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DATE DE PUBLICATION 26/11/2025

GSEF : ce qu’il faut retenir de l’édition 2025

Fin octobre, des représentants d’une centaine de pays se sont donné rendez-vous pour assister au GSEF, le Forum mondial de l’ESS Bordeaux GSEF 2025. France Active a saisi l’occasion pour rappeler le potentiel de l’ESS face aux grands défis d’aujourd’hui et demain. D’autant plus à l’heure où les crises économiques, environnementales, politiques et sociales s’intensifient. Retour sur les trois enseignements clés de cet événement incontournable.

1. L’ESS gagne en reconnaissance et se structure à toutes les échelles

Pour son édition 2025, le GSEF faisait escale pour la première fois en France. De nombreux acteurs français de l’ESS (entrepreneurs, financeurs, collectivités, partenaires publics, associations, etc.) s’étaient donc déplacés pour valoriser ce secteur qui représente à lui seul 10% du PIB et 14% des emplois privés en France1. Le modèle français de l’ESS est résultat de plusieurs décennies d’engagement et de structuration. La loi Fabius de 2001 sur les fonds 90/10 avait ainsi donné un coup d’accélérateur pour la finance solidaire, tandis que la loi Hamon de 2014 avait posé les bases d’un développement plus massif de l’ESS, pour ne citer que quelques avancées notables. « Ce cadre réglementaire a bien sûr encouragé l’innovation sociale, la création de nouveaux modèles et l’émergence d’un écosystème d’acteurs dense et varié, explique Yesil Rusconi, déléguée aux affaires européennes et internationales chez France Active. Mais il faut noter que ce mouvement s’est aussi amplifié dans le monde ces dernières années. Ce dont nous nous réjouissons. » Depuis 2021, l’Europe s’est ainsi dotée d’un Plan d’action pour l’économie sociale. En 2024 l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution soulignant l’importance de l’ESS pour le développement durable. De même, l’Organisation internationale du Travail ou encore l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) voient dans l’ESS un axe clé pour une économie plus inclusive et durable. « Cette reconnaissance formelle de haut niveau représente un gage de crédibilité pour tous les acteurs engagés. »

2. Face aux crises, une double réponse : la coopération et l’ancrage territorial

Le GSEF 2025 s’est tenu alors que de nombreuses questions se posent sur l’avenir de l’ESS. Face aux crises qui secouent le monde, son modèle est-il à un tournant ? Pourra-t-elle continuer à construire des solutions d’avenir ? Trouvera-t-elle les financements pour la soutenir ?
La conférence co-organisée par la Caisse d’Épargne et France Active, intitulée « Financer ensemble : un catalyseur de coopération et d’impact territorial », a esquissé des réponses autour d’un message fort que rappelle Yesil Rusconi : « Pour accompagner un projet, pour l’aider à traverser les différentes tempêtes qui font partie de la vie d’une entreprise, il est crucial de compter sur un collectif d’acteurs. D’où l’importance des financements mixtes qui mobilisent des ressources publiques et privées, des banques, des partenaires ou financeurs de l’ESS tels que France Active, des collectivités, etc. C’est à travers eux qu’il est possible d’avoir le bon effet levier. Mais aussi le bon impact au niveau territorial qui est la juste échelle d’action pour des solutions utiles et pérennes. »

En d’autres termes, la démultiplication des coopérations solidaires dans les territoires reste le moteur majeur de l’ESS.

 

L’Appel lancé par Claude Alphandéry, fondateur de France Active, pour son centième anniversaire en 2022 n’a jamais été autant d’actualité…

Sur le terrain : le modèle gagnant du CIDIL

Entre dynamique de financement mixte et ancrage territorial, le CIDIL (Carrefour pour l’insertion et le développement des initiatives locales) se met au service de l’emploi et de la cohésion sociale depuis plus de trente ans en Nouvelle Aquitaine.
Un projet soutenu par France Active.
>Lire la story

3. Une ESS internationale : le paradigme pour demain ?

À travers ses conférences, tables rondes et autres moments échanges, le GSEF a été une occasion de créer un temps de dialogue entre territoires et pays, et ainsi ouvrir des perspectives de collaborations. « Partout dans le monde, l’ESS est une alternative aux solutions économiques existantes qui montrent toutes leurs limites. C’est pourquoi, lors de ce forum, nous avons voulu réfléchir à la construction d’une ESS internationale. Chez France Active, nous travaillons par exemple avec la Caisse des Dépôts et le CIRRMA2sur l’ESS et l’international. Nous sommes également en train de renforcer nos liens avec l’AFD autour de la structuration des systèmes de financement dans les Outre-Mer et sur l’internationalisation de l’ESS française », conclut Yesil Rusconi.

1. Source : Direction générale du Trésor. Retour
2. Conférence inter-régionale des réseaux régionaux multi-acteurs.. Retour

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