Une librairie pour donner à tous l’accès à la culture.

Julie TÊTUE

Fondatrice de la librairie La Méridienne

Librairie indépendante en zone rurale

Si je n’ai qu’un mot à dire à France Active ce serait merci ! Ils sont intervenus à un moment où j’en avais besoin et ça a été très appréciable.

Fleurance (Gers)
Librairie indépendante en zone rurale

Julie a ouvert une librairie salon de thé au cœur de Fleurance, dans le Gers. En diversifiant ce qu’elle vend (des livres mais aussi des jeux de société, des doudous et de la papeterie) elle souhaite attirer un public qui n’aurait pas forcément poussé la porte d’une librairie.
https://vimeo.com/747417576
Il s’agit d’un lieu convivial et familial qui organise de nombreux événements tout au long de l’année, c’est comme cela que Julie souhaite animer la vie locale. L’arrivée de ce commerce a également permis de développer un nouveau lieu de rencontres culturelles pour les habitants.
Le métier d’entrepreneur est un métier solitaire, France Active a apporté à la créatrice une oreille attentive. L’accompagnement lui a permis de penser à de nouvelles choses, d’ouvrir de nouvelles voies.

Site internet

A bénéficié

de deux garanties d’un montant total de

32 000€

A été accompagnée par

France Active MPA Occitanie

En 2019

C’est ici ?

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Une gouvernance participative pour soutenir la transition écologique

Béatrice DELPECH

Directrice générale adjointe de la Licoorne* Enercoop

Fournisseur d’électricité verte locale et citoyenne

Notre statut coopératif nous permet de faire participer tout un chacun aux grandes décisions de l’entreprise.

Paris
Fournisseur d’électricité verte locale et citoyenne organisé en un réseau de 11 coopératives permettant de concrétiser l’ambition d’une transition énergétique locale et citoyenne.

L’énergie doit être un bien commun : c’est la vision des structures fondatrices d’Enercoop.
En 2005, au moment de l’ouverture à la concurrence des marchés de l’électricité, ces structures considéraient que l’énergie, ne pouvait être laissée uniquement aux mains des opportunités foncières et financières, sans souci des enjeux locaux et citoyens. En créant Enercoop, elles ont développé une alternative citoyenne.
Depuis l’origine, Enercoop achète au moins autant d’électricité renouvelable que n’en consomment ses clients, en se fournissant auprès de producteurs en France. Sa forme de société coopérative d’intérêt collectif (Scic) permet d’associer toutes les parties prenantes (clients, soutiens, collectivités, producteurs, salariés…) selon le principe « une personne, une voix ». Sa gouvernance est partagée, le fonctionnement interne repose sur les principes de l’holacratie et de la sociocratie. Cela contribue à une prise de décisions horizontale et participative qui implique tous les salariés. « Tout un chacun participe ainsi au projet et à la construction de la décision » précise Béatrice Delpech, directrice générale adjointe de la Licoorne Enercoop.

https://vimeo.com/748675272Cette vidéo a été réalisée lors de la biennale de l’engagement en juin 2022 au cours de laquelle, Béatrice Delpech est intervenue pour une conférence “Osons voir l’économie en grand !“ aux côtés de Laurent Laik (Groupe La Varappe), Jérôme Voiturier (Uniopss). *Les Licoornes :
À l’heure où les « licornes », startups du web valorisées à plus d’un milliard de dollars, monopolisent les marchés, les LICOORNES, alternatives coopératives, construisent un autre modèle économique, fondé sur un socle démocratique, collectif, écologique et solidaire, résolument tourné vers l’avenir.

9 coopératives (Citiz, Commow, Enercoop, Label Emmaüs, Modicoop, la Nef, Railcoop, Telecoop) constituent ce groupement sur ces sujets aussi vastes que la mobilité (autopartage, train…), la consommation responsable (vente et achat en circuit-court, direct producteur et/ou de seconde main), les énergies renouvelables, la banque, les télécommunications. L’objectif ? S’unir pour transformer radicalement l’économie.

Site internet

A bénéficié

d’investissements de

+ de 1 000 000€

A été accompagné par

France Active Investissement
France Active à Paris (PIE)

Dès 2016

C’est ici ?

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Donner le pouvoir à chacun de jouer son rôle dans la société

Laurent LAÏK

Président du Groupe d’entreprises d’insertion La Varappe

Eco-construction, Environnement, Santé, Ressources et compétences

Révéler les talents, aider à prendre confiance en soi, permettre à chacun de grandir, est avant tout un projet de société mais aussi une affaire d’entreprise.

