D.E.F.I Production : l’insertion professionnelle par les métiers du cinéma


Camille MONTALAN
Directeur de D.E.F.I Production
Formation aux métiers du cinéma
France Active nous a soutenus et nous a rassurés dans les moments de doutes, ce qui est essentiel lorsque l’on développe un projet comme celui-ci.
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Toulouse
Formation aux métiers du cinéma
En 2019, une équipe composée de passionnés de cinéma, d’habitants du quartier de la Reynerie à Toulouse et de travailleurs sociaux ont créé D.E.F.I Production. L’objectif de l’association est de permettre aux jeunes de se former aux métiers du cinéma et de les accompagner dans leur parcours professionnel. Camille Montalan, fondateur de l’association, et Anne-Sophie Terral, chargée de financement innovation sociale chez France Active MPA-Occitanie, nous démontrent comment renforcer un projet d’utilité sociale tout en pérennisant son modèle économiquehttps://vimeo.com/1119358516
Camille MONTALAN, comment a émergé le projet D.E.F.I Production ?
Au tout départ, notre vocation était de permettre aux jeunes de s’initier aux métiers du cinéma en réalisant de petits courts-métrages dans leur quartier. Au fil du temps, des vocations pour ces métiers se sont créées, et nous avons décidé de pousser le projet plus loin : créer une école du cinéma accessible à toutes et tous, et permettre à des jeunes d’envisager un parcours professionnel dans ce secteur.
Pour réaliser ce changement d’échelle et pérenniser le projet, il a fallu investir globalement que ce soit dans les espaces, les équipements, les équipes, la formation et le recrutement de professionnels du cinéma.
Comment a démarré votre collaboration avec France Active sur ce projet ?
France Active MPA-Occitanie a été notre partenaire dès le début du projet. Ils nous ont accompagnés avec le programme POLLEN sur les questions de modèle économique et nous ont aussi mis en relation avec le Fonds Social Européen, aujourd’hui notre premier financeur.
France Active nous a soutenus et nous a rassurés dans les moments de doutes, ce qui est essentiel lorsque l’on développe un projet comme celui-ci.
Anne-Sophie TERRAL, comment avez-vous accompagné et financé le projet D.E.F.I Production ?
En plus du financement accordé en collaboration avec le Crédit Coopératif, France Active a joué un rôle clé dans l’analyse de la situation économique et financière de la structure. Avec le programme POLLEN, nous avons apporté les ressources nécessaires au développement du projet. Cela impliquait de dépasser une approche purement associative en renforçant le modèle économique, en diversifiant les partenariats et en adoptant une logique d’investissement.
L’intervention de France Active a aussi permis de faire levier sur la banque en sécurisant le projet avec un financement et une garantie. Les outils proposés par France Active et son offre d’investissement solidaire permettent de s’adapter aux problématiques des structures de l’ESS.
Camille MONTALAN, quelles sont les prochaines étapes pour D.E.F.I Production ?
Une fois notre changement d’échelle réalisé, l’objectif sera de stabiliser le projet et de s’inscrire dans le plan régional de formation d’Occitanie. 50 jeunes ont été accompagnés cette année, et nous visons environ 70 élèves l’année prochaine.
Anne-Sophie TERRAL, quels sont les principaux défis rencontrés par les entrepreneurs de l’Economie sociale et solidaire ?
L’enjeu majeur pour les structures de l’ESS est le renforcement de leur modèle économique pour faire face au contexte incertain. Les projets sont parfois de plus en plus fragiles et des décalages de trésorerie peuvent les mettre en danger. Se placer dans une logique d’investissement est une réponse, et France Active a les moyens de les accompagner avec différents outils.
Camille MONTALAN, quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs ?
Pour développer son projet d’utilité sociale, il est essentiel d’avoir un regard à 360 degrés. Il ne faut pas se concentrer uniquement sur l’aspect financier, mais prendre en compte l’impact sur le travail des équipes, et coconstruire une nouvelle organisation. C’est toute la vie de la structure qui évolue, et cela impacte aussi bien les équipes que les bénéficiaires.
A bénéficié
de plusieurs investissements
d’un total de
135 500€
de plusieurs garanties d’un total de
25 000€
d’une prime de
8 000€
A été accompagné par
France Active MPA-Occitanie
Dès 2019
C’est ici ?
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Le Fournil Bio : une boulangerie engagée qui façonne bien plus que du pain

Fanny SIMONIN
Co-gérante du Fournil Bio.
Boulangerie
« Magali Lacambra, notre conseillère France Active a tout de suite été très investie dans notre projet. Elle a su nous orienter, nous a fait rencontrer les bonnes personnes et nous a fait avancer. Et au-delà de ça, les réponses étaient toujours concrètes, simples, efficaces. »
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Le Gosier, Guadeloupe.
