Un salon de coiffure qui va vers ses clients

Claire LIGNY
Fondatrice de Nomade Coiffure
Salon de coiffure itinérant
Avec mon camion aménagé en salon de coiffure, je réponds aux besoins d’une clientèle variée qui ne s’autorise pas forcément à aller chez le coiffeur.
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Échenoz-la-Méline, Franche-Comté
Salon de coiffure itinérant
Depuis juillet 2024, Claire Ligny sillonne chaque jour les routes de sa Franche-Comté natale. Au volant de son camion aménagé, elle s’arrête dans les bourgs et les villages pour proposer ses services de coiffeuse itinérante.https://vimeo.com/1119357987
Travailler pour soi et autrement
Claire Ligny est encore toute jeune, 24 ans, mais elle a déjà derrière elle sept années d’expérience dans des salons de coiffure quand elle décide de se lancer à son compte. Ses motivations ? « Je souhaitais travailler pour moi, mais aussi travailler différemment. » C’est pourquoi elle crée son propre salon itinérant, appelé « Nomade Coiffure », inspirée par des exemples vus sur les réseaux sociaux. « Ce qui m’a attiré est de pouvoir aller vers les clients et clientes qui ne peuvent pas forcément se déplacer parce qu’ils n’ont pas le permis ou qu’ils ne veulent pas faire de la route pour se rendre chez le coiffeur. » En Haute-Saône qui est un département très rural, il faut en effet parfois faire des kilomètres pour accéder à un commerce. « Et par rapport à une coiffeuse à domicile, je leur propose davantage de confort et de choix. J’ai en effet pas mal de matériel sur place. »
Une clientèle variée qui s’étoffe
En quelques mois seulement, le concept séduit. Il faut dire qu’il est nouveau sur son territoire. Certains médias locaux mettent donc en lumière son entreprise et le bouche-à-oreille fonctionne bien, amplifié par une communication sur les réseaux sociaux. « Aujourd’hui, ma clientèle est composée d’hommes, de femmes, d’enfants, de seniors… Les journées ne se ressemblent pas : chaque jour, je suis à un endroit différent et je rencontre des personnes très variées ! »
En créant Nomade Coiffure, Claire Ligny entame aussi un parcours entrepreneurial dont elle découvre tous les ressorts. Pour cela, elle a notamment été soutenue par France Active Franche-Comté. « Leur accompagnement a été précieux pour le lancement. Il a fallu acheter le camion, qui était par chance déjà aménagé, mais également apprendre la gestion et l’organisation. »
Aujourd’hui, Claire Ligny se projette avec confiance vers l’avenir. « Mon prochain objectif est de continuer à bien stabiliser mon activité et à répondre aux besoins de personnes qui ne s’autorisent pas forcément à aller chez le coiffeur. Avec Nomade Coiffure, c’est plus simple pour eux de s’octroyer ce petit plaisir. »
Manon Lejeune, chargée de financement TPE
« Nomade Coiffure répond à un besoin de commerces et de services qui se raréfient dans ce territoire rural où beaucoup d’habitants peuvent se sentir isolés. En se déplaçant de villages en villages pour aller vers les clients, ce projet nous a semblé être un vecteur innovant de lien social. C’est pourquoi nous avons décidé de soutenir Claire Ligny en apportant une garantie bancaire, mais aussi des conseils et des formations afin qu’elle ait toutes les clés en main pour se lancer sereinement dans cette aventure entrepreneuriale. »
A bénéficié du
Avec
une garantie de
21 600€
une prime de
1 000€
A été accompagné par
France Active Franche Comté
En 2024
1 000€
C’est ici ?
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Du déchet au compost : Du bac de tri au champ : la boucle verte signée HUKA

Hugo CHARRETON
Fondateur de HUKA
Compostage – Économie sociale et solidaire
France Active nous a permis de transformer une idée en projet solide, capable d’avoir un réel impact sur notre territoire.
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Vaucluse (84)
Compostage – Économie sociale et solidaire
À 26 et 27 ans, Mickael Gueytte et Hugo Charreton ont décidé de transformer les déchets alimentaires pour redonner vie aux sols. Amis depuis leur DUT Techniques de commercialisation à Aix-en-Provence, ils ont chacun suivi leur chemin – Mickael en école de commerce et dans la grande distribution, Hugo à l’international puis dans la logistique et l’hôtellerie – avant de se retrouver autour d’une idée : donner une seconde vie aux biodéchets sur leur territoire.
