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Et si louer permettait d’acheter ?

Lionel ASSOUN

Président de la Scic Agora pour l’habitant

Foncière solidaire

Je ne connaissais pas du tout le champ de l’Economie sociale et solidaire. J’ai vraiment apprécié mon expérience d’incubation ainsi que la bienveillance et le professionnalisme de l’Urscop et de France Active. Leurs analyses et leurs regards sur le projet ont été précieux. » précise Lionel Assoun, président de la Scic.


Lyon (Rhône)
Foncière solidaire

Un locataire à vie paie 3 fois le prix d’un appartement. Partant de ce constat, Lionel Assoun, président de la Scic Agora pour l’habitant a voulu, avec ses associés, proposer une solution d’accès à la propriété pour les locataires.

Après une vingtaine d’années dans la finance, Lionel Assoun a voulu mettre du sens dans son parcours. Son entourage proche a été confronté à la difficulté d’acheter un bien immobilier. Avec un marché très tendu, des prix élevés à la location, les ménages peinent à épargner suffisamment pour accéder à la propriété. Sans aide du cercle familial, les ménages ne peuvent pas acheter leur bien immobilier. Agora pour l’habitant propose une solution : et si louer permettait d’acheter ? La Scic est une foncière solidaire qui achète des logements. Elle propose à des ménages de louer ces logements à un prix raisonnable. Une partie du loyer constitue une épargne leur permettant, à terme, d’acquérir le logement à un prix non spéculatif. Le locataire, associé de la Scic et futur acquéreur, conserve son droit aux APL et dès son entrée dans les lieux, il est assimilé à un propriétaire : il participe ainsi aux assemblées générales de copropriété et s’implique dans la vie de son immeuble. Côté propriétaire, avoir un locataire de ce type permet de réduire les risques de vacances du logement, d’impayés ou encore de dégradations.Si in fine le locataire choisi de déménager, il récupérera l’épargne qu’il a pu accumuler. Pour lancer le projet, Lionel Assoun et ses associés ont dans un premier temps rejoint l’incubateur Alter’Incub en région Auvergne Rhône-Alpes. Au moment de la levée de fonds, ils se sont rapprochés de France Active. « Je ne connaissais pas du tout le champ de l’Economie sociale et solidaire. J’ai vraiment apprécié mon expérience d’incubation ainsi que la bienveillance et le professionnalisme de l’Urscop et de France Active. Leurs analyses et leurs regards sur le projet ont été précieux. » précise Lionel Assoun, président de la Scic.

Avec 1M€ de capital apporté par 50 épargnants solidaires, la foncière a acheté ses premiers logements dans le neuf : « On espère avoir nos premiers habitants en fin d’année 2024 » précise Lionel Assoun.


Site internet

A bénéficié du

Avec

un investissement de

50 000€

A été accompagné par

France Active Auvergne Rhône Alpes

En 2022

C’est ici ?

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La Toupie offre une seconde vie aux jouets à Chambéry.

Elsa DONON et Souand IBOUNOU

Coordinatrice et responsable développement commercial à la Toupie

Recyclerie de jouets

Pour cette fin d’année, La Toupie vous propose de mettre sous votre sapin des jouets engagés, qui ont été valorisés par notre équipe et qui sont vendus à prix solidaire, que vous pouvez retrouver dans notre boutique à Chambéry.


Chambéry (73)
Association qui collecte, rénove et vend des jeux, jouets et livres jeunesse pour leur offrir une seconde vie.

https://vimeo.com/893734814?share=copy

En France, les jouets sont utilisés en moyenne que 8 mois, alors que leur durée de vie est d’environ 15 ans. La Toupie propose des jeux, jouets et livres d’occasion pour les petits et grands tout en soutenant l’insertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi dans leur atelier savoyard.

 

Pour les soutenir, vous pouvez vous rendre dans leur boutique à Chambéry ou commander en ligne. 


Site internet

A bénéficié du


Avec

une prime de

14 000€

un investissement de

10 000€

A été accompagné par

France Active Auvergne Rhône Alpes

En 2023

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Repenser la mode à travers la seconde main

Rachel TROILLARD

Créatrice de La belle armoire

Boutique de vêtements de seconde main

Un conseiller de France Active m’a accompagné avec un regard bienveillant mais exigeant, cela m’a permis de challenger mon projet, d’améliorer mon business plan et d’être réaliste sur mes projections de chiffre d’affaires.

