12 entrepreneurs soutenus par France Active parmi les lauréats du concours Talents des cités
Sur les 28 lauréats régionaux du concours Talents des cités, près de la moitié ont été accompagnés et financés par France Active. Qui sont-ils et comment France Active soutient l’entrepreneuriat en quartier prioritaire ?
Qu’est ce que le concours Talents des cités ?
Lancé il y a plus de 20 ans par le ministère de la Ville et de la Caisse des Dépôts, ce concours valorise des entrepreneurs des quartiers en récompensant une trentaine de créateurs et de créatrices particulièrement engagés. A la clé pour les lauréats, une dotation financière comprise entre 1 000€ et 7 000€ et une visibilité de la part de Bpifrance et de ses partenaires.
Aujourd’hui, ce concours s’inscrit dans le Plan Quartier 2030 financé par l’Etat et la Caisse des Dépôts via la Banque des territoires, avec le concours de Bpifrance et de BGE.
Près de la moitié des lauréats ont été accompagnés par France Active
Sur les 28 lauréats régionaux de 2025, France Active en a accompagné 12. Un bravo tout particulier à eux :
- La boite à Jijie,
- Karayb Food,
- Jabari Café,
- Le Caramel,
- Japan world,
- Mamélodie du bonheur,
- Le camélia (APEF Tours),
- Cérès Boulangerie,
- Atelier Fulmina,
- Innovation Retouche Couture,
- Zacco !
Comment France Active accompagne-t-elle les entrepreneurs des quartiers prioritaires ?
8%* de la population française vit dans des quartiers prioritaires, où le taux de création d’entreprise reste inférieur à la moyenne nationale, malgré une forte envie d’entreprendre. Les principaux freins : un accès limité au financement et une méconnaissance des démarches administratives et commerciales.
A travers la garantie bancaire, France Active facilite l’accès au financement aux entrepreneurs des quartiers prioritaires, en protégeant leur patrimoine et en consolidant leur projet à chaque étape.
Notre engagement ? Donner à chaque porteur de projet les clés de l’autonomie économique grâce à une garantie bancaire solidaire, limitant les cautions personnelles pour protéger le patrimoine des créateurs et de leurs proches.
Notre accompagnement sur-mesure va au-delà du financement :
- Expertise terrain : ateliers pratiques, webinaires et diagnostics personnalisés pour maîtriser la gestion d’entreprise, le numérique et les enjeux juridiques,
- Pédagogie financière : à travers une sensibilisation aux risques et opportunités pour construire des modèles économiques résilients,
- Réseau engagé : orientation vers des acteurs clés de l’entrepreneuriat. Il pourra s’agir d’autres membres du réseau Cap Créa comme BGE par exemple ou d’autres entrepreneurs en fonction de vos besoins.
Notre credo : l’égalité d’accès à la banque n’est pas une option, c’est le levier d’une économie inclusive où chaque territoire devient un foyer d’innovation.
Quartiers 2030, un programme porté par le gouvernement
Fin 2023, le gouvernement lance le programme « Entrepreneuriat Quartiers 2030 », une initiative qui vise à soutenir l’entrepreneuriat dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Ce programme, dont le pilotage est confié à Bpifrance, est doté de 456 M€ sur quatre ans et s’articule autour de 3 axes :
- Détecter, informer et orienter : améliorer la connaissance des dispositifs d’aide à l’entrepreneuriat et faciliter l’accès à l’information pour les habitants des QPV,
- Accompagner et financer : proposer des solutions de financement et d’accompagnement adaptées à leurs besoins spécifiques,
- Accélérer, développer et conquérir : favoriser la croissance et le développement des entreprises créées dans les QPV, notamment en les aidant à accéder aux marchés publics et privés.
Alors que 10% des créateurs d’entreprises financés par France Active sont issus de quartiers prioritaires, notre réseau s’inscrit totalement dans cette démarche permettant aux plus fragiles de sécuriser leur parcours entrepreneurial.
Les actions de France Active pour les quartiers
L’action de France Active s’inscrit parfaitement dans le plan « Entrepreneuriat Quartiers 2030 ». France Active agit partout, y compris dans les quartiers prioritaires de la ville, en fléchant notamment des financements dédiés à ces territoires :
- une garantie bancaire dédiée aux projets situés en Quartiers Politiques de la Ville,
- sur certains territoires, une prime à destination des porteurs de projet dans les quartiers,
- des prêts d’honneur quartier pour répondre aux besoins de fonds propres des créateurs.
* Source : INSEE, « Portrait des nouveaux quartiers prioritaires de la politique de la ville en France métropolitaine », 2024 (basé sur le recensement de la population 2020)
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Epargne salariale : comment expliquer qu’en 2026, 17 millions de salariés en France en soient encore exclus ?

Journal des entreprises le 26/03/2026
Tribune d’Alexis Masse, président de France Active Investissement

Pour les 11 millions de salariés français qui en bénéficient, principalement ceux des grandes entreprises, l’épargne salariale est devenue un réel levier d’engagement et de fidélisation, pleinement intégré aux politiques de rémunération.
Mais comment passer un cap pour que ce mécanisme de partage de la valeur s’adresse aux 28 millions de salariés que compte notre pays ?
Comment faire en sorte que tous ces salariés puissent épargner pour leur projet de vie comme pour leur retraite ?
Loin d’être confidentielle, l’épargne salariale s’adresse aujourd’hui à plus de 11 millions de salariés et contribue fortement au développement de notre outil productif comme à la vivacité des structures d’innovation sociale sur tout le territoire.
C’est le résultat d’avancées réglementaires et du dialogue entre les partenaires sociaux qui font que le partage de valeur est devenu une aventure collective pour nombre d’entreprises.