Une idée qui germe sur leurs terres
Originaires du Vaucluse, ils réalisent qu’aucune structure réalise du compostage dédié aux déchets alimentaires, pourtant essentiels pour enrichir les sols. « Ici, le tri à la source est en retard, alors qu’on est dans un département agricole », note Mickael.
En 2022, ils se lancent. Pendant un an, ils bâtissent leur projet en parallèle de leurs emplois, imaginant un service complet : formation des équipes au tri, collecte régulière, compostage sur leur propre plateforme agréée – la première du genre dans le département – et redistribution aux agriculteurs locaux.
En mai 2024, les premières collectes démarrent. Aujourd’hui, HUKA valorise chaque mois entre 25 et 30 tonnes de biodéchets, issus d’une centaine de points de collecte : restaurants, cantines, hôpitaux, maisons de retraite. Le compost produit retourne gratuitement, dans un premier temps, aux agriculteurs pour tester son efficacité sur les sols. « On veut que ce compost, produit localement, retourne nourrir les terres d’ici », insiste Hugo.
Un contexte qui joue en leur faveur
La loi AGEC, entrée en vigueur en janvier 2024, impose à tous les producteurs de biodéchets de les trier à la source. « On est arrivés au bon moment, dans un territoire où il y avait un vrai besoin », souligne Mickael. Leur solution permet aux professionnels de réduire leurs coûts tout en agissant pour l’environnement. « C’est gagnant-gagnant : moins de déchets enfouis et un compost qui profite directement aux agriculteurs », ajoute Hugo.
Des soutiens clés pour avancer
Pour structurer leur entreprise, Mickael et Hugo intègrent l’incubateur Camina. Pendant huit mois, ils sont accompagnés sur tous les volets : trésorerie, marketing, communication, digital. Ce suivi leur permet d’obtenir un prêt d’honneur de 15 000 €, complété par un financement bancaire via la BNP. France Active leur accorde ensuite un second prêt pour accélérer leur développement ainsi qu’une garantie bancaire. La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’ADEME participent également au financement des aménagements et du matériel.
« Sans cet accompagnement, on aurait perdu beaucoup plus de temps à trouver les bonnes infos et les bons contacts », reconnaît Hugo.
Des obstacles bien réels
Le foncier reste une difficulté majeure dans un territoire touristique comme le Vaucluse, où les terrains disponibles sont souvent destinés à des projets hôteliers. Les lenteurs politiques ralentissent aussi la généralisation du tri à la source. Mais pas de quoi décourager les deux entrepreneurs engagés. « Il faut être prêt à mettre les mains dans le cambouis, à aller voir les gens, à frapper à toutes les portes et à tout apprendre sur le tas », affirme Mickael. « On ne compte plus les heures passées sur la route ou en rendez-vous, mais c’est ce qui fait avancer le projet », complète Hugo.
Une vision à long terme
Dans cinq ans, HUKA espère employer une dizaine de personnes, disposer de deux ou trois sites de compostage et couvrir l’ensemble du Vaucluse. « On veut prouver que notre modèle territorial peut marcher et qu’il peut être reproduit ailleurs », explique Hugo.
Pour Mickael, l’objectif est clair : « Si on arrive à être incontournables sur le Vaucluse, on saura qu’on a fait notre part pour la terre et pour les gens d’ici. »
A bénéficié du
Avec
une garantie de
19 500€
plusieurs investissements de
55 000€
une prime
(lauréat “Jeunes et engagés 2025”)
5 000€
A été accompagné par
France Active Provence-Alpes-Côte d’Azur
En 2024
L’énergie des nouvelles générations et le soutient de nos partenaires
Accompagner les jeunes de moins de 26 ans, c’est miser sur une génération qui ose entreprendre dès le début de sa vie professionnelle. Aux côtés de ses partenaires, France Active leur offre un appui concret : structurer leur projet, accéder à une garantie bancaire sans caution personnelle, bénéficier de conseils et de mises en relation.
En 2024, grâce au fonds solidaire de la MAIF, à la Fondation Agir pour l’Emploi ENGIE et à la Fondation Duval, 10 projets ont été récompensés à hauteur de 5 000 € chacun.
Chaque année, près de 1 000 jeunes sont ainsi accompagnés. Ces projets reflètent l’énergie et la diversité des initiatives qui émergent partout en région, portées par l’engagement et la persévérance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.