Chambéry (Savoie)
Boutique de vêtements de seconde main

Le chemin vers la reconversion
C’est après une carrière de commerciale, cheffe de produit puis de responsable marketing / communication dans un grand groupe pharmaceutique, que Rachel décide de se lancer dans l’entreprenariat. « Je me suis rendu compte que je n’étais pas faite pour travailler dans un grand groupe trop rigide ». L’idée de lancer son entreprise lui a toujours trotté dans la tête, sans jamais oser franchir le pas. Créer quelque chose, oui ! Mais quoi ?

 

Un jour de décembre, lors une conversation avec sa filleule sur le commerce de seconde main, l’idée commence à se préciser. « Je suis allée visiter le dépôt-vente dont elle me parlait et là ça a été le déclic. La nouvelle génération consomme désormais en seconde main. J’ai donc fait le tour de l’offre dans ce domaine sur mon territoire et j’ai décidé de créer une boutique de vêtements de tous les jours, accueillante, à destination des hommes comme des femmes, de 14 à 98 ans. ».

Un solide soutien des réseaux d’accompagnement

Elle découvre alors l’écosystème de l’accompagnement à la création d’entreprise et notamment la Chambre de Commerce et d’Industrie et France Active. Toutes ces rencontres et ces organismes l’ont aidé à peaufiner son projet. Un stage de 5 jours à la CCI lui a permis de voir les contours du métier d’entrepreneur. « Un conseiller de France Active m’a accompagné avec un regard bienveillant mais exigeant, cela m’a permis de challenger mon projet, d’améliorer mon business plan et d’être réaliste sur mes projections de chiffre d’affaires. Ils connaissent très bien leur métier et c’est un plus non-négligeable. J’ai ouvert 3 mois avant le premier confinement et ils ont été là pour me soutenir et m’accompagner tout au long de cette période compliquée pour tous les commerces ».

Une belle dynamique de développement

La boutique a maintenant 3 ans d’existence. Rachel contribue à l’économie circulaire en remettant dans le circuit des vêtements qui ont déjà été portés. Elle travaille avec un ESAT pour le nettoyage des vêtements et ouvre aussi la possibilité à ses clients de louer ses produits pour un shooting, un mariage ou pour un week-end.
Elle organise une fois par mois des ateliers créatifs pour apprendre à broder soi-même ou découvrir l’aquarelle par exemple. Elle a également un corner pour faire découvrir des créateurs locaux.
Petit à petit l’équipe de la boutique grandit. Lors de son lancement, elle a commencé avec une alternante pour développer la communication autour du magasin aujourd’hui une salariée l’a rejoint et elle projette d’agrandir l’équipe avec une nouvelle alternante en gestion commerciale.

Le conseil de Rachel à un entrepreneur qui souhaite se lancer :

Elle suggère de bien préparer son projet et se faire accompagner. « C’est un gros plus au quotidien, le métier d’entrepreneur étant un métier assez solitaire, les réseaux d’accompagnement permettent vraiment de mettre toutes les chances de son côté ».


Site internet

A bénéficié du

Avec

plusieurs garanties d’un montant total de

28 000€

un investissement solidaire de

6 000€

A été accompagnée par

France Active Savoie Mont Blanc

En 2020

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Réseau Cocagne cultive son impact social

Julien ADDA

Directeur du Réseau Cocagne

Réseau de fermes biologiques en insertion

Notre métier, c’est l’insertion avec une forte dimension sociale : nous voulons amener les personnes précaires, éloignées de l’emploi vers le monde de l’entreprise et faire que celui-ci travaille son « employeurabilité ».

Vauhallan (91)
Le réseau Cocagne est une association regroupant les Jardins de Cocagne et d’autres structures respectant une charte commune de production maraîchère au moyen de l’insertion par l’activité économique

Depuis ses débuts, France Active accompagne dans leur développement les Jardins de Cocagne et Réseau Cocagne, la structure qui les fédère. C’est tout naturellement que ce réseau associatif maraîcher s’est tourné vers nous pour leur évaluation d’impact social, nécessaire à leur croissance. Julien ADDA, quel est le métier de Réseau Cocagne .