Avantageuse pour toutes les parties prenantes de l’entreprise, cette épargne, pour partie défiscalisée, est devenue depuis 25 ans une source majeure de financement des associations et des entreprises à fort impact social et écologique. Concrètement, l’épargne salariale soutient des structures telles que le réseau Envie, qui emploie des milliers de personnes dans des activités de réemploi, tout en finançant des projets d’insertion pour les personnes éloignées du marché du travail. Elle permet aussi à des acteurs comme les entreprises d’insertion ou des associations spécialisées dans la prise en charge des personnes âgées ou de la petite enfance, de renforcer leurs actions sur le terrain, créant ainsi un impact direct dans les territoires. Chaque euro investi devient un acte solidaire.Car, tout plan d’épargne salariale proposé dans les entreprises de plus 50 salariés intègre un versement obligatoire de 10% vers des fonds solidaires. La France, avec son modèle unique d’épargne salariale que de nombreux pays européens nous envient, est à l’avant-garde en matière de partage de la valeur. Cette innovation se traduit par la présence d’au moins un fonds commun de placement d’entreprise solidaire pour les salariés, dans le cadre de leur Plan d’épargne retraite collectif (PERCOL) et de leurs Plans d’épargne d’entreprise (PEE).Alors que 17 millions de salariés ne bénéficient toujours pas de cette épargne professionnelle, comment rendre universel l’accès à toutes les TPE-PME et à toutes les structures atypiques (associations, fondations, etc.) qui ne bénéficient pas d’une fonction RH développée ? Comment associer salariés et employeurs au devenir de leur entreprise et leur faciliter la mise en place de solutions pragmatiques de partage de la valeur ? La réponse peut être portée une nouvelle fois par les partenaires sociaux et potentiellement par l’Agirc-Arrco, le régime de retraite complémentaire obligatoire des salariés du secteur privé. Un plan par défaut s’adressant aux 28 millions de salariés pourrait être géré par le régime de retraite. Tout en mutualisant les coûts de gestion, cette solution d’épargne salariale prendrait un caractère universel et n’empêcherait nullement les entreprises qui le souhaitent de développer leur propre plan. Les TPE et PME ne sont pas condamnées à rester à l’écart. Grâce à un plan d’épargne salarial simplifié, elles pourraient offrir à leurs salariés les mêmes avantages que les grandes entreprises, sans la lourdeur administrative souvent associée. Il suffirait à l’employeur de décider d’un abondement du plan, une mécanique de versement simplifiée par rapport à la cascade des accords qui demandent pour réussir une fonction RH développée. Par cette proposition, tout salarié pourra non seulement se constituer une épargne de précaution mais contribuer à la robustesse du tissu productif et de la société en finançant le devenir des structures ayant un fort impact social et écologique. Avec cette épargne salariale universelle, le partage de la valeur deviendra vraiment un projet collectif, associant les salariés des grands groupes comme ceux des autres structures économiques autour d’un projet de société solidaire. Et pour ce faire, le meilleur moyen reste de se mettre autour d’une table.
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Réemploi, solidarité et alimentation durable : zoom sur 3 filières stratégiques pour France Active
Depuis plus de 40 ans, France Active accompagne et finance les entrepreneurs engagés pour une société plus écologique, solidaire et démocratique. En 2025, notre plan stratégique 2030 a été co-construit et adopté, avec une ambition : accélérer l’émancipation collective en mobilisant acteurs financiers et publics pour lever les freins systémiques. Focus ici sur trois filières clés : l’alimentation durable, le réemploi et la solidarité, où nous innovons pour allier performance économique et impact social.
Notre plan stratégique 2030 priorise 6 filières :
- L’agriculture & l’alimentation durable
- La solidarité, l’inclusion et la cohésion sociale
- Les commerces et les services aux habitants des territoires
- L’économie du réemploi et du recyclage
- La mobilité durable et les déplacements pour tous
- La rénovation et les nouvelles formes d’habitat
Dans cet article, découvrez 3 de ces 6 filières en échos à notre événement du 11 décembre dernier autour de l’investissement solidaire.
Agriculture : renouveler les exploitations, préserver les ressources, les grands défis des années à venir
La loi EGalim en 2018 a fixé l’objectif d’offrir au moins 50% de produits durables et de qualité, dont au moins 20% de produits biologiques, dans les repas servis en restauration collective. Cette mesure s’applique depuis 2022 à tous les restaurants collectifs de service public et depuis 2024 aux établissements privés. En 2022, les chiffres faisaient état de 27,5% de produits durables, dont 13,1% de Bio. La marche et encore haute mais de véritables progrès ont été faits.
Pour France Active, l’enjeu est clair : soutenir ce secteur en transition, en favorisant une agriculture à la fois durable et nourricière, et en accompagnant le développement d’une alimentation respectueuse de la nature et des hommes.
Un exemple concret : le réseau Manger Bio. Ce collectif rassemble des groupements d’agriculteurs bio qui approvisionnent cantines scolaires et restauration collective en produits de qualités. Lors de notre dernière conférence, Lydéric Motte (réseau national Manger Bio) et Hervé Arbiaud (agriculteur et président de Manger Bio Centre-Val de Loire) ont exposé les défis majeurs du secteur, à commencer par la consolidation de leur modèle économique.
Solidarité : Jeunes actifs, seniors… face à la montée de la solitude, l’ESS inventent de nouveaux modèles
En 2023, on recense 1,3 million de personnes de 60 ans et plus bénéficiaires de l’APA, soit 7,2 % de la population de 60 ans.
Notre engagement : réduire les fractures territoriales et garantir l’accès pour tous aux services essentiels, partout en France. « La solidarité ne se décrète pas, elle se vit au quotidien », souligne France Active, qui soutient financièrement des initiatives créatrices de lien et d’autonomie.
