fbpx

Le Cabaret Vert : un festival indépendant et vert qui a redynamisé les Ardennes

Julien SAUVAGE

Fondateur de l’association FLaP et le festival Le Cabaret Vert

Culture

 France Active Champagne Ardennes nous a permis de lancer le tour de table financier et faire un effet levier important pour aller chercher d’autres financeurs.


Charleville-Mézières (Les Ardennes)
Culture

Il y a 20 ans, la première édition du Cabaret Vert voyait le jour, organisé à 100% par des bénévoles et 400 euros en poche. Aujourd’hui, c’est devenu l’un des plus grands festivals indépendants de France, attirant chaque année plus de 100 000 festivaliers et des têtes d’affiche comme Bigflo & Oli, DJ Snake ou encore Theodora.

 

Derrière cette réussite se cache un engagement de longue haleine, porté par une volonté farouche de redynamiser un territoire durement touché par la crise économique : les Ardennes.

https://vimeo.com/1136799889

Un projet né d’un vide culturel

Au début des années 2000, Julien Sauvage et ses amis constatent l’absence totale de lieux culturels pour faire vivre leur passion de la musique. Plutôt que de se plaindre, ils décident d’agir : « c’est bien beau de se plaindre, mais ça ne nous fait pas avancer », résume Julien. Dans une région marquée par la désindustrialisation, le chômage massif et l’exode des jeunes, leur objectif est clair : recréer du lien social, promouvoir la culture locale et offrir une image positive des Ardennes.

Bien plus qu’un festival de musique

Dès ses premières éditions, le Cabaret Vert dépasse largement le simple cadre de la musique. Le festival s’ouvre à la bande dessinée, au cinéma indépendant, à la gastronomie locale, et affiche une forte identité écologique. Il est l’un des premiers en France à se doter d’une charte de l’environnement, bien avant que ces enjeux ne deviennent des standards.
Aujourd’hui, FLaP continue de porter des projets ambitieux : favoriser les mobilités douces, renforcer l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, promouvoir une restauration en circuits courts, lutter contre les discriminations. Le festival est devenu un moteur de développement local, générateur d’emplois, d’attractivité et de fierté territoriale.

Un projet qui a mis du temps à convaincre

Le plus gros défi qu’a rencontré FlaP a été de convaincre les autorités locales. Bien que l’association en soit alors à ses premières expériences dans l’organisation d’événements, Julien Sauvage a mené avec détermination un travail de conviction et de dialogue, qui a permis d’ancrer progressivement la légitimité de FlaP.

 

A l’époque, le premier événement est monté avec une école de musique à l’occasion de la fête de la musique de Charleville. En plus d’être un succès, la préfète des Ardennes, Catherine Delmas-Comolli, avait été particulièrement stupéfaite de découvrir les lieux d’une propreté irréprochable le lendemain : les bénévoles de l’association FLaP avaient ramassé tous les déchets de la zone immédiatement après leur passage. « On voulait que le lieu soit plus propre après notre passage qu’avant », déclare Julien. Cette rigueur et ce sérieux finissent par convaincre les élus.

Le rôle décisif de France Active

France Active est un partenaire de longue date de FLaP. Convaincue par la solidité et l’utilité sociale du projet, France Active a renforcé la stratégie financière de l’association en leur permettant de surmonter les premières difficultés et sécuriser les investissements à venir. « France Active Champagne Ardennes nous a permis de lancer le tour de table financier et faire un effet levier important pour aller chercher d’autres financeurs » précise Julien Sauvage. Aux côtés du Crédit Coopératif et d’Ecofi, France Active devient un partenaire clé dans le développement du festival en soutenant notamment des projets de décarbonation et d’agrandissement des capacités d’accueil.

Vers un tiers lieu solidaire et durable

Aujourd’hui, Flap nourrit de belles ambitions de développement, dont celle de redonner vie à « La Macérienne ». Cette ancienne usine de rayons de vélo, située sur le site du festival et partiellement classée aux monuments historiques, fait l’objet d’un projet de réhabilitation porté activement par la communauté d’agglomération Ardennes Métropole. Celle-ci souhaite transformer l’usine en un pôle d’attractivité à la fois touristique, économique et culturel, tout en optant pour une démarche de « reconstruction de la ville sur la ville » qui préserve l’intégralité des espaces naturels et agricoles. Pour impulser cette dynamique, FLaP a créé une association de préfiguration destinée à élaborer un tiers-lieu hybride. L’endroit pourra accueillir à terme un magasin de seconde main, un atelier de réparation de vélos, des bureaux, un espace de coworking et même un restaurant panoramique. « Pour lancer ce projet, France Active était, cette fois encore, à nos côtés. » souligne Julien Sauvage.


