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La nouvelle marque de vêtements éthiques venus du Pérou

Jean-Guillaume THYERE

Fondateur de Pitumarka

Des vêtements éco-responsables venu du Pérou

A travers Pitumarka, je souhaite sensibiliser des personnes qui ne sont pas forcément au premier abord de la mode éthique, parler des dérives de l’industrie textile, du mode de fonctionnement occidental, le dérangement climatique…

Roanne (42300)
Des vêtements éco-responsables venu du Pérou

Jean-Guillaume Thyere est franco-péruvien ; habitué du voyage depuis son plus jeune âge. Il se rend compte très tôt de la différence de confort, de revenus et de situations sociales entre la France et le Pérou, son pays d’origine. C’est en 2014 qu’il fait le choix de partir vivre au Pérou, pour renouer avec ses racines. Là-bas, Jean-Guillaume, travaille dans le marketing, en quête de sens, au détour de son aventure, il se lie d’amitié avec des tisseurs de cotons. Il fait le choix de rester plusieurs semaines avec eux pour découvrir leur mode de vie. Le fil qu’ils produisent provenant des meilleures fibres naturelles de coton sauvage, lui inspire l’idée de créer Pitumarka. Avec ce projet, il réussit à allier ses racines, sa recherche de sens et son envie d’avoir un impact écologique concret.

L’engagement éthique ; le cœur du projet de Pitumarka

Après avoir fait le constat que l’industrie textile été à la fois polluante et qu’elle exploitait les travailleurs pauvres à travers le monde, la question que se pose Jean-Guillaume Thyere, dès le départ de sa réflexion sur son projet est : « Comment avoir plus d’impact ? ».

 

Avec Piturmarka, son créateur souhaite travailler avec des matières 100% naturelles produite par des fournisseurs certifiés (certification GOTS – Global Organic Textile Standard et FairTrade) dans de bonnes conditions (salaire, sécurité, horaires…) et respectueuses de l’environnement. L’idée est de concevoir des vêtements éthiques et durables dans le temps.

 

Il se tourne alors vers la CCI en 2019 qui lui permet d’approcher les banques et France Active Loire pour une garantie sur son prêt. La garantie bancaire a été vertueuse car elle a permis de consolider le projet à une étape clé de celui-ci.

 

Pitumarka intègre un volet solidaire à son entreprise, en allouant une partie de son chiffre d’affaires pour la communauté locale de ses tisseurs au Pérou avec l’association ANDES.

 

Depuis début 2020, la marque éthique a fait le choix d’assurer une traçabilité des produits renforcée, en remontant la filière d’approvisionnement à l’envers : sélection des matières premières (essentiellement du coton sauvage, naturellement coloré, sans intrants chimiques), puis visite des ateliers des tissages, et rencontre avec les producteurs pour échanger sur leurs conditions de travail.

Prospective, pour le textile à impact

Pour l’avenir, Pitumarka souhaite faire connaître et reconnaître son modèle/concept en tissant des partenariats pour diffuser ses valeurs. La marque, par son action vise à « Sensibiliser des personnes qui ne sont pas forcément au premier abord de la mode éthique, parler des dérives de l’industrie textile, du mode de fonctionnement occidental, le dérangement climatique… »

Les vêtements éco responsables de Pitumarka sont disponibles sur leur boutique en ligne. La société vient d’ailleurs de lancer une nouvelle gamme de produit en coton Pima Bio (l’une des meilleures fibres du monde).


Site internet

A bénéficié du

Avec

une garantie de

15 000€

A été accompagné par

France Active Loire

En 2022

A bénéficié du

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Biennale 2022 : les nouveaux horizons de l’engagement

 

Les 28 et 29 juin dernier, 700 participants (salariés, bénévoles et partenaires) se sont réunis au Point Fort à Aubervilliers pour échanger, débattre et imaginer ce que seront, pour France Active, les nouveaux horizons de l’engagement.
Deux journées rythmées par des conférences, des débats et des ateliers autour des thématiques qui font l’ADN de France Active : finance solidaire, écologie, démocratie, gouvernance, inclusion et innovations territoriales.