Découvrez le témoignage de : Christophe Damiron, directeur de la Scop Pléiade (300 salariés dans la Loire), qui raconte comment son association s’est transformée en coopérative pour développer son action sur son territoire. Un virage ambitieux, rendu possible par la mobilisation des salariés et l’appui des acteurs locaux.
Réemploi, recyclage : comment l’économie circulaire transforme les déchets du BTP en opportunités locales et durables
Moins de 1 % des produits et matériaux de construction du bâtiment sont actuellement réemployés en France, selon l’Ademe. Les acteurs du bâtiment se mobilisent avec des objectifs ambitieux : 4 % de réemploi ou réutilisation d’ici 2024, et 5 % d’ici 2028. Ce qui permettrait la réduction des déchets et de l’empreinte carbone de la filière. Des solutions portées par des structures de l’Economie sociale et solidaire ont vu le jour et France Active les soutient ! L’enjeu ? Prolonger la durée de vie des ressources, générer des emplois non délocalisables et ancrer la création de valeur au cœur des territoires.
Comme Recyfe, réseau national de recyclage de menuiseries extérieures (portes et fenêtres…) en fin de vie, porté par Pauline Katchavenda. Grâce à un partenariat avec Saint-Gobain, l’entreprise a mis en place un modèle en boucle fermée, permettant de réduire de plus de 60 % les émissions de CO₂ par tonne de verre recyclé. Avec 23 entreprises inclusives implantées sur tout le territoire, Recyfe démontre que l’économie circulaire n’est pas seulement vertueuse pour la planète, mais aussi créatrice d’opportunités économiques et sociales.
https://vimeo.com/1172564942https://vimeo.com/1172564991https://vimeo.com/1172579774
* Chiffres : Fondation de France – 14e édition de son étude annuelle sur les solitudes en France, menée en collaboration avec une équipe de recherche (Cerlis et Audencia) et le Crédoc
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Macoretz : 40 ans d’aventure collective au service de l’habitat durable

Xavier Lebot
Directeur général de Macoretz
Entreprise coopérative du bâtiment
France Active a été à nos côtés pour nous aider à formaliser notre engagement en faveur d’une construction durable et inclusive. Leur soutien nous a permis de renforcer notre ancrage territorial et de développer des projets comme les logements sociaux « décarbonés » et des solutions d’habitat pour les personnes âgées.
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Saint-Père-en-Retz, 44320
Entreprise coopérative du bâtiment
Il y a 40 ans, Macoretz naissait d’une volonté simple : construire autrement, en plaçant l’humain au cœur de chaque projet. Aujourd’hui, cette coopérative est devenue un acteur incontournable de la construction maçonnée et en bois en Loire Atlantique, alliant innovation, performance économique, performance environnementale et engagement social.
Naissance d’une SCOP engagée
Macoretz est née en 1986 à Saint-Père-en-Retz, en Loire-Atlantique, de la rencontre de quatre artisans passionnés : un maçon, un charpentier, un menuisier et un ébéniste. Dans un souhait commun de vivre un autre rapport au travail, ils voulaient créer une entreprise où le projet coopératif prime sur la logique purement économique. Dès le départ, ils choisissent le statut de Société Coopérative ouvrière de production (SCOP), un modèle qui place les salariés au cœur des décisions et des bénéfices. Cette audace a permis à Macoretz de se développer tout en restant fidèle à ses valeurs : partage, innovation et ancrage territorial.
Innovation et écologie au cœur de son métier
Au fil des décennies, Macoretz a su diversifier son offre, passant de la construction traditionnelle à l’ossature bois, puis à la rénovation énergétique globale. L’entreprise a également investi dans la formation (jusqu’à 5% de la masse salariale y a été consacrée) et dans des outils modernes, comme un atelier de préfabrication de 1 000 m² inauguré en 2014. Jusqu’en 2022, Macoretz a créé en moyenne 6 à 7 emplois et accueille une vingtaine d’apprentis, contribuant ainsi à la vitalité économique locale et à la transmission des savoir-faire. Un défi majeur pour l’entreprise réside dans l’intégration de ces nouveaux talents au sein de son sociétariat. Comme l’explique Xavier : « Ici, chaque salarié a la possibilité de devenir sociétaire de la coopérative, s’impliquant ainsi pleinement dans la vie et les décisions de l’entreprise. » Cette approche participative est au cœur de leur modèle, alliant croissance et engagement collectif.
En 2021, l’entreprise se restructure et renforce son offre en rénovation énergétique globale, confirmant son engagement pour un habitat durable et accessible. Macoretz s’est officiellement engagée dans les Défis Climat avec la démarche ACT Pas à Pas (Assessing Low Carbon Transition), une initiative portée par l’ADEME visant à réduire l’empreinte carbone de l’entreprise et à accélérer sa transition écologique. Cette démarche s’inscrit dans une volonté globale de contribuer activement à la transition écologique et de renforcer sa responsabilité sociétale (RSE).
Un engagement social qui fait la différence
Macoretz ne se contente pas de construire des maisons : elle construit aussi du lien social. L’entreprise s’implique dans des projets à forte valeur sociétale, comme la création de logements sociaux et très sociaux ou la participation à des opérations d’habitat participatif. Elle collabore avec des associations d’insertion, générant des milliers d’heures de travail pour des personnes en difficulté. En 2015, un apprenti de Macoretz remporte même la médaille d’or en carrelage aux Olympiades des métiers, illustrant l’excellence de sa formation.
