5 ans après, que deviennent les entrepreneurs soutenus par France Active ?

Une étude réalisée avec le Crédoc met en lumière les effets d’un accompagnement renforcé sur l’accès au crédit, la création d’emplois et la pérennité des projets
Montreuil, le 4 juin 2026
Dans un contexte économique tendu, où l’accès au financement reste un frein pour de nombreux entrepreneurs, l’étude d’impact 2026 menée par France Active avec le Crédoc montre qu’un accompagnement renforcé produit des effets durables : il facilite l’accès au crédit, soutient la création d’emplois et améliore la pérennité des projets. Réalisée auprès de près de 900 entrepreneurs accompagnés et financés en 2019, elle documente, 5 ans après, les résultats économiques concrets, y compris pour des structures souvent jugées trop fragiles ou atypiques par les financeurs classiques.
Accès au financement : 1 € engagé par France Active permet de lever 3 € de plus pour le projet
Premier enseignement : l’intervention de France Active agit comme un véritable levier de financement. Chaque euro engagé permet de mobiliser en moyenne 2,8 euros supplémentaires auprès d’autres partenaires financiers.
Au-delà de l’apport financier, cet accompagnement consolide les plans de financement, crédibilise les dossiers et ouvre l’accès à des ressources souvent hors de portée sans cet appui.
Autre signal fort : 78 % des dirigeants interrogés ont obtenu un crédit bancaire sans recourir à une caution personnelle, contre 65 % en 2021. Alors que l’engagement du patrimoine personnel reste un frein important, ce résultat montre qu’un meilleur accès au crédit permet aussi de limiter la prise de risque individuelle.
L’étude souligne également le rôle de tiers de confiance joué par France Active auprès des banques : 40 % des dirigeants déclarent que l’action du réseau leur a permis d’établir un contact avec un établissement bancaire. Ce rôle apparaît encore plus nettement pour les projets les plus engagés, dont 26 % avaient connu un refus bancaire et 45 % n’avaient pas osé se tourner vers d’autres financeurs.
Emploi : en 5 ans, les projets soutenus ont plus que doublé leurs effectifs
L’étude montre aussi un effet tangible sur l’emploi. En 5 ans, le nombre moyen d’emplois par projet a plus que doublé par rapport au niveau observé au moment du financement. Pour 10 000 euros engagés par France Active, les entreprises accompagnées créent 1,2 emploi. Compte tenu de cet effet de levier, le coût d’un emploi créé est de 1500 € pour les finances publiques.
Au-delà du volume, l’étude documente aussi la qualité des emplois créés : 50 % sont des CDI ou des CDD de plus de six mois, tandis que 28 % relèvent d’un contrat d’insertion.
Les projets accompagnés ne créent donc pas seulement de l’emploi : ils génèrent aussi des trajectoires professionnelles plus stables, plus durables et plus inclusives.
Cet effet est encore plus marqué pour les structures les plus engagées socialement et écologiquement : pour elles, 10 000 euros engagés correspondent à 2,6 emplois créés.
Pérennité : 81 % des entreprises accompagnées sont toujours actives à 5 ans
France Active agit aussi dans la durée, en renforçant les compétences des porteurs de projet et leur mise en réseau avec des acteurs utiles à leur développement : 59 % des répondants déclarent ainsi avoir été mis en relation avec d’autres entrepreneurs ou avec des réseaux d’accompagnement utiles à la réussite de leur activité, et 67 % estiment que cet accompagnement a favorisé leur montée en compétences.
Surtout, 5 ans après leur financement, le taux de pérennité des entreprises accompagnées en création ou reprise atteint 81 %, contre 69 % au niveau national. Pour les entrepreneurs les plus fragiles, 71 % déclarent qu’ils n’auraient pas pu lancer leur projet, ou l’auraient fait avec de grandes difficultés, sans l’intervention de France Active.

Pierre-René LEMAS
Président de France Active
L’étude d’impact 2026 de France Active a été réalisée avec l’appui du Crédoc à partir d’une cohorte d’entrepreneurs accompagnés et financés en 2019. Elle repose sur un questionnaire adressé à 7 153 porteurs de projet, ayant permis de recueillir 897 réponses, complété par une approche qualitative. Elle porte sur deux grandes catégories de publics : les entrepreneurs en situation de fragilité et les porteurs de projets à fort impact social et écologique.
À propos de l’étude
L’étude d’impact 2026 de France Active a été réalisée avec l’appui du Crédoc à partir d’une cohorte d’entrepreneurs accompagnés et financés en 2019. Elle repose sur un questionnaire adressé à 7 153 porteurs de projet, ayant permis de recueillir 897 réponses, complété par une approche qualitative. Elle porte sur deux grandes catégories de publics : les entrepreneurs en situation de fragilité et les porteurs de projets à fort impact social et écologique.
