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La mode pour toutes, sans limites

Jessica GRIBOVAL

Fondatrice de Chez Jess

Boutique de prêt-à-porter féminin

Avec Chez Jess, je propose des vêtements pour toutes les tailles, tous les budgets. Je veux que mes clientes se sentent plus épanouies après leur passage en boutique. 


Auchel, Pas-de-Calais
Boutique de prêt-à-porter féminin

L’ouverture de la boutique « Chez Jess » au printemps 2024 a tout d’une renaissance pour sa fondatrice, Jessica Griboval. Son expérience de plusieurs années dans la grande distribution l’a en effet laissée exsangue. « Pendant deux ans, j’ai été en arrêt. Je n’arrivais même plus à rentrer dans un magasin d’alimentation. Comment j’aurais pu retrouver du travail dans mon secteur d’activité ? »

https://vimeo.com/1119357393

Trouver sa voie grâce à l’entrepreneuriat

La mère de trois enfants a pourtant un déclic à l’occasion de rendez-vous chez France Travail : ses aspirations et son tempérament démontrent qu’elle a la fibre du commerce. « Avoir une boutique à mon compte, je ne pensais pas que c’était accessible pour moi, sans apport, sans famille dans le métier. » Sa vocation s’affermit alors que Jessica participe durant 3 mois à l’Académie de l’entrepreneuriat de Béthune. « Grâce à cette expérience je me suis rendu compte que j’en étais capable. Avec toutes les participantes et les personnes qui nous ont accompagnées, nous nous sommes tirées vers le haut. J’ai beaucoup appris, comblé mes lacunes et surtout structuré mon dossier. » Des efforts qui se sont avérés payants. « Le banquier m’a dit : si vous êtes dans mon bureau, c’est que j’y crois. Vous n’avez pas les garanties, mais on va aller les chercher. »

Plus qu’une boutique, un lieu de rencontres et de lien social

La détermination de Jessica et la solidité de son projet incitent alors l’équipe de France Active Pas-de-Calais à la soutenir (voir ci-dessous). D’autant plus que la jeune femme est bien motivée à donner du sens à sa boutique, autour d’un slogan : « la mode sans limites ». Chez Jess propose donc des vêtements pour toutes les tailles – du 36 au 62 – et pour tous les budgets. Avec un objectif : réconcilier les femmes avec leur reflet. « Ma récompense ? Quand une cliente qui n’aime pas se regarder dans la glace ressort de la cabine et se trouve enfin belle. On ressent alors des émotions très fortes. » Et Jessica prendra toujours le temps pour ses clientes. « Si elles passent uniquement pour discuter, c’est bien également. Un café les attend ! » Elle s’efforce aussi de créer un lien de confiance et de proximité à travers les réseaux sociaux. Sa page Facebook, régulièrement alimentée en posts et en lives, permet ainsi de garder le contact et d’élargir cette communauté en construction.

À contre-courant de la grande distribution ou de la fast fashion, Chez Jess est un vrai moteur pour retisser du lien social et revitaliser le centre d’Auchel, ville de 10 000 habitants. La municipalité l’a d’ailleurs bien compris et lui a accordé une réduction de loyer pour lui permettre de s’implanter durablement.

Après plus d’un an d’existence, Chez Jess a déjà conquis de nombreuses clientes et Jessica aborde sereinement la suite. « Je sais qu’aujourd’hui j’ai trouvé ma voie. »

Regard de la conseillère France Active

Nadia Porada, cheffe de mission chez France Active Pas de Calais

« France Active Pas-deCalais est partenaire de l’Académie de l’entrepreneuriat de Béthune. C’est à cette occasion que j’ai rencontré Jessica Griboval. Ce qui nous a motivés à la soutenir ? Sa personnalité atypique, pleine d’énergie, qui donne envie de la suivre. Son magasin est plus qu’un commerce, c’est un lieu de vie, un point de rendez-vous pour ses clientes qui sont parfois isolées. Quand nous analysons un dossier, le business plan est bien sûr important, mais ce qui nous embarque c’est avant tout la patte humaine derrière et cette détermination à créer un projet qui fasse sens. C’est le cas ici pour Jessica qui construit son parcours professionnel, pour ses clientes qui trouvent un repère, mais aussi pour la ville d’Auchel qui souhaite revitaliser son centre. »

A bénéficié du

Avec

une garantie bancaire de

10 400€

une prime CAP Quartier de

2 000€

un accompagnement

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Un institut dédié à la confiance en soi et au bien-être des personnes touchées par des maladies

Priscilla MAREK

Fondatrice de Des Mains pour le Dire

Bien-être des personnes malades.