L’accompagnement par France Active
Dès ses débuts, Macoretz a pu compter sur le soutien déterminant de France Active. Grâce à leur accompagnement à la fois financier et stratégique, la coopérative a pu structurer sa croissance tout en restant fidèle à ses valeurs fondatrices : une gouvernance équitable et des projets ancrés dans les territoires. L’appui de France Active Pays de la Loire a notamment permis d’investir dans des outils modernes, comme l’atelier de préfabrication de 2014 (qui sera agrandi et développé en 2026 avec la pluie de France active), et dans des projets de logements sociaux.
Vers l’avenir
Aujourd’hui, Macoretz continue d’innover, notamment en matière de construction bas carbone et de digitalisation. Son projet d’entreprise, révisé tous les quatre ans, réaffirme sa volonté de concilier performance économique et impact positif sur la société et l’environnement. L’entreprise est aussi un acteur clé de l’Economie sociale et solidaire en Loire-Atlantique, prouvant qu’une autre façon d’entreprendre est possible.
A bénéficié du
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A été accompagné par
France Active Pays de la Loire
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Entreprendre au féminin : motivations, freins et solutions pour passer à l’action
De plus en plus de femmes choisissent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, attirées par l’idée d’être à leur compte et de donner un sens nouveau à leur parcours professionnel. Selon une étude France Active – Fédération bancaire française réalisée par OpinionWay dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, 56% y voient une opportunité de donner du sens à leur vie, tandis que 52% d’entre elles souhaitent franchir le pas pour concrétiser une idée personnelle.
Une envie d’entreprendre qui progresse
Le dernier baromètre OpinionWay pour France Active et la FBF révèle que l’envie d’entreprendre progresse chez les femmes mais la perception d’obstacles reste forte. 24% envisagent de créer leur entreprise (+3 pts), une proportion qui atteint 32 % chez les moins de 60 ans.
Leurs principales motivations ? 56% des femmes veulent donner du sens à leur vie professionnelle et 52% concrétiser une idée personnelle. Chez les moins de 35 ans, ce sont plutôt des raisons économiques qui les poussent à entreprendre : 34 % d’entre elles y voient un moyen de sortir d’une situation professionnelle précaire.
Dans le contexte économique incertain, ce baromètre révèle aussi que le salariat regagne du terrain, 49% des femmes souhaite être salariées (soit + 8 pts par rapport à 2025) au dépend de la création d’entreprise.
Les freins à l’entrepreneuriat féminin
Les obstacles identifiés par les femmes qui souhaitant entreprendre restent principalement d’ordre économique, psychologique ou administratif. Ainsi, une femme sur trois estime ne pas disposer d’un capital de départ suffisant, tandis que 27 % redoutent des difficultés d’accès au financement. Par ailleurs, la peur de l’échec touche une femme sur trois, et 29 % soulignent la complexité des démarches administratives comme un frein majeur à leur projet.
Les solutions pour inciter les femmes à se lancer
Pour cela, le sondage réalisé par OpinionWay pour France Active et la FBF met en avant 3 solutions qui permettrait aux femmes de se lancer dans l’entrepreneuriat.
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Une meilleure égalité dans la sphère privée
Pour 49 % des femmes, une meilleure répartition des tâches domestiques et familiales constitue une condition indispensable pour favoriser l’entrepreneuriat — un avis partagé par seulement 39 % des hommes. Cette volonté s’accompagne d’une demande accrue de dispositifs facilitant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, soutenue par 49 % des répondantes (soit +4 points par rapport aux précédentes mesures).
-
Une simplification des démarches administratives
La simplification des démarches administratives est plébiscitée par 53 % des Français, soit +5 points par rapport à 2025. Une réduction de la complexité permettrait de limiter le découragement et de favoriser le passage à l’acte entrepreneurial.
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Des dispositifs d’accompagnement et de formations
42 % des femmes insistent sur la nécessité de disposer de programmes d’accompagnement, de mentorat et de formation pour sécuriser leur projet entrepreneurial.
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Lire le communiqué de presse
Lire le baromètre OpinionWay
Trois parcours de femmes inspirantes et engagées
Pauline Katchavenda : le recyclage de menuiserie inclusif à grande échelle
Pauline Katchavenda, fondatrice de Recyfe, révolutionne le recyclage des menuiseries en France avec un modèle d’économie circulaire inclusif. À la tête du premier réseau national de recyclage de fenêtres en fin de vie, elle fédère 23 entreprises d’insertion pour collecter, traiter et réintroduire les matériaux dans de nouvelles productions, réduisant ainsi de plus de 60 % les émissions de CO₂ par tonne de verre recyclée. Son ambition : circulariser toute la filière du bâtiment, en partenariat avec des géants comme Saint-Gobain, tout en créant des emplois locaux et inclusifs.
Avec Recyfe, Pauline Katchavenda prouve que l’économie circulaire peut concilier performance environnementale et impact social. Le réseau, soutenu par France Active, valorise plus de 90 % des composants d’une fenêtre, évitant l’enfouissement et favorisant le réemploi. Son approche, à la fois innovante et ancrée dans les territoires, inspire une nouvelle génération d’entrepreneurs engagés pour une industrie du bâtiment plus durable et solidaire.
Maud Simian partie prenante d’une Scic pour soutenir l’agriculture locale
À Ance Féas, cinq agriculteurs unissent leurs forces pour créer une SCIC dédiée à l’élevage, la transformation et la vente de porcs en circuit ultra-local. Leur objectif : valoriser 600 hectares de terres communales abandonnées, en y élevant des cochons en plein air (moins de 10 par hectare), pour un impact environnemental minimal. Face au manque d’atelier de transformation à proximité, ils montent une conserverie et un magasin, bouclant ainsi une filière 100 % locale.