Découvrez, en images, le best of de ces 2 journées :

Le 28 juin : une première journée d’échanges et de réflexions

Claude Alphandéry, président d’honneur de France Active

Après un accueil de Yesil Rusconi (directrice de France Active Ile-de-France) et Lionnel Rainfray (vice-président de France Active Métropole) qui nous ont donné leurs visions de l’engagement et de nos métiers ; Claude Alphandéry président d’honneur de France Active a pris la parole pour nous rappeler les valeurs universelles qui ont participé à la fondation de France Active, à savoir l’entraide, la coopération, la liberté, l’égalité et la fraternité.

Conférence de Joëlle Zask

Les participants ont ensuite eu le choix entre une conférence inspirante sur les liens entre démocratie et écologie avec la philosophe Joëlle Zask et un grand débat : Osons voir l’économie en grand ! entre Laurent Laik (Groupe La Varappe), Jérôme Voiturier (Uniopss), Béatrice Delpech (Enercoop et Les Licoornes). Vous retrouverez prochainement sur notre site, un récapitulatif de ces échanges.

Siel Bleu

Ils pouvaient également partir à la découverte d’entrepreneurs engagés afin de découvrir des structures inspirantes à travers :

  • une sensibilisation à la déficience visuelle avec Oorion,
  • la découverte de l’activité physique adaptée avec Siel Bleu,
  • une dégustation de café avec Change Please France,
  • une immersion dans l’histoire du fort d’Aubervilliers avec Fort Récup’,
  • la construction d’une bibliothèque pour le Fort avec La Fabrique des Impossibles et Au Milieu,
  • la cuisine à partir d’invendus alimentaires avec Re-Belle,
  • une initiation à la danse avec Just Kiff Dancing,
  • la découverte des principes de la permaculture appliqués aux organisations avec Les Alvéoles
  • une expérimentation de la gouvernance intégrative avec Sacha Epp.
Conférence “La finance solidaire” avec Alexis Masse, président de France Active Investissement, Fabien Leonhardt, Mirova, Antoine Vedrenne, Citizen Capital et Fanny Gérome, directrice générale adjointe de France Active

Fanny Gérome (directrice générale adjointe de France Active), Alexis Masse (président de France Active Investissement) et Dominique Mahé (président de France Active Garantie) ont lancé l’après-midi avec un temps collectif sur les nouveaux horizons de nos métiers d’investisseur et de garant.

Deux débats ont ponctué l’après-midi :

  • la finance solidaire avec Alexis Masse (président de France Active Investissement), Fabien Leonhardt (Mirova), Antoine Vedrenne (Citizen Capital)
  • Sortons du blabla sur les territoires solidaires avec Antoinette Guhl (vice-présidente de la Métropole du Grand Paris), Simon Laisney (Plateau Urbain), Laure Gayet (Approche.s !)

Vous retrouverez prochainement sur notre site, un récapitulatif de ces échanges.

Parallèlement à ces débats, des temps d’échanges avec les associations territoriales ont permis d’aller à la rencontre d’innovateurs engagés comme la Serre à projets (Lorraine), Projet Briand et Okoté (Alsace), l’Accélérateur de l’engagement et Efferve’sens (Centre – Val de Loire), Propulsons ! (Pas-de-Calais), Ouvre Boîte Auvergne et Ouvre Boîte Aquitaine, le Générateur Bourgogne Franche-Comté (Franche-Comté), le financement à l’initiative agricole et Première brique (Occitanie), la démarche nationale d’évaluation d’impact social, J’adopte un projet (Nouvelle Aquitaine), l’insertion de bénéficiaires RSA (Seine-et-Marne Essonne), Territoire de Solutions (Normandie).

Pierre-René Lemas, président de France Active

Pierre René Lemas, président de France Active, a conclu cette journée en tribune, traçant la voie de l’engagement en nous appelant à faire preuve d’exigence et d’audace.

Badaue, groupe de Batucada

Une journée qui s’est terminée par une soirée festive, lancée par Badaue, groupe de Batucada, le tout ponctuée par des jeux en bois animés par On fait un jeu ?!

Le 29 juin : une matinée de coopération

Denis Dementhon, directeur général de France Active

Denis Dementhon (directeur général de France Active) a ouvert notre deuxième journée réservée aux salariés et bénévoles de France Active. Il a rappelé toute la force du collectif de France Active, de la confiance de nos partenaires et de notre capacité collective à aller plus loin dans l’accompagnement des entrepreneurs.

Et pour vivre la coopération inter-équipe, la matinée fut consacrée à un “escape game” géant ! Les 500 salariés ont été répartis par équipe de 6 personnes pour résoudre une énigme commune. Cette expérience hors norme a été rendue possible grâce à l’association On Fait Un Jeu, une association des Hauts-de-France qui mobilise le jeu comme levier de lien social.