France Active m’a permis de franchir une étape décisive grâce à la garantie bancaire, ce qui a facilité l’obtention de financement pour mon projet.



Un institut dédié à la confiance en soi et au bien-être des personnes touchées par des maladies

Armentières (59280)
Bien-être des personnes malades.

Des Mains pour le Dire : un lieu d’accompagnement et de bien-être pour les personnes malades et/ou âgées 

Situé dans la métropole Lilloise, l’institut “Des mains pour le dire” propose des services spécialisés dans la prothèse capillaire, la prothèse mammaire externe et les sous-vêtements adaptés pour les personnes touchées par le cancer ou d’autres maladies graves. Loin des salons traditionnels, cet espace se distingue par son approche humaine et solidaire, mettant l’accent sur la reconstruction de l’estime de soi des personnes qui traversent des épreuves difficiles. 

La fondatrice, Priscilla Marek, a dédié son parcours à l’accompagnement de ceux qui ont perdu confiance en eux à cause de la maladie. Après une carrière de 9 ans en tant qu’auxiliaire de vie à domicile, elle décide de se lancer dans un secteur différent mais toujours dans l’aide à la personne. Passionnée par le monde de la socio-esthétique, elle a obtenu plusieurs diplômes, dont un en socio-esthétique et un autre en coiffure, avant de se lancer dans l’entrepreneuriat. 

Un concept innovant et solidaire  

 

Le principe de l’institut est simple : offrir des soins et des services adaptés aux besoins spécifiques des patients, qu’ils soient en rémission ou en fin de traitement. En plus des prestations de prothèses capillaires et mammaires, elle propose des services de maquillage, soins et relaxation, créant ainsi un lieu où les patients peuvent se sentir bien dans leur peau et reprendre confiance. L’accent est mis sur l’utilisation de produits naturels pour la peau et la coloration végétale des cheveux. 

 

“Ici, on prend le temps d’accompagner chaque personne. Ce n’est pas juste un service, c’est un réel soutien, émotionnel et physique, explique Priscilla. 

 

L’institut organise aussi des journées bien-être où des professionnels du secteur, comme des naturopathes et sophrologues, interviennent bénévolement pour offrir des services gratuits aux participants. Cela permet aussi de faire connaître différents métiers tout en créant un réseau de solidarité. 

Un parcours entrepreneurial soutenu 

 

Le chemin vers l’entrepreneuriat n’a pas été sans embûches.  Elle a d’abord fait appel à la BGE, une structure d’accompagnement, qui l’a guidée tout au long de son projet, notamment en l’aidant à structurer son business plan et en la dirigeant vers France Active pour une garantie bancaire. Ce soutien a été essentiel pour rassurer les banques et obtenir un prêt, un financement crucial pour le lancement de l’institut. 

Un avenir prometteur

 

 Aujourd’hui, “Des mains pour le dire” commence à se faire connaître grâce au bouche-à-oreille et à une présence active sur les réseaux sociaux. Priscilla reçoit des retours très positifs de ses patientes et projette même d’élargir son activité. L’objectif ? Agrandir l’institut pour accueillir plus de patientes et diversifier les services, notamment en matière de coloration végétale. 

 

“Je suis contente d’avoir ouvert cet institut, même si c’est encore tôt pour dresser un bilan. Le but est de continuer à faire grandir l’activité et d’offrir un accompagnement toujours plus complet, confie la fondatrice. 

Ses conseils aux futurs entrepreneurs solidaires 

 

“Il n’y a jamais de ‘bon’ moment pour se lancer. Il faut savoir s’écouter et se lancer quand on sent que c’est le moment. Et surtout ne restez pas seule dans cette aventure.” 

 

Pour elle, un entrepreneur solidaire doit avant tout savoir écouter et être bienveillant, mais aussi faire preuve de positivité et d’un engagement total envers ses clients. 


Site internet

A bénéficié du

Avec

une garantie de

38 500€

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Sept exploitations agricoles allient leurs forces et leur impact

Clémence DUCROQUET-TALLEU

Directrice de la Coopérative Fruitière Lait Prairies du Boulonnais

Coopérative laitière

Devenir une coopérative est une manière de remettre du sens dans le métier d’éleveur laitier.