Soutenus par la mairie et les habitants, ils transforment 100 tonnes de viande par an et créent cinq emplois, redynamisant l’économie de la vallée. Le projet, structuré avec l’aide de France Active, allie écologie, ancrage territorial et gouvernance coopérative. La viande, née et transformée à moins de 15 minutes, séduit une clientèle fidèle, tandis que la SCIC incarne une alternative durable aux modèles industriels. Preuve qu’une agriculture collective et responsable peut faire vivre les territoires.
Découvrir la conserverie du Baretous
A 21 ans, elle reprend la boutique où elle a fait son alternance
À 21 ans, Honorine Meunier reprend la boutique « La fée des Fleurs » à Secondigny en Nouvelle Aquitaine, transformant son alternance en projet engagé. Passionnée de nature, elle privilégie les fleurs locales, de saison et sans pesticides, pour une consommation responsable : « Cette semaine, j’ai reçu un arrivage d’une ferme florale des Deux-Sèvres, située à quelques kilomètres seulement de mon atelier » nous indique-t-elle.
Soutenue par France Active, elle incarne une jeunesse entrepreneuriale audacieuse, alliant écologie et ancrage territorial. Son objectif : éduquer à une consommation consciente et dynamiser la vie locale. Avec des partenariats locaux et une offre authentique, elle prouve qu’entreprendre jeune rime avec innovation durable.
Découvrir la boutique La Fée des Fleurs
Mirova Foundation soutient l’entrepreneuriat féminin
« L’égalité d’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat constitue un levier essentiel de justice sociale et de développement économique. Mais comme nous le montre cette étude, de nombreuses femmes continuent de rencontrer des freins structurels, sociaux et culturels qui limitent leur capacité à créer et développer une activité. Pourtant, ces 3 portraits de femmes nous prouvent que l’entreprenariat féminin peut être un formidable levier d’autonomie, d’innovation sociale et de transformation des parcours de vie ! Soutenir France Active et les acteurs associatifs qui y contribuent, c’est donc aussi soutenir cela ! »
Anne-Claire Roux, Directrice générale de Mirova Foundation
L’accompagnement joue un rôle clé dans la pérennité des entreprises. Nous pensons que l’entrepreneuriat féminin est un enjeu de société, c’est pourquoi depuis plus de 15 ans avec le soutien du ministère à l’Égalité entre les femmes et les hommes nous accompagnons les femmes, en leur facilitant l’accès à la création d’entreprise. Toute femme qui souhaite entreprendre doit pouvoir avoir les mêmes chances que son homologue masculin, c’est un devoir qui doit concerner la société tout entière .
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1 femme sur 4 veut entreprendre : l’envie progresse malgré la perception de nouveaux freins
Résultats du Baromètre OpinionWay pour France Active et
la Fédération bancaire française « Les femmes et la création d’entreprise »
Paris, le 6 mars 2026
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, France Active et la Fédération bancaire française publient les résultats de la 4ᵉ vague du baromètre « Les femmes et la création d’entreprise » réalisé par OpinionWay. Le constat est clair : l’envie d’entreprendre progresse mais la perception d’obstacles reste forte. Quels leviers activer pour transformer cette ambition en réussite durable ?
Une envie d’entreprendre portée par le sens mais fragilisée par le contexte économique
L’envie d’entreprendre progresse chez les femmes : 24% envisagent de créer leur entreprise (+3 pts), une proportion qui atteint 32 % chez les moins de 60 ans. Cette dynamique est avant tout portée par la quête d’épanouissement professionnel :
56% veulent donner du sens à leur vie professionnelle et 52% concrétiser une idée personnelle.
Chez les moins de 35 ans, l’entrepreneuriat répond également à une nécessité économique : 34 % d’entre elles y voient un moyen de sortir d’une situation professionnelle précaire.
Si l’envie est donc bien là, la confiance vacille : en effet, dans un contexte économique incertain, la motivation en faveur du salariat regagne du terrain (49% des femmes soit + 8 pts par rapport à 2025) au dépend de la création d’entreprise (50% des femmes soit – 9 pts par rapport à 2025).
Combattre les idées reçues pour mieux agir
Si l’envie d’entreprendre progresse, elle se heurte à une perception de craintes largement partagées. 84% des femmes anticipent un ou plusieurs freins à la création d’entreprise :
- Des freins économiques et psychologiques liés au manque de confiance
L’accès au financement reste perçu comme possiblement plus difficile : 1/3 des Françaises ont peur de ne pas avoir le capital de départ ou d’avoir des difficultés pour l’accès au financement (27%). À ces craintes financières s’ajoute une dimension plus intime : près d’1 femme sur 3 évoque la peur d’échouer. La complexité administrative demeure également une appréhension créant un point de blocage majeur (29 %).
- Des freins familiaux persistants
1 femme sur 3 anticipe des difficultés à concilier création d’entreprise et responsabilités familiales (gestion du foyer, temps consacré à la vie de famille, rôle d’aidante). L’entrepreneuriat féminin reste ainsi étroitement dépendant des équilibres dans la sphère privée.
Ce que veulent les femmes
Face à ces perceptions, un consensus se dégage autour de 3 axes majeurs pour favoriser l’entrepreneuriat féminin.
1/ Une meilleure égalité dans la sphère privée
L’égalité entrepreneuriale commence à la maison : 49 % des femmes estiment qu’une meilleure répartition des tâches domestiques et familiales est une condition essentielle pour favoriser l’entrepreneuriat (contre 39 % des hommes !)
Cette attente s’accompagne d’une demande forte de dispositifs facilitant l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle (49 %, soit +4 points).
2/ Une simplification des démarches administratives
La simplification des démarches apparaît comme la priorité pour 53 % des Français (+5 points depuis 2025). Moins de complexité, c’est moins de découragement et plus de passage à l’acte.