Aubagne (13400)
Eco-construction, Environnement, Santé, Ressources et compétences

Depuis plus de 30 ans, le groupe La Varappe « se rebelle quotidiennement pour aider des centaines de femmes et d’hommes à vivre une aventure humaine au sein de ses entreprises et pour apporter des solutions innovantes, concrètes et qualitatives à leurs clients.
Révéler les talents, aider à prendre confiance en soi, permettre à chacun de grandir, est avant tout un projet de société mais aussi une affaire d’entreprise. »

C’est ainsi que Laurent Laïk, président du groupe d’entreprises d’insertion présente La Varappe.
Ce groupe d’entreprises défend un revenu décent et permanent pour les métiers essentiels que sont ceux de la santé, de l’écoconstruction, de l’environnement et des ressources et compétences car, comme il le dit si bien, « la perspective d’un smic ou d’un temps partiel à vie ne peut suffire pour s’épanouir. »
Son leitmotiv pour développer le groupe : changer les règles du jeu, expérimenter de nouveaux modèles et changer d’échelle au service de l’impact.
Cette vidéo a été réalisée lors de la biennale de l’engagement en juin 2022 au cours de laquelle, Béatrice Delpech est intervenue pour une conférence “Osons voir l’économie en grand !“ aux côtés de Béatrice Delpech (Enercoop), Jérôme Voiturier (Uniopss).

Mais quels sont ses nouveaux défis et comment y répondre ? Laurent Laïk nous parle d’engagement : https://vimeo.com/235215203

Site internet

A bénéficié depuis 2008

de plusieurs investissements d’un total de

2 350 000€

A été accompagné par

France Active Provence Alpes Côte d’Azur
France Active Investissement

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Réseau Cocagne cultive son impact social

Julien ADDA

Directeur du Réseau Cocagne

Réseau de fermes biologiques en insertion

Notre métier, c’est l’insertion avec une forte dimension sociale : nous voulons amener les personnes précaires, éloignées de l’emploi vers le monde de l’entreprise et faire que celui-ci travaille son « employeurabilité ».

Vauhallan (91)
Le réseau Cocagne est une association regroupant les Jardins de Cocagne et d’autres structures respectant une charte commune de production maraîchère au moyen de l’insertion par l’activité économique

Depuis ses débuts, France Active accompagne dans leur développement les Jardins de Cocagne et Réseau Cocagne, la structure qui les fédère. C’est tout naturellement que ce réseau associatif maraîcher s’est tourné vers nous pour leur évaluation d’impact social, nécessaire à leur croissance. Julien ADDA, quel est le métier de Réseau Cocagne .

Réseau Cocagne regroupe une centaine d’associations qui ont comme activité le maraîchage en insertion par l’activité économique. Notre métier, c’est l’insertion avec une forte dimension sociale : nous voulons amener les personnes précaires, éloignées de l’emploi vers le monde de l’entreprise et faire que celui-ci travaille son « employeurabilité ». Nous leur proposons aussi des nouvelles activités économiques d’ESS pour la transition écologique de l’alimentation. Félix, que vous inspire le projet de Réseau Cocagne ? C’est un modèle que j’aime bien prendre en exemple auprès de mes amis pour parler de ce que l’ESS sait bien faire. Les équipes de Réseau Cocagne portent l’innovation et un fort niveau d’engagement, bien avant que ces sujets deviennent des préoccupations relativement partagées. Ils déploient depuis très longtemps un modèle alliant l’agriculture biologique, l’insertion par l’activité économique et des paniers vendus directement aux consommateurs. Il y a aussi la dimension réseau et coopération. Dans sa structure même assez décentralisée et dans son fonctionnement interne où je peux voir que les débats sont bienvenus, Réseau Cocagne est un de ceux qui incarnent le mieux l’esprit démocratique de l’ESS.

Pourquoi s’être engagé dans une démarche d’impact social ?

Le sujet de « l’impact » est problématique pour les associations quand elles subissent une vision et une méthode qui ne relève pas de leur fonctionnement. Comment, dès lors, faire de l’évaluation de « l’impact » un outil au service du projet associatif ? La méthode VISES nous a permis de nous poser les bonnes questions au sein des groupes de travail animés par France Active. Nous avons coconstruit notre méthode d’évaluation d’impact social afin que chaque structure puisse trouver les bonnes réponses qui correspondent aux enjeux de son territoire.