Vieil-Moutier (Pas-de-Calais)
Coopérative laitière

La Coopérative Lait Prairies du Boulonnais a déjà dix ans. Elle a en effet été créée en 2014 sous l’impulsion du parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale. « À l’époque, une crise frappait la filière laitière. Ce n’était ni la première, ni la dernière, mais le parc avait comme ambition de permettre aux éleveurs de poursuivre leur activité qui contribuait à la préservation des prairies, de la biodiversité et des bassins d’eau du territoire », relate Clémence Ducroquet-Talleu, directrice de la coopérative.

https://vimeo.com/1044924892

Redonner du sens au métier d’éleveur laitier

En rassemblant sept exploitations au sein de la coopérative, le premier bénéfice est celui de la mutualisation : des productions, mais aussi des équipements pour la collecte, la pasteurisation, le conditionnement et la transformation (des yaourts, crèmes desserts, formage blanc…).
Au fil des années, ce modèle prouve qu’il fonctionne : le chiffre d’affaires augmente de 20 % par an. En parallèle, la clientèle régionale se diversifie avec de la grande distribution, des petits magasins indépendants, de l’hôtellerie et des collectivités scolaires ou hospitalières.
« Devenir une coopérative est en fait une manière de remettre du sens dans le métier d’éleveur laitier, rebondit Clémence Ducroquet-Talleu. Ainsi, nous opérons une valorisation du travail en créant un lien direct avec les clients, voire les consommateurs. Une valorisation économique aussi, car nous avons pris l’engagement auprès des agriculteurs de la coopérative d’acheter leur lait 20 % plus cher que les filières classiques. Valorisation enfin de notre territoire. Nous défendons, en effet, un élevage laitier respectueux de l’environnement porté sur le pâturage en été et les prairies pour la production de foin l’hiver. » C’est d’ailleurs ce sens retrouvé qui a motivé Clémence Ducroquet-Talleu à devenir la directrice de la coopérative en 2021 : « En tant que femme d’agriculteur laitier, je me rendais bien compte qu’il y avait énormément d’heures de travail pour trop peu de reconnaissance. J’ai donc eu à cœur de m’investir pour aider à développer davantage la coopérative. »

Faire grandir l’impact

Actuellement, sur les 4 000 000 litres annuels de lait produits par les sept exploitations, 10 % sont transformés directement par la coopérative. « Ce n’est pas encore énorme. Mais cela montre aussi tout l’enjeu de grandir afin d’avoir plus d’impact pour les fermes. »
Par conséquent, la coopérative a décidé de capitaliser sur ses forces et d’agrandir son atelier de transformation afin d’augmenter ses capacités, voire de toucher d’autres marchés. Elle a alors mis en place en 2024 une nouvelle ligne de stérilisation du lait qui lui permet, en outre, de le conditionner dans des bouteilles en verre consignées. « Notre volonté était aussi de réduire l’empreinte carbone de nos productions. C’est pourquoi nous avons commencé à travailler avec un distributeur spécialisé, Le Fourgon. »
Pour accompagner ces transformations, la coopérative a obtenu le soutien financier de la Région, de l’Agence de l’Eau, ainsi que du Crédit Mutuel, du CIC et du fonds d’investissement semi-public Finopra. Convaincue par la pertinence de son modèle et son engagement tant territorial qu’environnemental, France Active lui a par ailleurs accordé un prêt participatif.
Désormais, le nouvel atelier est sur les rails. « Notre objectif est d’y transformer 25 % du lait des exploitations d’ici à fin 2025 ! », conclut Clémence Ducroquet-Talleu.


Site internet

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un investissement de

200 000€

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France Active Pas-de-Calais

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La ferme des ailleurs, un havre de paix, de rencontre et d’ouverture

Caroline NIO

Directrice générale du Centre Hélène Borel et superviseuse de la Ferme des ailleurs

Résidence de tourisme adaptée et inclusive

Nous avons à cœur de porter un projet économique, social, culturel et touristique totalement inédit en France.


Les Arleux (Nord)
Résidence de tourisme adaptée et inclusive

Depuis le 4 mars 2024, un vieux corps de ferme centenaire a repris vie. Appelée La Ferme des Ailleurs, cette bâtisse totalement rénovée abrite une résidence de tourisme unique en son genre en France.