3/ Des dispositifs d’accompagnement et de formations
42 % des femmes soulignent l’importance de programmes d’accompagnement, de mentorat et de formation pour sécuriser leur parcours entrepreneurial.
Des solutions concrètes pour les femmes qui veulent se lancer
1 entrepreneur sur 2 soutenu par France Active est une femme. À travers des dispositifs dédiés comme la Garantie Égalité Femmes, l’association facilite l’accès au financement en sécurisant jusqu’à 80 % d’un prêt bancaire, dans la limite de 50 000 €, pour accompagner des projets de création, de reprise ou de développement d’entreprise.
Pour accompagner les femmes, la Fédération bancaire française et France Active publient le guide « Entreprendre au féminin », conçu pour aider les femmes à se projeter concrètement dans la création d’entreprise et à mieux appréhender les étapes du parcours entrepreneurial.

Maya ATIG
Directrice de la Fédération bancaire française
La crise que nous traversons renforce et accélère notre certitude que toute entreprise doit être ancrée dans son territoire, en lien avec son écosystème, et être en capacité de définir et de démontrer son utilité sociétale. Dans ce contexte, le modèle de l’entreprenariat solidaire démontre toute sa pertinence, et nous sommes mobilisés pour accompagner la relance et la croissance de ce secteur.
Les 3 conseils simples aux femmes qui veulent entreprendre
par Fanny Gerome, directrice générale adjointe de France Active :
Ne pas rester seule dès les premières étapes
S’entourer tôt fait toute la différence. Échanger avec des réseaux d’accompagnement, des pairs ou des conseillers permet de confronter son idée, de la clarifier et de gagner en confiance. Un projet partagé est un projet qui se structure plus vite — et qui résiste mieux aux doutes.
Sécuriser son financement dès le départ
Identifier les dispositifs existants, se renseigner sur les aides et les garanties disponibles, et oser solliciter des interlocuteurs financiers sont des étapes clés. Lever les idées reçues sur l’accès au financement permet d’aborder plus sereinement les démarches et de construire un plan solide dès l’amont.
Assumer son projet sans s’auto-censurer
Attendre de « se sentir prête » peut devenir un frein. La légitimité ne précède pas l’action : elle se construit en avançant, en testant et en apprenant. Oser se lancer, même avec des doutes, est souvent la première étape vers la réussite.
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Le Bibliovore : faire manger des livres au plus grand nombre

Audrey Roorda
Fondatrice du Bibliovore à Rouen
Librairie de seconde main
L’entrepreneuriat est solitaire, mais il ne faut pas rester isolé·e. Les réseaux comme France Active ou BGE sont précieux pour partager ses doutes et trouver des solutions.
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Rouen 76000
Librairie de seconde main
A 27 ans, Audrey a ouvert une librairie de seconde main où tout le monde peut venir acheter et vendre ses livres à prix fixe. Installée en plein cœur de Rouen, rue de la République, ce lieu est une manière de rendre accessible la culture à tous et créer du lien social.
Il était une fois, une entrepreneure qui voulait entreprendre autrement
L’entrepreneuriat, on peut dire qu’Audrey avait ça dans les veines. Ayant grandi dans une ferme normande, elle est très tôt introduite aux responsabilités du travail quotidien, forgeant ainsi son autonomie.
Diplômée de Sciences Po Lille, elle se forme ensuite au métier du livre lors d’une expérience marquante à la librairie Albertine, à New York, avant de travailler dans la gestion de châteaux en Normandie.
Mais c’est un burn-out qui l’a poussée à repenser son rapport au travail. “Je voulais un métier avec du sens, qui corresponde à mes valeurs : créer du lien social, permettre l’accès à la culture et agir pour le développement durable”, explique-t-elle.
Et une nouvelle page se tourna…
C’est en tombant par hasard sur un marque-page du réseau Le Bibliovore qu’elle découvre leur concept et est séduite.
Le principe est simple : des particuliers apportent leurs livres, la librairie les rachète au poids (1€/kilo), puis les revend au prix unique de 3 euros. En se renseignant sur le réseau, elle se rend compte qu’ils ne sont pas présents à Rouen : une opportunité parfaite pour lancer son projet sans s’éloigner de son entourage.
Le réseau l’accompagne dans les premières étapes, en lui fournissant un stock de départ et en l’aidant à trouver des locaux adaptés. Et l’histoire peut commencer.
Chaque semaine, ce sont 800 à 1000 livres qui transitent par la boutique, offrant un renouvellement constant du stock. Audrey contrôle la qualité, les trie par catégorie. Pas de base de données, “Tout est enregistré dans ma tête”, confie-t-elle.
« Ici je monte ma boîte » : Le dispositif normand pour les porteurs de projet.
Pour concrétiser son projet, Audrey a pu compter sur le dispositif « Ici je monte ma boîte », financé par la Région Normandie et porté par BGE Normandie et France Active. « Sans eux, je n’aurais pas avancé aussi vite », admet-elle. Grâce à un prêt, une garantie bancaire et des conseils personnalisés, elle a structuré son budget, négocié avec les banques et obtenu un financement adapté. Un soutien clé pour transformer une idée en réalité.
Les péripéties de l’entrepreneuriat
L’aventure entrepreneuriale d’Audrey n’a pas été un long fleuve tranquille : dégâts des eaux, incertitudes liées au local, et surtout, une charge de travail colossale à porter seule. « Pour l’instant, je gère tout, mais un·e salarié·e à mi-temps devrait bientôt me rejoindre », annonce-t-elle.
Malgré ces défis, le bilan est très positif : une clientèle fidèle, un bouche-à-oreille efficace et une couverture médiatique qui a boosté la visibilité de la boutique dès son ouverture en avril 2024.