Boulangerie
Au Gosier, en Guadeloupe, Le Fournil Bio se distingue des boulangeries traditionnelles. Créée il y a neuf ans puis reprise par Guillaume et sa compagne il y a six ans, cette boulangerie artisanale s’est fixée pour objectif d’offrir des produits à la fois plus sains et enracinés dans le terroir local.https://vimeo.com/1136798210
Des coups du destin et des convictions profondes
Lorsque les fondateurs du Fournil ont quitté l’île de la Guadeloupe, Guillaume, alors salarié, et sa compagne Fanny, ont saisi l’opportunité de reprendre l’affaire. Proposant des produits sains et qui sortent de l’ordinaire, l’activité s’est rapidement développée et la clientèle s’est élargie.
Leurs pains étaient principalement distribués dans des magasins bio ainsi que sur des marchés, souvent éloignés du lieu de production. Rapidement, les clients ont exprimé le désir de se rendre directement sur place pour rencontrer les artisans et découvrir leur savoir-faire. Dans le même temps, Guillaume souhaitait réduire ces déplacements longs et polluants.
Lorsqu’un magasin bio du Gosier a fermé à seulement 600 mètres de leur atelier, l’occasion paraissait trop belle. Proximité logistique, une grande terrasse, un ancien four romain déjà sur place : tout y était pour donner vie à leur projet.
Une volonté d’améliorer les habitudes de consommation
Au-delà de la boulangerie, le Fournil Bio est devenu un lieu de restauration et une épicerie proposant tous types de produits alimentaires qui racontent une histoire : celle d’un producteur, d’un savoir-faire, d’une démarche respectueuse.
Ce positionnement tranche avec l’offre conventionnelle locale, dominée par du pain blanc industriel et des produits importés, ultra-transformés. « Votre pain, c’est mon médicament », confie un client, illustrant parfaitement les problèmes pour la population locale à trouver des produits de qualité, bons pour la santé.
La cuisson au feu de bois, loin d’être un archaïsme, est un choix réfléchi : en Guadeloupe, l’électricité provient encore en grande partie de moteurs polluants et instables. Le bois utilisé est issu de la récupération d’arbres tombés après les tempêtes, valorisant une ressource locale.
Le choix de vendre en vrac est également un pari audacieux pour la Guadeloupe où l’on a tendance à tout suremballer. Le Fournil Bio souhaite rééduquer les consommateurs à une autre façon de consommer, plus respectueuse de l’environnement et mettre de côté les tabous par rapport au manque d’hygiène.
Grâce à sa grande terrasse, le Fournil Bio accueille gratuitement des associations locales pour des réunions, débats, ciné-débats ou événements éducatifs. Des organisations comme une école Montessori, une AMAP ou l’association « Mon École, Ma Baleine » trouvent ainsi un lieu d’expression et de rencontres.
France Active, un partenaire clé
Soucieux de rester fidèles à leurs convictions, Guillaume et Fanny ont choisi un financement alternatif à une banque « classique » : la Nef, spécialisée dans l’Economie sociale solidaire. C’est par la suite qu’est intervenue France Active, fraîchement installée en Guadeloupe. Recommandé par la Nef, l’association a cofinancé le projet avec un prêt avantageux, permettant de réduire les garanties exigées par les banques. L’accompagnement de France Active ne s’est pas limité aux aspects financiers. Elle a également soutenu les gérants dans leurs démarches d’intégration à l’Economie sociale et solidaire (ESS), renforçant la cohérence entre leurs valeurs et leur modèle économique. Cet appui a été décisif : grâce à France Active et à la disponibilité de son équipe locale, le Fournil Bio a pu concrétiser son projet sereinement. Aujourd’hui, l’objectif est de renforcer l’accueil (terrasse, accessibilité PMR) et de développer encore les activités culturelles et associatives. Le Fournil Bio aspire à devenir non seulement un commerce, mais aussi un lieu de vie et de rencontres au service de la communauté.
A bénéficié du
Avec
une garantie de
61 000€
un investissement de
122 000€
A été accompagnée par
France Active Guadeloupe
En 2023
En 2025
C’est ici ?
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La mode pour toutes, sans limites

Jessica GRIBOVAL
Fondatrice de Chez Jess
Boutique de prêt-à-porter féminin
Avec Chez Jess, je propose des vêtements pour toutes les tailles, tous les budgets. Je veux que mes clientes se sentent plus épanouies après leur passage en boutique.