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La Venelle : le temple du réemploi ouvre à Montreuil
1800 m² de boutiques vont ouvrir le 3 septembre prochain à Montreuil, il s’agit d’un projet regroupant 9 associations pour favoriser une consommation responsable tout en offrant à des personnes éloignées de l’emploi, une possibilité de réinsertion. Un bel exemple de coopération autour la filière du réemploi au sein de l’Economie sociale et solidaire pour lequel France Active est pleinement engagée.
Site internet
Le 3 septembre 2025, 1800m² au service du réemploi ouvrent leurs portes. 9 boutiques proposent aux passants de consommer responsable tout en permettant à des personnes éloignées de l’emploi de reprendre une activité. Il ne s’agit pas que de vente car il y a aussi des ateliers de co-réparation proposés par la Recyclerie sportive, ou encore de la couture proposée par La Collecterie et un café-cantine pour vous restaurer le midi.

Découvrez les structures présentes à La Venelle (6 d’entre elles ont bénéficié de l’accompagnement et de financement de France Active) , au 198 rue Robespierre à Montreuil (Seine-Saint-Denis).
Atelier R-ARE crée des objets et du mobilier en bois massif à partir de matériaux récupérés lors de la déconstruction de bâtiments. Association conventionnée chantier d’insertion, Atelier R-ARE imagine et fabrique des pièces uniques et des aménagements en valorisant le bois issu de déchets sauvés de l’enfouissement. Les autres matériaux récupérés lors de la déconstruction sont, quant à eux, soigneusement orientés vers des filières de recyclage partenaires.Emmaüs Coup de Main favorise l’accès à un emploi durable en proposant aux salariés un accompagnement social personnalisé et un environnement professionnel adapté, au sein de ses chantiers d’insertion. Les équipes de salariés en insertion, encadrées par le personnel permanent, assurent au quotidien la gestion des sept ressourceries et des trois centres logistiques implantés dans l’Est parisien. Parallèlement, l’association développe un dispositif spécifique d’insertion par l’hébergement, destiné à soutenir les familles confrontées à la précarité.Emmaüs Défi est un chantier d’insertion dont la mission est d’accompagner des personnes en situation de grande précarité pour trouver un travail, se loger et accéder à des soins, afin qu’ils trouvent une place dans la société. Cette structure propose dans sa boutique des vêtements et accessoires de seconde main.Envie propose à la vente de l’électroménager reconditionné à prix réduit, assure la reprise des anciens appareils et anime des ateliers d’initiation à la réparation ainsi qu’aux bonnes pratiques d’usage et d’entretien. Les équipements sont collectés et remis en état localement en Île-de-France, favorisant ainsi le circuit court. L’objectif est de vendre 2 500 appareils par an, ce qui permettrait d’éviter 125 tonnes de déchets.La Collecterie est une ressourcerie montreuilloise créée en 2012 qui collecte les objets destinés à être jetés, les trie, les répare, les transforme pour leur donner une seconde vie et les relancer dans le cycle de la consommation solidaire et éthique tout en donnant leur chance à des personnes en insertion professionnelle.
Retour sur le reportage que nous avions réalisé à La Collecterie :
https://vimeo.com/907538228La Ressourcerie Du Spectacle, créée en 2014 par des professionnels du spectacle, répond au double constat du renouvellement fréquent du matériel et du manque de réemploi, ainsi qu’aux difficultés d’accès à l’équipement pour certains acteurs du secteur. Au sein de la Venelle, elle propose du matériel audiovisuel, son, lumière, équipements scéniques et éléments scénographiques en attente d’une nouvelle vie, ainsi qu’un espace d’auto-réparation équipé d’un bar à outils.La Recyclerie Sportive est la première structure dédiée à la remise en état et à la revente d’équipements et de matériel de sport. Elle collecte auprès des particuliers et des professionnels, puis propose à la vente ces articles réparés ou transformés.Neptune, implantée à Montreuil depuis 1994, est un acteur du réemploi solidaire en Seine-Saint-Denis, œuvrant pour l’insertion professionnelle de plus de 90 salariés au sein de ses ressourceries locales. L’association collecte, valorise et commercialise une grande diversité d’objets de seconde main, en animant également des ateliers de sensibilisation à une consommation plus responsable. Fidèle à son engagement social, Neptune proposera une friperie solidaire à la Venelle.Le REFER, Réseau Francilien du Réemploi, fédère les acteurs du réemploi solidaire en Île-de-France, qu’ils soient ressourceries, recycleries ou ateliers spécialisés. Porté par une approche mutualiste, il accompagne la croissance d’initiatives axées sur l’entraide, le partage et la coopération, pour répondre aux enjeux sociaux et écologiques contemporains. Défendant une vision non lucrative et non concurrentielle du réemploi, le réseau rassemble aujourd’hui près de 70 structures adhérentes engagées dans la réduction des déchets et la solidarité locale.
