L’économie circulaire s’invite dans le BTP

inves

Joanne BOACHON
Directrice-fondatrice de Minéka
Matériaux de réemploi pour la construction
Nous avons réussi à faire la preuve de l’intérêt du réemploi dans la construction. Désormais, nous devons démontrer qu’il s’agit d’un modèle économique solide.
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Lyon, Rhône
Matériaux de réemploi pour la construction
Sauver de la benne des matériaux de construction en les collectant et en les redistribuant, afin de leur donner une seconde vie, telle est la mission de Minéka. Un projet totalement novateur lorsque l’association a été co-créée en 2016 par Joanne Boachon, diplômée de l’École nationale supérieure d’architecture. « Spécialisée en architecture environnementale, j’avais la volonté de construire des bâtiments qui respectent l’environnement. Et quand j’ai vu une exposition consacrée à la pratique du réemploi, ça a été un déclic. J’ai décidé d’explorer cette voie. Très vite, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de lieu pour trouver des matériaux de seconde main pour le BTP. Cette offre était donc à inventer. »
https://vimeo.com/1105717771
Ouvrir la voie à tout un écosystème de réemploi
Après avoir passé son habilitation à la maîtrise d’ouvrage en son nom propre (HMONP), la jeune femme fonde donc Minéka, pour lier architecture et économie circulaire. Une ambition portée par le nom même de la structure :« Minkéka vient de “Minka”, équivalent aborigène du phénix qui renaît de ses cendres… »
Première étape : créer un réseau. « Pour commencer, j’ai rencontré la pépinière d’initiatives Anciela qui accompagne les projets de transition, ainsi qu’un collectif d’architectes qui faisaient du réemploi à petite échelle. Cela m’a permis de monter en compétences entrepreneuriales, faire une preuve de concept, écrire un business plan, taper aux portes des premiers financeurs et accompagnateurs… jusqu’à être incubée par Alter’Incub. » C’est ici que le projet se finalise et que Joanne Boachon fait la connaissance de l’équipe de France Active Rhône qui la soutient financièrement et lui propose d’intégrer un DLA (dispositif local d’accompagnement de l’ESS) pour se former à la gestion associative. « Cet accompagnement a été la clé, car nous avons pu nous structurer et payer nos premiers salaires. »
Un changement d’échelle comme horizon
Aujourd’hui, Minéka s’est bien implanté sur son territoire, en Auvergne-Rhône Alpes et en lien avec d’autres acteurs de l’ESS ainsi que les collectivités locales. L’association compte 7 salariés et trois pôles : collecte-redistribution, bureau d’études (à destination des architectes et maîtres d’ouvrage) et sensibilisation-formation (pour essaimer la pratique). « Nous avons donc réussi à faire la preuve de l’intérêt du réemploi dans la construction. Désormais, nous devons démontrer qu’il s’agit d’un modèle économique solide. C’est pourquoi nous nous tournons vers une autre étape de notre développement avec l’objectif de changer d’échelle. » Ce qui passera notamment par un nouveau statut. « Nous prévoyons donc de devenir une Scic (Société coopérative d’intérêt collectif) qui nous permettra d’intégrer davantage nos salariés, partenaires et investisseurs dans la gouvernance. » Pour cette phase de maturité, France Active Rhône sera une nouvelle fois à ses côtés.
Regard de la conseillère France Active
Estelle Rabiller, chargée de financement et d’accompagnement des entrepreneurs engagés
« Minéka apporte une réponse innovante et structurante à une problématique environnementale de poids, tout en étant solidaire et créatrice d’emplois durables. Il était évident que France Active Rhône devait l’accompagner.
Le principal atout de Minéka ? Certainement Joanne Boachon. Son parcours et ses compétences, son écoute, sa capacité à tisser un réseau de partenaires constructifs sur le territoire et au niveau national sont le socle de la réussite de ce projet engagé. »
A bénéficié du
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Avec
plusieurs investissements solidaires d’un total de
40 000€
plusieurs garanties d’un total de
45 000€
un accompagnement
DLA
A été accompagné par
France Active Rhône
Depuis 2018
C’est ici ?