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Auchel, Pas-de-Calais
Boutique de prêt-à-porter féminin
L’ouverture de la boutique « Chez Jess » au printemps 2024 a tout d’une renaissance pour sa fondatrice, Jessica Griboval. Son expérience de plusieurs années dans la grande distribution l’a en effet laissée exsangue. « Pendant deux ans, j’ai été en arrêt. Je n’arrivais même plus à rentrer dans un magasin d’alimentation. Comment j’aurais pu retrouver du travail dans mon secteur d’activité ? »
https://vimeo.com/1119357393
Trouver sa voie grâce à l’entrepreneuriat
La mère de trois enfants a pourtant un déclic à l’occasion de rendez-vous chez France Travail : ses aspirations et son tempérament démontrent qu’elle a la fibre du commerce. « Avoir une boutique à mon compte, je ne pensais pas que c’était accessible pour moi, sans apport, sans famille dans le métier. » Sa vocation s’affermit alors que Jessica participe durant 3 mois à l’Académie de l’entrepreneuriat de Béthune. « Grâce à cette expérience je me suis rendu compte que j’en étais capable. Avec toutes les participantes et les personnes qui nous ont accompagnées, nous nous sommes tirées vers le haut. J’ai beaucoup appris, comblé mes lacunes et surtout structuré mon dossier. » Des efforts qui se sont avérés payants. « Le banquier m’a dit : si vous êtes dans mon bureau, c’est que j’y crois. Vous n’avez pas les garanties, mais on va aller les chercher. »
Plus qu’une boutique, un lieu de rencontres et de lien social
La détermination de Jessica et la solidité de son projet incitent alors l’équipe de France Active Pas-de-Calais à la soutenir (voir ci-dessous). D’autant plus que la jeune femme est bien motivée à donner du sens à sa boutique, autour d’un slogan : « la mode sans limites ». Chez Jess propose donc des vêtements pour toutes les tailles – du 36 au 62 – et pour tous les budgets. Avec un objectif : réconcilier les femmes avec leur reflet. « Ma récompense ? Quand une cliente qui n’aime pas se regarder dans la glace ressort de la cabine et se trouve enfin belle. On ressent alors des émotions très fortes. » Et Jessica prendra toujours le temps pour ses clientes. « Si elles passent uniquement pour discuter, c’est bien également. Un café les attend ! » Elle s’efforce aussi de créer un lien de confiance et de proximité à travers les réseaux sociaux. Sa page Facebook, régulièrement alimentée en posts et en lives, permet ainsi de garder le contact et d’élargir cette communauté en construction.
À contre-courant de la grande distribution ou de la fast fashion, Chez Jess est un vrai moteur pour retisser du lien social et revitaliser le centre d’Auchel, ville de 10 000 habitants. La municipalité l’a d’ailleurs bien compris et lui a accordé une réduction de loyer pour lui permettre de s’implanter durablement.
Après plus d’un an d’existence, Chez Jess a déjà conquis de nombreuses clientes et Jessica aborde sereinement la suite. « Je sais qu’aujourd’hui j’ai trouvé ma voie. »
Regard de la conseillère France Active
Nadia Porada, cheffe de mission chez France Active Pas de Calais
« France Active Pas-deCalais est partenaire de l’Académie de l’entrepreneuriat de Béthune. C’est à cette occasion que j’ai rencontré Jessica Griboval. Ce qui nous a motivés à la soutenir ? Sa personnalité atypique, pleine d’énergie, qui donne envie de la suivre. Son magasin est plus qu’un commerce, c’est un lieu de vie, un point de rendez-vous pour ses clientes qui sont parfois isolées. Quand nous analysons un dossier, le business plan est bien sûr important, mais ce qui nous embarque c’est avant tout la patte humaine derrière et cette détermination à créer un projet qui fasse sens. C’est le cas ici pour Jessica qui construit son parcours professionnel, pour ses clientes qui trouvent un repère, mais aussi pour la ville d’Auchel qui souhaite revitaliser son centre. »
A bénéficié du
Avec
une garantie bancaire de
10 400€
une prime CAP Quartier de
2 000€
un accompagnement
Accès +
A été accompagné par
France Active Pas-de-Calais
En 2024
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Un salon de coiffure qui va vers ses clients

Claire LIGNY
Fondatrice de Nomade Coiffure
Salon de coiffure itinérant
Avec mon camion aménagé en salon de coiffure, je réponds aux besoins d’une clientèle variée qui ne s’autorise pas forcément à aller chez le coiffeur.