Rendre possibles de vrais moments de répit

Le concept est porté par le Centre Hélène Borel (voir encadré). « L’association, basée dans les Hauts-de-France et fondée dans les années 60, gère des établissements et des services médico-sociaux à destination des personnes atteintes de sclérose en plaques, explique sa directrice générale Caroline Nio. Depuis quelques années, nous avons souhaité développer en parallèle des activités issues de l’Economie sociale et solidaire. Nous avons ainsi créé un club de sport un espace de coworking ouverts à tous. La Ferme des ailleurs s’inscrit dans cette dynamique. »

Son concept ?

Proposer des hébergements modulables – de la chambre au 4-pièces – totalement accessibles, ainsi qu’un accompagnement sur mesure des personnes en situation de handicap et de leurs aidants. « Aujourd’hui, en France nous comptons plus de 8 millions d’aidants. Or, très peu de structures leur donnent la possibilité de prendre le temps de souffler un peu, de trouver du répit pour recharger les batteries. À la Ferme des Ailleurs, nous préparons en amont leurs séjours pour identifier avec les eux les moments où ils auront besoin d’un relais par des personnes formées auprès de leur proche, ce qui leur permettra de passer des vacances ensemble, mais aussi avec des parenthèses de détente. »

Une alternative d’hébergement pour toutes et tous

L’ambition première de la Ferme des Ailleurs est d’offrir un havre de paix aux personnes handicapées et leur famille, mais pas seulement ! Elle peut accueillir également des touristes, des travailleurs en déplacement, des membres d’associations sportives venues en compétition dans la région, des collègues en séminaires d’entreprise… « Sa vocation est l’inclusion ! », résume Caroline Nio. D’ailleurs, son architecture est conçue pour favoriser la rencontre. Ainsi, en plus des chambres ou appartements, différentes salles communes offrent la possibilité de cuisiner ensemble, échanger, partager un atelier (par exemple de découverte de la gastronomie locale)… Des expositions, concerts et autres animations festives sont également proposés. Cette dynamique concourt par ailleurs à la revitalisation du bourg de 3000 habitants, ancien lieu de villégiature des mineurs de la région. « Nous avons à cœur de porter un projet économique, social, culturel et touristique totalement inédit », s’enthousiasme Caroline Nio.
Pour rendre possible ce nouveau modèle, Les Fermes des Ailleurs a bénéficié du soutien de France Active Nord Actif. « Ils nous ont accompagnés dans le montage de notre plan de financement qui intègre des investissements privés et quelques subventions publiques, comme celles issues du Feder (Fonds européen de développement régional). Or, ces dernières sont souvent versées avec des mois voire des années de décalage. Le prêt participatif de France Active nous a donc permis de lancer la structure, mais aussi de compter sur un partenaire avec lequel nous partageons les mêmes valeurs d’engagement », conclut Caroline Nio.


Site internet de la Ferme des ailleurs

Le Centre Hélène Borel, 60 ans au service des personnes handicapées et de leurs aidants

Créé dans le Nord de la France dans les années 60, le Centre Hélène Borel a pour objectif d’aider les personnes en situation de handicap à vivre dignement. Au fil du temps, l’association s’est structurée autour de quatre pôles : soins, hébergements en foyers d’accueil, résidences services ou logements autonomes, autres activités (services, aides à domicile, sport santé…). Aujourd’hui, le Centre Hélène Borel compte 11 établissements et services, emploie près de 350 professionnels et accompagne environ 1 200 personnes par an.

A bénéficié des

Avec

plusieurs investissements d’un total de

265 000€

plusieurs garanties d’un total de

76 500€

d’une prime de

8 000€

A été accompagné par

France Active Nord

Depuis 2009


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Impacts solidaires

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Humaniser la prise en charge des défunts et de leur famille

Séverine MASUREL

Fondatrice de la coopérative funéraire de Lille

Scic de pompes funèbres

Quand j’ai découvert ce concept, ce fut un vrai déclic, je me suis demandé pourquoi cela n’existait pas dans ma région. Je trouvais le fonctionnement sain et c’est ce qui m’a séduit.