Vous pourrez également déguster de bon petit plat, le midi à Parelle, la cantine tenue par La Collecterie.
France Active soutient l’économie circulaire et la filière de l’après première vie
L’objectif pour France Active est de structurer les filières solidaires, de la collecte et du tri jusqu’au réemploi, afin d’accroître les volumes de matériaux et d’objets traités. Cette démarche vise également à conserver la valeur créée au bénéfice des territoires, en soutenant l’économie locale et le développement de l’emploi de proximité.
Pour ce faire France Active soutient des modèles d’activités industrielles permettant de ne pas créer de déchets, les activités favorisant la réparation et le réemploi et des réponses sur le recyclage des déchets.
France Active investit pour accompagner la croissance des structures dans ce secteur d’activité en finançant le développement de leurs volumes, leurs coopérations et leur intégration dans la chaîne de valeur. Parallèlement, elle facilite leur accès au marché et à une clientèle élargie, contribuant ainsi à une économie plus solidaire, locale et durable.
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Venez nous rencontrer lors du salon BIG 2025 !


Retrouvez France Active le mardi 23 septembre prochain à l’Accor Arena Paris lors de l’événement entrepreneurial : BIG organisé par Bpifrance. Pour venir échanger avec nos équipes, rendez-vous au village Bpifrance Création et rencontrez également les autres réseaux d’accompagnement que compose le collectif Cap Créa.
En savoir plus et s’inscrire
Cette année, nous vous invitons à participer aux conférences :
« Quand demain rime avec entrepreneuriat, la croissance s’allie aux valeurs éthiques ! » – Bulle Le Coq Créa – De 16h25 à 16h55
Construisez une entreprise où la réussite économique respecte vos valeurs en alliant succès et impact positif. Vous avez un projet innovant et responsable ? Venez vous inspirer auprès de nos réseaux et entrepreneurs engagés. Votre business peut changer le monde, votre avenir se dessine ici !.
En présence de :
- Elodie GEBA – Fondatrice de Lilaea
- Laurie VERHELST, dirigeante de “Ma petite malle d’éveil”, accompagnée par Pépite et financée par France Active Centre-Val de Loire
- Grégory HEBINGER, référent national de Pépite France
- Mathilde MOLARD – Responsable création et entrepreneuriat Centre-Val de Loire chez Bpifrance
- Cédriane MOREAU – Directrice Générale Adjoint d’Enactus
- Tanguy LANCELVE – conseiller en financement de France Active Centre-Val de Loire
« Pour bien démarrer et financer ses besoins, trouvez les bons partenaires financiers ! » – Bulle Le Coq Créa – De 17h45 à 18h15
Trouver de bons partenaires financiers et mobiliser des financements adaptés à vos besoins est essentiel pour créer ou reprendre une entreprise ! Nos quatre experts, représentant les principales solutions de financement, vous expliquent comment faire et répondent à vos questions.
En présence de :
- Victoire BENILIAN – Experte accompagnement entrepreneurs.euses chez Ulule
- Hervé DUCROCQ – Responsable création et entrepreneuriat Hauts-de-France chez Bpifrance
- Vanessa PLUCHARD – Directrice de France Active Nord
- Christian POTIER – Directeur de Initiative Lille Métropole Sud
- Denis SARAZIN – Responsable du marché des professionnels de CIC Île-de-France
France Active et Cap Créa
Comme 26 réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise, France Active est membre du collectif du collectif Cap Créa uni autour de Bpifrance. Une ambition commune : doubler d’ici 5 ans le nombre de création d’entreprises accompagnées, pérennes, génératrices de valeur ajouté et d’emploi. France Active, association leader de la finance solidaire, participe à cet élan et propose des financements et de l’accompagnement adaptés aux projets des entrepreneurs engagés. Elle contribue ainsi à leurs côtés à changer la société, sachant que les entrepreneurs accompagnés par les 35 associations territoriales sont plus de 80 % à voir leur structure perdurer au-delà des 3 ans existence.