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Ara Hôtel : L’inclusion comme moteur de l’excellence hôtelière

Didier Dubois
Fondateur et dirigeant du groupe Vidéal et Ara Hôtel
Hôtellerie solidaire
Faire appel à France Active est devenu un réflexe à chaque nouveau projet. Ils sont présents depuis les débuts du groupe Vidéal, nous offrant bien plus qu’un soutien financier : une véritable expertise.
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Landerneau (29800)
Hôtellerie solidaire
À Landerneau, derrière la façade élégante d’un établissement 3 étoiles, se cache une révolution sociale qui dure depuis dix ans. L’Ara Hôtel n’est pas un établissement comme les autres : il est le pionnier français de l’hôtellerie inclusive, avec une équipe composée à 80 % de travailleurs en situation de handicap.
L’hôtellerie comme levier de valorisation
Didier Dubois, fondateur et dirigeant du groupe Vidéal et de l’enseigne Ara Hôtel, résume la philosophie du projet :
« Notre volonté était de donner l’opportunité à des personnes en situation de handicap de se confronter au client final, dans un secteur valorisant comme l’hôtellerie. Pas pour mettre en avant leur handicap, mais pour montrer qu’elles sont capables d’exercer les mêmes métiers que tout le monde. »
Il y a une décennie, reprendre un hôtel pour en faire un lieu 100 % inclusif relevait du défi. Le secteur de l’hôtellerie, exigeant et concurrentiel, privilégie souvent des profils formés en écoles spécialisées. Pourtant, Vidéal a choisi de former sur place des collaborateurs éloignés de l’emploi, en adaptant les plannings (pour tenir compte des contraintes de santé), les méthodes de travail (suppression des cadences strictes, binômes pour compenser les limitations physiques) et l’accompagnement (encadrement pédagogique, psychologues du travail plutôt que cliniciens).
Le résultat est sans appel : 17 salariés s’épanouissent à Landerneau, affichant une fidélité rare dans un secteur pourtant touché par une forte pénurie de main-d’œuvre.
Un écosystème engagé et vertueux
Au-delà de proposer des emplois inclusifs, Ara Hôtel privilégie les entreprises adaptées pour les services externes (blanchisserie, espaces verts). Dans la restauration, les produits sont locaux, bio et de saison, l’hôtel privilégie une consommation limitant les déchets et la dépense d’énergie.
Cette exigence globale a été récompensée par des certifications tels que le Label « Engagé RSE » niveau Exemplaire délivré par l’AFNOR.
Le soutien de France Active : Le “petit truc” qui fait la différence
Pour Didier Dubois, le partenariat avec France Active a été déterminant, notamment lors de la reprise de l’hôtel de Landerneau auprès du Crédit Mutuel de Bretagne. Grâce à des conditions de taux préférentiels, des différés de remboursement, et la garantie, France Active rassure les banques sur la viabilité de projets à fort impact social. Contrairement à un “chargé d’affaires” bancaire, Didier Dubois souligne l’écoute et la bienveillance des “conseillers” France Active.
Vers l’avenir
Après l’extension réussie d’Ara Hôtel à Landerneau (avec le passage de 42 à 55 chambres et la création d’un espace bien-être), le groupe vient d’ouvrir un nouvel établissement à Rennes : Osmo Hôtel, un hôtel inclusif de 90 chambres conçu selon une approche bioclimatique, ouvert depuis mai 2026. Ce nouveau site a permis le recrutement d’environ 20 salariés, confirmant ainsi la réussite et la duplication du modèle.
Didier Dubois conclut en faisant le bilan de cette expérience. « Il faut une vraie ambition et de la persévérance. Travailler dans le social demande un esprit collectif et coopératif. Mais rien ne vaut la fierté et la fidélité de mes collaborateurs qui retrouvent, par le travail, une place pleine et entière dans la société. »
A bénéficié du
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France Active Bretagne
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Le Valbadon : du lien social au cœur d’une commune de 1 300 habitants


Clément Bachelot
Repreneur du Valbadon
Bar, tabac, épicerie
Notre conseillère France Active a été très professionnelle et efficace. On s’est senti vraiment aidés et soutenus grâce à elle. C’est motivant de tomber sur quelqu’un de bien et à l’écoute. Quelque temps après l’ouverture, j’ai même rappelé pour la remercier.