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garanties de

90 000€

de plusieurs investissements de

180 000€

de plusieurs primes de

93 000€

A été accompagné par

France Active (Associations Nationale)

dès 2017

Le regard de France Active



Ruth MANLEY
Conseil et accompagnement chez France Active
En quoi la démarche de Réseau Cocagne est-elle exemplaire ?

Les Jardins de Cocagne font preuve d’un pluralisme d’action : par la mobilisation des citoyens autour d’une activité économique, ils accompagnent des personnes en situation de précarité, créent un lien de proximité entre producteurs et consommateurs, et préservent l’environnement. Le Réseau Cocagne est un bel exemple de l’économie solidaire en reliant l’économie, le social et l’engagement citoyen. Engager une démarche d’évaluation de son impact social est donc essentiel pour bien prendre en compte la richesse de son action. Julien, pourquoi s’être engagé dans une démarche d’impact social ? Le sujet de « l’impact » est problématique pour les associations quand elles subissent une vision et une méthode qui ne relève pas de leur fonctionnement. Comment, dès lors, faire de l’évaluation de « l’impact » un outil au service du projet associatif ? La méthode VISES nous a permis de nous poser les bonnes questions au sein des groupes de travail animés par France Active. Nous avons coconstruit notre méthode d’évaluation d’impact social afin que chaque structure puisse trouver les bonnes réponses qui correspondent aux enjeux de son territoire.

Comptez-vous généraliser cet accompagnement à l’évaluation de l’impact social ?

France Active investit la question de l’évaluation de l’impact social depuis 2018. Nous avons coconstruit la démarche VISES avec des partenaires de l’ESS, des chercheurs et des entreprises sociales et solidaires – il s’agit d’une démarche qui propose une méthode d’évaluation basée sur le dialogue et non sur les chiffres. Depuis 2020, France Active a accompagné une trentaine d’entreprises de l’ESS sur la méthode VISES. Notre ambition est de généraliser cet accompagnement au sein de notre réseau, embarquer nos partenaires, et ainsi proposer à encore plus de structures de l’ESS une démarche d’évaluation adaptée à leurs spécificités.

Félix BEAULIEU

Conseil et accompagnement chez France Active

Que vous inspire le projet de Réseau Cocagne ?

C’est un modèle que j’aime bien prendre en exemple auprès de mes amis pour parler de ce que l’ESS sait bien faire. Les équipes de Réseau Cocagne portent l’innovation et un fort niveau d’engagement, bien avant que ces sujets deviennent des préoccupations relativement partagées. Ils déploient depuis très longtemps un modèle alliant l’agriculture biologique, l’insertion par l’activité économique et des paniers vendus directement aux consommateurs. Il y a aussi la dimension réseau et coopération. Dans sa structure même assez décentralisée et dans son fonctionnement interne où je peux voir que les débats sont bienvenus, Réseau Cocagne est un de ceux qui incarnent le mieux l’esprit démocratique de l’ESS.

Au-delà de la démarche d’évaluation de son impact social, comment accompagnez-vous Réseau Cocagne dans son déploiement dans les territoires ?

Aujourd’hui le Réseau Cocagne est dans une belle dynamique de changement d’échelle, à la fois par le développement des jardins existants, et par une démarche encore plus pro-active de création de nouveaux jardins. Concernant le développement des jardins existants cela demande évidement des investissements matériels et immatériels, des plans de développement solides et un renforcement des capacités de gestion. Dans le cadre du Fonds départemental d’insertion (FDI) « exceptionnel » (aide du ministère du Travail), France Active est mandatée par le Réseau Cocagne pour accompagner une quinzaine de jardins dans leur développement à raison de 3-4 jours d’intervention par jardin. Cet accompagnement, qui se fait en complément du programme VISES, est déployé dans 12 associations territoriales.

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Des livres pour tous !

Marion BERTHAUT

Co-fondatrice et directrice de Mobidys

Bibliothèque numérique destinée aux personnes dyslexiques

Pour moi, le travail de France Active fait sens, notamment avec l’épargne salariale : choisir de placer son argent sur des projets engagés permet de créer du lien dans la société.

Nantes 44300
La technologie au service de la lecture accessible aux Dys.

Quand une aventure entrepreneuriale s’investit d’une
mission d’intérêt général : permettre à tous d’avoir accès à la lecture. Cette
bibliothèque numérique en évolution constante donne accès à des ouvrages variés
à plus 130 000 élèves, du CP à la terminale.

Marion BERTHAUT, racontez-nous votre projet.