Réseau Cocagne regroupe une centaine d’associations qui ont comme activité le maraîchage en insertion par l’activité économique. Notre métier, c’est l’insertion avec une forte dimension sociale : nous voulons amener les personnes précaires, éloignées de l’emploi vers le monde de l’entreprise et faire que celui-ci travaille son « employeurabilité ». Nous leur proposons aussi des nouvelles activités économiques d’ESS pour la transition écologique de l’alimentation. Félix, que vous inspire le projet de Réseau Cocagne ? C’est un modèle que j’aime bien prendre en exemple auprès de mes amis pour parler de ce que l’ESS sait bien faire. Les équipes de Réseau Cocagne portent l’innovation et un fort niveau d’engagement, bien avant que ces sujets deviennent des préoccupations relativement partagées. Ils déploient depuis très longtemps un modèle alliant l’agriculture biologique, l’insertion par l’activité économique et des paniers vendus directement aux consommateurs. Il y a aussi la dimension réseau et coopération. Dans sa structure même assez décentralisée et dans son fonctionnement interne où je peux voir que les débats sont bienvenus, Réseau Cocagne est un de ceux qui incarnent le mieux l’esprit démocratique de l’ESS.

Pourquoi s’être engagé dans une démarche d’impact social ?

Le sujet de « l’impact » est problématique pour les associations quand elles subissent une vision et une méthode qui ne relève pas de leur fonctionnement. Comment, dès lors, faire de l’évaluation de « l’impact » un outil au service du projet associatif ? La méthode VISES nous a permis de nous poser les bonnes questions au sein des groupes de travail animés par France Active. Nous avons coconstruit notre méthode d’évaluation d’impact social afin que chaque structure puisse trouver les bonnes réponses qui correspondent aux enjeux de son territoire.


Site internet

A bénéficié des



Avec

plusieurs garanties de

90 000€

plusieurs investissements de

180 000€

plusieurs primes de

93 000€

A été accompagné par

France Active (association nationale)

dès 2017

Le regard de France Active



Ruth MANLEY
Conseil et accompagnement chez France Active
En quoi la démarche de Réseau Cocagne est-elle exemplaire ?

Les Jardins de Cocagne font preuve d’un pluralisme d’action : par la mobilisation des citoyens autour d’une activité économique, ils accompagnent des personnes en situation de précarité, créent un lien de proximité entre producteurs et consommateurs, et préservent l’environnement. Le Réseau Cocagne est un bel exemple de l’économie solidaire en reliant l’économie, le social et l’engagement citoyen. Engager une démarche d’évaluation de son impact social est donc essentiel pour bien prendre en compte la richesse de son action. Julien, pourquoi s’être engagé dans une démarche d’impact social ? Le sujet de « l’impact » est problématique pour les associations quand elles subissent une vision et une méthode qui ne relève pas de leur fonctionnement. Comment, dès lors, faire de l’évaluation de « l’impact » un outil au service du projet associatif ? La méthode VISES nous a permis de nous poser les bonnes questions au sein des groupes de travail animés par France Active. Nous avons coconstruit notre méthode d’évaluation d’impact social afin que chaque structure puisse trouver les bonnes réponses qui correspondent aux enjeux de son territoire.

Comptez-vous généraliser cet accompagnement à l’évaluation de l’impact social ?

France Active investit la question de l’évaluation de l’impact social depuis 2018. Nous avons coconstruit la démarche VISES avec des partenaires de l’ESS, des chercheurs et des entreprises sociales et solidaires – il s’agit d’une démarche qui propose une méthode d’évaluation basée sur le dialogue et non sur les chiffres. Depuis 2020, France Active a accompagné une trentaine d’entreprises de l’ESS sur la méthode VISES. Notre ambition est de généraliser cet accompagnement au sein de notre réseau, embarquer nos partenaires, et ainsi proposer à encore plus de structures de l’ESS une démarche d’évaluation adaptée à leurs spécificités.

Félix BEAULIEU

Conseil et accompagnement chez France Active

Que vous inspire le projet de Réseau Cocagne ?

C’est un modèle que j’aime bien prendre en exemple auprès de mes amis pour parler de ce que l’ESS sait bien faire. Les équipes de Réseau Cocagne portent l’innovation et un fort niveau d’engagement, bien avant que ces sujets deviennent des préoccupations relativement partagées. Ils déploient depuis très longtemps un modèle alliant l’agriculture biologique, l’insertion par l’activité économique et des paniers vendus directement aux consommateurs. Il y a aussi la dimension réseau et coopération. Dans sa structure même assez décentralisée et dans son fonctionnement interne où je peux voir que les débats sont bienvenus, Réseau Cocagne est un de ceux qui incarnent le mieux l’esprit démocratique de l’ESS.