Mais le vrai défi, selon elle, reste l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. « En tant qu’entrepreneure, on a tendance à s’oublier… », confie-t-elle. Une habitude qu’elle ne souhaite pas prendre et cherche à améliorer pour avancer sereinement dans son projet.
L’énergie des nouvelles générations et le soutien de nos partenaires
Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.
En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun.
Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
A bénéficié du
Avec
une garantie de
16 000 €
une prime de
5 000€
un investissement de
5 000 €
A été accompagné par
France Active Normandie
Et soutenu par
BGE
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Reprendre, relancer, régaler : le pari de Noémie et ses chèvres

Noémie Broussal
Gérante de La ferme de Travessou
Ferme caprine bio
On avait la passion, on avait l’énergie, mais sans fonds propres, nous ne pouvions pas nous lancer. C’est notre banquière qui nous a conseillé de nous tourner vers France Active. Marc Nougier, notre conseiller, nous a aidés à monter un dossier et obtenir une garantie pour nos prêts, il est même venu sur la ferme pour évaluer notre situation.
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Campestre-et-Luc, 30770
Ferme caprine bio
À seulement 22 ans, Noémie Broussal a relevé un défi de taille : reprendre une ferme caprine en bio, en location, avec l’aide de sa famille. Installée depuis avril 2024, elle a su transformer une exploitation en difficulté en un projet florissant, malgré des débuts non sans cabrioles. Son histoire est celle d’une transmission réussie, d’une résilience à toute épreuve et d’un engagement sans faille pour une agriculture durable et locale.
Des chèvres qui n’attendaient qu’elle
Noémie a grandi dans un environnement agricole. Après un diplôme dans le domaine équestre, elle se tourne vers l’élevage caprin, motivée par l’envie de travailler avec les animaux et de perpétuer une tradition familiale. C’est en découvrant une annonce pour une ferme en location, avec un cheptel et du matériel à reprendre, qu’elle voit l’opportunité de se lancer. « C’était l’occasion ou jamais : un montant de reprise accessible, la possibilité de faire nos preuves et de montrer aux banques qu’on était capables de réussir », explique-t-elle.
La ferme n’était pourtant pas sans défaut : située sur un terrain caillouteux et morcelé, peu de surfaces exploitables, un troupeau laissé en liberté et très héterogène, et une clientèle à reconstruire après le départ tragique des précédents exploitants. « Ils avaient écouté les mauvaises personnes, fait des mauvais choix… Quand on a repris, il ne restait que 50 chèvres et une réputation à restaurer », se souvient Noémie.
Un fromage bon pour les papilles, bon pour les chèvres
Noémie assume pleinement l’héritage familial comme source d’inspiration : ses parents, eux-mêmes agriculteurs, ont marqué son parcours. Son père, après vingt ans dans le milieu conventionnel, a perdu ses illusions. « Il y a des réalités qu’on cache aux consommateurs, et qui ne sont pas glorieuses », et ce sous le nom de grande firme agricole, confie son père. Cette prise de conscience a renforcé la détermination de Noémie à adopter une agriculture plus respectueuse du bien-être animal.
Opter pour le bio a été un choix assumé, malgré les coûts supplémentaires — le foin bio coûte par exemple près du double de celui issu de l’agriculture conventionnelle. Mais ce choix ouvre aussi de nouvelles perspectives, comme l’accès aux circuits de distribution spécialisés, tels que les magasins bio.
Dès leur installation, Noémie et sa famille se concentrent sur la qualité et la diversification. « On a lancé une gamme de fromages pâte molle – tomme, reblochon, camembert – pour étoffer notre offre et toucher une clientèle plus large ». Leur stratégie : le circuit long et la vente directe, malgré une concurrence féroce des AOP locales comme le Pelardon. « On fait 1 000 km par semaine pour livrer nos clients, de Millau à Béziers en passant par Nimes entre autres. C’est fatigant, mais c’est le prix à payer pour se faire une place dans une zone déjà saturée en chevrier ».
Leur persévérance a permis d’emporter le pari ! En un an, le chiffre d’affaires a presque doublé, et cette année devrait encore suivre le même schéma faisant passer le troupeau de 60 chèvres a 120 en seulement deux saisons.
La face cachée d’un métier qui inspire
Noémie insiste sur une réalité souvent méconnue : l’élevage exige bien plus qu’une simple passion. Ce métier demande une expérience solide et une résistance mentale. Les journées s’enchaînent sans compter, les vacances et les arrêts maladie deviennent un luxe. Il faut aussi assumer des choix déchirants, comme se séparer d’animaux malades pour protéger le reste du troupeau, tout en maintenant une rigueur absolue pour leur bien-être. Sans oublier l’impératif économique : produire et vendre suffisamment pour espérer dégager un profit — un équilibre précaire qui se traduit souvent par l’absence de salaire pour l’éleveur lui-même.
Les anciens propriétaires, reconvertis dans ce métier, séduits par l’idée romantique d’élever des chèvres, ont découvert trop tard cette face cachée du métier, qui a causé leur faillite. « Sans l’accompagnement et l’expérience transmise par mes parents, mon parcours aurait été bien plus difficile », reconnaît-elle.
France Active : l’accompagnement qui fait la différence
Le projet de Noémie a bénéficié du soutien de France Active, via une garantie de 40 000 € sur leurs prêts, un investissement de 6 000 € et une prime de 2 000 €. « C’est la banque qui nous en a parlé. Sans cette aide, on n’aurait jamais pu racheter le cheptel ni investir dans du matériel ». Grâce à cet accompagnement, elles ont pu stabiliser leur activité et envisager l’avenir sereinement.