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Autres stories
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L’insertion du champ à l’assiette


Cédric BLOTTIAUX
Responsable du développement des ressources Espoir 73
Fromagerie Le Habert, ESAT agricole
Avec nos solutions d’hébergement et notre ESAT agricole, nous accompagnons l’autonomie, la vie quotidienne et la professionnalisation de publics en situation de handicap psychique.
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Entremont-le-Vieux, Savoie
Fromagerie Le Habert, ESAT agricole
Avec ses 130 salariés, l’association Espoir 73 est devenue depuis 1990 un acteur ESS de poids en Savoie. Et ce, à travers ses différentes entités qui accompagnent chaque année près de 500 personnes (hébergement, accueil médicalisé, centre de formation, service d’aide à l’insertion ESAT autour d’activités agricoles, industrielles, de logistique, d’espaces verts, d’hygiène et propreté, …). « Il s’agit d’un projet complet social, professionnel et agricole, très ancré dans son territoire », confirme Cédric Blottiaux, responsable du développement des ressources.https://vimeo.com/1105716709
Autonomie, pouvoir d’agir et qualité de vie
L’ESAT Le Habert, situé à Entremont-le-Vieux, en plein du massif de la Chartreuse, fait partie de cette galaxie médico-sociale. Sa particularité ? Accompagner des personnes en situation de handicap psychique grâce à ses solutions d’hébergement et de formation aux métiers agricoles. « La structure a été créée en 1998 dans l’objectif de réinsérer les personnes dans la vie locale et professionnelle en développant leur autonomie, leur pouvoir d’agir et leur qualité de vie grâce aux métiers de l’agriculture. »
Au fil des années, le projet s’est d’ailleurs étoffé pour compter aujourd’hui un élevage bovin, une fromagerie, une activité de travaux de débroussaillage et vignes, et même une auberge. Soit tous les maillons de la chaîne du champ jusqu’à l’assiette.
Ces dernières années, l’ESAT a agrandi le bâtiment d’élevage et modernisé l’auberge. « Notre ambition était de pouvoir professionnaliser davantage les outils de travail pour se rapprocher au maximum de ce qu’on trouve ailleurs en montagne dans le milieu ordinaire. » Dans cette dynamique, un aspect restait alors à prendre en compte : la fromagerie, qui nécessitait elle aussi des travaux conséquents en raison du vieillissement de ses infrastructures.
Devenir fromager dans un cadre de travail optimisé
Des rénovations d’ampleur sont alors menées : modernisation et sécurisation des postes de travail, agrandissement de l’espace de production, mises aux normes d’hygiène actuelles, révision de la plomberie, de l’électricité, des sols, des plafonds, avec notamment un objectif d’économies d’énergie.
Pour financer ces travaux d’un montant de 500 000 euros, la fromagerie Le Habert a obtenu des subventions conséquentes. Elle a aussi fait appel en complément à l’association territoriale du réseau France Active, en Savoie et Haute-Savoie. « Nous savions que nous pouvions compter sur ce partenaire historique qui a suivi sur la durée les évolutions d’Espoir 73. »
Après plusieurs mois de chantiers, la fromagerie rénovée a été inaugurée en mai 2025. Chaque apprenti fromager peut désormais bénéficier de ce nouveau cadre de travail moderne et confortable, aux meilleurs standards sanitaires et environnementaux. « Nous avons ainsi amélioré le niveau de professionnalisation. Avec un objectif : créer les conditions pour augmenter les sorties vers le milieu ordinaire », conclut Cédric Blottiaux.