Au-delà de la démarche d’évaluation de son impact social, comment accompagnez-vous Réseau Cocagne dans son déploiement dans les territoires ?

Aujourd’hui le Réseau Cocagne est dans une belle dynamique de changement d’échelle, à la fois par le développement des jardins existants, et par une démarche encore plus pro-active de création de nouveaux jardins. Concernant le développement des jardins existants cela demande évidement des investissements matériels et immatériels, des plans de développement solides et un renforcement des capacités de gestion. Dans le cadre du Fonds départemental d’insertion (FDI) « exceptionnel » (aide du ministère du Travail), France Active est mandatée par le Réseau Cocagne pour accompagner une quinzaine de jardins dans leur développement à raison de 3-4 jours d’intervention par jardin. Cet accompagnement, qui se fait en complément du programme VISES, est déployé dans 12 associations territoriales.

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La nouvelle marque de vêtements éthiques venus du Pérou

Jean-Guillaume THYERE

Fondateur de Pitumarka

Des vêtements éco-responsables venu du Pérou

A travers Pitumarka, je souhaite sensibiliser des personnes qui ne sont pas forcément au premier abord de la mode éthique, parler des dérives de l’industrie textile, du mode de fonctionnement occidental, le dérangement climatique…

Roanne (42300)
Des vêtements éco-responsables venu du Pérou

Jean-Guillaume Thyere est franco-péruvien ; habitué du voyage depuis son plus jeune âge. Il se rend compte très tôt de la différence de confort, de revenus et de situations sociales entre la France et le Pérou, son pays d’origine. C’est en 2014 qu’il fait le choix de partir vivre au Pérou, pour renouer avec ses racines. Là-bas, Jean-Guillaume, travaille dans le marketing, en quête de sens, au détour de son aventure, il se lie d’amitié avec des tisseurs de cotons. Il fait le choix de rester plusieurs semaines avec eux pour découvrir leur mode de vie. Le fil qu’ils produisent provenant des meilleures fibres naturelles de coton sauvage, lui inspire l’idée de créer Pitumarka. Avec ce projet, il réussit à allier ses racines, sa recherche de sens et son envie d’avoir un impact écologique concret.

L’engagement éthique ; le cœur du projet de Pitumarka

Après avoir fait le constat que l’industrie textile été à la fois polluante et qu’elle exploitait les travailleurs pauvres à travers le monde, la question que se pose Jean-Guillaume Thyere, dès le départ de sa réflexion sur son projet est : « Comment avoir plus d’impact ? ».

 

Avec Piturmarka, son créateur souhaite travailler avec des matières 100% naturelles produite par des fournisseurs certifiés (certification GOTS – Global Organic Textile Standard et FairTrade) dans de bonnes conditions (salaire, sécurité, horaires…) et respectueuses de l’environnement. L’idée est de concevoir des vêtements éthiques et durables dans le temps.

 

Il se tourne alors vers la CCI en 2019 qui lui permet d’approcher les banques et France Active Loire pour une garantie sur son prêt. La garantie bancaire a été vertueuse car elle a permis de consolider le projet à une étape clé de celui-ci.

 

Pitumarka intègre un volet solidaire à son entreprise, en allouant une partie de son chiffre d’affaires pour la communauté locale de ses tisseurs au Pérou avec l’association ANDES.

 

Depuis début 2020, la marque éthique a fait le choix d’assurer une traçabilité des produits renforcée, en remontant la filière d’approvisionnement à l’envers : sélection des matières premières (essentiellement du coton sauvage, naturellement coloré, sans intrants chimiques), puis visite des ateliers des tissages, et rencontre avec les producteurs pour échanger sur leurs conditions de travail.

Prospective, pour le textile à impact

Pour l’avenir, Pitumarka souhaite faire connaître et reconnaître son modèle/concept en tissant des partenariats pour diffuser ses valeurs. La marque, par son action vise à « Sensibiliser des personnes qui ne sont pas forcément au premier abord de la mode éthique, parler des dérives de l’industrie textile, du mode de fonctionnement occidental, le dérangement climatique… »

Les vêtements éco responsables de Pitumarka sont disponibles sur leur boutique en ligne. La société vient d’ailleurs de lancer une nouvelle gamme de produit en coton Pima Bio (l’une des meilleures fibres du monde).