Vous n’avez pas pu participer à cet événement ?

Retrouvez prochainement des articles sur les conférences et débats qui ont eu lieu au cours de la journée du 28 juin.

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Baromètre de la finance solidaire : l’édition 2022-2023 est disponible !


Fair et le quotidien La Croix publient la nouvelle édition du Baromètre de la finance solidaire.



Cette édition de 8 pages, publiée dans les pages du quotidien La Croix :

  • donne l’impact de la finance solidaire en France (chiffres consolidés par l’Observatoire de la finance à impact social),
  • regroupe trois reportages centrés sur des initiatives citoyennes qui ont vu le jour grâce à la finance solidaire
  • consolide un cahier pédagogique pour savoir comment épargner solidaire
  • publie l’interview d’une personnalité

En 2022, le Baromètre fête ses 20 ans.

Lire le baromètre de la finance solidaire La Croix / Fair

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Objectif : sauver un milliard d’abeilles

Farid MANIANI

Co-fondateur et président de Tech4Gaia

Dispositif de ruches biovigilantes

Collecter des données de l’activité des colonies d’abeilles est un indicateur puissant de la vitalité de la biodiversité d’un territoire et outil d’aide à la décision pour mieux la préserver.

67400 Illkirch-Graffenstaden
Dispositif de ruches biovigilantes

C’est en rencontrant un apiculteur, Lorenzo Altèse, que Farid Maniani commence à se passionner pour le monde des abeilles. Alors professeur d’économie et gestion en lycée professionnel et président d’un Fablab, il monte avec son ami des actions de sensibilisation en milieu scolaire. Celles-ci ont la particularité de proposer d’intégrer des capteurs dans des ruches pédagogiques en milieu scolaire des écoles pour en évaluer la vitalité.

La création d’un écosystème collaboratif
Avec Lorenzo et Armel, membre du fablab, ils ont alors l’intuition que les données collectées pourraient s’avérer extrêmement intéressantes si elles n’étaient plus regardées au cas par cas, mais au sein d’un maillage territorial beaucoup plus vaste. Pour opérer ce changement d’échelle, ils créent en novembre 2020 Tech4Gaia. « Des ruches connectées, ça existait déjà, explique Farid. Mais elles étaient peu accessibles pour les apiculteurs car trop chères. Et leur intérêt était limité car les informations transmises n’étaient pas partagées et croisées entre elles. »
L’idée de Tech4Gaia est ainsi de fédérer des acteurs du territoire très divers. Les collectivités, tout d’abord, qui ont la charge d’assurer une veille sur la biodiversité. « Il s’agit en effet d’un enjeu public. N’oublions pas que sans pollinisateurs, on aurait des fruits et légumes au prix de la vanille de Madagascar pollinisée à la main – soit 500 euros le kilo ! »
Les entreprises, ensuite, qui peuvent trouver dans la solution Tech4Gaia un soutien à leurs engagements RSE. « D’autant que nous pouvons également les aider à répondre à leurs obligations légales d’étude d’impact avec nos données objectives et en temps réel. »
La recherche enfin, car « étudier les abeilles domestiques nous fournit des informations sur l’état de santé de celles sauvages – qui représentent 95 % de la population –, mais aussi sur celle de tous les autres pollinisateurs (papillons, bourdons, etc.). Cela en fait un indicateur de biodiversité particulièrement précieux. »
C’est donc grâce à l’alliance de ce triptyque d’acteurs – publics, privés, académiques –, que Farid a pu construire un modèle économique viable, qui ne fasse pas peser le coût d’investissement sur les apiculteurs. « Nous leur donnons accès à notre outil gratuitement. Et en retour, ce sont eux qui collectent la donnée pour les autres parties prenantes engagées dans cet écosystème. »