Le regard de la conseillère France Active :
« Nous sommes aux côtés de l’association Espoir 73 depuis des années, car notre vocation est de soutenir toutes les étapes de la vie des structures de l’ESS que nous accompagnons sur notre territoire. La fromagerie Le Habert a donc une nouvelle fois fait appel à nous quand ils en avaient besoin. Pour leurs travaux, ils avaient déjà trouvé des subventions d’investissement. Avec le prêt à taux zéro que nous leur avons accordé, nous avons cherché à faire effet levier et à contribuer à la crédibilité du projet auprès des financeurs publics et des partenaires bancaires. Les aider nous a paru une évidence, tant ils participent activement à la fois à la revitalisation rurale et à l’insertion de personnes particulièrement fragiles. »
A bénéficié du
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Avec
un investissement de
30 000€
A été accompagné par
France Active Savoie Mont Blanc
En 2023
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A 22 ans, elle ouvre sa boutique de fleurs dans l’Ain


Léa CARON
Gérante de la boutique “Au clos fleuri”
Fleuriste
L’accompagnement de France Active Ain a été très bénéfique pour moi. Franklin Witham, le conseiller France Active, m’a guidé dans les étapes à franchir et m’a accompagnée dans la réalisation de mon business plan.
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Nantua, Ain (01)
Fleuriste
Léa Caron a toujours travaillé dans le commerce. Après son bac pro dans ce domaine, elle a rejoint une fromagerie puis une boulangerie. Elle apprécie le contact avec les clients. Un jour, elle tombe sur une annonce d’une fleuriste qui cherchait un.e apprenti.e, elle décide alors de se lancer. Elle découvre une activité qui lui plait et elle passe donc le diplôme pour en faire son métier. Quelques mois plus tard, le magasin ferme ses portes car la fleuriste change de secteur. C’est à ce moment-là que son chemin croise celui d’une autre fleuriste qui souhaitait céder sa boutique située à Nantua. Léa se positionne pour reprendre le magasin, épaulée par un oncle qui, lui aussi, travaille dans le commerce.
Elle a toujours voulu se mettre à son compte et lorsqu’elle a annoncé à ses proches sa volonté de reprendre une boutique, tous l’ont soutenue et encouragée dans cette voix.
Son projet participe à l’attractivité du centre-ville. Nantua est en effet une petite ville de l’Ain qui bénéfice du programme “Petite ville de demain” de l’Agence de la cohésion des territoires. Un programme financier qui vise à améliorer la qualité de vie dans les petites agglomérations et les territoires ruraux alentours.
C’est la banque qui orientera Léa vers France Active Ain. Franklin Witham, le conseiller du réseau lui expliquera clairement les étapes à réaliser pour qu’elle puisse monter son projet. « Léa Caron est toute jeune, elle a 22 ans. Mais malgré son âge, je l’ai sentie dynamique, mature et déterminée. Je lui ai indiqué par quoi commencer, ce qu’était un business plan et comment le monter, à qui s’adresser pour la suite des événements… Elle avait une réelle volonté de bien faire les choses. »
Grâce à France Active, elle a bénéficié d’une garantie bancaire qui lui permet de faire un emprunt sans engager de caution personnelle et de primes qui permettront de financer une partie des travaux de réaménagement de la boutique et une partie du stock initial.
L’ouverture approchant, Léa appréhendait : elle craignait en plein mois de juillet de ne pas avoir assez de clients. C’est l’inverse qui se produit : « J’ai eu une ouverture bien meilleure que celle que j’espérais. Cela m’a permis de mettre un peu de trésorerie de côté. Je ne m’attendais pas à un tel raz de marée sur la période estivale et j’ai eu beaucoup de compliments sur les fleurs et le réaménagement de la surface de vente ».
Prochaine étape pour Léa : recruter une apprentie pour l’aider au quotidien.
Un conseil pour un entrepreneur qui veut se lancer ?
« Savoir s’entourer des bonnes personnes pour avancer en confiance et sereinement, être patient et savoir se préserver sont les 3 conseils que je donnerai à un entrepreneur qui veut se lancer. » nous confie-t-elle.
Zoom sur la prime FAPE EDF
Permettre aux personnes les plus fragiles de créer leur emploi tout en revitalisant des zones rurales trop souvent désertées, telle est l’ambition de l’action commune menée par France Active et Fape Edf depuis près de 15 ans. Une ambition qui s’est traduite par le soutien au démarrage de plus de 1 800 créations d’entreprises depuis 15 ans. Zoom sur ce partenariat.