Site internet

A bénéficié du

Avec

une garantie de

15 000€

A été accompagné par

France Active Loire

En 2022

A bénéficié du

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Un immobilier solidaire pour revitaliser les territoires ruraux

Sylvain DUMAS

Co-gérant et directeur financier de Villages Vivants

Foncière solidaire et rurale

Avec les porteurs de projets qui nous sollicitent, nous créons une aventure commune. Notre modèle est très éloigné d’une relation propriétaire-locataire classique

Crest (Drôme)
Foncière solidaire et rurale

Tout a commencé par la rencontre de trois passionnés d’économie sociale et solidaire et de développement territorial : Valérie Dumesny, qui travaillait à la NEF, Raphaël Boutin-Kuhlman, alors à Terre de Liens, et Sylvain Dumas, expert dans la solidarité internationale et l’entrepreneuriat.

Déjouer les paradigmes

Tous les trois partagent une ambition : apporter une solution à la dévitalisation des territoires ruraux. « Nous voulions répondre à un dysfonctionnement qui est le résultat d’ingrédients multiples : concentration des emplois et services publics dans les grandes villes, montée du e-commerce, croissance exponentielle des mètres carrés des supermarchés… Or, nous avions la conviction qu’avec de la volonté, cette situation n’était pas une fatalité », explique Sylvain Dumas.
Le trio se lance alors dans l’investissement immobilier. Le principe ? Acheter, rénover puis louer des locaux dans des villages pour y installer des activités et ainsi ramener de la vie et des services de proximité. « Ce qui va à contre-courant des acteurs traditionnels du secteur qui privilégient les territoires plus attractifs, les projets plus gros pour optimiser les économies d’échelle et les bâtiments aux contraintes architecturales et urbanistiques plus simples », poursuit Sylvain. « Avec Villages Vivants, nous avons voulu déjouer ce paradigme. »

Des projets coopératifs dans le fond et la forme

Villages Vivants a déjà conduit neuf projets sur 3 000 m2 et pour des activités très diversifiées (librairie, auberge, agence de mobilité, brasserie, espace de bureaux…), créant ainsi 34 nouveaux emplois.
« Dans chaque cas, nous recherchons l’adéquation entre la viabilité économique, la réponse à un besoin du territoire et les forces des porteurs de projet avec lesquels nous nouons un véritable partenariat, dans l’esprit coopératif qui nous anime. Nous les incitons d’ailleurs à devenir sociétaires de Villages Vivants. »
Cet esprit de partenariat se ressent également avec France Active Drôme Ardèche qui a été à leurs côtés dès la création de la SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) Villages Vivants en 2018, puis lors du lancement de la SCA (Société en commandite par actions) Foncière Solidaire Villages Vivants en 2020. « France Active nous a soutenus depuis le début et avec toute la gamme de leurs accompagnements – outils de financement (garanties, prêts, participations au capital), conseil, mise en réseau, etc. Ils font partie intégrante de l’histoire. D’ailleurs, deux collaborateurs France Active ont rejoint nos instances dirigeantes. »
Aujourd’hui, Villages Vivants compte 11 salariés et après s’être étendue dans quatre autres départements, la coopérative est prête à franchir une prochaine étape en ouvrant une antenne à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme « Avec l’objectif de se concentrer sur le quart Sud-Est pour garder la connexion avec les territoires dans lesquels nous nous implantons. Pour les autres régions, nous proposons une activité de conseil pour les foncières qui souhaiteraient se lancer dans cette même logique de développement rural. » Ce déploiement s’accompagne aussi de la volonté de consolider encore plus la dimension démocratique et participative de la structure. « Le collectif est dans notre ADN et reste notre fil directeur », conclut Sylvain.

Crédit photo : ©JuanRobert


Site internet

A bénéficié des


Avec

plusieurs investissements solidaires de

600 000€

A été accompagné par

France Active

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Une librairie féministe qui donne la parole aux femmes

Rosa TARIVERDOVA

Fondatrice de la Librairie à Soi.e

Librairie féministe

Proposer 99 % de livres écrits par des autrices. C’est un parti pris fort qui nous permet d’apporter une offre différente des autres librairies et de donner un regard nouveau sur les féminismes.