Site internet

A bénéficié du

Avec

plusieurs garanties d’un total de

103 000 €

plusieurs investissements d’un total de

449 000 €

A été accompagné par

France Active Champagne-Ardenne

Depuis 2011

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

Handyjob : quand l’entrepreneuriat social redonne confiance et dignité

Philippe PALAMARAS

Co-fondateur d’Handyjob

Entreprise adaptée multi service

Je voulais offrir à chacun une place, de la reconnaissance, et la possibilité de se reconstruire


Bretteville sur Odon (Normandie)
Entreprise adaptée multi service

Philosophe, poète, photographe… et entrepreneur engagé. Le parcours de Philippe Palamaras, fondateur d’Handyjob, est celui d’un homme qui a choisi de concilier performance économique et impact social. Rencontre avec un pionnier de l’entreprise inclusive, soutenue par France Active depuis ses débuts.

De la grande distribution à l’entrepreneuriat social : une reconversion audacieuse

Philippe Palamaras n’était pas destiné à devenir entrepreneur. Après trente ans dans la grande distribution, dont plusieurs comme directeur d’enseigne du groupe Auchan, il décide, à quarante ans, de tout quitter pour créer Handyjob, une entreprise adaptée dédiée à l’insertion des personnes en situation de handicap. Fondée en 2010 avec son épouse Edith, Handyjob est aujourd’hui un modèle d’entreprise inclusive, où performance économique rime avec impact social et écologie.

« Je voulais offrir à chacun une place, de la reconnaissance, et la possibilité de se reconstruire », confie Philippe Palamaras. Une approche humaniste qui a transformé la vie de près de 200 collaborateurs répartis entre la Normandie et la Bretagne.

Handyjob : une entreprise adaptée, des métiers qui ont du sens

Handyjob est une entreprise adaptée, c’est-à-dire une société ordinaire régie par le code du travail, mais qui emploie majoritairement des salariés en situation de handicap, avec un accompagnement social renforcé. L’entreprise a commencé modestement dans deux secteurs accessibles — l’entretien d’espaces verts et le nettoyage — avant de se diversifier vers des activités plus variées :

  • Multiservices
  • Recyclage et réemploi
  • Réparation et production éco-responsable

« Nos salariés, après leur passage chez Handyjob, ne sont plus les mêmes, même physiquement », souligne Philippe Palamaras. Une fierté qui se traduit aussi par des projets innovants, comme la fabrication de mobilier à partir de coquilles Saint-Jacques recyclées.

Un modèle économique sain et vertueux

Partenaire de longue date de France Active, Handyjob a bénéficié d’un prêt d’amorçage et d’un accompagnement bienveillant, en phase avec ses valeurs. « France Active préfère un projet vertueux, même s’il est moins rentable, à un projet prolifique sans sens », insiste Philippe Palamaras.

Aujourd’hui, Handyjob revendique un modèle économique stable, sans déficit depuis quinze ans, où les bénéfices sont partagés avec les collaborateurs. « Notre ambition : continuer à créer des métiers qui ont du sens, où l’on fabrique à 100 %, avec fierté et reconnaissance », ajoute-t-il.

Handyjob et France Active : un partenariat au service de l’innovation sociale

France Active est convaincue que l’entrepreneuriat peut être un levier puissant d’inclusion et de transformation sociale. Handyjob en est la preuve vivante : une entreprise qui allie performance économique, impact social et écologie, tout en redonnant confiance et dignité à ses équipes.

« Voir nos équipes grandir, retrouver confiance et dignité, c’est notre plus grande fierté », conclut Philippe Palamaras. Une inspiration pour tous ceux qui croient en un entrepreneuriat plus humain et plus responsable.


Site internet

A bénéficié du

Avec

une garantie de

37 000€

un investissement de

250 000€

A été accompagné par

France Active Normandie

En 2024

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

Siel Bleu, de l’activité physique pour tous et à tout âge

Jean-Daniel MULLER et Jean-Michel RICARD

Co-fondateurs de Siel Bleu

Activité physique adaptée

France Active est à nos côtés depuis de nombreuses années pour nous aider à mener à bien nos nombreux projets.


Strasbourg (Bas-Rhin)
Activité physique adaptée

Créée il y a près de 30 ans à Strasbourg par deux jeunes diplômés en éducation physique, Siel Bleu poursuit son développement. Le but de l’association ? Proposer de l’activité physique pour prévenir ou diminuer les effets du vieillissement et recréer du lien social. Elle effectue aujourd’hui plus de 500 000 interventions par an en France, te compte environ 870 salariés. Sa croissance se fait aussi au-delà de nos frontières en Belgique, en Irlande, en Espagne, à Madagascar, en Allemagne et au Portugal. 

Siel Bleu, c’est au départ l’idée de deux étudiants en éducation physique qui ont très tôt mesuré les bienfaits de l’exercice physique sur la prévention du vieillissement : « A l’occasion d’un stage auprès de personnes âgées, nous avons développé un programme adapté à ce public. A la fin du stage, elles nous ont dit qu’il ne fallait pas les lâcher en si bon chemin. C’est comme ça qu’est né Siel Bleu. Nous nous sommes rendu compte que l’activité physique avait également des bienfaits psychologiques. Elle leur redonnait le sourire et c’est en conservant ces bénéfices que nous avons voulu développer tous nos programmes. » précise Jean-Daniel Muller. Et cela fait près de 30 ans que cela dure.