Mobidys est née de trois amis : un spécialiste du numérique, un éditeur et une orthophoniste. Nous avions tous la même volonté : apporter des solutions aux personnes atteintes de troubles DYS (troubles cognitifs d’acquisition de la connaissance, de la lecture, de l’écriture…) pour faciliter leur inclusion dans la société. La raison d’être de Mobidys est de donner à chacun la possibilité de lire et apprendre grâce à des livres numériques.

Lors du confinement, nous avons ouvert gratuitement notre bibliothèque numérique. Nous avons eu énormément de demandes, que ce soit de la part d’enseignants ou d’élèves en difficulté ou non. Ils ont tous pu avoir accès à nos livres numériques enrichis grâce à des narrateurs audio, des définitions, des descriptions d’images… Aujourd’hui, l’utilité sociale est au coeur de notre modèle et cela s’est concrétisé par l’obtention d’un agrément ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale).

Quels étaient vos besoins lorsque vous avez rencontré France Active Pays de la Loire ?

Au début du projet, nous n’avions pas conscience que nous faisions partie de l’ESS. Après avoir longuement travaillé notre modèle économique, nous nous sommes rendu compte que nous étions arrivés à un modèle tripartite : la sphère académique, les éditeurs et nous, Mobidys. Nous nous inscrivons pleinement dans la chaîne du livre, en rémunérant les auteurs des oeuvres tout en développant nos solutions numériques spécifiques.

Ainsi, des besoins en recherche et développement ont émergé, et par conséquent des besoins de financements, ce qui nous a naturellement rapprochés de France Active. Aux côtés d’autres investisseurs, France Active a pris part à notre levée de fonds de 2021 et continue aujourd’hui à nous accompagner sur nos axes stratégiques. Pour moi, le travail de France Active fait sens, notamment avec l’épargne salariale : choisir de placer son argent sur des projets engagés permet de créer du lien dans la société.


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garantie de

40 000€

de plusieurs investissements de

485 000€

A été accompagné par

France Active Pays de la Loire
France Active (Association Nationale)

Dès 2018

Le regard de France Active



Céline ALLAIN
Chargée de mission chez France Active Pays de la Loire
En quoi la démarche de Mobidys répond-elle à la vision de l’engagement que porte France Active ?

Le principal engagement de Mobidys c’est l’inclusion, permettre à chacun avec un handicap ou non d’avoir accès à la culture et plus particulièrement aux livres. Que ce soit de la lecture plaisir, ou de l’accès à des manuels scolaires adaptés, Mobidys s’adresse à tous les besoins, tout en respectant la chaîne du livre. Au-delà du contenu, Mobidys permet de donner une chance à chaque enfant d’une même classe de progresser. En effet, les livres numériques sont de véritables aides à la compréhension et permettent de dépasser les différences. Le confinement a mis en évidence les limites des cours à distance et la nécessité de la digitalisation des supports en tenant compte des problématiques de chacun afin d’adapter les ressources scolaires.

Comment comptez-vous accompagner Mobidys dans la durée ?

La relation initiée avec Mobidys date de 2018. Nous avons accompagné l’entreprise dans les différentes étapes de son développement : amorçage avec la mise en place d’un prêt Pays de la Loire Engagé, à l’occasion d’un changement d’échelle, plus récemment en permettant à France Active de prendre part au capital de l’entreprise.

L’accompagnement mis en oeuvre est venu répondre aux besoins financiers, mais aussi aux besoins de conseil, notamment en mobilisant le Dispositif Local d’Accompagnement. Ainsi, nous avons pu apporter du conseil pour appuyer la mise en place d’une stratégie en termes de mangement adapté au changement d’échelle de Mobidys. Notre objectif est d’inscrire notre relation dans la durée.

Fabien LÉONHARDT

Gérant senior chez Mirova (Groupe BPCE)

Pourquoi Mirova a-t-elle soutenu le développement de Mobidys ?

Nous associer à France Active est pour nous essentiel, et ce, depuis plus d’une vingtaine d’années. France Active identifie les besoins et assure le suivi des entrepreneurs engagés. Et c’est exactement ce que France Active Pays de la Loire a fait avec l’accompagnement de Mobidys. Tant pour l’appui à leurs orientations stratégiques que dans le soutien à l’élaboration de la gouvernance de l’entreprise. Mirova apporte une partie des capitaux, et France Active assure le conseil et le suivi permettant la réussite du projet. Chez Mobidys ce qui est original, c’est le côté “tech for good” du projet, qui allie impact social et innovations technologiques.