Léa Caron a bénéficié de cette prime de 2 000€ pour son projet de reprise “Au clos fleuri”.
A bénéficié du
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Avec
une garantie de
32 000€
plusieurs primes d’un total de
3 000€
A été accompagnée par
France Active Ain
Et soutenue par
FAPE EDF
En 2024
C’est ici ?
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Contribuer au dynamisme local en proposant une nouvelle offre touristique


Raphaëlle RAMEY
Fondatrice de Trip Tribu
Location de vans aménagés pour des escapades nature
Ne sous-estimez pas la valeur d’un bon réseau. Avec du soutien et des conseils, tout devient possible.
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Vieu-d’Izenave (Ain)
Location de vans aménagés
Un concept de voyage unique dans l’Ain
Prêts pour l’aventure ? Trip Tribu vous propose de partir au volant d’un van aménagé à la découverte, par exemple, du Parc Naturel du Haut Jura, du point culminant du Bugey (le Grand Colombier) ou du lac de Genin en région Auvergne Rhône Alpes. Raphaëlle Ramey, la créatrice de cette structure propose la location de vans aménagés (5 places, 4 couchages) parfaitement équipés pour partir en toute autonomie en pleine nature.
À bord, tout est inclus pour simplifier la vie des voyageurs : assurance, draps, ménage de fin de séjour, et bien plus encore ! Les clients peuvent choisir des options supplémentaires, comme des porte-vélos, des vélos électriques, et même des road books qui suggèrent des trajets et des sites incontournables dans la région.
Pourquoi Trip Tribu ?
Raphaelle a imaginé Trip Tribu pour offrir aux vacanciers une expérience sur-mesure, où chaque détail est pensé pour répondre aux besoins spécifiques de chaque voyageur. “Nous voulons que nos clients vivent une aventure sans tracas, en pleine nature, avec le confort d’un hôtel mais la liberté d’un road trip. J’accorde beaucoup d’importance à les avoir en ligne pour établir un devis qui correspond à leurs attentes. Chaque voyage est différent, nous mettons un point d’honneur à adapter nos prestations aux besoins de nos clients”.
Un lancement réussi
Après avoir travaillé dans la communication et acquis de l’expérience en commerce, Raphaëlle se lance dans cette aventure familiale début 2024. Avec le soutien de France Active, qui lui a permis d’obtenir une garantie bancaire et un prêt, elle a pu financer ses premiers véhicules et démarrer son entreprise sereinement. “Cet appui a été essentiel dans mon projet, la garantie a eu deux grands bénéfices : celui de m’éviter une caution personnelle qui m’aurait mis davantage en risque et celui de rassurer la banque qui, avec l’aval de France Active, est confiante par rapport à mon projet. L’accompagnement de France Active est également précieux dans la durée, mon conseiller a travaillé avec moi à mettre tous les outils en place afin que je puisse assurer au mieux la gestion financière de mon entreprise. J’ai été également épaulée par mes proches qui ont une expérience dans l’entrepreneuriat.”
Un accompagnement sur-mesure avec France Active
“Grâce aux ateliers et formations offerts par France Active et la Fabrique des Possibles, Raphaëlle a pu affiner son approche entrepreneuriale et bénéficier d’outils précieux en gestion financière et marketing. Elle correspond parfaitement au profil de personne qui ont plus de difficulté à accéder au crédit bancaire : une jeune femme, entrepreneure en territoire rural… c’est notamment pour cela que France Active a été à ses côtés pour la création de son entreprise.” précise Franklin Witham, le conseiller France Active Ain qui l’a accompagné.
Elle partage son parcours avec enthousiasme et encourage les autres entrepreneurs à se lancer : « Ne sous-estimez pas la valeur d’un bon réseau. Avec du soutien et des conseils, tout devient possible. » précise-t-elle
Un service de proximité avec une touche humaine
Trip Tribu attire aussi bien des clients locaux, que des voyageurs d’autres régions ou de l’étranger, à la recherche d’une expérience immersive et confortable. Que les clients réservent via le site web ou contactent Raphaëlle par téléphone, chaque réservation est un moment de partage. “Nous ne voulons pas perdre le côté humain. Je prends le temps de comprendre les attentes de chaque client pour optimiser leur séjour.”