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France Active donne la parole aux entrepreneur.es

Audacieux et engagés – saison 3
Parce qu’inventer un monde résolument plus social et plus écologique demande une alliance d’audace et d’engagement, France Active a fait le choix de donner la parole à des entrepreneurs qui on fait ce pari. Découvrez leurs témoignages inspirants. Accompagné.es par notre réseau, ils mettent l’humain au cœur de leur modèle et nous racontent leurs parcours à travers cette troisième série de vidéos intitulée « Audacieux et engagés ».
Visiter le site
Espoir 73 – Esat Le Habert – Savoie
Espoir 73 accompagne les personnes ayant connu une rupture dans leur parcours professionnel en raison d’une maladie psychique, en leur offrant l’opportunité de se reconstruire et de retrouver confiance en elles grâce à une activité professionnelle valorisante. Située à Entremont-le-Vieux, la structure réunit une ferme de vaches laitières, une fromagerie et un restaurant, offrant ainsi un environnement propice à l’épanouissement et à la réinsertion. https://vimeo.com/1105716709
Mineka – Auvergne Rhône-Alpes
Architecte de formation, Joanne Boachon a été confrontée aux mêmes difficultés que ses confrères : s’approvisionner en matériaux de seconde main s’est souvent révélé complexe. Pour répondre à ce besoin, elle a créé Mineka, une association qui permet aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels d’accéder facilement à des matériaux de réemploi. L’atelier, ouvert plusieurs fois par semaine, leur offre la possibilité de venir se fournir en toute simplicité.https://vimeo.com/1105717771
Nomade coiffure – Franche-Comté
Nomade Coiffure a pour mission d’aller à la rencontre des habitants qui ne peuvent pas toujours se déplacer. Pour cela, l’entrepreneure a transformé un camion en véritable salon de coiffure mobile. Elle sillonne ainsi les petits villages de Franche-Comté, offrant un service de proximité tout en bénéficiant d’une plus grande liberté dans l’exercice de son métier. Une initiative innovante qui répond aux besoins des habitants tout en réinventant la pratique de la coiffure.https://vimeo.com/1119357987
Défi production – MPA Occitanie
Offrir de l’espoir et transmettre un véritable savoir-faire dans les métiers du cinéma, telle est la mission que s’est donnée Défi Production auprès des jeunes du quartier de la Reynerie, en banlieue toulousaine. Pour y parvenir, l’association a lancé la première école de cinéma du Sud-Ouest dédiée à la découverte des métiers de plateau, proposant une formation gratuite de 500 heures. Une initiative inédite qui ouvre de nouvelles perspectives professionnelles à ces jeunes talents. https://vimeo.com/1119358516
Chez Jess – Pas de Calais
Situé dans un quartier prioritaire d’Auchel, dans le Pas-de-Calais, ce magasin de vêtements est bien plus qu’une simple boutique : il s’est transformé en véritable lieu de vie. Les clientes fidèles s’y retrouvent régulièrement, non seulement pour découvrir les nouveautés, mais aussi pour échanger autour d’un café. Pour ces femmes, c’est une véritable bouffée d’air frais, un espace convivial où l’on vient autant pour discuter que pour faire du shopping. https://vimeo.com/1119357393
Fournil bio – Guadeloupe
Le Fournil Bio propose du pain au levain en Guadeloupe, mais va bien au-delà d’une simple boulangerie. Véritable lieu de vie, il réunit boulangerie, café et épicerie à quelques pas de l’atelier de production. Lorsque les gérants ont découvert ce local, ils ont saisi l’opportunité d’en faire non seulement leur espace de distribution, mais aussi un lieu ouvert aux associations locales et aux habitants du quartier, qui peuvent y organiser des animations sur la terrasse. Ce lieu inédit en Guadeloupe favorise ainsi les rencontres et la convivialité autour de produits artisanaux et bio.https://vimeo.com/1136798210
Flap, le cabaret vert – Champagne-Ardenne
Il s’agit de l’un des tout premiers festivals de la région Champagne-Ardenne. L’idée est née en 2003 dans l’esprit de trois musiciens ardennais, frustrés de ne pas trouver de lieu pour se produire localement. La première édition du festival, portée par Julien Sauvage, a eu lieu en 2005. Depuis, chaque été, une nouvelle édition est organisée, à l’exception d’une pause de deux ans consécutifs due à la crise sanitaire liée au Covid-19.https://vimeo.com/1136799889
Scic du Barétous – Nouvelle-Aquitaine
À une heure de Pau, la SCIC du Barétous incarne avant tout un projet collectif : éleveurs, mairie et habitants ont uni leurs forces pour créer une conserverie de produits locaux, adossée à un magasin de producteurs. Ce projet est né d’un véritable besoin du territoire, répondant à plusieurs enjeux : l’entretien des parcelles, la création d’emplois pour les habitants et l’ouverture d’un commerce essentiel à la commune. Fidèle à ses valeurs, la SCIC promeut le bien manger en proposant des produits locaux et de qualité, tout en dynamisant la vie économique et sociale du Barétous. https://vimeo.com/1136800685
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L’économie circulaire s’invite dans le BTP

inves

Joanne BOACHON
Directrice-fondatrice de Minéka
Matériaux de réemploi pour la construction
Nous avons réussi à faire la preuve de l’intérêt du réemploi dans la construction. Désormais, nous devons démontrer qu’il s’agit d’un modèle économique solide.