En quoi le projet de Mobidys illustre-t-il votre politique d’investissement ?

Mirova a fait le choix de co-investir avec France Active dans Mobidys car nous partageons une même vision : la finance doit servir l’intérêt général. Mobidys est pleinement engagée pour soutenir les plus fragiles, en apportant des solutions concrètes. Soutenir un projet qui mise sur l’éducation est pour nous financeur, intéressant, car c’est une thématique peu représentée aujourd’hui. L’inclusion est au coeur des réponses proposées par Mobidys, ce qui reflète particulièrement la politique d’investissement de Mirova. Apprendre à lire à un enfant, lui permettra plus tard de mieux s’insérer dans le monde du travail alliant ainsi inclusion et insertion. Entreprise agréée ESUS, l’impact de Mobidys est clairement positif sur la société, c’est une des conditions pour que Mirova participe aux financements.

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Engagée pour le temps partagé !

Laëtitia NGAMA

Co-fondatrice et dirigeante de Eden ETTP

Entreprise de travail à temps partagé

Ce qui m’a beaucoup plu avec France Active, c’est l’humain. Ils ont su nous rassurer lorsqu’on se questionnait sur notre modèle. Ils ont su nous encourager pour que nous puissions aller plus loin dans notre engagement.


Chenove (Côte d’Or)
Entreprise de travail à temps partagé

Laëtitia Ngama a lancé un service de travail à temps partagé à Chenove en périphérie de Dijon. Elle s’est tournée vers France Active pour l’accompagner à apporter une solution concrète à un besoin de son territoire : créer des emplois durables et permettre à des entreprises d’avoir accès à de la main d’œuvre qualifiée.

Laëtitia NGAMA, racontez-nous votre projet.

Eden ETTP est une entreprise de travail à temps partagé. Le modèle du temps partagé a deux volets : le salarié et l’entreprise. Pour monter notre projet, nous sommes partis du constat que pour beaucoup de salariés le travail à temps partiel est une contrainte : garde d’enfant, prise en charge d’un parent malade… Ce qui a pour conséquence la multiplication des CDD, car temps partiel rime souvent avec précarité de l’emploi.

Pour répondre à cette problématique, nous avons décidé de développer un service de travail à temps partagé : nous embauchons les salariés en CDI et déterminons le nombre d’heures dont ils ont besoin. Ils pourront ainsi travailler chez plusieurs de nos clients.

Pour les entreprises, le travail à temps partagé est aussi une plus-value. En effet, sur notre territoire autour de Dijon en Bourgogne, il y a beaucoup de TPE, PME et d’artisans qui sont souvent confrontés à des problématiques d’embauches : trop de travail pour un salarié mais pas assez pour deux, par exemple. Ainsi nous leur proposons une solution adaptée à leurs besoins.

Il y a une grande demande des salariés pour avoir des CDI à temps partiel. Nous avons plus de difficultés pour trouver des entreprises qui veulent bénéficier du temps partagé, car la loi qui encadre ce mode de salariat est peu connue des professionnels. Il y a un travail important de pédagogie à mener auprès des entreprises pour mieux faire connaître le travail à temps partagé.

Que retenez-vous de l’accompagnement de France Active et de ses partenaires ?

Plus nous avancions dans la conception de notre projet, plus l’engagement était au cœur de notre projet. C’est ainsi que nous nous sommes rapprochés de France Active Bourgogne et de ses partenaires. Ce qui m’a beaucoup plu avec France Active, c’est l’humain. Ils ont su nous rassurer lorsqu’on se questionnait sur notre modèle. Ils ont su nous encourager pour que nous puissions aller plus loin dans notre engagement.


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garanties de

10 000€

A été accompagné par

France Active Bourgogne

Dès 2021

Le regard de France Active


Mathilde LEBREUIL
Chargée de mission chez France Active Bourgogne

Que retenez-vous de la démarche de Eden ETTP ?

Laëtitia Ngama est une personne très motivée qui avait bien préparé son projet en amont. Elle a su rebondir sur les remarques que nous lui avons faites tout au long de l’expertise de son dossier, tout en restant en cohérence avec son projet de départ.

De quelle manière le programme Insertion par le Travail Indépendant renforce-t-il l’appui aux créateurs les plus éloignés des banques ?

Nous lui avons proposé un parcours de formation après son passage en comité, en lui expliquant ce qui pouvait être intéressant pour elle et pour le développement de son activité. Elle a choisi les formations en adéquation avec son projet, tout d’abord l’atelier trésorerie, puis un webinaire sur le numérique (comment mobiliser le numérique pour rayonner, gagner en notoriété, voir et être vu).