Lyon (Rhône)
Librairie féministe

J’aime à dire que je suis une féministe post-Me Too. Ma conscience féministe s’est en effet réveillée en 2016-2017. Depuis, je n’ai cessé de lire, me documenter, écouter des podcasts sur ce sujet. J’ai également commencé à militer pour le collectif Nous Toutes. C’est donc assez naturellement que j’ai voulu lier cet engagement à ma vie professionnelle“, confie Rosa Tariverdova.

Priorité aux autrices

Ce souhait est devenu réalité en 2021 quand Rosa quitte sa carrière dans le secteur du tourisme d’affaires international, très durement touché par la crise sanitaire. Elle se lance alors dans la reprise de la libraire Musicalame, située dans le Ier arrondissement de Lyon, pour créer la Librairie à Soi.e. Le concept ? Retrouver les rayons classiques d’une librairie indépendante – littérature, sciences humaines, bande-dessinée, jeunesse… – mais avec une mise en avant très forte des autrices. ” 99 % de nos ouvrages sont s’écrits par des femmes ou des personnes queers. C’est un vrai parti pris qui offre une alternative à ce qu’offrent les autres librairies. En effet, face au volume très impressionnant de livres publiés par an, les libraires sont forcément obligés de faire de choix – tout simplement par manque de place. Et souvent cela s’opère au détriment des autrices. Ici, nous voulons leur donner une pleine visibilité “, commente Rosa.
Le rayon le plus important et le plus mis en évidence est celui consacré aux essais sur les féminismes : ” Le pluriel est important, car il montre toute la diversité de cette pensée. Nous avons ainsi des livres sur l’histoire des féminismes, l’écoféminisme, le féminisme des personnes racisées, les questions de genre, les masculinités, etc. C’est très large.”
Ce pari s’avère gagnant, car, depuis son ouverture en octobre 2021, la librairie commence à conquérir son public : des femmes bien sûr, mais également des hommes qui viennent de plus en plus nombreux. Les étudiants en master de genre de Lyon 2 font également partie des fidèles : ” Ils nous appellent leur temple ! “, ironise Rosa.

Un accompagnement aligné sur les engagements

 

Pour se lancer comme libraire, Rosa a suivi en 2021 une formation à l’école INFL de Lyon. Sa collègue Mélanie a, quant à elle, quinze ans d’expérience en librairie. ” C’est un soutien très solide “, confirme Rosa.
Quant aux subventions pour renforcer son projet entrepreneurial, Rosa se confronte tout d’abord à des refus de la part des organismes nationaux de référence (CNL, Drac…). ” Ils considéraient que ma proposition représentait une concurrence pour les autres librairies de Lyon. ” Mais les voyants se mettent au vert quand elle rencontre France Active Rhône (Rhône Développement Initiative). ” Là, je me suis tout de suite sentie soutenue. En plus des prêts et des garanties accordés, ma conseillère Estelle Rabiller m’a donné beaucoup d’informations et d’astuces pour devenir cheffe d’entreprise. “
Pour le reste de son accompagnement, Rosa a fait le choix de n’être entourée que de femmes : comptable, avocate, banquière. ” En effet, je ne voulais pas me heurter à une quelconque forme de sexisme. Bien sûr, j’étais prête à ce qu’on questionne le fond du projet entrepreneurial, mais pas à polémiquer sur ses partis pris féministes ou sur ses engagements.
Après quelques mois d’ouverture, Rosa bouillonne encore d’idées pour sa librairie : aménager sa mezzanine de 20 m2 en espace de coworking, embaucher une salariée supplémentaire d’ici septembre, mais aussi étoffer le rayon jeunesse. ” C’est un point qui nous tient à cœur – pour continuer à transmettre et à proposer, même pour les plus jeunes, des livres qu’ils ne trouveraient pas forcément ailleurs. “


Site internet

A bénéficié du

Avec

une garantie de

49 800€

des prêts solidaires de

12 000€

A été accompagné par

France Active à Lyon (RDI)

En 2021

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L’anti-gaspi au service de l’inclusion

Pernelle VODINH et Margot ROURA

Créatrices de l’Atelier Rebond

Lutte contre le gaspillage alimentaire

C’est dans notre petite ville de Faverges que nous voulions faire bouger les choses : en liant la lutte contre le gaspillage alimentaire à un projet d’insertion sociale.