Les valeurs d’une entreprise solidaire
En plus d’offrir une option de tourisme respectueuse de l’environnement, Trip Tribu contribue au dynamisme économique local. Raphaëlle a embauché une salariée pour l’entretien des véhicules, créant ainsi un emploi dans la région. De plus, elle s’engage à faciliter le tourisme dans l’Ain, une région aux paysages variés et aux richesses naturelles, de ses montagnes à ses lacs.
Aujourd’hui, Trip Tribu continue de grandir et envisage d’étendre son offre avec d’autres véhicules de loisir. L’avenir est prometteur, et Raphaëlle est prête à relever de nouveaux défis pour faire de Trip Tribu une référence dans le tourisme sur son territoire.
A bénéficié du
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Avec
une garantie de
50 000€
A été accompagnée par
France Active Ain
En 2024
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Nouveau modèle, nouveau départ pour Pléiades


Christophe DAMIRON
PDG de la Scop Pléiades
Services médico-sociaux à domicile
En faisant le pari de la Scop, nous avons posé les bases d’une nouvelle pérennité économique et d’un projet mobilisateur pour le collectif.
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Feurs (Loire)
Services médico-sociaux à domicile
En devenant une Scop (société coopérative et participative) en juillet 2023, l’ex-association Pléiades a ouvert un nouveau chapitre pour ses 300 salariés et ses 3 000 bénéficiaires des services médico-sociaux à domicile qu’elle propose pour tous les âges de la vie.
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« Pléiades a connu des tsunamis successifs », résume Christophe Damiron, son actuel PDG. La structure est en effet née du regroupement de plusieurs associations, la dernière en date aboutissant à une procédure de redressement judiciaire déclenchée par le tribunal de Saint-Étienne en 2018. Christophe Damiron, ancien militaire, depuis vingt ans dans le monde du médico-social, rejoint alors l’embarcation en tant que directeur général, pour travailler à un plan de sortie de crise : « en juillet 2020, nous mettons sur pied un plan de continuation qui se heurte à la pandémie Covid. Celle-ci a certes créé un effet d’aubaine avec l’augmentation des besoins de nos publics, mais sans résoudre notre déficit financier dû en partie à une tarification encadrée trop faible. Or, l’enjeu était grand, car nous avions plus de 300 salariés sur le terrain, motivés et mobilisés », se rappelle-t-il.
La sortie de crise par la voie coopérative
Pléiades opte alors pour un radical changement de modèle quand Christophe Damiron se met en relation avec l’UR Scop (Union régionale des Scop) d’Auvergne-Rhône-Alpes. « Ils ont challengé durant six mois notre modèle économique, ce qui nous a permis de remettre en perspective et de consolider notre projet d’entreprise. Par exemple, en axant notre développement sur des services de conciergerie. En parallèle, la tarification réglementée a été revue à la hausse, ce qui nous nous a donné plus d’assise économique », explique-t-il.
Sans oublier que le modèle coopératif est fondamentalement participatif : ainsi 37 % des salariés de Pléiades ont accepté de devenir sociétaires en investissant un mois de salaire. Ce qui a représenté une vraie force à la barre du tribunal quand il a fallu défendre le projet.
« Mais au-delà de l’annulation de la dette de l’association grâce à sa liquidation judiciaire, du nouveau modèle économique en Scop et de la mobilisation des salariés, encore fallait-il reconstituer notre fonds de roulement », précise Christophe Damiron. L’UR Scop le met alors en relation avec différents financeurs et avec France Active qui lui apporte des garanties bancaires et un investissement à hauteur de 250 000€. « Sans ce soutien du mouvement coopératif, du Crédit Coopératif et de France Active, nous n’aurions pas réussi à convaincre le tribunal et les investisseurs de notre capacité à reprendre l’association et à nous engager sur une voie équilibrée et pérenne. Une des clés du succès est d’être bien entourés et cela a été le cas », complète-t-il.