Un modèle qui essaime

Actuellement, après une phase d’expérimentation avec 15 dispositifs, Tech4Gaia est prête à passer à la vitesse supérieure via la production de 500 ruches connectées qui lui permettra de s’étendre dans le Grand Est, sa région d’implantation, mais aussi ailleurs en France (à Bordeaux, dans la région parisienne, en Franche-Comté…) ainsi qu’au Luxembourg. Cette montée en puissance a d’ailleurs été à l’ordre du jour de l’accompagnement Place de l’Émergence dont a bénéficié Farid en 2021. « Notre vocation n’est pas de devenir une licorne qui cherche à lever un milliard de dollars. Nous, notre objectif est de sauver un milliard d’abeilles ! France Active nous a vraiment permis de challenger notre projet tout en gardant cette dimension d’ESS en son cœur. Ils nous ont également aidé à identifier des partenaires – comme la structure adaptée APF Entreprises Alsace qui produit nos dispositifs IoT –, ainsi que des financeurs qui croient dans notre modèle. » Dans ce cadre, Tech4Gaia a été soutenue par MAIF, BNP Paribas et la Banque des Territoires qui ont apporté 10 000 euros chacun. « Notre ambition désormais est de fédérer toujours plus largement autour de notre projet pour agrandir notre communauté de “gardiens de pollinisateurs“ prêts à essaimer avec nous », conclut Farid.

A bénéficié du

Avec

une prime de

30 000€

A été accompagné par

France Active Alsace

Et soutenu par

MAIF
BNP Paribas
Banque des Territoires

En 2021

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Assemblée générale : cap sur l’inclusion



Rendez-vous majeur de la vie institutionnelle de France Active, les assemblées générales ont eu lieu le mardi 24 mai au Digital Village à Paris. Cette séquence essentielle à la vie démocratique de notre réseau a permis de revenir sur l’activité de 2021 et de partager les enjeux de l’inclusion, un des axes stratégiques commun aux trois structures (association nationale et les deux sociétés financières de garantie et d’investissement). Retour sur les 3 grandes séquences de cet événement.

Après une année 2021 hors norme en raison des impacts de la crise sanitaire, les membres (administrateurs et actionnaires) des trois structures de France Active étaient réunis en Assemblée Générale Ordinaire le 24 mai dernier pour dresser le bilan de notre activité.

 

Ce rendez-vous statutaire a donné lieu à une première séquence réunissant tous les membres. Ils ont partagé les principaux résultats et faits marquants de l’année 2021 du mouvement France Active (lire le communiqué de presse de nos résultats). Au regard des 39 000 entrepreneurs accompagnés et financés, ils ont félicité les équipes des associations territoriales et de l’association nationale pour leur détermination et le travail réalisé au service des entrepreneurs engagés.

 

La deuxième séquence de l’après-midi a permis aux membres de chaque entité de valider leur rapport d’activité ainsi que leurs comptes annuels. L’occasion de constater la bonne situation financière des trois structures qui affichent des résultats légèrement excédentaires malgré deux années de crise et le passage de provisions en conséquence. Ces résultats et les nombreux partenariats publics et privés de l’association nationale permettent d’augmenter significativement la contribution aux budgets des associations territoriales, aux côtés des Régions. Pour illustrer l’action au service des entrepreneurs, des salariés des associations territoriales ont témoigné de leur activité quotidienne en mettant en avant des programmes spécifiques comme le déploiement du programme Inclusion par le Travail Indépendant dans les Yvelines et le Val d’Oise, le projet de développement social et économique de la rue Briand mené à Mulhouse par France Active Alsace, ou les actions d’investissement en Pays de la Loire.

 

La troisième séquence de l’Assemblée Générale était ouverte à nos partenaires opérationnels et stratégiques pour une table ronde dédiée à la question de l’inclusion et de l’entrepreneuriat. Plus d’une centaine de personnes, proches de France Active ont participé aux échanges autour d’une thématique essentielle pour notre mouvement : « De la protection à l’investissement, regards croisés sur l’inclusion ». De cette façon, la complémentarité et la transversalité de nos métiers de garant et d’investisseur ont pu être valorisées. L’introduction par Claude Alphandéry, président d’honneur de France Active a d’ailleurs posé le cadre du débat : ”Les entrepreneurs ont deux métiers : gestionnaires et développeurs. Et le nôtre, c’est de soutenir et d’accompagner ces entrepreneurs engagés pour les aider à explorer, investiguer, et approfondir leur passion entrepreneuriale.”

 

Cette table-ronde a permis de mettre en avant le rôle de France Active comme protecteur et investisseur engagé, et a pu donner lieu à l’expression de la coopération que porte France Active avec les acteurs de son écosystème en faveur de l’inclusion comme le souligne Hayat Boaira, déléguée générale d’Entrepreneurs de la cité : “Cette année, nous fêtons les 15 ans de notre partenariat avec France Active. Un partenariat qui continue à se renforcer, au service des entrepreneurs les plus fragiles.