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Balleroy-sur-Drôme (14035)
Bar, tabac, épicerie
Ancien employé dans la grande distribution et inscrit à France Travail, Clément Bachelot, 24 ans, souhaite s’installer à son compte avec sa femme. Son projet ? Reprendre un commerce loin de la ville pour en faire un lieu de rencontre « où il aura le temps de parler aux clients ». Au Valbadon, à Balleroy-sur-Drôme, ce café-bar-tabac historique est bien plus qu’un commerce : c’est un lieu de vie, d’échanges et de convivialité.
Un accompagnement sur mesure pour concrétiser un projet de vie
Redirigé par le Crédit Agricole vers France Active, Clément a pu sécuriser son financement grâce à leur garantie et à un accompagnement personnalisé. Accompagné dans le cadre du parcours Accès+ (soutenu par le ministère du Travail et des Solidarités), il a bénéficié de la prime FAPE EDF et de la prime jeune. Formé par la CCI, il a consolidé ses compétences pour gérer son propre commerce en territoire France Ruralités Revitalisation (FRR).
« Notre conseillère France Active a été très professionnelle et efficace. On s’est senti vraiment aidés et soutenus grâce à elle. C’est motivant de tomber sur quelqu’un de bien et à l’écoute. Quelque temps après l’ouverture, j’ai même rappelé pour la remercier. »
— Clément Bachelot, repreneur du Valbadon
Un commerce pour maintenir du lien
Après avoir écarté des opportunités “en centre-ville”, Clément reprend le Valbadon avec de nouveaux services et l’envie de relancer les soirées concerts ou karaoké. Dans cette commune de 1 300 habitants, ce café-bar est bien plus qu’un point de vente : c’est un lieu de proximité et un espace de rencontre pour un bourg dépourvu de commerce. Pour Clément c’est un pari audacieux mais « Ici, on ne compte pas les heures. On compte les sourires, les discussions, et les moments partagés. C’est ça, la richesse de ce métier. » décrit-il avec enthousiasme
Ce projet s’inscrit pleinement dans la mission de France Active : accompagner des entrepreneurs, notamment jeunes et en situation d’emploi précaire, dans leur projet. En assurant la pérennité d’un service essentiel (café, dépôt de pain, livraison…) et en favorisant les échanges entre générations, le Valbadon apporte une réponse concrète aux enjeux de désertification rurale.
« Soutenir ce projet de reprise à Balleroy-sur-Drôme est très représentatif de notre action : accompagner des jeunes entrepreneur·es motivés et courageux pour les aider à reprendre le seul lieu de vie du bourg et maintenir de la convivialité au cœur d’un territoire dépourvu de commerce. »
— Caroline Bréant, chargée d’accompagnement et de financement, Territoire du Calvados, France Active Normandie
A bénéficié du
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Avec
une garantie de
28 800€
deux primes de
1 000€
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France Active Normandie
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Inclusion par le travail : comment France Active a permis à Handiwork de changer d’échelle

Jean-Baptiste Honorin et Lionel Satouf
Fondateurs de Handiwork
Formation et soutien à des personnes en situation de fragilité
Quand on a lancé notre process de levée de fonds, France Active et d’autres partenaires nous ont aidés à clarifier notre stratégie et à établir un plan sur trois ans. Ça nous a obligé à être plus structurés, à avoir des objectifs clairs, et c’est ce qui a permis de passer d’une croissance non maîtrisée à une expansion réfléchie et durable.
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Bagnols-sur-Cèze, 30200
Formation et soutien à des personnes en situation de fragilité
Handiwork change la manière d’appréhender l’emploi pour les personnes en situation de handicap dans les entreprises. France Active les a soutenus dans leur stratégie de développement et leur levée de fonds. Aujourd’hui, la structure est devenue un acteur clé de l’inclusion professionnelle, transformant des centaines de vies et prouvant que l’inclusion est une richesse pour tous.
Une approche concrète et humaine
Handiwork est né d’un constat : Les acteurs du handicap et les entreprises souffrent d’un manque de connaissances croisées — les uns sur les réalités métiers, les autres sur les spécificités du handicap — freinant l’accès à l’emploi et l’intégration durable. Malgré des approches et des cultures distinctes, ils partagent un objectif commun : favoriser l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap. La structure comble ce vide en facilitant l’intégration des personnes en situation de handicap dans le milieu professionnel. « Nous avons créé ce pont, ce lien entre ces deux mondes », explique Jean-Baptiste Honorin, cofondateur.
Leur approche repose sur une méthode inspirée de l’apprentissage traditionnel : former directement en entreprise, en mettant l’accent sur les compétences plutôt que sur le handicap. Avec une équipe stable et des outils structurés, Handiwork accompagne chaque année des centaines de personnes, en s’appuyant sur des formateurs experts du métier. L’objectif ? Identifier les compétences de chacun et les développer, comme un boulanger transmet son savoir à son apprenti. « On ne parle pas de handicap, on parle de métier », résume Jean-Baptiste Honorin.