Une Scop désormais à flot
Presque un an après le lancement de la Scop, Pléiades compte environ 90 sociétaires et connaît une situation économique favorable « Aujourd’hui, tous les voyants sont au vert. Nous avons retrouvé la possibilité d’investir dans nos projets. »
Pour Christophe Damiron, les prochains mois vont dès lors être cruciaux pour relever deux défis majeurs. « Le premier sera de confirmer la solidité de notre rentabilité. Car n’oublions pas que les structures de l’ESS sont des entreprises qui doivent être viables économiquement. C’est un prérequis indispensable. »
Le second : être attractifs en tant qu’employeur. « Comme beaucoup d’acteurs du secteur médico-social, nous faisons face à une crise des vocations. Ce qui nous oblige à nous montrer innovants dans nos recrutements et à intégrer de l’agilité et de l’adaptabilité. Là aussi, la gouvernance coopérative est un plus, car elle permet aux sociétaires de reprendre la main sur la définition des conditions de travail et la stratégie. »
A bénéficié du
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Avec
une garantie de
100 000€
un investissement de
250 000€
A été accompagné par
France Active Loire
En 2023
C’est ici ?
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Travailler et vivre en milieu rural


Nathalie MAGNET
Responsable d’équipe à l’ADMR Colline du Vivarais
Mieux-être pour tous
France Active et l’ADMR répondent aux mêmes valeurs, comme le lien social et l’ancrage territorial. La participation de France Active nous a permis de mettre le doigt sur nos difficultés et ainsi nous avons décidé de revoir notre organisation territoriale pour recréer du lien de proximité avec nos bénéficiaires, mais aussi avec nos salariés.
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Aubenas (Ardèche)
Mieux-être pour tous
Nathalie Magnet est la responsable de l’ADMR les Collines du Vivarais, à Aubenas. Derrière ces quatre lettres se cache un réseau associatif d’aide à domicile en milieu rural. L’idée d’assistance à la population a commencé à faire son chemin après-guerre avec un double objectif : seconder les personnes dans leurs tâches quotidiennes et créer des emplois localement. C’est dans cet esprit que la structure ardéchoise fédère un groupe de salariés et de bénévoles qui intervient sur 40 communes et propose des services « du début à la fin de vie ».
Aider ceux qui en ont besoin
L’association albenassienne vient en aide aux seniors. Elle intervient à différents moments de la journée pour épauler les plus âgés dans leurs tâches quotidiennes. Ils conservent ainsi leur autonomie et donc leur qualité de vie.
https://vimeo.com/900927634?share=copy
L’ADMR intervient aussi auprès des familles pour la garde d’enfants, l’aide aux devoirs ou des questions liées à la parentalité. Les structures ressources étant rares alentour, l’association pallie un manque et permet à ceux qui le souhaitent de vivre à l’écart des grands centres urbains. L’association soutient ses bénéficiaires à travers : les courses, le ménage, la toilette et la préparation des repas.
Quels que soient l’âge, la situation familiale ou les difficultés des personnes aidées, le lien social prévaut. Les équipes de l’association offrent de la présence, un soutien émotionnel, des bavardages, des activités. Tout ce qui fait le sel de l’existence et permet de lutter contre l’isolement et la solitude.
Un travail qui fait sens
La structure compte 65 salariés et de nombreux bénévoles. Tous travaillent en étroite collaboration. Pour la responsable, il ne s’agit pas seulement d’être à l’écoute des bénéficiaires, il faut aussi s’impliquer auprès de ceux qui permettent à l’ADMR d’exister.
Un des objectifs de l’association est de proposer des emplois pérennes au personnel. Elle souhaite aussi favoriser la proximité des lieux de mission pour les intervenants dont les déplacements s’avèrent nombreux.
Cet objectif de bien-être au travail est très concret dans la liberté laissée pour la mise en place des plannings. Ce sont les équipes qui décident, ce qui en dit long sur la confiance accordée.
Les salariés élaborent les emplois du temps en fonction de leurs pairs et de leurs propres contraintes.
Avec l’appui de France Active, Nathalie Magnet est parvenue à pointer les difficultés de l’association et à engager des changements d’organisation afin de tisser des liens plus solides.