Grâce au bouche-à-oreille, l’association s’est très vite développée « nous avions des demandes d’autres départements auxquelles nous ne pouvions pas répondre. Dès la deuxième année nous avons demandé un Dispositif Local d’Accompagnement (DLA) pour nous permettre de structurer la croissance de l’association » ajoute-t-il.

Aujourd’hui, Siel Bleu propose de l’activité physique adaptée au sein d’institutions (Ehpad, hôpitaux, cliniques, Esat, résidences autonomie) mais aussi en cours collectifs dans des gymnases, en salles communales ou à l’extérieur pour les membres de l’association. Depuis six ans, l’association développe ses propres maisons Sport-Santé à Strasbourg, Mulhouse et Angers. Dans ces lieux, l’activité physique est au centre. Ce sont de véritables tiers lieux avec des médecins généralistes, des psychologues ou des micro-crèches qui viennent compléter l’offre.

Siel Bleu accompagne ses bénéficiaires sur les sujets de santé au sens global, selon l’OMS, c’est-à-dire : physique mais aussi mentale et environnementale. L’association propose également à ses bénéficiaires des conseils sur les aspects de la nutrition.

Une levée de fonds pour financer 7 projets de développement

Des projets de développement, ils n’en manquent pas et c’est pour les réaliser qu’ils ont lancé une importante levée en titres associatifs début 2023. Celle-ci vise à financer pas moins de 7 projets structurants :

  • L’un d’entre eux est autour des mobilités douces pour inciter le plus grand nombre à prendre le vélo ou à marcher au lieu de prendre la voiture.
  • Siel Bleu travaille aussi à former les professionnels de la santé et auxiliaires de soin à l’accompagnement des personnes fragilisées par des solutions non médicamenteuses (formation initiale et continue) afin de répondre au manque de personnel formé et de prescription de l’activité physique adaptée, dans un contexte de vieillissement de la population.
  • L’association souhaite digitaliser ses activités pour compléter son offre et être présente auprès de personnes trop isolées ou qui n’ont pas la chance d’avoir des interventions près de chez eux. Siel Bleu va développer une plateforme avec des activités dédiées. Pour cela, l’association a fait l’acquisition d’une start-up qui propose déjà de l’activité physique à distance. Siel Bleu développera des parcours dédiés à des pathologies spécifiques en visio ou via des vidéos adaptées grâce à l’appui de la technologie développée par cette start-up.
  • Le développement des Maisons Bleues est également au programme. Ce seront des lieux de vie qui permettront d’accéder à la prévention santé et qui favorisent le lien social (Maisons sport-santé, tiers-lieux, résidence autonomie)
  • Siel Bleu se développe à l’international. Pour permettre de porter l’ensemble des projets, l’association souhaite créer une Fédération avec un seul objectif : toucher toujours plus de bénéficiaires.
  • Enfin, elle va développer de nouvelles activités thérapeutiques. Tous les ans, l’association sort un nouveau programme pour répondre à un besoin. Le dernier en date portait sur l’endométriose. Il a été réalisé avec des spécialistes et est proposé partout en France et dans le monde.

Pour mener à bien ces projets de développement, France Active est aux côtés de l’association depuis des années, notamment à travers un PIA (Plan Investissement d’Avenir), plan proposé par l’Etat avec des financements sur des projets spécifiques. France Active apporte également des conseils à l’association.

Des conseils pour un entrepreneur qui se lance ?

  • De vivre le projet s’il y croit : il y a toujours des moments compliqués mais il faut s’accrocher.
  • Savoir s’entourer : le fait d’être deux dès le départ a été fondamental et nous avons très vite été bien accompagnés.
  • S’entourer aussi de partenaires pour construire avec vous avec du recul, des compétences différentes, poser les bonnes questions : parfois l’idée est bonne mais n’est pas en adéquation avec le public. Il faut confronter son projet et ne pas hésiter à aller frapper aux portes.


Site internet

Ont bénéficié des


Avec

plusieurs garanties d’un montant total de

320 000€

plusieurs primes d’un montant total de

65 000€

plusieurs investissements d’un montant total de

950 000€

Ont été accompagné par

France Active Alsace

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

D.E.F.I Production : l’insertion professionnelle par les métiers du cinéma

Camille MONTALAN

Directeur de D.E.F.I Production

Formation aux métiers du cinéma

France Active nous a soutenus et nous a rassurés dans les moments de doutes, ce qui est essentiel lorsque l’on développe un projet comme celui-ci.


Toulouse
Formation aux métiers du cinéma

En 2019, une équipe composée de passionnés de cinéma, d’habitants du quartier de la Reynerie à Toulouse et de travailleurs sociaux ont créé D.E.F.I Production. L’objectif de l’association est de permettre aux jeunes de se former aux métiers du cinéma et de les accompagner dans leur parcours professionnel. Camille Montalan, fondateur de l’association, et Anne-Sophie Terral, chargée de financement innovation sociale chez France Active MPA-Occitanie, nous démontrent comment renforcer un projet d’utilité sociale tout en pérennisant son modèle économiquehttps://vimeo.com/1119358516

Camille MONTALAN, comment a émergé le projet D.E.F.I Production ?