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Échenoz-la-Méline, Franche-Comté
Salon de coiffure itinérant
Depuis juillet 2024, Claire Ligny sillonne chaque jour les routes de sa Franche-Comté natale. Au volant de son camion aménagé, elle s’arrête dans les bourgs et les villages pour proposer ses services de coiffeuse itinérante.https://vimeo.com/1119357987
Travailler pour soi et autrement
Claire Ligny est encore toute jeune, 24 ans, mais elle a déjà derrière elle sept années d’expérience dans des salons de coiffure quand elle décide de se lancer à son compte. Ses motivations ? « Je souhaitais travailler pour moi, mais aussi travailler différemment. » C’est pourquoi elle crée son propre salon itinérant, appelé « Nomade Coiffure », inspirée par des exemples vus sur les réseaux sociaux. « Ce qui m’a attiré est de pouvoir aller vers les clients et clientes qui ne peuvent pas forcément se déplacer parce qu’ils n’ont pas le permis ou qu’ils ne veulent pas faire de la route pour se rendre chez le coiffeur. » En Haute-Saône qui est un département très rural, il faut en effet parfois faire des kilomètres pour accéder à un commerce. « Et par rapport à une coiffeuse à domicile, je leur propose davantage de confort et de choix. J’ai en effet pas mal de matériel sur place. »
Une clientèle variée qui s’étoffe
En quelques mois seulement, le concept séduit. Il faut dire qu’il est nouveau sur son territoire. Certains médias locaux mettent donc en lumière son entreprise et le bouche-à-oreille fonctionne bien, amplifié par une communication sur les réseaux sociaux. « Aujourd’hui, ma clientèle est composée d’hommes, de femmes, d’enfants, de seniors… Les journées ne se ressemblent pas : chaque jour, je suis à un endroit différent et je rencontre des personnes très variées ! »
En créant Nomade Coiffure, Claire Ligny entame aussi un parcours entrepreneurial dont elle découvre tous les ressorts. Pour cela, elle a notamment été soutenue par France Active Franche-Comté. « Leur accompagnement a été précieux pour le lancement. Il a fallu acheter le camion, qui était par chance déjà aménagé, mais également apprendre la gestion et l’organisation. »
Aujourd’hui, Claire Ligny se projette avec confiance vers l’avenir. « Mon prochain objectif est de continuer à bien stabiliser mon activité et à répondre aux besoins de personnes qui ne s’autorisent pas forcément à aller chez le coiffeur. Avec Nomade Coiffure, c’est plus simple pour eux de s’octroyer ce petit plaisir. »
Manon Lejeune, chargée de financement TPE
« Nomade Coiffure répond à un besoin de commerces et de services qui se raréfient dans ce territoire rural où beaucoup d’habitants peuvent se sentir isolés. En se déplaçant de villages en villages pour aller vers les clients, ce projet nous a semblé être un vecteur innovant de lien social. C’est pourquoi nous avons décidé de soutenir Claire Ligny en apportant une garantie bancaire, mais aussi des conseils et des formations afin qu’elle ait toutes les clés en main pour se lancer sereinement dans cette aventure entrepreneuriale. »
A bénéficié du
Avec
une garantie de
21 600€
une prime de
1 000€
A été accompagné par
France Active Franche Comté
En 2024
1 000€
C’est ici ?
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Du déchet au compost : Du bac de tri au champ : la boucle verte signée HUKA

Hugo CHARRETON
Fondateur de HUKA
Compostage – Économie sociale et solidaire
France Active nous a permis de transformer une idée en projet solide, capable d’avoir un réel impact sur notre territoire.
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Vaucluse (84)
Compostage – Économie sociale et solidaire
À 26 et 27 ans, Mickael Gueytte et Hugo Charreton ont décidé de transformer les déchets alimentaires pour redonner vie aux sols. Amis depuis leur DUT Techniques de commercialisation à Aix-en-Provence, ils ont chacun suivi leur chemin – Mickael en école de commerce et dans la grande distribution, Hugo à l’international puis dans la logistique et l’hôtellerie – avant de se retrouver autour d’une idée : donner une seconde vie aux biodéchets sur leur territoire.
Une idée qui germe sur leurs terres
Originaires du Vaucluse, ils réalisent qu’aucune structure réalise du compostage dédié aux déchets alimentaires, pourtant essentiels pour enrichir les sols. « Ici, le tri à la source est en retard, alors qu’on est dans un département agricole », note Mickael.
En 2022, ils se lancent. Pendant un an, ils bâtissent leur projet en parallèle de leurs emplois, imaginant un service complet : formation des équipes au tri, collecte régulière, compostage sur leur propre plateforme agréée – la première du genre dans le département – et redistribution aux agriculteurs locaux.
En mai 2024, les premières collectes démarrent. Aujourd’hui, HUKA valorise chaque mois entre 25 et 30 tonnes de biodéchets, issus d’une centaine de points de collecte : restaurants, cantines, hôpitaux, maisons de retraite. Le compost produit retourne gratuitement, dans un premier temps, aux agriculteurs pour tester son efficacité sur les sols. « On veut que ce compost, produit localement, retourne nourrir les terres d’ici », insiste Hugo.
Un contexte qui joue en leur faveur
La loi AGEC, entrée en vigueur en janvier 2024, impose à tous les producteurs de biodéchets de les trier à la source. « On est arrivés au bon moment, dans un territoire où il y avait un vrai besoin », souligne Mickael. Leur solution permet aux professionnels de réduire leurs coûts tout en agissant pour l’environnement. « C’est gagnant-gagnant : moins de déchets enfouis et un compost qui profite directement aux agriculteurs », ajoute Hugo.