74210 – Faverges
Lutte contre le gaspillage alimentaire

Un projet qui fait sens localement
C’est grâce à leur activité militante que Margot et Pernelle se rencontrent. D’autant qu’elles ont un autre point commun : elles habitent toutes deux la petite commune de Faverges, à une trentaine de kilomètres d’Annecy.
« Nous sommes très attachées à cette ville, à sa vie associative, à sa mixité sociale. C’est donc assez naturellement que nous nous sommes retrouvées sur ce projet qui propose de lutter contre le gaspillage alimentaire, mais aussi de soutenir l’autonomie alimentaire et les maraîchers du territoire », commente Margot.
L’association « Atelier Rebond », née officiellement en février 2021, a en effet pour mission de récupérer les fruits et légumes non commercialisables des grandes et moyennes surfaces ou les surplus des producteurs locaux pour les transformer en confitures, chutneys ou pickles, revendus dans des points de vente de la région.
« La dimension anti-gaspillage fait vraiment sens pour nous, mais il était aussi essentiel d’y inclure une ambition sociale. C’est même notre moteur premier : créer des passerelles pour des personnes éloignées de l’emploi », complète Pernelle. C’est pourquoi le projet est également un chantier d’insertion par l’activité économique.
« D’autant que Faverges compte un fort taux de chômage, mais un seul chantier d’insertion-ressourcerie, adapté surtout pour les profils masculins. L’Atelier Rebond, lui, peut proposer des postes moins physiques et plus adaptés aux femmes », précise Margot.

Accompagner les premiers pas dans l’entrepreneuriat

Aussi bien pour Margot, ancienne institutrice ayant travaillé dans le monde de la culture, que pour Pernelle, ingénieure en thermique du bâtiment, la création de l’Atelier Rebond a représenté la découverte de l’aventure entrepreneuriale. Pour concrétiser leur projet, une rencontre a été décisive : Baptiste Bourdeau, fondateur de « J’aime Boc’oh », entreprise savoyarde qui valorise aussi les invendus pour en faire des confitures, également soutenue par France Active Savoie Mont-Blanc.
Pour se lancer, Pernelle et Margot entrent à leur tour en contact avec l’association territoriale et intègrent le dispositif Place de l’Émergence. « Cela a représenté une étape clé pour construire notre projet et préfinancer l’achat de matériel, des formations et couvrir une partie de nos salaires pour novembre et décembre. Cela a également beaucoup joué en notre faveur auprès d’autres financeurs en faisant valoir des premiers soutiens par des acteurs tels que FAPE EDF, la Maif, la Maaf… Ça fait boule de neige », ajoute Pernelle.

Des dernières étapes décisives
Aujourd’hui, la collecte des invendus a commencé : les premiers partenariats ont été signés avec les producteurs et les petites ou moyennes surfaces locales. Ce qui permet à Pernelle et Margot de cuisiner une fois par semaine avec des bénévoles au sein de l’association OVE, engagée dans l’inclusion des personnes en situation de handicap. Pour Margot : « C’est une belle façon de décloisonner les publics en difficulté et de créer de la mixité avec les personnes handicapées et celles qui cherchent à se réinsérer par le travail ».
Et pour aboutir pleinement le projet, les prochaines étapes s’avèrent décisives : obtenir l’agrément d’entreprise d’insertion, compléter les financements grâce à de nouveaux partenaires et trouver plus de lieux de vente dans la région. « À partir de janvier 2022, notre objectif est d’employer quatre personnes en insertion, une cinquième en juin, puis une supplémentaire chaque année », conclut Pernelle.


Site internet

A bénéficié des


Avec

des garanties d’un total de

10 000€

un investissement de

30 000€

une prime de

17 000€

A été accompagné par

France Active

Et soutenu par

Caisse des Dépôts
FAPE EDF
MAIF
KLESIA
Fondation MACIF

 

En 2021

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Réinsérer par l’emploi : la bonne recette d’Ethic Table

Louise CEREZO-LAHIANI

Directrice d’Ethic-Table

Entreprise d’insertion, activité de traiteur

 

En 2018, l’entreprise d’insertion mobilise le Dispositif d’Appui aux Structures de l’ESS en transition (DASESS). Ce dispositif propose une offre d’appui aux associations d’Auvergne-Rhône-Alpes qui connaissent des difficultés économiques et financières. Il complète les dispositifs existants (notamment le Dispositif Local d’Accompagnement DLA) et permet d’apporter une réponse rapide, sous forme d’appui conseil express, aux problématiques rencontrées.