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Lyon, Rhône
Matériaux de réemploi pour la construction
Sauver de la benne des matériaux de construction en les collectant et en les redistribuant, afin de leur donner une seconde vie, telle est la mission de Minéka. Un projet totalement novateur lorsque l’association a été co-créée en 2016 par Joanne Boachon, diplômée de l’École nationale supérieure d’architecture. « Spécialisée en architecture environnementale, j’avais la volonté de construire des bâtiments qui respectent l’environnement. Et quand j’ai vu une exposition consacrée à la pratique du réemploi, ça a été un déclic. J’ai décidé d’explorer cette voie. Très vite, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de lieu pour trouver des matériaux de seconde main pour le BTP. Cette offre était donc à inventer. »
https://vimeo.com/1105717771
Ouvrir la voie à tout un écosystème de réemploi
Après avoir passé son habilitation à la maîtrise d’ouvrage en son nom propre (HMONP), la jeune femme fonde donc Minéka, pour lier architecture et économie circulaire. Une ambition portée par le nom même de la structure :« Minkéka vient de “Minka”, équivalent aborigène du phénix qui renaît de ses cendres… »
Première étape : créer un réseau. « Pour commencer, j’ai rencontré la pépinière d’initiatives Anciela qui accompagne les projets de transition, ainsi qu’un collectif d’architectes qui faisaient du réemploi à petite échelle. Cela m’a permis de monter en compétences entrepreneuriales, faire une preuve de concept, écrire un business plan, taper aux portes des premiers financeurs et accompagnateurs… jusqu’à être incubée par Alter’Incub. » C’est ici que le projet se finalise et que Joanne Boachon fait la connaissance de l’équipe de France Active Rhône qui la soutient financièrement et lui propose d’intégrer un DLA (dispositif local d’accompagnement de l’ESS) pour se former à la gestion associative. « Cet accompagnement a été la clé, car nous avons pu nous structurer et payer nos premiers salaires. »
Un changement d’échelle comme horizon
Aujourd’hui, Minéka s’est bien implanté sur son territoire, en Auvergne-Rhône Alpes et en lien avec d’autres acteurs de l’ESS ainsi que les collectivités locales. L’association compte 7 salariés et trois pôles : collecte-redistribution, bureau d’études (à destination des architectes et maîtres d’ouvrage) et sensibilisation-formation (pour essaimer la pratique). « Nous avons donc réussi à faire la preuve de l’intérêt du réemploi dans la construction. Désormais, nous devons démontrer qu’il s’agit d’un modèle économique solide. C’est pourquoi nous nous tournons vers une autre étape de notre développement avec l’objectif de changer d’échelle. » Ce qui passera notamment par un nouveau statut. « Nous prévoyons donc de devenir une Scic (Société coopérative d’intérêt collectif) qui nous permettra d’intégrer davantage nos salariés, partenaires et investisseurs dans la gouvernance. » Pour cette phase de maturité, France Active Rhône sera une nouvelle fois à ses côtés.
Regard de la conseillère France Active
Estelle Rabiller, chargée de financement et d’accompagnement des entrepreneurs engagés
« Minéka apporte une réponse innovante et structurante à une problématique environnementale de poids, tout en étant solidaire et créatrice d’emplois durables. Il était évident que France Active Rhône devait l’accompagner.
Le principal atout de Minéka ? Certainement Joanne Boachon. Son parcours et ses compétences, son écoute, sa capacité à tisser un réseau de partenaires constructifs sur le territoire et au niveau national sont le socle de la réussite de ce projet engagé. »
A bénéficié du
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Avec
plusieurs investissements solidaires d’un total de
40 000€
plusieurs garanties d’un total de
45 000€
un accompagnement
DLA
A été accompagné par
France Active Rhône
Depuis 2018
C’est ici ?