Des soutiens clés pour avancer
Pour structurer leur entreprise, Mickael et Hugo intègrent l’incubateur Camina. Pendant huit mois, ils sont accompagnés sur tous les volets : trésorerie, marketing, communication, digital. Ce suivi leur permet d’obtenir un prêt d’honneur de 15 000 €, complété par un financement bancaire via la BNP. France Active leur accorde ensuite un second prêt pour accélérer leur développement ainsi qu’une garantie bancaire. La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’ADEME participent également au financement des aménagements et du matériel.
« Sans cet accompagnement, on aurait perdu beaucoup plus de temps à trouver les bonnes infos et les bons contacts », reconnaît Hugo.
Des obstacles bien réels
Le foncier reste une difficulté majeure dans un territoire touristique comme le Vaucluse, où les terrains disponibles sont souvent destinés à des projets hôteliers. Les lenteurs politiques ralentissent aussi la généralisation du tri à la source. Mais pas de quoi décourager les deux entrepreneurs engagés. « Il faut être prêt à mettre les mains dans le cambouis, à aller voir les gens, à frapper à toutes les portes et à tout apprendre sur le tas », affirme Mickael. « On ne compte plus les heures passées sur la route ou en rendez-vous, mais c’est ce qui fait avancer le projet », complète Hugo.
Une vision à long terme
Dans cinq ans, HUKA espère employer une dizaine de personnes, disposer de deux ou trois sites de compostage et couvrir l’ensemble du Vaucluse. « On veut prouver que notre modèle territorial peut marcher et qu’il peut être reproduit ailleurs », explique Hugo.
Pour Mickael, l’objectif est clair : « Si on arrive à être incontournables sur le Vaucluse, on saura qu’on a fait notre part pour la terre et pour les gens d’ici. »
A bénéficié du
Avec
une garantie de
19 500€
plusieurs investissements de
55 000€
une prime
(lauréat “Jeunes et engagés 2025”)
5 000€
A été accompagné par
France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur
En 2024
L’énergie des nouvelles générations et le soutient de nos partenaires
Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.
En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun.
Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
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L’économie circulaire s’invite dans le BTP

inves

Joanne BOACHON
Directrice-fondatrice de Minéka
Matériaux de réemploi pour la construction
Nous avons réussi à faire la preuve de l’intérêt du réemploi dans la construction. Désormais, nous devons démontrer qu’il s’agit d’un modèle économique solide.
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Lyon, Rhône
Matériaux de réemploi pour la construction
Sauver de la benne des matériaux de construction en les collectant et en les redistribuant, afin de leur donner une seconde vie, telle est la mission de Minéka. Un projet totalement novateur lorsque l’association a été co-créée en 2016 par Joanne Boachon, diplômée de l’École nationale supérieure d’architecture. « Spécialisée en architecture environnementale, j’avais la volonté de construire des bâtiments qui respectent l’environnement. Et quand j’ai vu une exposition consacrée à la pratique du réemploi, ça a été un déclic. J’ai décidé d’explorer cette voie. Très vite, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de lieu pour trouver des matériaux de seconde main pour le BTP. Cette offre était donc à inventer. »
https://vimeo.com/1105717771
Ouvrir la voie à tout un écosystème de réemploi
Après avoir passé son habilitation à la maîtrise d’ouvrage en son nom propre (HMONP), la jeune femme fonde donc Minéka, pour lier architecture et économie circulaire. Une ambition portée par le nom même de la structure :« Minkéka vient de “Minka”, équivalent aborigène du phénix qui renaît de ses cendres… »
Première étape : créer un réseau. « Pour commencer, j’ai rencontré la pépinière d’initiatives Anciela qui accompagne les projets de transition, ainsi qu’un collectif d’architectes qui faisaient du réemploi à petite échelle. Cela m’a permis de monter en compétences entrepreneuriales, faire une preuve de concept, écrire un business plan, taper aux portes des premiers financeurs et accompagnateurs… jusqu’à être incubée par Alter’Incub. » C’est ici que le projet se finalise et que Joanne Boachon fait la connaissance de l’équipe de France Active Rhône qui la soutient financièrement et lui propose d’intégrer un DLA (dispositif local d’accompagnement de l’ESS) pour se former à la gestion associative. « Cet accompagnement a été la clé, car nous avons pu nous structurer et payer nos premiers salaires. »
Un changement d’échelle comme horizon
Aujourd’hui, Minéka s’est bien implanté sur son territoire, en Auvergne-Rhône Alpes et en lien avec d’autres acteurs de l’ESS ainsi que les collectivités locales. L’association compte 7 salariés et trois pôles : collecte-redistribution, bureau d’études (à destination des architectes et maîtres d’ouvrage) et sensibilisation-formation (pour essaimer la pratique). « Nous avons donc réussi à faire la preuve de l’intérêt du réemploi dans la construction. Désormais, nous devons démontrer qu’il s’agit d’un modèle économique solide. C’est pourquoi nous nous tournons vers une autre étape de notre développement avec l’objectif de changer d’échelle. » Ce qui passera notamment par un nouveau statut. « Nous prévoyons donc de devenir une Scic (Société coopérative d’intérêt collectif) qui nous permettra d’intégrer davantage nos salariés, partenaires et investisseurs dans la gouvernance. » Pour cette phase de maturité, France Active Rhône sera une nouvelle fois à ses côtés.