Nathalie RAUCH

Directrice du développement chez Entrepreneurs de la Cité

Que vous inspire le parcours de Eden ETTP ?

Eden ETTP répond vraiment à un besoin des entreprises grâce aux solutions de temps partagé. Cette offre innovante est engagée, elle va permettre de donner accès à l’emploi à des personnes, tout en répondant aux demandes du marché du travail. De notre point de vue, il est important pour cette structure d’être juridiquement protégée, notamment sur les contrats qu’elle passe. Choisir la bonne assurance est donc essentiel.
Il est important de prendre la mesure de sa responsabilité en tant qu’entreprise.

 

Comment sécuriser le parcours de créateurs comme Eden ETTP ?
Être bien assuré contribue à la pérennisation de l’entreprise. Il est donc important qu’un créateur y ait accès, c’est au cœur de la mission des Entrepreneurs de la Cité. Toute entreprise non assurée va bien tant qu’il ne lui arrive rien.
Lorsqu’elle est confrontée à un sinistre, les assurances apportent un accompagnement, afin de pouvoir faire face financièrement. Comme France Active, Entrepreneurs de la Cité apporte son aide aux entrepreneurs les plus fragiles. On ne peut pas s’assurer pour tout, nous les aidons à identifier les risques qui menacent leurs structures. La non-assurance est souvent dramatique pour les créateurs d’entreprise, c’est pour cela que nous devons identifier l’indispensable à assurer pour chaque projet.

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La nouvelle marque de vêtements éthiques venus du Pérou

Jean-Guillaume THYERE

Fondateur de Pitumarka

Des vêtements éco-responsables venu du Pérou

A travers Pitumarka, je souhaite sensibiliser des personnes qui ne sont pas forcément au premier abord de la mode éthique, parler des dérives de l’industrie textile, du mode de fonctionnement occidental, le dérangement climatique…

Roanne (42300)
Des vêtements éco-responsables venu du Pérou

Jean-Guillaume Thyere est franco-péruvien ; habitué du voyage depuis son plus jeune âge. Il se rend compte très tôt de la différence de confort, de revenus et de situations sociales entre la France et le Pérou, son pays d’origine. C’est en 2014 qu’il fait le choix de partir vivre au Pérou, pour renouer avec ses racines. Là-bas, Jean-Guillaume, travaille dans le marketing, en quête de sens, au détour de son aventure, il se lie d’amitié avec des tisseurs de cotons. Il fait le choix de rester plusieurs semaines avec eux pour découvrir leur mode de vie. Le fil qu’ils produisent provenant des meilleures fibres naturelles de coton sauvage, lui inspire l’idée de créer Pitumarka. Avec ce projet, il réussit à allier ses racines, sa recherche de sens et son envie d’avoir un impact écologique concret.

L’engagement éthique ; le cœur du projet de Pitumarka

Après avoir fait le constat que l’industrie textile été à la fois polluante et qu’elle exploitait les travailleurs pauvres à travers le monde, la question que se pose Jean-Guillaume Thyere, dès le départ de sa réflexion sur son projet est : « Comment avoir plus d’impact ? ».

Avec Piturmarka, son créateur souhaite travailler avec des matières 100% naturelles produite par des fournisseurs certifiés (certification GOTS – Global Organic Textile Standard et FairTrade) dans de bonnes conditions (salaire, sécurité, horaires…) et respectueuses de l’environnement. L’idée est de concevoir des vêtements éthiques et durables dans le temps.

Il se tourne alors vers la CCI en 2019 qui lui permet d’approcher les banques et France Active Loire pour une garantie sur son prêt. La garantie bancaire a été vertueuse car elle a permis de consolider le projet à une étape clé de celui-ci.

Pitumarka intègre un volet solidaire à son entreprise, en allouant une partie de son chiffre d’affaires pour la communauté locale de ses tisseurs au Pérou avec l’association ANDES.

Depuis début 2020, la marque éthique a fait le choix d’assurer une traçabilité des produits renforcée, en remontant la filière d’approvisionnement à l’envers : sélection des matières premières (essentiellement du coton sauvage, naturellement coloré, sans intrants chimiques), puis visite des ateliers des tissages, et rencontre avec les producteurs pour échanger sur leurs conditions de travail.