 

Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française, Mickael Vaillant, conseiller économique chez Régions de France et Hervé Guez, directeur des gestions actions, taux et solidaire au sein de Mirova, intervenants de cette table-ronde, ont souligné la force du partenariat de France Active au service d’une économie du lien. Une mission rappelée par Pierre-René Lemas, président de France Active, et développée par Dominique Mahé, président de France Active Garantie et Alexis Masse, président de France Active Investissement qui portent collectivement toutes les dimensions sociales de nos interventions.

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Retrouvez les grands moments de la table-ronde sur

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De nouveaux bâtisseurs de cathédrale solidaires et engagés

Valéry OSSENT

Président de la Fabrique de Guyenne

Chantier médiéval d’insertion

Nous avons un pied dans le passé avec ce chantier historique, mais nous regardons aussi vers l’avenir en formant des professionnels qui s’inséreront demain sur le marché du travail.

La Lande-de-Fronsac (Gironde)
Chantier médiéval d’insertion

Valéry Ossent connaît bien le monde du BTP. Il a en effet été pendant plusieurs années conducteur de travaux en France et en Afrique. Il y a quatre ans, sa carrière prend un tournant nouveau quand il découvre par hasard les chantiers historiques de l’Hermione, ce navire français de guerre du XVIIIe siècle, et de Guédelon, château fort du XIIIe siècle. « J’ai été très impressionné par ces constructions grandeur nature avec de vrais ouvriers du bâtiment, utilisant un outillage et des matériaux traditionnels. Ouverts au public, ce sont de magnifiques vecteurs pour transmettre ces savoir-faire aux plus jeunes. » Valéry se lance alors le défi de proposer un chantier historique en Gironde, où il habite.

Un pied dans le passé, mais aussi vers les métiers d’aujourd’hui et de demain

Son étude de marché s’avère concluante. « Certaines contraintes sont apparues en fait comme des opportunités », confirme-t-il. Ainsi, sa volonté d’utiliser uniquement des matériaux naturels – tels que le bois ou la pierre –, ou de s’inscrire dans une dynamique d’économie circulaire (avec le réemploi de ressources de la région) font pleinement écho à certains usages en développement dans le secteur actuel du bâtiment.
« De même, alors que le BTP peine à recruter – notamment par manque de transmission des savoir-faire –, notre projet représente une belle occasion de mettre en avant ses métiers et de donner aux jeunes l’envie de se lancer. » C’est pourquoi Valéry décide d’allier démarche historique et chantier d’insertion qui emploiera une dizaine de personnes, dont la moitié des chômeurs de longue durée du territoire.
« La mairie de La Lande de Fronsac a donc accepté de nous suivre et nous a proposé de nous installer. » En parallèle, les acteurs locaux du bâtiment, telle la Fondation BTP PLUS, ont également manifesté leur soutien en donnant accès à leur réseau (professionnels, centres de formation, compagnons…). « C’est l’une de nos particularités : certes, nous avons un pied dans le passé avec ce chantier historique, mais nous regardons aussi vers l’avenir avec cette volonté de former des professionnels qui s’inséreront demain dans le marché du travail. »

Créer un lieu attractif et vivant

Concrètement, ce chantier sera vertigineux : il s’agira de construire une cathédrale gothique de 20 à 30 mètres de haut. « Ce ne sera pas un édifice à vocation religieuse, précise Valéry. Nous avons surtout fait ce choix, car c’est la construction en pierre la plus complexe possible. Cela demandera donc une très grande technicité et la mise en commun de multiples savoir-faire (sculpteurs, tailles de pierre, maçons, vitraillistes…) » Un architecte du patrimoine ainsi que la quinzaine de personnes (professionnels du bâtiment et historiens) ayant rejoint l’association créée par Valéry, la Fabrique de Guyenne, ont planché sur les plans en s’inspirant des constructions de la région.
Pour monter son projet, Valéry a également pu bénéficier de l’accompagnement de France Active – que ce soit via le parcours Cap’AM en Nouvelle-Aquitaine en 2020, puis avec le dispositif Place de l’Émergence en 2021 (programme national), qui lui ont permis de travailler sur la structure juridique, le modèle économique et l’identification des partenaires financiers (notamment la Caisse des Dépôts, FAPE EDF, la Banque de France). De quoi appréhender l’ouverture du chantier à la rentrée 2022 après la finalisation de l’achat du terrain de 3 hectares. « Très vite nous ouvrirons au public, car telle est notre vocation. Nous prévoyons même d’ici deux-trois ans l’installation d’une boutique et d’une offre de restauration pour créer un lieu attractif et vivant, valorisant pleinement ces métiers de la construction. »

La Fabrique de Guyenne a bénéficié de l’accompagnement Place de l’Émergence avec un financement de 10 000 euros.