Regard de la conseillère France Active
Estelle Rabiller, chargée de financement et d’accompagnement des entrepreneurs engagés
« Minéka apporte une réponse innovante et structurante à une problématique environnementale de poids, tout en étant solidaire et créatrice d’emplois durables. Il était évident que France Active Rhône devait l’accompagner.
Le principal atout de Minéka ? Certainement Joanne Boachon. Son parcours et ses compétences, son écoute, sa capacité à tisser un réseau de partenaires constructifs sur le territoire et au niveau national sont le socle de la réussite de ce projet engagé. »
A bénéficié du
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Avec
plusieurs investissements solidaires d’un total de
40 000€
plusieurs garanties d’un total de
45 000€
un accompagnement
DLA
A été accompagné par
France Active Rhône
Depuis 2018
C’est ici ?
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Autres stories
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L’insertion du champ à l’assiette


Cédric BLOTTIAUX
Responsable du développement des ressources Espoir 73
Fromagerie Le Habert, ESAT agricole
Avec nos solutions d’hébergement et notre ESAT agricole, nous accompagnons l’autonomie, la vie quotidienne et la professionnalisation de publics en situation de handicap psychique.
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Entremont-le-Vieux, Savoie
Fromagerie Le Habert, ESAT agricole
Avec ses 130 salariés, l’association Espoir 73 est devenue depuis 1990 un acteur ESS de poids en Savoie. Et ce, à travers ses différentes entités qui accompagnent chaque année près de 500 personnes (hébergement, accueil médicalisé, centre de formation, service d’aide à l’insertion ESAT autour d’activités agricoles, industrielles, de logistique, d’espaces verts, d’hygiène et propreté, …). « Il s’agit d’un projet complet social, professionnel et agricole, très ancré dans son territoire », confirme Cédric Blottiaux, responsable du développement des ressources.https://vimeo.com/1105716709
Autonomie, pouvoir d’agir et qualité de vie
L’ESAT Le Habert, situé à Entremont-le-Vieux, en plein du massif de la Chartreuse, fait partie de cette galaxie médico-sociale. Sa particularité ? Accompagner des personnes en situation de handicap psychique grâce à ses solutions d’hébergement et de formation aux métiers agricoles. « La structure a été créée en 1998 dans l’objectif de réinsérer les personnes dans la vie locale et professionnelle en développant leur autonomie, leur pouvoir d’agir et leur qualité de vie grâce aux métiers de l’agriculture. »
Au fil des années, le projet s’est d’ailleurs étoffé pour compter aujourd’hui un élevage bovin, une fromagerie, une activité de travaux de débroussaillage et vignes, et même une auberge. Soit tous les maillons de la chaîne du champ jusqu’à l’assiette.
Ces dernières années, l’ESAT a agrandi le bâtiment d’élevage et modernisé l’auberge. « Notre ambition était de pouvoir professionnaliser davantage les outils de travail pour se rapprocher au maximum de ce qu’on trouve ailleurs en montagne dans le milieu ordinaire. » Dans cette dynamique, un aspect restait alors à prendre en compte : la fromagerie, qui nécessitait elle aussi des travaux conséquents en raison du vieillissement de ses infrastructures.
Devenir fromager dans un cadre de travail optimisé
Des rénovations d’ampleur sont alors menées : modernisation et sécurisation des postes de travail, agrandissement de l’espace de production, mises aux normes d’hygiène actuelles, révision de la plomberie, de l’électricité, des sols, des plafonds, avec notamment un objectif d’économies d’énergie.
Pour financer ces travaux d’un montant de 500 000 euros, la fromagerie Le Habert a obtenu des subventions conséquentes. Elle a aussi fait appel en complément à l’association territoriale du réseau France Active, en Savoie et Haute-Savoie. « Nous savions que nous pouvions compter sur ce partenaire historique qui a suivi sur la durée les évolutions d’Espoir 73. »
Après plusieurs mois de chantiers, la fromagerie rénovée a été inaugurée en mai 2025. Chaque apprenti fromager peut désormais bénéficier de ce nouveau cadre de travail moderne et confortable, aux meilleurs standards sanitaires et environnementaux. « Nous avons ainsi amélioré le niveau de professionnalisation. Avec un objectif : créer les conditions pour augmenter les sorties vers le milieu ordinaire », conclut Cédric Blottiaux.