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L’insertion du champ à l’assiette


Cédric BLOTTIAUX
Responsable du développement des ressources Espoir 73
Fromagerie Le Habert, ESAT agricole
Avec nos solutions d’hébergement et notre ESAT agricole, nous accompagnons l’autonomie, la vie quotidienne et la professionnalisation de publics en situation de handicap psychique.
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Entremont-le-Vieux, Savoie
Fromagerie Le Habert, ESAT agricole
Avec ses 130 salariés, l’association Espoir 73 est devenue depuis 1990 un acteur ESS de poids en Savoie. Et ce, à travers ses différentes entités qui accompagnent chaque année près de 500 personnes (hébergement, accueil médicalisé, centre de formation, service d’aide à l’insertion ESAT autour d’activités agricoles, industrielles, de logistique, d’espaces verts, d’hygiène et propreté, …). « Il s’agit d’un projet complet social, professionnel et agricole, très ancré dans son territoire », confirme Cédric Blottiaux, responsable du développement des ressources.https://vimeo.com/1105716709
Autonomie, pouvoir d’agir et qualité de vie
L’ESAT Le Habert, situé à Entremont-le-Vieux, en plein du massif de la Chartreuse, fait partie de cette galaxie médico-sociale. Sa particularité ? Accompagner des personnes en situation de handicap psychique grâce à ses solutions d’hébergement et de formation aux métiers agricoles. « La structure a été créée en 1998 dans l’objectif de réinsérer les personnes dans la vie locale et professionnelle en développant leur autonomie, leur pouvoir d’agir et leur qualité de vie grâce aux métiers de l’agriculture. »
Au fil des années, le projet s’est d’ailleurs étoffé pour compter aujourd’hui un élevage bovin, une fromagerie, une activité de travaux de débroussaillage et vignes, et même une auberge. Soit tous les maillons de la chaîne du champ jusqu’à l’assiette.
Ces dernières années, l’ESAT a agrandi le bâtiment d’élevage et modernisé l’auberge. « Notre ambition était de pouvoir professionnaliser davantage les outils de travail pour se rapprocher au maximum de ce qu’on trouve ailleurs en montagne dans le milieu ordinaire. » Dans cette dynamique, un aspect restait alors à prendre en compte : la fromagerie, qui nécessitait elle aussi des travaux conséquents en raison du vieillissement de ses infrastructures.
Devenir fromager dans un cadre de travail optimisé
Des rénovations d’ampleur sont alors menées : modernisation et sécurisation des postes de travail, agrandissement de l’espace de production, mises aux normes d’hygiène actuelles, révision de la plomberie, de l’électricité, des sols, des plafonds, avec notamment un objectif d’économies d’énergie.
Pour financer ces travaux d’un montant de 500 000 euros, la fromagerie Le Habert a obtenu des subventions conséquentes. Elle a aussi fait appel en complément à l’association territoriale du réseau France Active, en Savoie et Haute-Savoie. « Nous savions que nous pouvions compter sur ce partenaire historique qui a suivi sur la durée les évolutions d’Espoir 73. »
Après plusieurs mois de chantiers, la fromagerie rénovée a été inaugurée en mai 2025. Chaque apprenti fromager peut désormais bénéficier de ce nouveau cadre de travail moderne et confortable, aux meilleurs standards sanitaires et environnementaux. « Nous avons ainsi amélioré le niveau de professionnalisation. Avec un objectif : créer les conditions pour augmenter les sorties vers le milieu ordinaire », conclut Cédric Blottiaux.
Le regard de la conseillère France Active :
« Nous sommes aux côtés de l’association Espoir 73 depuis des années, car notre vocation est de soutenir toutes les étapes de la vie des structures de l’ESS que nous accompagnons sur notre territoire. La fromagerie Le Habert a donc une nouvelle fois fait appel à nous quand ils en avaient besoin. Pour leurs travaux, ils avaient déjà trouvé des subventions d’investissement. Avec le prêt à taux zéro que nous leur avons accordé, nous avons cherché à faire effet levier et à contribuer à la crédibilité du projet auprès des financeurs publics et des partenaires bancaires. Les aider nous a paru une évidence, tant ils participent activement à la fois à la revitalisation rurale et à l’insertion de personnes particulièrement fragiles. »
A bénéficié du
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Avec
un investissement de
30 000€
A été accompagné par
France Active Savoie Mont Blanc
En 2023
C’est ici ?