Site Internet

A bénéficié du


Avec

une prime de

10 000€

plusieurs investissemnts d’un total de

50 000€

A été accompagné par

France Active Nouvelle Aquitaine

Et soutenu par

Banque de France
Caisse des Dépôts
FAPE EDF

En 2021
En 2023

10 000€

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Une aventure entrepreneuriale au féminin

Véronique GONZALEZ

Fondatrice des MINETTES EN GOGUETTE

Ligne de vêtements adaptée aux femmes ayant eu un cancer du sein

Entreprendre au féminin, c’est une vraie liberté. C’est un saut dans le vide. Le salariat offre de la protection mais c’est tellement plus grisant et excitant de créer son projet. De pouvoir toucher à tout.


13001 MARSEILLE
Ligne de vêtement

Lancée en août 2020 par Véronique GONZALEZ, la marque LES MINETTES EN GOGUETTE propose une ligne de vêtements adaptée aux femmes ayant eu un cancer du sein.

Ayant été elle-même touchée par le cancer du sein et la France comptant plus de 58 000 cas de cancers du sein en 2018, l’habillement de ces femmes est alors un sujet majeur.

 

 « Après une ablation, on intègre une prothèse, on utilise des soutiens-gorges très compressifs et vraiment pas jolis. Ces vêtements me renvoyaient une mauvaise estime de mon corps… »

FRANCE ACTIVE ET MOI

 

Après avoir travaillé avec la CCI de Marseille et Initiative Marseille Métropole notre entrepreneure a pu bénéficier d’une garantie de prêt bancaire France Active à 80%.

« Cette garantie me permet de financer le lancement de la marque, en sécurisant l’achat des matières premières et des fournitures, avec le contexte actuel qui est assez tendu.

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur m’a permis de sortir de la vision purement comptable de mon plan de financement. J’ai ainsi pu réfléchir autrement »

ÊTRE ENTREPRENEUR C’EST…

« Entreprendre au féminin, c’est une vraie liberté. J’ai 25 ans de salariat, je peux comparer. C’est un saut dans le vide. Le salariat offre de la protection mais c’est tellement plus grisant et excitant de créer son projet. De pouvoir toucher à tout.

Le plus important étant de trouver les bonnes personnes pour nous entourer. Par exemple, je ne serais jamais comptable ! Mais j’ai trouvé celle avec qui je travaille.

 

J’ai été très surprise lorsque l’on me demandait s’il n’y a pas un homme avec moi dans le projet. J’ai trouvé cela étonnant et frustrant qu’on considère qu’en tant que femme, créer une entreprise, (et non pas seulement mon métier) est plus qu’un défi ! Nous sommes en 2022 quand même ! Je suis alors encore plus fière d’y arriver en tant que maman solo. »

MON PARCOURS

Après avoir eu un cancer du sein en 2016 ayant conduit à une ablation, Véronique GONZALEZ reprend rapidement le travail.

« Un soir, j’ai eu besoin d’enlever la prothèse et de mettre un tee-shirt ample. Mon enfant a alors vu ma prothèse et c’est à ce moment qu’il a appréhendé que mon corps avait changé et moi aussi. »

Vient alors le moment de la recherche pour trouver le moyen de s’habiller en accord avec ce changement. Cette dernière ne fût pas fructueuse, le marché étant très peu couvert.

Entrainée dans son élan par des professionnels qui cherchent à orienter leurs patientes vers des lignes de vêtements adaptés, l’envie grandit d’enfin pouvoir répondre à ce besoin que beaucoup de femmes partagent.

Provenant du monde de la publicité, du marketing et de l’infographie, Véronique décide d’utiliser son goût du travail manuel pour apprendre à coudre. C’est alors qu’elle crée son premier débardeur.