Le regard de la conseillère France Active :
« Nous sommes aux côtés de l’association Espoir 73 depuis des années, car notre vocation est de soutenir toutes les étapes de la vie des structures de l’ESS que nous accompagnons sur notre territoire. La fromagerie Le Habert a donc une nouvelle fois fait appel à nous quand ils en avaient besoin. Pour leurs travaux, ils avaient déjà trouvé des subventions d’investissement. Avec le prêt à taux zéro que nous leur avons accordé, nous avons cherché à faire effet levier et à contribuer à la crédibilité du projet auprès des financeurs publics et des partenaires bancaires. Les aider nous a paru une évidence, tant ils participent activement à la fois à la revitalisation rurale et à l’insertion de personnes particulièrement fragiles. »
A bénéficié du
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Avec
un investissement de
30 000€
A été accompagné par
France Active Savoie Mont Blanc
En 2023
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À Salouël, une cordonnerie qui reprend vie


Magalie CUISSETTE
Salouël (Somme)
France Active m’a apporté un vrai soutien, humain et professionnel. Grâce à cet accompagnement, je me suis sentie entourée et soutenue, du montage du projet jusqu’à aujourd’hui.
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Salouël (Somme)
Cordonnerie
À quelques kilomètres d’Amiens, une ancienne maison de ville s’est transformée en cordonnerie. Derrière la vitrine rénovée, la cordonnerie SVII a ouvert ses portes en juin 2024, portée par Magalie Leleu, une entrepreneure déterminée qui a choisi de relancer un métier rare avec une approche moderne et engagée.
Lauréate avec mention très bien du CAP Cordonnier multiservice et formée par l’ancien cordonnier du quartier, elle reprend son activité et y ajoute sa touche personnelle : une boutique, des services variés, et surtout, une grande attention portée à l’écoute des besoins de ses clients.
Un atelier polyvalent au service des habitants
Chez SVII, Magalie répare les chaussures, sacs, ceintures, accessoires en cuir, mais aussi les équipements sportifs de l’équipe locale de hockey sur glace. Elle a également investi dans une machine de personnalisation pour proposer des gravures sur cuir.
« J’aime réfléchir à la meilleure façon de réparer sans dénaturer l’objet. Ce métier fait autant travailler mes mains que ma tête. »
Côté boutique, elle propose 40 à 50 modèles de chaussures, adaptés aux pieds sensibles, avec un vrai souci de confort et de qualité. Elle sélectionne aussi des ceintures et sacs en cuir fabriqués en Europe.
Les clubs de randonnée du coin sont des clients fidèles, tout comme une clientèle plus âgée, attachée à ce commerce de proximité.
« Le bouche-à-oreille fonctionne très bien. J’ai parfois plus de demandes que je ne peux en prendre. »
Une reconversion portée par la passion
Avant de lancer sa cordonnerie, Magalie a travaillé pendant 15 ans comme assistante commerciale sur le terrain. Elle aimait créer, bricoler, vendre ses bijoux sur les marchés, mais ne se retrouvait plus dans son quotidien professionnel.
Un jour, après une visite de son mari chez le cordonnier du quartier, sa famille lui offre un stage de maroquinerie. C’est le déclic.
« J’ai toujours aimé créer de mes mains. Le travail du cuir m’a immédiatement parlé. »
Elle part alors se former à Bordeaux, loin de sa famille et de sa toute jeune fille. Une période difficile, mais une décision assumée.
« On a tenu bon. Et aujourd’hui, on est fiers de tout ce qu’on a accompli. »
Un projet bien entouré
Magalie s’est entourée des bonnes personnes pour construire son projet : un comptable, un contact à Bpifrance, et l’appui de la société Effervescence pour établir son business plan. C’est grâce à ce réseau qu’elle découvre France Active.
« Mme Pillon, ma conseillère, m’a suivie avec beaucoup de sérieux et de bienveillance. Elle continue encore aujourd’hui à prendre des nouvelles et est devenue une cliente ponctuelle de ma cordonnerie. »
Elle a également été soutenue par la Caisse d’Épargne, qui s’est montrée très réactive face à son projet. Elle aussi bénéficié de l’appui de la mairie de Salouël, qui a validé la transformation d’un ancien logement en boutique et de la création de places de parking accessibles à ses clients. Quant à la Région Hauts-de-France, elle a financé une partie de sa formation, reconnaissant l’importance de préserver ce métier rare.
Une entreprise artisanale qui a du sens
Aujourd’hui, Magalie travaille souvent plus de 10h par jour, jongle entre réparations, commandes et gestion de la boutique. Elle continue d’apprendre au quotidien, et peut toujours compter sur l’ancien cordonnier, installé deux rues plus loin, pour un conseil ponctuel.