Lille (Nord)
Pompes funèbres coopératives

En France, on dénombre plus d’un décès chaque minute. Bien que le sujet soit tabou, nous y sommes tous un jour confronté. Quand cela arrive, les familles fragilisées par cette nouvelle, souhaitent bénéficier d’un accompagnement personnalisé et d’une écoute attentive. C’est le rôle que s’est donné la coopérative funéraire de Lille, fondée par Séverine Masurel.

C’est par le fruit du hasard et des rencontres que cette Lilloise se retrouve à la tête de la première coopérative funéraire des Hauts de France.

Avec une formation en management et gestion, Séverine Masurel a travaillé 24 ans dans le commerce textile, chez Damart. Son dernier poste en date était responsable du service approvisionnement et gestion des stocks. « J’ai eu la chance de travailler dans une société qui a permis ma reconversion. J’y ai appris la gestion, le management, la gestion de projet, le travail en équipe, mais à 47 ans j’avais le besoin fort de me tourner davantage vers les relations humaines, l’accompagnement. »

Parallèlement et au gré de recherches sur internet, elle tombe par hasard sur un article présentant la coopérative funéraire de Nantes. Elle est séduite par le concept. « C’est une autre façon de voir les obsèques et la relation avec les familles », nous précise-t-elle.

Les coopératives funéraires sont des entreprises de pompes funèbres mais pas comme les autres. Elles mettent l’humain et le respect des volontés du défunt au centre de leurs actions et le respect de l’environnement fait partie de leur ADN. Le concept vient du Canada, et se concrétise la plupart du temps en France sous forme de SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif). Ces structures doivent être rentables, mais le profit dégagé est à 100% réinvesti dans la coopérative pour améliorer son fonctionnement et donc au seul profit des familles. Il n’y a pas d’enrichissement personnel. Les salariés de la coopérative ont un salaire fixe et n’ont pas de prime sur la vente de biens ou de services.

Par ailleurs, ces structures sont totalement transparentes sur les prix et sur ce qui est obligatoire ou ne l’est pas.

« Quand j’ai découvert ce concept, ce fut un vrai déclic, je me suis demandée pourquoi cela n’existait pas dans ma région. Je trouvais le fonctionnement sain et c’est ce qui m’a séduit ». Le projet prend forme progressivement. Elle commence par suivre des formations dans le domaine funéraire, elle lance une association de préfiguration et décide de partir à la découverte des structures pionnières en France.

Elle fait un stage de 15 jours au sein de la coopérative funéraire de Nantes et d’une journée au sein de celle de Rennes. Ces immersions lui permettent de mieux comprendre le fonctionnement, de rencontrer les familles, de voir l’accompagnement dont elles bénéficient, le rapport au défunt et l’organisation concrète d’une coopérative.
« Je ne venais pas du monde de l’ESS, ces modes de gouvernance et ces modèles économiques m’étaient totalement étrangers. J’avais besoin de voir par moi-même comment tout cela était organisé, de comprendre, et je fus séduite. »

Elle avance sur son budget prévisionnel et rencontre l’Union régionale des Scop pour le finaliser et écrire les statuts de la SCIC. Par ce biais, elle rencontre les banques et France Active Nord pour lui permettre de financer son projet. Elle obtiendra un investissement ainsi que la garantie de son prêt bancaire de la part de France Active.

La coopérative a ouvert en janvier 2022. En complément de ses activités, elle s’est donnée comme mission de lever le tabou sur la mort en organisant régulièrement des événements ouverts à tous : (visio) conférences, « cafés mortels », ateliers, visites… Au programme de ces rendez-vous : la découverte de nouvelles pratiques ou nouveaux rites, des temps d’échanges entre les participants, de l’information générale sur la Mort et le Funéraire.

Elle propose également des ateliers sur les volontés funéraires afin d’informer chacun d’entre nous sur les éléments indispensables à anticiper, les discussions à avoir avec ses proches.
Elle a d’excellents retours sur ces événements de la part des participants qui se sentent plus légers et mieux informés sur les démarches à accomplir.

Séverine est particulièrement fière de pouvoir accompagner les familles dans ces périodes difficiles et elles rendent bien en lui donnant des retours très positifs. Depuis son lancement, la SCIC se développe et Séverine continue à échanger avec les autres coopératives funéraires. Elle est la 7e à s’être créée en France, d’autres sont en projet. Chaque mois, elle ne loupe sous aucun prétexte la visio qui leur permet à toutes de mettre en commun leurs pratiques et de trouver des solutions aux difficultés ponctuelles auxquelles elles peuvent être confrontées. Ses projets à moyens termes seraient d’agrandir l’équipe et d’avoir sa propre salle de cérémonie.