Au tout départ, notre vocation était de permettre aux jeunes de s’initier aux métiers du cinéma en réalisant de petits courts-métrages dans leur quartier. Au fil du temps, des vocations pour ces métiers se sont créées, et nous avons décidé de pousser le projet plus loin : créer une école du cinéma accessible à toutes et tous, et permettre à des jeunes d’envisager un parcours professionnel dans ce secteur.

Pour réaliser ce changement d’échelle et pérenniser le projet, il a fallu investir globalement que ce soit dans les espaces, les équipements, les équipes, la formation et le recrutement de professionnels du cinéma.

Comment a démarré votre collaboration avec France Active sur ce projet ?

France Active MPA-Occitanie a été notre partenaire dès le début du projet. Ils nous ont accompagnés avec le programme POLLEN sur les questions de modèle économique et nous ont aussi mis en relation avec le Fonds Social Européen, aujourd’hui notre premier financeur.
France Active nous a soutenus et nous a rassurés dans les moments de doutes, ce qui est essentiel lorsque l’on développe un projet comme celui-ci.

Anne-Sophie TERRAL, comment avez-vous accompagné et financé le projet D.E.F.I Production ?

En plus du financement accordé en collaboration avec le Crédit Coopératif, France Active a joué un rôle clé dans l’analyse de la situation économique et financière de la structure. Avec le programme POLLEN, nous avons apporté les ressources nécessaires au développement du projet. Cela impliquait de dépasser une approche purement associative en renforçant le modèle économique, en diversifiant les partenariats et en adoptant une logique d’investissement.

L’intervention de France Active a aussi permis de faire levier sur la banque en sécurisant le projet avec un financement et une garantie. Les outils proposés par France Active et son offre d’investissement solidaire permettent de s’adapter aux problématiques des structures de l’ESS.

Camille MONTALAN, quelles sont les prochaines étapes pour D.E.F.I Production ?

Une fois notre changement d’échelle réalisé, l’objectif sera de stabiliser le projet et de s’inscrire dans le plan régional de formation d’Occitanie. 50 jeunes ont été accompagnés cette année, et nous visons environ 70 élèves l’année prochaine.

Anne-Sophie TERRAL, quels sont les principaux défis rencontrés par les entrepreneurs de l’Economie sociale et solidaire ?
L’enjeu majeur pour les structures de l’ESS est le renforcement de leur modèle économique pour faire face au contexte incertain. Les projets sont parfois de plus en plus fragiles et des décalages de trésorerie peuvent les mettre en danger. Se placer dans une logique d’investissement est une réponse, et France Active a les moyens de les accompagner avec différents outils.

Camille MONTALAN, quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs ?
Pour développer son projet d’utilité sociale, il est essentiel d’avoir un regard à 360 degrés. Il ne faut pas se concentrer uniquement sur l’aspect financier, mais prendre en compte l’impact sur le travail des équipes, et coconstruire une nouvelle organisation. C’est toute la vie de la structure qui évolue, et cela impacte aussi bien les équipes que les bénéficiaires.


Site internet

A bénéficié

de plusieurs investissements
d’un total de

135 500€

de plusieurs garanties d’un total de

25 000€

d’une prime de

8 000€

A été accompagné par

France Active MPA-Occitanie

Dès 2019

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

Le Fournil Bio : une boulangerie engagée qui façonne bien plus que du pain

Fanny SIMONIN

Co-gérante du Fournil Bio.

Boulangerie

« Magali Lacambra, notre conseillère France Active a tout de suite été très investie dans notre projet. Elle a su nous orienter, nous a fait rencontrer les bonnes personnes et nous a fait avancer. Et au-delà de ça, les réponses étaient toujours concrètes, simples, efficaces. »


Le Gosier, Guadeloupe.
Boulangerie

Au Gosier, en Guadeloupe, Le Fournil Bio se distingue des boulangeries traditionnelles. Créée il y a neuf ans puis reprise par Guillaume et sa compagne il y a six ans, cette boulangerie artisanale s’est fixée pour objectif d’offrir des produits à la fois plus sains et enracinés dans le terroir local.https://vimeo.com/1136798210

Des coups du destin et des convictions profondes

Lorsque les fondateurs du Fournil ont quitté l’île de la Guadeloupe, Guillaume, alors salarié, et sa compagne Fanny, ont saisi l’opportunité de reprendre l’affaire. Proposant des produits sains et qui sortent de l’ordinaire, l’activité s’est rapidement développée et la clientèle s’est élargie.