Deux programmes pour deux publics
Handiwork Découverte : A la manière d’un stage, destiné aux personnes issues de structures adaptées (IME, ESAT, ITEP), il permet de découvrir un métier en entreprise, à raison de 3 heures par semaine, sur 10 mois.
Handiwork Recrutement : Un programme de 8 semaines, à temps plein, pour des demandeurs d’emploi en situation de handicap. Ici, l’enjeu est clair : l’embauche à l’issue de la formation. « On travaille avec des entreprises qui ont un vrai besoin de recrutement, et on les accompagne pour que ça marche », explique Jean-Baptiste.
Un modèle qui rassure et qui marche
Handiwork va plus loin que la simple formation des stagiaires : la structure accompagne aussi les équipes en entreprise pour ancrer l’inclusion au quotidien. « Nos formateurs interviennent d’abord en binôme avec les stagiaires. À terme, ces derniers deviennent autonomes et pleinement intégrés. C’est là que notre mission est réussie », explique Jean-Baptiste Honorin. Résultat : des embauches durables et des entreprises qui osent enfin s’engager dans l’inclusion.
Comme il le souligne : « Le management du handicap n’est pas plus complexe que tout autre management. Il fait simplement plus peur. » Une approche qui brise les préjugés et transforme les pratiques.
France Active, partenaire de l’innovation sociale
L’intervention de France Active Occitanie a été décisive à plusieurs niveaux :
Soutien financier - En accompagnant Handiwork dans sa levée de fonds, France Active a permis de structurer et d’amplifier l’impact du projet, notamment en facilitant l’accès à des ressources essentielles pour son développement territorial (8 antennes en France, 78 salariés, 120 formateurs freelance).
Expertise et mise en réseau – Grâce à des partenariats locaux, comme avec le programme REALIS de la Région Occitanie, Handiwork a bénéficié d’un accompagnement personnalisé pour maîtriser les mécanismes de financement et renforcer sa stratégie de déploiement.
Le modèle n’attend plus que de s’étendre
Fort de son succès dans des secteurs comme la grande distribution, la restauration rapide et la logistique avec des enseignes nationales (McDonald’s, Burger King, KFC, Accor, Adecco, etc.), Handiwork vise désormais à élargir son impact en consolidant ses partenariats en structurant son réseau pour répondre à une demande croissante. L’objectif est de faire passer le taux d’emploi des personnes en situation de handicap de 3% à 6% dans les entreprises, conformément aux attentes légales.
Pour y parvenir, Handiwork mise sur une stratégie de croissance maîtrisée : après une phase de développement rapide et d’ouverture de 8 antennes sur toute la France, l’accent est désormais mis sur la stabilisation des équipes, l’optimisation des outils et des processus.
L’ambition est de doubler le volume d’activités d’ici les prochaines années, en s’appuyant sur un réseau de 120 formateurs et une équipe expérimentée, tout en diversifiant les secteurs d’intervention. À plus long terme, Handiwork souhaite aussi influencer les politiques publiques, en collaboration avec des acteurs comme France Travail, pour créer des dispositifs spécifiques et systématiques en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap.
A bénéficié du
Avec
un investissement de
300 000€
A été accompagné par
France Active Occitanie
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La réparation : l’art de sublimer vos vêtements sans abîmer la planète

Blandine BARRÉ
Fondatrice de Les Réparables
Entreprise de réparation textile
Le textile, c’est une industrie très polluante, tant par sa fabrication que par la surconsommation. Mon combat, c’est de montrer qu’à notre échelle, on peut faire bouger les choses
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Essarts-en-Bocage, 85140
Entreprise de réparation textile
À l’heure où l’industrie de la mode est pointée du doigt pour son impact environnemental, Blandine Barré a choisi une voie audacieuse : démocratiser la réparation, en rendant ce geste simple, abordable et même désirable.
Portrait d’une entrepreneure passionnée qui, avec le soutien de France Active, fait bouger les lignes du secteur.
La beauté de l’artisanat avant tout
Blandine Barré n’est pas une novice dans le monde du textile. Après des études spécialisées (BEP, Bac Pro, BTS) et des années passées chez des façonniers pour des marques de luxe, c’est la technique et l’artisanat, plus que la mode éphémère, qui la fait vibrer. Le déclic survient lors d’une collaboration avec la marque Patagonia : en réparant des vêtements lors d’événements dédiés, elle comprend que sa mission est là.