Tout ce qui rend le quotidien plus facile ne peut que favoriser le mieux-vivre de ceux qui travaillent et donc de ceux dont ils s’occupent : un bel exemple de cercle vertueux.
A bénéficié du
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Avec
un investissement de
30 000€
un prêt relance de
40 000€
une garantie bancaire de
20 000€
A été accompagné par
France Active Auvergne Rhône-Alpes
France Active en Drôme-Ardèche
En 2021 et 2022
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Autres stories
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Et si louer permettait d’acheter ?

Lionel ASSOUN
Président de la Scic Agora pour l’habitant
Foncière solidaire
Je ne connaissais pas du tout le champ de l’Economie sociale et solidaire. J’ai vraiment apprécié mon expérience d’incubation ainsi que la bienveillance et le professionnalisme de l’Urscop et de France Active. Leurs analyses et leurs regards sur le projet ont été précieux. » précise Lionel Assoun, président de la Scic.
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Lyon (Rhône)
Foncière solidaire
Un locataire à vie paie 3 fois le prix d’un appartement. Partant de ce constat, Lionel Assoun, président de la Scic Agora pour l’habitant a voulu, avec ses associés, proposer une solution d’accès à la propriété pour les locataires.
Après une vingtaine d’années dans la finance, Lionel Assoun a voulu mettre du sens dans son parcours. Son entourage proche a été confronté à la difficulté d’acheter un bien immobilier. Avec un marché très tendu, des prix élevés à la location, les ménages peinent à épargner suffisamment pour accéder à la propriété. Sans aide du cercle familial, les ménages ne peuvent pas acheter leur bien immobilier. Agora pour l’habitant propose une solution : et si louer permettait d’acheter ? La Scic est une foncière solidaire qui achète des logements. Elle propose à des ménages de louer ces logements à un prix raisonnable. Une partie du loyer constitue une épargne leur permettant, à terme, d’acquérir le logement à un prix non spéculatif. Le locataire, associé de la Scic et futur acquéreur, conserve son droit aux APL et dès son entrée dans les lieux, il est assimilé à un propriétaire : il participe ainsi aux assemblées générales de copropriété et s’implique dans la vie de son immeuble. Côté propriétaire, avoir un locataire de ce type permet de réduire les risques de vacances du logement, d’impayés ou encore de dégradations.Si in fine le locataire choisi de déménager, il récupérera l’épargne qu’il a pu accumuler. Pour lancer le projet, Lionel Assoun et ses associés ont dans un premier temps rejoint l’incubateur Alter’Incub en région Auvergne Rhône-Alpes. Au moment de la levée de fonds, ils se sont rapprochés de France Active. « Je ne connaissais pas du tout le champ de l’Economie sociale et solidaire. J’ai vraiment apprécié mon expérience d’incubation ainsi que la bienveillance et le professionnalisme de l’Urscop et de France Active. Leurs analyses et leurs regards sur le projet ont été précieux. » précise Lionel Assoun, président de la Scic.
Avec 1M€ de capital apporté par 50 épargnants solidaires, la foncière a acheté ses premiers logements dans le neuf : « On espère avoir nos premiers habitants en fin d’année 2024 » précise Lionel Assoun.
A bénéficié du
Avec
un investissement de
50 000€
A été accompagné par
France Active Auvergne Rhône Alpes
En 2022
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La Toupie offre une seconde vie aux jouets à Chambéry.

Elsa DONON et Souand IBOUNOU
Coordinatrice et responsable développement commercial à la Toupie
Recyclerie de jouets
Pour cette fin d’année, La Toupie vous propose de mettre sous votre sapin des jouets engagés, qui ont été valorisés par notre équipe et qui sont vendus à prix solidaire, que vous pouvez retrouver dans notre boutique à Chambéry.
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Chambéry (73)
Association qui collecte, rénove et vend des jeux, jouets et livres jeunesse pour leur offrir une seconde vie.
https://vimeo.com/893734814?share=copy
En France, les jouets sont utilisés en moyenne que 8 mois, alors que leur durée de vie est d’environ 15 ans. La Toupie propose des jeux, jouets et livres d’occasion pour les petits et grands tout en soutenant l’insertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi dans leur atelier savoyard.