Leurs pains étaient principalement distribués dans des magasins bio ainsi que sur des marchés, souvent éloignés du lieu de production. Rapidement, les clients ont exprimé le désir de se rendre directement sur place pour rencontrer les artisans et découvrir leur savoir-faire. Dans le même temps, Guillaume souhaitait réduire ces déplacements longs et polluants.

 

Lorsqu’un magasin bio du Gosier a fermé à seulement 600 mètres de leur atelier, l’occasion paraissait trop belle. Proximité logistique, une grande terrasse, un ancien four romain déjà sur place : tout y était pour donner vie à leur projet.

Une volonté d’améliorer les habitudes de consommation

Au-delà de la boulangerie, le Fournil Bio est devenu un lieu de restauration et une épicerie proposant tous types de produits alimentaires qui racontent une histoire : celle d’un producteur, d’un savoir-faire, d’une démarche respectueuse.

 

Ce positionnement tranche avec l’offre conventionnelle locale, dominée par du pain blanc industriel et des produits importés, ultra-transformés. « Votre pain, c’est mon médicament », confie un client, illustrant parfaitement les problèmes pour la population locale à trouver des produits de qualité, bons pour la santé.

 

La cuisson au feu de bois, loin d’être un archaïsme, est un choix réfléchi : en Guadeloupe, l’électricité provient encore en grande partie de moteurs polluants et instables. Le bois utilisé est issu de la récupération d’arbres tombés après les tempêtes, valorisant une ressource locale.

 

Le choix de vendre en vrac est également un pari audacieux pour la Guadeloupe où l’on a tendance à tout suremballer. Le Fournil Bio souhaite rééduquer les consommateurs à une autre façon de consommer, plus respectueuse de l’environnement et mettre de côté les tabous par rapport au manque d’hygiène.

 

Grâce à sa grande terrasse, le Fournil Bio accueille gratuitement des associations locales pour des réunions, débats, ciné-débats ou événements éducatifs. Des organisations comme une école Montessori, une AMAP ou l’association « Mon École, Ma Baleine » trouvent ainsi un lieu d’expression et de rencontres.

France Active, un partenaire clé

Soucieux de rester fidèles à leurs convictions, Guillaume et Fanny ont choisi un financement alternatif à une banque « classique » : la Nef, spécialisée dans l’Economie sociale solidaire. C’est par la suite qu’est intervenue France Active, fraîchement installée en Guadeloupe. Recommandé par la Nef, l’association a cofinancé le projet avec un prêt avantageux, permettant de réduire les garanties exigées par les banques. L’accompagnement de France Active ne s’est pas limité aux aspects financiers. Elle a également soutenu les gérants dans leurs démarches d’intégration à l’Economie sociale et solidaire (ESS), renforçant la cohérence entre leurs valeurs et leur modèle économique. Cet appui a été décisif : grâce à France Active et à la disponibilité de son équipe locale, le Fournil Bio a pu concrétiser son projet sereinement. Aujourd’hui, l’objectif est de renforcer l’accueil (terrasse, accessibilité PMR) et de développer encore les activités culturelles et associatives. Le Fournil Bio aspire à devenir non seulement un commerce, mais aussi un lieu de vie et de rencontres au service de la communauté.


Facebook

A bénéficié du

Avec

une garantie de

61 000€

un investissement de

122 000€

A été accompagnée par

France Active Guadeloupe

En 2023
En 2025

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

La mode pour toutes, sans limites

Jessica GRIBOVAL

Fondatrice de Chez Jess

Boutique de prêt-à-porter féminin

Avec Chez Jess, je propose des vêtements pour toutes les tailles, tous les budgets. Je veux que mes clientes se sentent plus épanouies après leur passage en boutique. 


Auchel, Pas-de-Calais
Boutique de prêt-à-porter féminin

L’ouverture de la boutique « Chez Jess » au printemps 2024 a tout d’une renaissance pour sa fondatrice, Jessica Griboval. Son expérience de plusieurs années dans la grande distribution l’a en effet laissée exsangue. « Pendant deux ans, j’ai été en arrêt. Je n’arrivais même plus à rentrer dans un magasin d’alimentation. Comment j’aurais pu retrouver du travail dans mon secteur d’activité ? »

https://vimeo.com/1119357393

Trouver sa voie grâce à l’entrepreneuriat

La mère de trois enfants a pourtant un déclic à l’occasion de rendez-vous chez France Travail : ses aspirations et son tempérament démontrent qu’elle a la fibre du commerce. « Avoir une boutique à mon compte, je ne pensais pas que c’était accessible pour moi, sans apport, sans famille dans le métier. » Sa vocation s’affermit alors que Jessica participe durant 3 mois à l’Académie de l’entrepreneuriat de Béthune. « Grâce à cette expérience je me suis rendu compte que j’en étais capable. Avec toutes les participantes et les personnes qui nous ont accompagnées, nous nous sommes tirées vers le haut. J’ai beaucoup appris, comblé mes lacunes et surtout structuré mon dossier. » Des efforts qui se sont avérés payants. « Le banquier m’a dit : si vous êtes dans mon bureau, c’est que j’y crois. Vous n’avez pas les garanties, mais on va aller les chercher. »