En 2020, elle fonde Les Réparables en Vendée. Son constat est clair : pour que la réparation devienne un réflexe, elle doit être accessible. Elle crée alors une plateforme en ligne qui lève tous les freins habituels (prix inconnu, faisabilité incertaine) en utilisant les codes du e-commerce traditionnel.
« On ne veut pas que la réparation soit perçue comme du bricolage, mais comme une vraie valeur ajoutée pour le client », souligne-t-elle.
On ne recoud pas que des boutons
Blandine a démarré seule. Son entreprise compte aujourd’hui 13 salariés et a ouvert un second atelier à Lyon pour augmenter la capacité de collecte et la réparation des vêtements. En nouant des partenariats avec des enseignes responsables (Faguo par exemple), Blandine rend ce service toujours plus accessible, avec un objectif clair : faire de la réparation un réflexe pour tous les consommateurs.
En parallèle, l’entreprise étend son action auprès des professionnels, en accompagnant les marques vers une gestion plus durable de leurs équipements. Au programme : l’intégration de plateformes de réparation sur mesure, des formations à l’écoconception et des ateliers pédagogiques en boutique, pour ancrer la durabilité au cœur des pratiques industrielles.
Le coup de pouce de France Active
Lancer un projet aussi atypique il y a quelques années n’a pas été sans difficultés, notamment pour trouver des financements. C’est ici que France Active est intervenue. Au-delà de la garantie “femme” qui a facilité l’accès au crédit, c’est le prêt avec un différé de remboursement de deux ans qui a été crucial pour Blandine.
“Ce différé change tout, il permet de lancer l’activité sereinement avant de commencer à rembourser” souligne l’entrepreneure, qui apprécie également le suivi annuel et l’accompagnement de proximité proposé par l’association.
Le conseil de Blandine aux futurs entrepreneurs ? “Écoutez votre intuition et soyez animés par la passion. L’entrepreneuriat est un défi quotidien ; il faut savoir pourquoi on se lève le matin”.
Une histoire qui continue de se tisser
Face à l’essor de son activité, Blandine est aujourd’hui confrontée à un enjeu logistique de taille : le stockage des vêtements à réparer. Un défi qui, s’il témoigne du succès de son modèle, l’amène à envisager un agrandissement de ses locaux et une réorganisation pour accompagner cette croissance.
Parallèlement, Blandine, qui a déjà exercé en tant que formatrice dans des écoles de mode, souhaite aller plus loin en développant ses propres formations dédiées à l’art de la réparation. Son souhait est de transmettre son expertise et sensibiliser un public plus large à l’importance de la durabilité dans l’univers de la mode.
A bénéficié du
Avec
une garantie de
54 000€
un investissement de
30 000€
A été accompagné par
France Active Pays de la Loire
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Immersion solidaire pour France Active et Mirova Foundation chez Carton plein
Le 21 avril dernier, Mirova Foundation est venu à la rencontre de Carton plein aux côtés de France Active. Une association accompagnée par France Active depuis plusieurs années et qui incarne la portée du partenariat entre nos deux structures. Créée en 2012, Carton Plein accompagne vers l’emploi des personnes qui en sont éloignées à travers la revalorisation de cartons usagés et la livraison à vélo cargo.
Mirova Foundation & France Active, un partenariat de longue date
Depuis plus 30 ans, France Active et Mirova agissent ensemble pour rendre possible le développement des entreprises de l’Economie sociale et solidaire. Premier investisseur privé de France Active Investissement, Mirova mobilise l’épargne solidaire collectée auprès des citoyens pour répondre aux enjeux sociaux et écologiques et permettre chaque année la création et le développement de plusieurs milliers de structures de l’ESS.
Partenaire historique de France Active, Mirova a renforcé son appui depuis 2023 à notre mouvement associatif en mobilisant son fonds de dotation, Mirova Foundation, qui est aujourd’hui le premier mécène privé de France Active. L’ambition : agir auprès des dirigeants de l’ESS et des associations pour les amener à penser leur avenir et leur donner des moyens pour renforcer leur utilité sociale. Ce partenariat nourrit l’ensemble de nos actions de sensibilisation, et de formation, notamment sur les questions d’investissement solidaire, et permet également de valoriser toute la richesse et la force du secteur de l’ESS.
Cette visite fut l’occasion d’officialiser la poursuite du soutien de Mirova Foundation à France Active grâce à un partenariat de 1,5 million d’euros pour 3 ans. Au-delà de son appui structurant à son action en faveur des associations et des entrepreneurs de l’ESS, ce partenariat permettra à France Active de renforcer son expertise et sa capacité d’accompagnement auprès des structures de la filière Emploi et inclusion.