Construire un projet social structuré afin de permettre à des personnes éloignées de l’emploi un retour pérenne dans le monde du travail.

Saint-Etienne 42000
Insertion par l’activité économique, traiteur

 

En 2018, l’entreprise d’insertion mobilise le Dispositif d’Appui aux Structures de l’ESS en transition (DASESS). Ce dispositif propose une offre d’appui aux associations d’Auvergne-Rhône-Alpes qui connaissent des difficultés économiques et financières. Il complète les dispositifs existants (notamment le Dispositif Local d’Accompagnement DLA) et permet d’apporter une réponse rapide, sous forme d’appui conseil express, aux problématiques rencontrées.

Ethic-Table est une entreprise d’insertion, pourriez-vous nous rappeler sa vocation principale et ses activités ?

Depuis 2013, ETHIC TABLE exerce une activité de traiteur comprenant buffets, cocktails, plateaux repas , café d’accueil, etc..
Acteurs d’une croissance raisonnée, nous privilégions les produits frais et de saison ainsi que les acteurs locaux, nous sommes aussi vigilants sur notre impact carbone (matériaux recyclables biodégradables).
L’association mène un projet social permettant à des personnes éloignées de l’emploi un retour pérenne dans le monde du travail.

 

L’équipe comprend une directrice en charge du développement commercial, une cheffe de cuisine officiant en tant qu’encadrante technique restauration collective et formation, un chef de cuisine traiteur et restaurant, et enfin six salariés en insertion sur des postes d’employés polyvalents de restauration, livreurs et préparatrice de commande.

En 2018 vous, vous mobilisez plusieurs dispositifs d’accompagnement, notamment le DASESS : pourquoi, et surtout que cela-t-il vous a-t-il apporté ?

Nous avons sollicité le DASESS suite à des tensions de trésoreries dues à une activité très faible sur le début de l’année 2018. La structure étant récente, qui plus est positionnée sur un champ très concurrentiel, nous disposions alors de fonds propres insuffisants, et d’une trésorerie trop juste pour asseoir la pérennité de l’entreprise.
Outre l’intervention « flash » du DASESS via la mobilisation d’un conseiller en financement du réseau France active, nous avons pu bénéficier de la mise en place d’outils de gestion et de développement nécessaires à l’élaboration d’un plan de redressement.
Un tour de table financier nous a par la suite permis de mobiliser les partenaires intentionnels et bancaires pour opérer une consolidation nécessaire.

 

En 2020, vous avez été touché par la crise sanitaire, vous avez mis en place un Prêt de Relève Solidaire ?
Quels sont vos projets pour 2021 ?

 

La crise de la COVID19 a touché ETHIC TABLE dès l’ouverture de notre nouveau restaurant en mars 2020, impactant également le service traiteur par l’annulation de toutes les commandes.

Pour rebondir, notre association a souscrit à un Prêt Relève Solidaire (PRS) auprès de France Active Loire. D’un montant de 30 000€, il a permis de dynamiser l’activité  et consolider la trésorerie sous tension pendant la période. Et nous avons pu faire preuve de résilience : les emplois en insertion ont été sauvegardés.

En 2021, nous souhaitons ouvrir au plus vite notre nouveau restaurant et relancer ses activités. En attendant des jours plus favorables, nous embauchons de nouveaux salariés, affinons nos menus et cherchons à dénicher des producteurs locaux pour étoffer notre offre de produits en circuit court. D’autant plus que nous construisons un projet de cuisine centrale afin de nous positionner sur des marchés que nous espérons voir réservés, entres les cantines scolaires. 

 

 

 

 

 

 


Site internet

A bénéficié des



Avec

une subvention de

10 000€ en 2011

un fonds d’amorçage associatif de

10 000€ en 2013

un accompagnement du DASESS suivi d’un financement de consolidation de

10 000 € en 2018

un Prêt Relève Solidaire (PRS) de

30 000 € en 2020

A été accompagné par

France Active Loire

Depuis 2011

C’est ici

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