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À Salouël, une cordonnerie qui reprend vie


Magalie CUISSETTE
Salouël (Somme)
France Active m’a apporté un vrai soutien, humain et professionnel. Grâce à cet accompagnement, je me suis sentie entourée et soutenue, du montage du projet jusqu’à aujourd’hui.
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Salouël (Somme)
Cordonnerie
À quelques kilomètres d’Amiens, une ancienne maison de ville s’est transformée en cordonnerie. Derrière la vitrine rénovée, la cordonnerie SVII a ouvert ses portes en juin 2024, portée par Magalie Leleu, une entrepreneure déterminée qui a choisi de relancer un métier rare avec une approche moderne et engagée.
Lauréate avec mention très bien du CAP Cordonnier multiservice et formée par l’ancien cordonnier du quartier, elle reprend son activité et y ajoute sa touche personnelle : une boutique, des services variés, et surtout, une grande attention portée à l’écoute des besoins de ses clients.
Un atelier polyvalent au service des habitants
Chez SVII, Magalie répare les chaussures, sacs, ceintures, accessoires en cuir, mais aussi les équipements sportifs de l’équipe locale de hockey sur glace. Elle a également investi dans une machine de personnalisation pour proposer des gravures sur cuir.
« J’aime réfléchir à la meilleure façon de réparer sans dénaturer l’objet. Ce métier fait autant travailler mes mains que ma tête. »
Côté boutique, elle propose 40 à 50 modèles de chaussures, adaptés aux pieds sensibles, avec un vrai souci de confort et de qualité. Elle sélectionne aussi des ceintures et sacs en cuir fabriqués en Europe.
Les clubs de randonnée du coin sont des clients fidèles, tout comme une clientèle plus âgée, attachée à ce commerce de proximité.
« Le bouche-à-oreille fonctionne très bien. J’ai parfois plus de demandes que je ne peux en prendre. »
Une reconversion portée par la passion
Avant de lancer sa cordonnerie, Magalie a travaillé pendant 15 ans comme assistante commerciale sur le terrain. Elle aimait créer, bricoler, vendre ses bijoux sur les marchés, mais ne se retrouvait plus dans son quotidien professionnel.
Un jour, après une visite de son mari chez le cordonnier du quartier, sa famille lui offre un stage de maroquinerie. C’est le déclic.
« J’ai toujours aimé créer de mes mains. Le travail du cuir m’a immédiatement parlé. »
Elle part alors se former à Bordeaux, loin de sa famille et de sa toute jeune fille. Une période difficile, mais une décision assumée.
« On a tenu bon. Et aujourd’hui, on est fiers de tout ce qu’on a accompli. »
Un projet bien entouré
Magalie s’est entourée des bonnes personnes pour construire son projet : un comptable, un contact à Bpifrance, et l’appui de la société Effervescence pour établir son business plan. C’est grâce à ce réseau qu’elle découvre France Active.
« Mme Pillon, ma conseillère, m’a suivie avec beaucoup de sérieux et de bienveillance. Elle continue encore aujourd’hui à prendre des nouvelles et est devenue une cliente ponctuelle de ma cordonnerie. »
Elle a également été soutenue par la Caisse d’Épargne, qui s’est montrée très réactive face à son projet. Elle aussi bénéficié de l’appui de la mairie de Salouël, qui a validé la transformation d’un ancien logement en boutique et de la création de places de parking accessibles à ses clients. Quant à la Région Hauts-de-France, elle a financé une partie de sa formation, reconnaissant l’importance de préserver ce métier rare.
Une entreprise artisanale qui a du sens
Aujourd’hui, Magalie travaille souvent plus de 10h par jour, jongle entre réparations, commandes et gestion de la boutique. Elle continue d’apprendre au quotidien, et peut toujours compter sur l’ancien cordonnier, installé deux rues plus loin, pour un conseil ponctuel.
Elle reçoit régulièrement des retours positifs :
« les gens me disent souvent : tu as un métier génial. Et je suis bien d’accord avec eux. »
Et pourquoi SVII ? Ce sont les initiales de ses quatre enfants. Un nom qui incarne ce projet familial, pensé avec le cœur.
« C’est mon cinquième bébé. Pour rien au monde je ne changerais de métier. »
« Il faut tenter. Le seul risque, c’est de rater. Mais au moins, on avance. »
A bénéficié du
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Avec
plusieurs garanties d’un montant total de
38 400€
A été accompagné par
France Active Picardie
En 2024
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Baromètre de la finance solidaire : l’édition 2025 est disponible !

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