Un avenir prometteur : vers l’achat d’une ferme et l’agrandissement
Fortes de leurs résultats, Noémie et sa famille prévoient de faire l’acquisition d’une nouvelle ferme en janvier 2027 : 40 hectares avec des bâtiments certes moins fonctionnels, mais la propriété leur permettra d’en construire un autre plus adapté. « La banque est prête à nous suivre pour ce projet, et avec l’augmentation de l’activité, cela nous permettra de créer un GAEC et d’en vivre à quatre ». Leur objectif ? Développer leur production, réduire les distances de livraison et pérenniser leur activité.
Si vous passez dans la région, n’hésitez pas à aller goûter les fromages de la famille Broussal et les soutenir !
L’énergie des nouvelles générations et le soutien de nos partenaires
Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.
En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun (Noémie fait partie de ces lauréats).
Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
A bénéficié du
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Avec
une garantie de
40 000€
une prime de
2 000€
un investissement de
6 000€
A été accompagné par
France Active Airdie – Occitanie
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40 500 entrepreneurs soutenus en 2025 : bilan et impact de France Active
Montreuil, le 17 février 2026
Dans un contexte économique tendu, France Active publie son rapport d’impact et dresse le bilan de son action en 2025. Avec 465 M€ mobilisés, le premier réseau de la finance solidaire a accru de 20% ses programmes de conseils et d’accompagnement.
Un ajustement déterminant pour augmenter la capacité de résistance des dirigeants d’entreprises engagées et d’associations face à la crise, et renforcer la solidité de l’économie réelle. À la clé, une utilité sociale majeure qui se traduit par la création et la consolidation de plus de 72 000 emplois.
Un bilan 2025 marqué par la création ou consolidation de plus de 72 000 emplois
Répartition des financements
en 2025
- 315 M€ en prêts bancaires garantis
- 52,3 M€ d’investissements solidaires
- 87 M€ en prêts garantis auprès des acteurs du micro-crédit
- 9,5 M€ en prêts personnels
- 1,2 M€ en primes
En 2025, France Active a accompagné 40 500 entreprises, contre 37 000 en 2024, confirmant le rôle central du réseau dans le soutien à l’entrepreneuriat engagé. Au total, 465 millions d’euros ont été mobilisés en faveur de la création, de la reprise et du développement d’entreprises, permettant la création ou la consolidation de 72 200 emplois, en hausse par rapport à 2024 (70 000).
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte économique exigeant, marqué par un ralentissement de l’activité et une hausse des difficultés rencontrées par les dirigeants. Face à ces tensions, France Active a renforcé son accompagnement : 11 446 entrepreneurs ont bénéficié en 2025 de formations, de parcours de professionnalisation ou de temps collectifs d’échanges, soit une augmentation de 20 % en un an.
Par ailleurs, le réseau a intensifié son action auprès des entreprises et associations de l’économie sociale et solidaire confrontées à des fragilités financières. Le taux de structures accompagnées en phase de relance est ainsi passé de 8 % à 13 %, traduisant une capacité d’intervention accrue pour prévenir les ruptures économiques.
Un soutien renforcé aux créateurs les plus fragiles
Les créateurs soutenus par France Active en 2025 ont pour point commun d’être tous à la recherche d’un emploi. Leurs profils illustrent des besoins spécifiques en matière d’accompagnement et d’accès au financement :
- 37,9% sont en situation de grande précarité
- 32,7% des publics résident dans un territoire fragile : en zone de revitalisation rurale (désormais appelée FRR) ou en quartier prioritaire de la ville (QPV)
- Près d’1 créateur sur 2 est une femme
- 30,7% sont des jeunes de moins de 30 ans,
- 51,3% ont un niveau d’études inférieur ou égal au bac, soulignant l’inclusion des profils moins qualifiés.
Des entreprises plus résilientes que la moyenne : publication du rapport d’impact de France Active
La publication du rapport d’impact de France Active prévue pour fin février apporte un éclairage structurant sur la solidité des entreprises accompagnées.
5 ans après leur création ou leur reprise, 81 % des entreprises soutenues par France Active sont toujours en activité, contre 69 % en moyenne au niveau national (Insee).
Cette différence significative souligne la capacité de ces entreprises à traverser les cycles économiques, y compris dans un environnement dégradé.
Le rapport met également en évidence un effet positif durable sur l’emploi : les entreprises financées doublent en moyenne leurs effectifs en cinq ans, avec des emplois majoritairement pérennes et non délocalisables.
À cela s’ajoute un effet levier financier important : chaque euro apporté par France Active permet de mobiliser en moyenne trois euros de financements complémentaires auprès d’autres acteurs.
Notons enfin, que 70 % des entrepreneurs les plus fragiles soutenus estiment que l’accompagnement de France Active a été décisif pour développer leurs compétences. 59% affirment que France Active leur a permis de se connecter à des entrepreneurs ainsi qu’à d’autres réseaux d’accompagnement utiles à leur réussite.
De nouvelles orientations pour 2030
Ces résultats viennent conforter les orientations stratégiques que France Active a acté pour 2030. Son ambition : agir là où les défis sociaux et écologiques sont les plus importants. 6 grandes filières ont été retenues par le réseau associatif :
- Agriculture et alimentation durable
- Commerce et services aux habitants des territoires
- Solidarité, inclusion et cohésion sociale
- Économie du réemploi et du recyclage
- Mobilité durable
- Rénovation et nouvelles formes d’habitat

Pierre-René Lemas
Président de France Active
Au-delà de nos interventions financières, nous avons démontré en 2025 toute notre capacité à nous adapter dans un contexte économique de plus en plus tendu pour renforcer notre rôle d’accompagnement. Autant pour les personnes les plus fragiles que pour les projets à fort impact social et écologique, nous réussissons à développer de l’emploi dans les territoires et permettons à toutes ces entreprises de se projeter dans l’avenir.
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