Convaincus que l’ESS est un atout majeur pour transformer notre économie de manière juste et durable, notre partenariat apportera une attention particulière aux femmes dirigeantes dans l’ESS à travers le renforcement de l’accompagnement de France Active et la valorisation de parcours inspirants pendant toute la durée du partenariat.
Une visite au sein de Carton Plein : une association engagée dans l’insertion en Ile-de-France
Par son positionnement et son action en faveur des personnes les plus fragiles, Carton Plein illustre pleinement la portée du partenariat entre Mirova Foundation et France Active. Chaque année, à travers son activité de revalorisation de cartons usagés et la livraison à vélo cargo, l’association et les structures d’insertion associées accompagnent vers l’emploi des centaines de personnes qui en sont éloignées.
Cette visite fut l’occasion de permettre à Mirova Foundation de voir en quoi son action auprès de France Active pouvait avoir un impact concret auprès de ces bénéficiaires.
CARTON PLEIN
Depuis 2012, Carton plein accompagne vers l’emploi des personnes qui en sont très éloignés à Paris, Pantin et Nanterre. L’association les forme à la collecte et la revalorisation de cartons usagés et au transport à vélo cargo.
L’association s’adresse à 3 types de publics :
- Un public en très grande précarité (personnes à la rue notamment), pour leur permettre de reprendre une activité professionnelle en travaillant quelques heures par semaine à du tri et de revalorisation de cartons. L’association réalise en parallèle un suivi pour lever les freins autour de l’hébergement, la santé, les formalités administratives ou encore la langue en lien avec d’autres associations.
- Un atelier chantier d’insertion qui permet aux personnes issues du dispositif précédent d’aller plus loin dans leur insertion professionnelle (80% des salariés sont issus du premier dispositif, 20% sont orientés par Pôle Emploi). Il s’agit ici de contrat de 15 à 28h par semaine pour réaliser des missions variées : atelier boutique, collecte de cartons, livraisons à vélo
- Une entreprise d’insertion permettant aux salariés d’acquérir de nouvelles compétences autour des métiers de la cyclo logistique (prestations de collectes, transports et livraisons).

Anne-Claire Roux
Directrice générale de Mirova Foundation
« Soutenir et faire rayonner les associations et les entreprises de l’ESS dans les territoires est au cœur de notre engagement. Dans un contexte économique tendu et face aux difficultés que rencontre le secteur de l’ESS, nous faisons le choix de poursuivre notre soutien à France Active et d’être aux côtés de celles et ceux qui incarnent un entreprenariat engagé. C’est le cas de Carton Plein qui a pu bénéficier de l’accompagner de France Active pour grandir et assurer ses missions. »

Denis DEMENTHON
Directeur général de France Active
« Cette visite illustre concrètement l’accompagnement que nous pouvons apporter aux structures de l’ESS : d’un programme permettant l’émergence de nouveau projet au financement pour un changement d’échelle, nous sommes particulièrement fiers d’être aux côtés d’une association comme Carton Plein. Et grâce au soutien Mirova Foundation nous allons plus loin dans l’accompagnement de ce type de structure. »
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El Inca : quand l’accompagnement de France Active transforme un rêve en réalité entrepreneuriale

Diana BOUZID
Fondatrice de El Inca
Restauration traditionnelle
Sans cette garantie, c’était impossible. France Active a cru en mon projet et m’a donné les moyens de le réaliser. Aujourd’hui, je suis fière de diriger une équipe de 7 femmes, dans un restaurant qui marche à plein régime.
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Saint-Etienne (42000)
Restauration traditionnelle
En plein cœur de Saint-Étienne, le restaurant El Inca est une adresse culinaire incontournable. Pourtant, le lancement du projet a fait face à de nombreux obstacles malgré la passion inébranlable de sa fondatrice. L’accompagnement de France Active a été un levier déterminant dans sa réussite. Rencontre avec Diana, fondatrice et chef d’entreprise, dont l’histoire illustre à quel point un soutien adapté peut faire la différence pour les femmes entrepreneures, surtout dans un secteur aussi exigeant que la restauration.
Un talent pur qui n’attendait que d’éclore
Diana a la restauration dans le sang. Originaire du Pérou, elle a grandi dans une famille où la cuisine était une tradition, une passion, et une forme d’amour partagé. Après des études en administration et en cuisine en Argentine, elle arrive en France avec un rêve : ouvrir son propre restaurant. Mais le chemin est loin d’être simple. En tant qu’étrangère et femme, elle doit faire face à des préjugés, des difficultés administratives, et surtout, à un accès limité au financement.