Prospective, pour le textile à impact

Pour l’avenir, Pitumarka souhaite faire connaître et reconnaître son modèle/concept en tissant des partenariats pour diffuser ses valeurs. La marque, par son action vise à « Sensibiliser des personnes qui ne sont pas forcément au premier abord de la mode éthique, parler des dérives de l’industrie textile, du mode de fonctionnement occidental, le dérangement climatique… »

Les vêtements éco responsables de Pitumarka sont disponibles sur leur boutique en ligne. La société vient d’ailleurs de lancer une nouvelle gamme de produit en coton Pima Bio (l’une des meilleures fibres du monde).


Site internet

A bénéficié

d’une garantie de

15 000€

A été accompagné par

France Active Loire

En 2022

C’est ici ?

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Sur la route du vrac, du local et du 0 déchet

Charlyne BOSCARATO

Fondatrice de Stock en boc’

Épicerie itinérante écoresponsable

Nous avons besoin de créer de nouveaux réflexes de consommation au cœur des territoires et retrouver un équilibre entre le producteur, le vendeur et l’acheteur.

Vaufrey (Doubs)
Épicerie itinérante écoresponsable

Charlyne et son compagnon sont littéralement tombés amoureux de leur village de 150 habitants, Vaufrey, dans le Doubs. Charlyne est originaire de la région. Après ses études et son début de vie professionnelle en Île-de-France, elle a donc souhaité revenir aux sources. Elle commence par travailler dans une fruitière à Comté, mais, en 2020, son retour de congé maternité se passe difficilement. Elle décide alors d’aligner son envie d’indépendance et ses valeurs écologiques en créant sa propre épicerie, Stock en boc’, autour de deux marqueurs forts : le vrac et le circuit court.

Rapprocher le vrac des consommateurs

« Mon ambition était d’avoir cette double casquette de commerce de proximité avec un peu de viande, de produits laitiers, de pain ; mais aussi une partie vrac pour rapprocher cette offre des habitants. Actuellement, pour consommer 0 déchet, ils doivent faire au moins trente minutes de voiture », précise-t-elle.
Charlyne cherche d’abord un local à Vaufrey pour recréer de la vie dans ce territoire qui n’a plus de commerces. Ne trouvant pas l’endroit idéal, elle se lance tout de même en achetant un camion pour accueillir son épicerie itinérante. « Après une étude de marché, cette solution s’est avérée la plus pertinente, car elle me permet de sillonner la zone et d’aller au-devant de ma clientèle. »
C’est pour concrétiser ce projet que Charlyne rencontre les équipes de France Active qui la soutiennent en lui apportant une garantie Égalité Territoires, tandis qu’elle reçoit en parallèle une aide FAPE EDF.

Le défi : créer un nouveau réflexe de consommation responsable

Depuis son lancement en août 2021, Charlyne compte sur une clientèle de plus en plus fidèle au sein des 15 villages qu’elle visite. « Certaines personnes, dans des lieux très reculés, m’attendent chaque semaine, ne serait-ce que pour une baguette de pain. »
Mais Charlyne reste bien consciente que tout l’enjeu pour Stock en boc’ est de s’imposer en alternative à une offre se concentrant principalement autour des immenses supermarchés dans la région. « Les commerces de proximité ayant quasiment disparu, de nombreuses personnes ont perdu le réflexe d’aller à l’épicerie au coin de la rue. Ils préfèrent souvent prendre la voiture pour faire de grosses courses pour trois semaines. »
Pour contrebalancer ce modèle de grande consommation, Charlyne mise sur la qualité en faisant appel à des producteurs locaux dès qu’elle le peut (pour la farine, l’huile, les lentilles, les pois cassés…) et à des réseaux de commerce équitable pour les aliments non produits localement (pour les mélanges apéro avec des noix de cajou, notamment). Elle veille également à l’accessibilité de ses prix pour le plus grand nombre. « Pour les fromages blancs et les yaourts, j’ai ainsi passé un accord avec la ferme voisine. Eux proposaient un prix d’achat raisonnable, en contrepartie, je m’engageais à ne pas excéder un certain prix de vente pour que tout le monde s’y retrouve : le producteur, le vendeur et le consommateur. » C’est sur ce modèle vertueux qu’elle espère pouvoir convaincre que l’offre qu’elle propose est plus équilibrée et durable pour tous. « En 2022, le réseau Vrac prévoit 40 % de fermetures de boutiques 0 déchet. C’est un signal : nous avons plus que jamais besoin de soutenir le commerce local et responsable », conclut-elle.


Site internet

A bénéficié

de plusieurs garanties de

15 680€

d’une prime de

2 000€

A été accompagné par

France Active Franche Comté

Et soutenu par

FAPE EDF

En 2021

C’est ici ?