Après avoir quitté le salon de son domicile pour être hébergée par le Carburateur, notre porteuse de projet lie un partenariat avec l’ATELIER 13 EN MODE pour développer le premier ensemble de lingerie et maillots de bain. Ils sont aujourd’hui produits avec des matières sourcés et certifiées à minima OECOTEK 100.

Forte de son expérience professionnelle et personnelle, Véronique n’est pas avare dans le partage de ses connaissances et accueille une alternante en marketing digital. Elle fait également participer la jeune Fask Academy (regroupement des acteurs de la mode en Provence-Alpes-Côte d’Azur) dans la conception de sa prochaine ligne de débardeurs.

 

Le projet Minette en goguette a été accompagné dans le cadre du Disposition de la Région Sud Mon projet d’Entreprise (MPE)

UN CONSEIL POUR CELLES ET CEUX QUI VEULENT SE LANCER ?

 

« Parlez-en, sortez de chez vous. Au début, je n’osais pas parler de mon projet. Dès que j’ai commencé à rechercher des informations, à parler, le réseau d’accompagnement se lance dans le mouvement.

Nous pouvons faire des pas de géant en France avec les structures d’accompagnement. N’hésitez pas à « Pitcher » le projet à chaque fois que l’occasion se présente, ça fait avancer la réflexion. Que ce soit dans le cercle personnel ou pas, échanger engendre la mise en relation. Dans le détour d’une conversation il y a parfois des bonnes surprises. »

ET DEMAIN ?

« Petit teasing, je lance ma ligne en avril ! Je continuerai à faire évoluer mon entreprise en cocréant avec d’autres femmes ayant eu le cancer du sein et proposerai les vêtements en prévente afin de répondre au mieux au besoin précis de chacune de mes clientes et ne pas participer à la surconsommation »


Site internet

A bénéficié


Avec

plusieurs garanties d’un total de

26 000€

A été accompagné par

France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur

En 2021

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Un immobilier solidaire pour revitaliser les territoires ruraux

Sylvain DUMAS

Co-gérant et directeur financier de Villages Vivants

Foncière solidaire et rurale

Avec les porteurs de projets qui nous sollicitent, nous créons une aventure commune. Notre modèle est très éloigné d’une relation propriétaire-locataire classique

Crest (Drôme)
Foncière solidaire et rurale

Tout a commencé par la rencontre de trois passionnés d’économie sociale et solidaire et de développement territorial : Valérie Dumesny, qui travaillait à la NEF, Raphaël Boutin-Kuhlman, alors à Terre de Liens, et Sylvain Dumas, expert dans la solidarité internationale et l’entrepreneuriat.

Déjouer les paradigmes

Tous les trois partagent une ambition : apporter une solution à la dévitalisation des territoires ruraux. « Nous voulions répondre à un dysfonctionnement qui est le résultat d’ingrédients multiples : concentration des emplois et services publics dans les grandes villes, montée du e-commerce, croissance exponentielle des mètres carrés des supermarchés… Or, nous avions la conviction qu’avec de la volonté, cette situation n’était pas une fatalité », explique Sylvain Dumas.
Le trio se lance alors dans l’investissement immobilier. Le principe ? Acheter, rénover puis louer des locaux dans des villages pour y installer des activités et ainsi ramener de la vie et des services de proximité. « Ce qui va à contre-courant des acteurs traditionnels du secteur qui privilégient les territoires plus attractifs, les projets plus gros pour optimiser les économies d’échelle et les bâtiments aux contraintes architecturales et urbanistiques plus simples », poursuit Sylvain. « Avec Villages Vivants, nous avons voulu déjouer ce paradigme. »

