier et sélectionner des ressources documentaires afin d’assurer la mise à disposition d’une information actualisée de qualité à l’ensemble des acteurs.

> Encourager les bonnes pratiques, en proposant des visites, des conférences et des séminaires afin de permettre aux acteurs de découvrir et comprendre des mises en œuvre innovantes, de méthodologies, de techniques ou de matériaux.
Ekopolis produit et diffuse des retours d’expériences pour aider à faire progresser les connaissances et le niveau d’exigence des acteurs et favoriser l’évolution de leur pratique professionnelle.

> Favoriser les échanges et les débats entre les professionnels, en proposant des colloques, des ateliers et des expositions autour de réalisations présentant des qualités du point de vue de la durabilité.

> Accompagner les projets de construction avec la démarche Bâtiments durables franciliens (Bdf)

Quel a été le rôle du DLA dans le développement du projet ?
EKOPOLIS
a bénéficié en 2019 d’un accompagnement DLA pour répondre à son besoin d’appui à la définition du projet stratégique de l’association et d’évolution de son modèle socio-économique

Retour d’expérience de Laurent Perez, directeur d’EKOPOLIS.
Le DLA nous a été très utile.
La mise à disposition d’Olivier (consultant sur le projet), tiers neutre et expert, nous a grandement aidé à avancer sur la stratégie de développement de notre association en pleine croissance.
Deuxièmement, le DLA régional a été une véritable aide dans l’obtention d’un prêt bancaire destiné à renforcer notre trésorerie.
L’accompagnement dans le montage du dossier a par ailleurs été très formateur et riche d’enseignements


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garanties de

98 000 €

de plusieurs investissements solidaires de

100 000 €

d’un accompagnement

DLA

A été accompagné par

France Active Garances Seine-Saint-Denis

Et le cabinet

ALAPUS

En 2017
En 2019

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Une carte innovante pour des cadeaux solidaires

Séverin PRATS

Créateur d’Ethi’Kdo

Cartes cadeaux solidaires

Ethi’Kdo est une coopérative à but non-lucratif qui propose la première carte cadeau des enseignes écologiques et solidaires en France.

75012 Paris
Cartes cadeaux solidaires

Une carte 100 % solidaire
Ancien rugbyman professionnel, Séverin Prats met un terme à sa carrière à la suite de nombreuses blessures. Diplômé en management du développement durable, il travaille quelques années dans le secteur du recyclage, à l’échelle nationale. Sa sensibilité à la consommation responsable se renforce. Un jour, il cherche à faire un cadeau « zéro déchet » à un collègue pour un pot de départ, sans rien acheter de neuf. Impossible à trouver. « Je me dis qu’il faudrait une carte cadeau valable dans les ressourceries et les autres enseignes de la consommation responsable. Les acteurs traditionnels des cartes cadeaux multi-enseignes ne référençaient que les grandes enseignes et pas du tout les acteurs de l’ESS ». C’est le déclic. « Je ne voulais pas entreprendre, j’étais dans une situation confortable », précise-t-il, et passe par pas mal d’étapes avant de se lancer. « Il y avait vraiment quelque chose à faire, et je me suis dit que si je ne le faisais pas, je le vivrais mal. Devant la crise écologique à venir, je ne me sentais pas de ne pas apporter ma pierre à l’édifice. Et qu’est ce que j’aurais répondu à mes enfants lorsqu’ils me questionneront. Le projet n’était pas non trop immense, alors je me suis lancé ».

S’entourer, travailler en collectif et se lancer
De son passé dans le sport collectif, il garde le goût de la coopération et mise sur le statut SCIC, permettant à toutes les parties prenantes du projet de décider ensemble des orientations stratégiques que prendrait Éthi’Kdo, de les impliquer et de l’aider à trouver ses marques dans ce nouveau secteur. « Il fallait créer un réseau de boutique, à la fois en ligne et physique. Je voulais que la carte soit valable pour faire des dons, qu’elle soit physique pour se la passer de la main à la main, mais aussi digitale, pour répondre à tous les enjeux. Il n’existait pas de système pour faire une carte digitale multi-enseigne directement utilisable en boutique. C’est l’aspect vraiment technique innovant du projet. On peut payer comme avec une carte classique avec notre carte cadeau. Pour tout ça, j’ai dû m’entourer ». Officiellement créée en avril 2019, la structure clôture son premier financement en juillet 2019, acquis auprès de divers acteurs comme Bpifrance, Les Cigales, La Nef, la ville de Paris, la plateforme de financement participatif Ulule et PIE (France Active Paris). Le 15 novembre 2019, 18 mois après l’idée de départ, Éthi’Kdo lance donc la première carte cadeau multi-enseignes 100% écologique et solidaire auprès du grand public. « Se faire accompagner était indispensable, ne serait-ce que pour se poser les bonnes questions. PIE* nous a amené à réfléchir sur notre levée de fonds. On est ensuite passé par le fonds d’amorçage de France Active, qui nous a aidé dans le développement, à voir plus grand et aussi de débloquer d’autres financements. Grâce à ce programme, on a pu lancer plusieurs innovations dont l’échoppe de la Transition, faire des expérimentations de distribution de nos cartes dans des magasins de vrac, des boutiques physiques et des conciergeries. Je ne pense pas qu’on l’aurait fait sans France Active »

La consommation responsable, de la marge à la norme ?

La structure démarche les boutiques afin qu’elle puisse proposer le paiement en carte Éthi’Kdo. Le but n’est pas d’avoir le plus de lieux de vente possible, mais de proposer partout en France un paiement dans un boutique éthique. « La plupart des produits que nous proposons le sont par des structures financées par France Active. Ce n’est pas surprenant, les acteurs de l’engagement sont ensemble et poussent vers une même direction : une consommation responsable, un développement sain dans un écosystème qui se nourrit des réussites des uns des autres ». L’engouement ne peut qu’augmenter. « On est les seuls à proposer une carte cadeau proposant 100 % de produits issus d’une démarche responsable. On lutte contre le greenwashing, on met l’éthique au cœur du modèle, on propose des dons ». Nul doute que la consommation responsable continuera de prendre de l’importance dans nos choix.


Site internet

A bénéficié

de garanties de

34 750 €

d’un investissement de

80 000€

A été accompagné par

France Active à Paris (PIE)

En 2020

C’est ici ?

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