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Objectif : sauver un milliard d’abeilles

Farid MANIANI

Co-fondateur et président de Tech4Gaia

Dispositif de ruches biovigilantes

Collecter des données de l’activité des colonies d’abeilles est un indicateur puissant de la vitalité de la biodiversité d’un territoire et outil d’aide à la décision pour mieux la préserver.

67400 Illkirch-Graffenstaden
Dispositif de ruches biovigilantes

C’est en rencontrant un apiculteur, Lorenzo Altèse, que Farid Maniani commence à se passionner pour le monde des abeilles. Alors professeur d’économie et gestion en lycée professionnel et président d’un Fablab, il monte avec son ami des actions de sensibilisation en milieu scolaire. Celles-ci ont la particularité de proposer d’intégrer des capteurs dans des ruches pédagogiques en milieu scolaire des écoles pour en évaluer la vitalité.

La création d’un écosystème collaboratif
Avec Lorenzo et Armel, membre du fablab, ils ont alors l’intuition que les données collectées pourraient s’avérer extrêmement intéressantes si elles n’étaient plus regardées au cas par cas, mais au sein d’un maillage territorial beaucoup plus vaste. Pour opérer ce changement d’échelle, ils créent en novembre 2020 Tech4Gaia. « Des ruches connectées, ça existait déjà, explique Farid. Mais elles étaient peu accessibles pour les apiculteurs car trop chères. Et leur intérêt était limité car les informations transmises n’étaient pas partagées et croisées entre elles. »
L’idée de Tech4Gaia est ainsi de fédérer des acteurs du territoire très divers. Les collectivités, tout d’abord, qui ont la charge d’assurer une veille sur la biodiversité. « Il s’agit en effet d’un enjeu public. N’oublions pas que sans pollinisateurs, on aurait des fruits et légumes au prix de la vanille de Madagascar pollinisée à la main – soit 500 euros le kilo ! »
Les entreprises, ensuite, qui peuvent trouver dans la solution Tech4Gaia un soutien à leurs engagements RSE. « D’autant que nous pouvons également les aider à répondre à leurs obligations légales d’étude d’impact avec nos données objectives et en temps réel. »
La recherche enfin, car « étudier les abeilles domestiques nous fournit des informations sur l’état de santé de celles sauvages – qui représentent 95 % de la population –, mais aussi sur celle de tous les autres pollinisateurs (papillons, bourdons, etc.). Cela en fait un indicateur de biodiversité particulièrement précieux. »
C’est donc grâce à l’alliance de ce triptyque d’acteurs – publics, privés, académiques –, que Farid a pu construire un modèle économique viable, qui ne fasse pas peser le coût d’investissement sur les apiculteurs. « Nous leur donnons accès à notre outil gratuitement. Et en retour, ce sont eux qui collectent la donnée pour les autres parties prenantes engagées dans cet écosystème. »

Un modèle qui essaime

Actuellement, après une phase d’expérimentation avec 15 dispositifs, Tech4Gaia est prête à passer à la vitesse supérieure via la production de 500 ruches connectées qui lui permettra de s’étendre dans le Grand Est, sa région d’implantation, mais aussi ailleurs en France (à Bordeaux, dans la région parisienne, en Franche-Comté…) ainsi qu’au Luxembourg. Cette montée en puissance a d’ailleurs été à l’ordre du jour de l’accompagnement Place de l’Émergence dont a bénéficié Farid en 2021. « Notre vocation n’est pas de devenir une licorne qui cherche à lever un milliard de dollars. Nous, notre objectif est de sauver un milliard d’abeilles ! France Active nous a vraiment permis de challenger notre projet tout en gardant cette dimension d’ESS en son cœur. Ils nous ont également aidé à identifier des partenaires – comme la structure adaptée APF Entreprises Alsace qui produit nos dispositifs IoT –, ainsi que des financeurs qui croient dans notre modèle. » Dans ce cadre, Tech4Gaia a été soutenue par MAIF, BNP Paribas et la Banque des Territoires qui ont apporté 10 000 euros chacun. « Notre ambition désormais est de fédérer toujours plus largement autour de notre projet pour agrandir notre communauté de “gardiens de pollinisateurs“ prêts à essaimer avec nous », conclut Farid.

A bénéficié

d’une prime de

30 000€

A été accompagné par

France Active Alsace

Et soutenu par

MAIF
BNP Paribas
Banque des Territoires

En 2021

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