« En France, quand tu es une femme et étrangère, les banques te regardent avec méfiance. On a essuyé huit refus avant de trouver un partenaire. Sans France Active, ce projet n’aurait jamais vu le jour. »
France Active : un levier clé pour concrétiser le projet
L’accompagnement de France Active a été un tournant décisif pour Diana. Elle a pu bénéficier d’un suivi sur-mesure, rassurer les banques et débloquer des financements grâce à la garantie bancaire à 80%. Leur conseillère, Clémence Bataille, a accompagné Diana et son mari à chaque étape, de l’étude de marché à la gestion administrative, en passant par la recherche de locaux. France Active a également mis en relation Diana avec d’autres entrepreneures, lui permettant de partager ses expériences et de s’inspirer de parcours similaires.
« Sans cette garantie, c’était impossible. France Active a cru en mon projet et m’a donné les moyens de le réaliser. Aujourd’hui, je suis fière de diriger une équipe de 7 femmes, dans un restaurant qui marche à plein régime. »
Des résultats qui parlent d’eux-mêmes
En moins d’un an, El Inca a dépassé toutes les attentes :
- Une fréquentation record : 70 couverts en salle et terrasse, avec une affluence telle que le restaurant affiche complet 4 soirs sur 5.
- Une équipe de 7 collaboratrices, exclusivement des femmes, dans un secteur traditionnellement dominé par les hommes.
Ces chiffres ne reflètent pas seulement une réussite économique, mais aussi une réussite sociale : Diana a su créer un environnement de travail bienveillant, où la solidarité féminine et l’exigence culinaire se conjuguent pour offrir une expérience unique aux clients.
Un modèle d’entrepreneuriat féminin et inclusif
L’histoire de Diana et d’El Inca est un exemple inspirant de ce que peut accomplir une femme entrepreneure lorsqu’elle est soutenue. France Active ne se contente pas de financer des projets : elle brise les barrières, qu’elles soient financières, culturelles ou sociales. Pour Diana, ce soutien a été bien plus qu’un coup de pouce : une véritable chance de prouver que les femmes, même étrangères, peuvent réussir dans un secteur aussi compétitif que la restauration.
Son conseil aux entrepreneures ? “Croyez en vous, entourez-vous bien, et surtout, comme disait ma grand-mère : “osez sauter dans la piscine pour savoir s’il y a de l’eau.” Avec France Active, vous n’êtes pas seule. »
A bénéficié du
Avec
une garantie de
49 530 €
un prêt personnel de
10 000 €
A été accompagné par
France Active Loire
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De l’Europe aux Régions : une coopération active en faveur de la cohésion des territoires
A l’occasion de la Journée de l’Europe, France Active est allée à la rencontre d’Isabelle Boudineau, conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine et présidente de la délégation française au Comité Européen des Régions (CdR). Cet échange démontre combien la place de l’Europe est essentielle dans le développement économique des Régions. Quant au rôle de ce Comité, il a pris une place déterminante dans la construction des politiques publiques en devenant une interface de dialogue et de concertation entre les Régions et les différentes institutions européennes.
Depuis 2014, les Régions gèrent la très grande majorité des fonds structurels européens. Nous arrivons bientôt au terme de la 2ème programmation qui voit les Régions agir en tant qu’autorités de gestion. Quels enseignements tirez-vous de ces deux exercices de programmation ?
Les Régions et l’Europe forment un tandem opérant au bénéfice de la cohésion des territoires et de la cohésion sociale. C’est le résultat d’une action politique menée par Alain Rousset, alors président de l’association Régions de France, qui a obtenu de François Hollande le fait de confier directement aux Régions la majeure partie de la gestion des fonds européens. C’est bel et bien un acte de décentralisation qui ne porte pas son nom et c’est un véritable outil de développement des politiques régionales. C’est parfaitement logique puisqu’il existe une convergence totale entre les stratégies européennes et les compétences des Régions, en particulier sur le développement économique au sens large : la compétitivité, la recherche, l’innovation, l’emploi et la formation professionnelle.
Comment se traduit concrètement le soutien de l’Europe pour la Région Nouvelle-Aquitaine ?
Sur notre Région, la politique de cohésion de l’Union européenne contribue à hauteur de 875 millions d’euros pour la programmation 2021-2027 (FEDER et FSE+). Nous allouons plus de 300 millions aux sujets de compétitivité et d’innovation. Concernant la transition énergétique et écologique, c’est plus de 40% de l’enveloppe FEDER, soit 250 millions, alors que l’Europe nous impose seulement 30% sur ce budget. Nous sommes ici en cohérence avec le Green Deal européen, une décision politique propre à notre région. Autre singularité de notre approche régionale, celle de confier aux acteurs locaux 124 millions d’euros de FEDER pour qu’ils puissent agir en grande proximité avec les habitants. Ces derniers s’organisent en Groupes d’Action Locale et signent avec la Région un contrat de développement territorial. Nous mobilisons ici 17% de FEDER additionnés au programme Leader (fonds dédiés aux territoires ruraux), soit un total de 193 millions d’euros d’effet levier sur les territoires.