Plus qu’une boutique, un lieu de rencontres et de lien social

La détermination de Jessica et la solidité de son projet incitent alors l’équipe de France Active Pas-de-Calais à la soutenir (voir ci-dessous). D’autant plus que la jeune femme est bien motivée à donner du sens à sa boutique, autour d’un slogan : « la mode sans limites ». Chez Jess propose donc des vêtements pour toutes les tailles – du 36 au 62 – et pour tous les budgets. Avec un objectif : réconcilier les femmes avec leur reflet. « Ma récompense ? Quand une cliente qui n’aime pas se regarder dans la glace ressort de la cabine et se trouve enfin belle. On ressent alors des émotions très fortes. » Et Jessica prendra toujours le temps pour ses clientes. « Si elles passent uniquement pour discuter, c’est bien également. Un café les attend ! » Elle s’efforce aussi de créer un lien de confiance et de proximité à travers les réseaux sociaux. Sa page Facebook, régulièrement alimentée en posts et en lives, permet ainsi de garder le contact et d’élargir cette communauté en construction.

À contre-courant de la grande distribution ou de la fast fashion, Chez Jess est un vrai moteur pour retisser du lien social et revitaliser le centre d’Auchel, ville de 10 000 habitants. La municipalité l’a d’ailleurs bien compris et lui a accordé une réduction de loyer pour lui permettre de s’implanter durablement.

Après plus d’un an d’existence, Chez Jess a déjà conquis de nombreuses clientes et Jessica aborde sereinement la suite. « Je sais qu’aujourd’hui j’ai trouvé ma voie. »

Regard de la conseillère France Active

Nadia Porada, cheffe de mission chez France Active Pas de Calais

« France Active Pas-deCalais est partenaire de l’Académie de l’entrepreneuriat de Béthune. C’est à cette occasion que j’ai rencontré Jessica Griboval. Ce qui nous a motivés à la soutenir ? Sa personnalité atypique, pleine d’énergie, qui donne envie de la suivre. Son magasin est plus qu’un commerce, c’est un lieu de vie, un point de rendez-vous pour ses clientes qui sont parfois isolées. Quand nous analysons un dossier, le business plan est bien sûr important, mais ce qui nous embarque c’est avant tout la patte humaine derrière et cette détermination à créer un projet qui fasse sens. C’est le cas ici pour Jessica qui construit son parcours professionnel, pour ses clientes qui trouvent un repère, mais aussi pour la ville d’Auchel qui souhaite revitaliser son centre. »

A bénéficié du

Avec

une garantie bancaire de

10 400€

une prime CAP Quartier de

2 000€

un accompagnement

Accès +

A été accompagné par

France Active Pas-de-Calais

En 2024


Page Facebook

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

Un salon de coiffure qui va vers ses clients

Claire LIGNY

Fondatrice de Nomade Coiffure

Salon de coiffure itinérant

Avec mon camion aménagé en salon de coiffure, je réponds aux besoins d’une clientèle variée qui ne s’autorise pas forcément à aller chez le coiffeur.


Échenoz-la-Méline, Franche-Comté
Salon de coiffure itinérant

Depuis juillet 2024, Claire Ligny sillonne chaque jour les routes de sa Franche-Comté natale. Au volant de son camion aménagé, elle s’arrête dans les bourgs et les villages pour proposer ses services de coiffeuse itinérante.https://vimeo.com/1119357987

Travailler pour soi et autrement

Claire Ligny est encore toute jeune, 24 ans, mais elle a déjà derrière elle sept années d’expérience dans des salons de coiffure quand elle décide de se lancer à son compte. Ses motivations ? « Je souhaitais travailler pour moi, mais aussi travailler différemment. » C’est pourquoi elle crée son propre salon itinérant, appelé « Nomade Coiffure », inspirée par des exemples vus sur les réseaux sociaux. « Ce qui m’a attiré est de pouvoir aller vers les clients et clientes qui ne peuvent pas forcément se déplacer parce qu’ils n’ont pas le permis ou qu’ils ne veulent pas faire de la route pour se rendre chez le coiffeur. » En Haute-Saône qui est un département très rural, il faut en effet parfois faire des kilomètres pour accéder à un commerce. « Et par rapport à une coiffeuse à domicile, je leur propose davantage de confort et de choix. J’ai en effet pas mal de matériel sur place. »

Une clientèle variée qui s’étoffe

En quelques mois seulement, le concept séduit. Il faut dire qu’il est nouveau sur son territoire. Certains médias locaux mettent donc en lumière son entreprise et le bouche-à-oreille fonctionne bien, amplifié par une communication sur les réseaux sociaux. « Aujourd’hui, ma clientèle est composée d’hommes, de femmes, d’enfants, de seniors… Les journées ne se ressemblent pas : chaque jour, je suis à un endroit différent et je rencontre des personnes très variées ! »