Pour les soutenir, vous pouvez vous rendre dans leur boutique à Chambéry ou commander en ligne.
A bénéficié du
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Avec
une prime de
14 000€
un investissement de
10 000€
A été accompagné par
France Active Auvergne Rhône Alpes
En 2023
C’est ici ?
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Repenser la mode à travers la seconde main

Rachel TROILLARD
Créatrice de La belle armoire
Boutique de vêtements de seconde main
Un conseiller de France Active m’a accompagné avec un regard bienveillant mais exigeant, cela m’a permis de challenger mon projet, d’améliorer mon business plan et d’être réaliste sur mes projections de chiffre d’affaires.
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Chambéry (Savoie)
Boutique de vêtements de seconde main
Le chemin vers la reconversion
C’est après une carrière de commerciale, cheffe de produit puis de responsable marketing / communication dans un grand groupe pharmaceutique, que Rachel décide de se lancer dans l’entreprenariat. « Je me suis rendu compte que je n’étais pas faite pour travailler dans un grand groupe trop rigide ». L’idée de lancer son entreprise lui a toujours trotté dans la tête, sans jamais oser franchir le pas. Créer quelque chose, oui ! Mais quoi ?
Un jour de décembre, lors une conversation avec sa filleule sur le commerce de seconde main, l’idée commence à se préciser. « Je suis allée visiter le dépôt-vente dont elle me parlait et là ça a été le déclic. La nouvelle génération consomme désormais en seconde main. J’ai donc fait le tour de l’offre dans ce domaine sur mon territoire et j’ai décidé de créer une boutique de vêtements de tous les jours, accueillante, à destination des hommes comme des femmes, de 14 à 98 ans. ».
Un solide soutien des réseaux d’accompagnement
Elle découvre alors l’écosystème de l’accompagnement à la création d’entreprise et notamment la Chambre de Commerce et d’Industrie et France Active. Toutes ces rencontres et ces organismes l’ont aidé à peaufiner son projet. Un stage de 5 jours à la CCI lui a permis de voir les contours du métier d’entrepreneur. « Un conseiller de France Active m’a accompagné avec un regard bienveillant mais exigeant, cela m’a permis de challenger mon projet, d’améliorer mon business plan et d’être réaliste sur mes projections de chiffre d’affaires. Ils connaissent très bien leur métier et c’est un plus non-négligeable. J’ai ouvert 3 mois avant le premier confinement et ils ont été là pour me soutenir et m’accompagner tout au long de cette période compliquée pour tous les commerces ».
Une belle dynamique de développement
La boutique a maintenant 3 ans d’existence. Rachel contribue à l’économie circulaire en remettant dans le circuit des vêtements qui ont déjà été portés. Elle travaille avec un ESAT pour le nettoyage des vêtements et ouvre aussi la possibilité à ses clients de louer ses produits pour un shooting, un mariage ou pour un week-end.
Elle organise une fois par mois des ateliers créatifs pour apprendre à broder soi-même ou découvrir l’aquarelle par exemple. Elle a également un corner pour faire découvrir des créateurs locaux.
Petit à petit l’équipe de la boutique grandit. Lors de son lancement, elle a commencé avec une alternante pour développer la communication autour du magasin aujourd’hui une salariée l’a rejoint et elle projette d’agrandir l’équipe avec une nouvelle alternante en gestion commerciale.
Le conseil de Rachel à un entrepreneur qui souhaite se lancer :
Elle suggère de bien préparer son projet et se faire accompagner. « C’est un gros plus au quotidien, le métier d’entrepreneur étant un métier assez solitaire, les réseaux d’accompagnement permettent vraiment de mettre toutes les chances de son côté ».
A bénéficié du
Avec
plusieurs garanties d’un montant total de
28 000€
un investissement solidaire de
6 000€
A été accompagnée par
France Active Savoie Mont Blanc
En 2020
C’est ici ?
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