Comment se traduit la politique européenne en matière de soutien aux acteurs de l’ESS ?
Nous sommes assez fiers de la façon dont nous mobilisons le FSE pour l’Economie sociale et solidaire, à l’image de notre dispositif AMPLI (Appui à l’Amorçage de Micro-Projets Locaux et Innovants). Toute action de la Région sur l’ESS est co-financée par le FSE. Nous sommes sur une enveloppe globale de 23 millions d’euros pour environ 260 projets soutenus à ce jour. Elle concerne pour partie l’appui aux réseaux d’accompagnement de l’ESS, qui eux-mêmes soutiennent et structurent l’écosystème. Nous finançons aussi des coopératives d’activités d’emploi et des incubateurs. Nous contribuons plus largement à la professionnalisation des acteurs.
A noter également, que nous apportons aux acteurs économiques de la Région une aide à l’instruction des dossiers de demande de crédits européens auprès de la Commission.
Vous êtes présidente de la délégation française au Comité européen de Régions depuis un an et demi. Quel rôle joue-t-il dans le développement des politiques européennes ?
Avant de prendre en charge en 2016 les questions européennes au sein de la Région, je ne connaissais pas le rôle de ce comité, une instance qui est montée en compétence et en importance dans le jeu de la politique européenne. Elle a pris du poids, notamment face à la montée de l’euroscepticisme : pour la Commission européenne, c’est le moyen d’avoir des capteurs au niveau local pour apprécier la faisabilité de leurs propositions. Maintenant les commissaires viennent tous présenter les grandes politiques et sonder la vision des Régions.
Bien que consultatif, le comité des Régions s’articule pleinement avec les travaux du Parlement. Nos avis se calent sur le calendrier des textes présentés au Parlement pour que la voix des Régions puisse être présente dans les débats. Les parlementaires ont d’ailleurs bien compris l’intérêt qu’ils pouvaient avoir à nous consulter et à utiliser nos exemples. Nous jouons un rôle de vigie, d’évaluateur et d’inspirateur des politiques européennes.
Et pour la programmation 2028 – 2034, quelles sont les premières orientations qui se dessinent ?
En juillet dernier, la présidente de la Commission annonçait le regroupement en un seul pilier de deux politiques majeures pour l’Europe, celle en faveur de la cohésion et la politique agricole commune. Autant dire qu’il y aura, notamment en France, de réelles concurrences au sein de ce nouveau pilier et que la politique de cohésion devienne la variable d’ajustement de la nouvelle programmation.
Autre interrogation, celle de la gouvernance des fonds européens, notamment du maintien des Régions en tant qu’autorités de gestion avec une capacité propre d’élaboration de programmes régionaux orientés vers des priorités qu’elles considèrent utiles à leur territoire. Nous y voyons le risque que les aides soient orientées vers les grandes entreprises au détriment des PME/TPE et des structures qui en ont le plus besoin. Nos PME ne sont pas dans le radar de l’Etat et pourtant ce sont elles qui créent de l’emploi.
Concernant l’ESS, nous avons aussi des inquiétudes. En effet, si un fléchage de 14% pour le social est prévu, la place de l’ESS n’y est pas claire. Des questions se posent : l’économie sociale continuera-t-elle à être couverte par le FSE+ ? Ou en partie par le FEDER ? ou dans un deuxième pilier lié à la compétitivité, ou ce nouvel instrument (Facilité) géré directement par la Commission européenne ?
Ces interrogations rendent difficiles la préparation de cette nouvelle programmation. A date, nous n’avons pas la possibilité de mobiliser les acteurs régionaux pour construire la nouvelle feuille de route pour 2034 au regard des incertitudes qui pèsent, autant sur la fixation des budgets que sur la gouvernance.
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Isabelle Boudineau – Conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine déléguée à l’Europe
Urbaniste, Isabelle Boudineau a travaillé au sein de la CPAU (Conférence Permanente sur l’Aménagement et l’Urbanisme) et de l’Agence d’Urbanisme de Bordeaux Métropole. Elle s’est aussi investie à la Communauté Urbaine de Bordeaux aux côtés d’Alain Rousset dans les années 2000.
En 2010, elle est élue à la Région Aquitaine et nommée Vice-Présidente en charge des Finances. Réélue en 2015 pour la Région Nouvelle-Aquitaine, elle devient Vice-Présidente en charge de l’Europe et de l’International. Depuis lors, elle siège au Comité européen des Régions, et y préside la délégation française depuis 2025.
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