En créant Nomade Coiffure, Claire Ligny entame aussi un parcours entrepreneurial dont elle découvre tous les ressorts. Pour cela, elle a notamment été soutenue par France Active Franche-Comté. « Leur accompagnement a été précieux pour le lancement. Il a fallu acheter le camion, qui était par chance déjà aménagé, mais également apprendre la gestion et l’organisation. »

Aujourd’hui, Claire Ligny se projette avec confiance vers l’avenir. « Mon prochain objectif est de continuer à bien stabiliser mon activité et à répondre aux besoins de personnes qui ne s’autorisent pas forcément à aller chez le coiffeur. Avec Nomade Coiffure, c’est plus simple pour eux de s’octroyer ce petit plaisir. »

Manon Lejeune, chargée de financement TPE

« Nomade Coiffure répond à un besoin de commerces et de services qui se raréfient dans ce territoire rural où beaucoup d’habitants peuvent se sentir isolés. En se déplaçant de villages en villages pour aller vers les clients, ce projet nous a semblé être un vecteur innovant de lien social. C’est pourquoi nous avons décidé de soutenir Claire Ligny en apportant une garantie bancaire, mais aussi des conseils et des formations afin qu’elle ait toutes les clés en main pour se lancer sereinement dans cette aventure entrepreneuriale. »


Facebook

A bénéficié du

Avec

une garantie de

21 600€

une prime de

1 000€

A été accompagné par

France Active Franche Comté

En 2024

1 000€

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

Du déchet au compost : Du bac de tri au champ : la boucle verte signée HUKA

Hugo CHARRETON

Fondateur de HUKA

Compostage – Économie sociale et solidaire

France Active nous a permis de transformer une idée en projet solide, capable d’avoir un réel impact sur notre territoire.


Vaucluse (84)
Compostage – Économie sociale et solidaire

À 26 et 27 ans, Mickael Gueytte et Hugo Charreton ont décidé de transformer les déchets alimentaires pour redonner vie aux sols. Amis depuis leur DUT Techniques de commercialisation à Aix-en-Provence, ils ont chacun suivi leur chemin – Mickael en école de commerce et dans la grande distribution, Hugo à l’international puis dans la logistique et l’hôtellerie – avant de se retrouver autour d’une idée : donner une seconde vie aux biodéchets sur leur territoire.

Une idée qui germe sur leurs terres
Originaires du Vaucluse, ils réalisent qu’aucune structure réalise du compostage dédié aux déchets alimentaires, pourtant essentiels pour enrichir les sols. « Ici, le tri à la source est en retard, alors qu’on est dans un département agricole », note Mickael.
En 2022, ils se lancent. Pendant un an, ils bâtissent leur projet en parallèle de leurs emplois, imaginant un service complet : formation des équipes au tri, collecte régulière, compostage sur leur propre plateforme agréée – la première du genre dans le département – et redistribution aux agriculteurs locaux.

En mai 2024, les premières collectes démarrent. Aujourd’hui, HUKA valorise chaque mois entre 25 et 30 tonnes de biodéchets, issus d’une centaine de points de collecte : restaurants, cantines, hôpitaux, maisons de retraite. Le compost produit retourne gratuitement, dans un premier temps, aux agriculteurs pour tester son efficacité sur les sols. « On veut que ce compost, produit localement, retourne nourrir les terres d’ici », insiste Hugo. 

Un contexte qui joue en leur faveur

La loi AGEC, entrée en vigueur en janvier 2024, impose à tous les producteurs de biodéchets de les trier à la source. « On est arrivés au bon moment, dans un territoire où il y avait un vrai besoin », souligne Mickael. Leur solution permet aux professionnels de réduire leurs coûts tout en agissant pour l’environnement. « C’est gagnant-gagnant : moins de déchets enfouis et un compost qui profite directement aux agriculteurs », ajoute Hugo.

Des soutiens clés pour avancer

Pour structurer leur entreprise, Mickael et Hugo intègrent l’incubateur Camina. Pendant huit mois, ils sont accompagnés sur tous les volets : trésorerie, marketing, communication, digital. Ce suivi leur permet d’obtenir un prêt d’honneur de 15 000 €, complété par un financement bancaire via la BNP. France Active leur accorde ensuite un second prêt pour accélérer leur développement ainsi qu’une garantie bancaire. La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’ADEME participent également au financement des aménagements et du matériel.
« Sans cet accompagnement, on aurait perdu beaucoup plus de temps à trouver les bonnes infos et les bons contacts », reconnaît Hugo.

Des obstacles bien réels

Le foncier reste une difficulté majeure dans un territoire touristique comme le Vaucluse, où les terrains disponibles sont souvent destinés à des projets hôteliers. Les lenteurs politiques ralentissent aussi la généralisation du tri à la source. Mais pas de quoi décourager les deux entrepreneurs engagés. « Il faut être prêt à mettre les mains dans le cambouis, à aller voir les gens, à frapper à toutes les portes et à tout apprendre sur le tas », affirme Mickael. « On ne compte plus les heures passées sur la route ou en rendez-vous, mais c’est ce qui fait avancer le projet », complète Hugo.