Des projets coopératifs dans le fond et la forme

Villages Vivants a déjà conduit neuf projets sur 3 000 m2 et pour des activités très diversifiées (librairie, auberge, agence de mobilité, brasserie, espace de bureaux…), créant ainsi 34 nouveaux emplois.
« Dans chaque cas, nous recherchons l’adéquation entre la viabilité économique, la réponse à un besoin du territoire et les forces des porteurs de projet avec lesquels nous nouons un véritable partenariat, dans l’esprit coopératif qui nous anime. Nous les incitons d’ailleurs à devenir sociétaires de Villages Vivants. »
Cet esprit de partenariat se ressent également avec France Active Drôme Ardèche qui a été à leurs côtés dès la création de la SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) Villages Vivants en 2018, puis lors du lancement de la SCA (Société en commandite par actions) Foncière Solidaire Villages Vivants en 2020. « France Active nous a soutenus depuis le début et avec toute la gamme de leurs accompagnements – outils de financement (garanties, prêts, participations au capital), conseil, mise en réseau, etc. Ils font partie intégrante de l’histoire. D’ailleurs, deux collaborateurs France Active ont rejoint nos instances dirigeantes. »
Aujourd’hui, Villages Vivants compte 11 salariés et après s’être étendue dans quatre autres départements, la coopérative est prête à franchir une prochaine étape en ouvrant une antenne à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme « Avec l’objectif de se concentrer sur le quart Sud-Est pour garder la connexion avec les territoires dans lesquels nous nous implantons. Pour les autres régions, nous proposons une activité de conseil pour les foncières qui souhaiteraient se lancer dans cette même logique de développement rural. » Ce déploiement s’accompagne aussi de la volonté de consolider encore plus la dimension démocratique et participative de la structure. « Le collectif est dans notre ADN et reste notre fil directeur », conclut Sylvain.

Crédit photo : ©JuanRobert


Site internet

A bénéficié des


Avec

plusieurs investissements solidaires de

600 000€

A été accompagné par

France Active

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Amorçage – Olivier TRAN, Biscornu

Olivier Tran

Fondateur Biscornu

Entreprise adaptée

Le traiteur solidaire de produits bio et locaux réalisés par des personnes handicapées ! 50% de la production des fruits et légumes part à la poubelle ! Un épouvantable gaspillage que Biscornu a décidé d’éliminer…


Colombes, 92025
Entreprise adaptée

Témoignage – Olivier Tran

Présentez nous Biscornu

“Biscornu est une entreprise adaptée qui emploie des personnes en situation de handicap (autisme, trisomie, mal entendant…).

Ils réalisent des recettes de haut niveau, des recettes de chefs étoilés tout en participant à un modèle plus vertueux et qui ne dégrade pas l’environnement.

50% de la production des fruits et légumes part à la poubelle ! Un épouvantable gaspillage que Biscornu a décidé d’éliminer en ne sélectionnant que des fruits et légumes déclassés, aujourd’hui jetés. Tous les produits que l’on utilise sont de saisons, bio et sans conservateurs/nitrites/sulfites. Absolument rien n’est ajouté pour être le plus respectueux de notre santé.

Notre but en créant ce concept novateur est de faire du handicap une excellence en leur donnant de la visibilité.

Comment vous est venue l’idée de créer Biscornu ?

Biscornu c’est avant tout une histoire personnelle. Mon fils est porteur d’autisme sévère, on s’est vite confronté à des difficultés lorsqu’on cherchait des solutions de prise en charge. J’ai donc décidé de quitter ma carrière confortable pour trouver un chemin d’espoir pour ces enfants presques délaissés.

Ce que j’ai retrouvé dans la gastronomie c’est qu’elle permet un message universel. Nos enfants ont du talent et peuvent avoir un rôle à jouer dans ce domaine.”

Comment le Fonds Amorçage vous a aidé dans le développement de votre structure ? A-t-il été bénéfique pour vous ?

“J’ai connu le Fonds Amorçage par bouche à oreille, plusieurs connaissances m’ont parlé de France Active. L’accompagnement de France Active est idéal car cela nous a donné les moyens de lancer le projet en partant de zéro.

Le fonds Amorçage nous a permis de mettre un pied à l’étrier. Cet accompagnement est sérieux, les personnes qui y travaillent font une analyse juste et judicieuse avec l’envie de changer les choses. Aujourd’hui, un membre de France Active participe à nos comités de pilotage.

On a pu développer les premières recettes et d’engager les premières dépenses. Par la suite, on a recruté un chef qui a développé les premières recettes et commencer les premières réalisations de recettes en février.

Grâce à tout cela, nous avons pu rapidement nous positionner sur des appels d’offres de grandes entreprises, développer notre activité de traiteur dans des cocktails événementiels…

Aujourd’hui, vous pouvez retrouver les produits Biscornu aussi dans nos 7 points de vente en Île-de-France ou grâce à notre activité de traiteur pour vos événements.


Site internet

A bénéficié

d’un FRIS de

125 000 €

d’une garantie impact de

82 250 €

d’une prime UrgencESS de

8 000 €

A été accompagné par

France Active Ile de France et France Active Métropole

En 2020, 2021

C’est ici ?

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