Elle reçoit régulièrement des retours positifs :
« les gens me disent souvent : tu as un métier génial. Et je suis bien d’accord avec eux. »
Et pourquoi SVII ? Ce sont les initiales de ses quatre enfants. Un nom qui incarne ce projet familial, pensé avec le cœur.
« C’est mon cinquième bébé. Pour rien au monde je ne changerais de métier. »
« Il faut tenter. Le seul risque, c’est de rater. Mais au moins, on avance. »
A bénéficié du
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Avec
plusieurs garanties d’un montant total de
38 400€
A été accompagné par
France Active Picardie
En 2024
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Une entreprise solidaire et circulaire, née dans un atelier de détention

Jacques GRIMONT
Fondateur de Yoti
Reconditionnement de jouets
Grâce à France Active, nous avons bénéficié d’un accompagnement unique pour développer et structurer l’ensemble de notre activité. Leur expertise, leurs conseils et leur financement, sont un avantage indéniable pour répondre enjeux de Demain.
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Houilles, Yvelines
Reconditionnement de jouets
À Houilles, dans les Yvelines, Yoti reconditionne des jouets, jeux et livres avec un objectif : réduire le gaspillage tout en favorisant la réinsertion professionnelle de personnes détenues. Fondée en 2021 par Jacques Grimont et Vincent Corrèges, cette entreprise de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) transforme les prisons en ateliers de reconditionnement pour donner une nouvelle vie aux jouets.
Des jouets reconditionnés, des vies reconstruites
Le premier atelier Yoti a ouvert en octobre 2021 à la Maison d’Arrêt de Bois d’Arcy, dans un espace de plus de 1 000 m². Depuis, une cinquantaine de personnes détenues y sont formées, grâce à un système d’information unique qui permet de tracer, de sécuriser l’ensemble des flux : nettoyage, vérification de la complétude, contrôle qualité, rédaction d’annonces… Résultat ? Des milliers de jeux reconditionnés !
Le modèle est pensé dans les moindres détails, jusqu’à l’industrialisation d’un processus sur-mesure. Les jouets sont ensuite vendus, à prix réduit, sur leur site Yoti-Shop.fr ou via des marketplaces (Label Emmaus), mais également vendus à des collectivités dans le cadre de la loi AGEC (jeux 100% issus du réemploi), grâce à une offre adaptée à la commande publique.
Un développement soutenu par France Active et la Banque des Territoires
Fort de ce premier succès, Yoti voit plus grand ! Un second atelier a ouvert au Havre fin 2024. D’ici 2026, de nouveaux ateliers ouvriront dans des centres pénitentiaires : Paris La Santé, Fleury-Mérogis, Écrouves, Orléans et Strasbourg. À terme, l’entreprise ambitionne de traiter 10 000 tonnes de jouets et d’accompagner 3 000 personnes détenues d’ici 2030.
Pour accompagner cette croissance, Yoti a pu compter sur un soutien financier fort : 720 000 € apportés par France Active et la Banque des Territoires, dont un prêt subordonné de 360 000 €. Ce financement permettra notamment de constituer une équipe pluridisciplinaire, d’aménager les nouveaux ateliers, et de répondre aux besoins de trésorerie entre les versements de subventions.
Une réponse à deux enjeux majeurs
En France, près de 100 000 tonnes de jouets sont jetées chaque année. Yoti s’engage pour l’environnement en luttant contre ce gaspillage, une économie plus circulaire, mais aussi plus inclusive : « Travailler à la réinsertion des personnes détenues, c’est aussi lutter contre la récidive et leur redonner une place dans la société », souligne l’équipe.
L’entreprise collabore aujourd’hui avec des éco-organismes pour la collecte de jouets usagés (Ecomaison), et continue de renforcer son impact social et environnemental. Grâce à un modèle hybride, mêlant association conventionnée et entreprise sociale, Yoti parvient à faire vivre un modèle unique de production, d’accompagnement et de transformation.
Le regard de la conseillère France Active :
Diahara Toure, chargée de mission chez France Active Yvelines
« J’ai rencontré les fondateurs en 2021, au moment de la création de Yoti. Dès le départ, j’ai vu un projet ambitieux, bien construit et utile. Avec Jacques et Vincent, tout est allé vite : ils avaient une vision claire, et surtout l’envie de créer de l’impact. Ce qui m’a marquée, c’est leur capacité à structurer leur développement, à anticiper les besoins, et à toujours garder le sens du projet en tête. Aujourd’hui, Yoti devient une vraie solution pour allier réinsertion et économie circulaire. Et je suis assez fière d’avoir accompagnée ce projet à plusieurs étapes : à la création mais aussi au moment d’un premier développement en 2022 comme au changement d’échelle aux côtés de notre partenaire La Banque des Territoires plus récemment »
A bénéficié du
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Avec
des garanties bancaires de
215 000€
des investissements de
420 000€
A été accompagné par
France Active Yvelines
En 2021
En 2022
En 2023
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