Une vision à long terme

Dans cinq ans, HUKA espère employer une dizaine de personnes, disposer de deux ou trois sites de compostage et couvrir l’ensemble du Vaucluse. « On veut prouver que notre modèle territorial peut marcher et qu’il peut être reproduit ailleurs », explique Hugo.
Pour Mickael, l’objectif est clair : « Si on arrive à être incontournables sur le Vaucluse, on saura qu’on a fait notre part pour la terre et pour les gens d’ici. »

A bénéficié du

Avec

une garantie de

19 500€

plusieurs investissements de

55 000€

une prime
(lauréat “Jeunes et engagés 2025”)

5 000€

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

En 2024

L’énergie des nouvelles générations et le soutient de nos partenaires

Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.

En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun.

Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories

L’économie circulaire s’invite dans le BTP

inves

Joanne BOACHON

Directrice-fondatrice de Minéka

Matériaux de réemploi pour la construction

Nous avons réussi à faire la preuve de l’intérêt du réemploi dans la construction. Désormais, nous devons démontrer qu’il s’agit d’un modèle économique solide.


Lyon, Rhône
Matériaux de réemploi pour la construction

Sauver de la benne des matériaux de construction en les collectant et en les redistribuant, afin de leur donner une seconde vie, telle est la mission de Minéka. Un projet totalement novateur lorsque l’association a été co-créée en 2016 par Joanne Boachon, diplômée de l’École nationale supérieure d’architecture. « Spécialisée en architecture environnementale, j’avais la volonté de construire des bâtiments qui respectent l’environnement. Et quand j’ai vu une exposition consacrée à la pratique du réemploi, ça a été un déclic. J’ai décidé d’explorer cette voie. Très vite, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de lieu pour trouver des matériaux de seconde main pour le BTP. Cette offre était donc à inventer. »

https://vimeo.com/1105717771

Ouvrir la voie à tout un écosystème de réemploi

Après avoir passé son habilitation à la maîtrise d’ouvrage en son nom propre (HMONP), la jeune femme fonde donc Minéka, pour lier architecture et économie circulaire. Une ambition portée par le nom même de la structure :« Minkéka vient de “Minka”, équivalent aborigène du phénix qui renaît de ses cendres… »

Première étape : créer un réseau. « Pour commencer, j’ai rencontré la pépinière d’initiatives Anciela qui accompagne les projets de transition, ainsi qu’un collectif d’architectes qui faisaient du réemploi à petite échelle. Cela m’a permis de monter en compétences entrepreneuriales, faire une preuve de concept, écrire un business plan, taper aux portes des premiers financeurs et accompagnateurs… jusqu’à être incubée par Alter’Incub. » C’est ici que le projet se finalise et que Joanne Boachon fait la connaissance de l’équipe de France Active Rhône qui la soutient financièrement et lui propose d’intégrer un DLA (dispositif local d’accompagnement de l’ESS) pour se former à la gestion associative. « Cet accompagnement a été la clé, car nous avons pu nous structurer et payer nos premiers salaires. »

Un changement d’échelle comme horizon

Aujourd’hui, Minéka s’est bien implanté sur son territoire, en Auvergne-Rhône Alpes et en lien avec d’autres acteurs de l’ESS ainsi que les collectivités locales. L’association compte 7 salariés et trois pôles : collecte-redistribution, bureau d’études (à destination des architectes et maîtres d’ouvrage) et sensibilisation-formation (pour essaimer la pratique). « Nous avons donc réussi à faire la preuve de l’intérêt du réemploi dans la construction. Désormais, nous devons démontrer qu’il s’agit d’un modèle économique solide. C’est pourquoi nous nous tournons vers une autre étape de notre développement avec l’objectif de changer d’échelle. » Ce qui passera notamment par un nouveau statut. « Nous prévoyons donc de devenir une Scic (Société coopérative d’intérêt collectif) qui nous permettra d’intégrer davantage nos salariés, partenaires et investisseurs dans la gouvernance. » Pour cette phase de maturité, France Active Rhône sera une nouvelle fois à ses côtés.

Regard de la conseillère France Active

Estelle Rabiller, chargée de financement et d’accompagnement des entrepreneurs engagés

« Minéka apporte une réponse innovante et structurante à une problématique environnementale de poids, tout en étant solidaire et créatrice d’emplois durables. Il était évident que France Active Rhône devait l’accompagner.
Le principal atout de Minéka ? Certainement Joanne Boachon. Son parcours et ses compétences, son écoute, sa capacité à tisser un réseau de partenaires constructifs sur le territoire et au niveau national sont le socle de la réussite de ce projet engagé. »


Site internet

A bénéficié du


Avec

plusieurs investissements solidaires d’un total de

40 000€

plusieurs garanties d’un total de

45 000€

un accompagnement

DLA

A été accompagné par

France Active Rhône

Depuis 2018

C’est ici ?

Autres stories


[bloc_ajax params="{count:7,ess:0}"]

Toutes les stories