Site internet

A bénéficié du

Avec

une garantie de

50 000€

un investissement de

30 000€

A été accompagné par

France Active Nord

En 2021 et 2022

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Un lieu de convivialité indispensable à la vie du village

Joffrey et Fanny BAILLEUL

Gérants du « Campagnard »

Bar / PMU / FDJ

Nous avons été très bien accompagnés par France Active. Ils nous ont apporté une prime de 3 000€ et des garanties bancaires pour un montant total de 50 000€.

Guarbecque (Pas-de-Calais)
Bar / PMU / FDJ

Le Campagnard est un projet de couple : c’est l’histoire de Joffrey et de Fanny Bailleul.
Lui a un parcours d’une dizaine d’années dans la restauration, elle, titulaire d’un BEP carrière sanitaire et sociale a d’abord exercé en tant que femme de ménage dans une école, elle s’occupait également des enfants. Puis elle a rejoint une usine à Grande Synthe pendant quatre ans tout en donnant, de temps en temps, des coups de main pour le service en salle ou au bar et en cuisine dans le restaurant dans lequel travaillait son mari.Ouvrir un commerce ou un restaurant c’était le rêve de Joffrey, un rêve qu’il a très vite partagé avec Fanny dès le début de leur relation. C’est devenu un projet commun.

Fraichement installés à Guarbecque, les beaux-parents de Joffrey proposent au couple de boire un verre dans le seul bar à proximité : Le Campagnard. Ce jour-là, Joffrey et Fanny se projettent dans la gestion de ce lieu. Seul commerce au cœur d’un petit village, il est indispensable au lien social.
Au culot, Joffrey s’adresse à la propriétaire. Celle-ci vient de s’installer il y a tout juste un an mais se projette d’ici trois ans à la retraite. Joffrey et Fanny attendent patiemment ce moment. Ce jour vient enfin, la propriétaire rappelle le couple et l’opération se met en place.

Après avoir contacté plusieurs banques, c’est le Crédit Agricole qui suivra le projet. « Le banquier s’est battu pour notre dossier, il croyait en notre projet » nous précise Joffrey.

Plusieurs structures les ont accompagnés pour le concrétiser. « C’est le banquier qui m’a parlé de France Active, même si je connaissais déjà un peu l’association. Nous avons été très bien accompagnés. Ils nous ont apporté d’une prime de 3 000€ et des garanties bancaires pour un montant total de 50 000€. Nous avons aussi suivi des webinaires pour nous familiariser à la gestion de notre future entreprise. Nous avons également été accompagnés par Initiative Artois qui nous a octroyé un prêt d’honneur de 10 000€.»

Le bar PMU, FDJ du couple est ouvert depuis le 1er octobre 2022. Et ils ont déjà en tête la suite : réaménager une salle au fond du commerce pour ouvrir une partie restauration. C’est un projet à 3 ans.

Un conseil pour un créateur d’entreprise :
« Il faut croire en son projet. Cette affaire c’est notre quatrième tentative, il ne faut jamais baisser les bras. »

Zoom sur le programme Inclusion par le Travail Indépendant :

En mars 2021, France Active répond à un appel à projets lancé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. A cette occasion, France Active enrichi son Pacte Création de nouveaux modules d’accompagnement à destination des entrepreneurs les plus fragiles autour de 4 thématiques :

  • la pédagogie financière (piloter sa trésorerie, gérer au mieux ses relations avec son banquier, tableaux de bord et outils de gestion, crowdfunding et analyse et gestion financière),
  • la protection et sécurisation (la prévention des risques, la protection sociale et juridique, la responsabilité civile, les cyber-risques)
  • la sensibilisation au numérique (pour la prospection, la notoriété…),
  • une sensibilisation à l’engagement.

Et pour les jeunes de 18 à 30 ans, une prime de 3 000€.

Ont bénéficié du

Avec

deux garanties d’un total de

49 000€

une prime de

3 000€

Ont été accompagnés par

France Active Pas de Calais

En 2022

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L’économie circulaire pour favoriser l’emploi de personnes en insertion

Vianney POISSONNIER

Co-fondateur de la Bouquinerie du Sart

Structure d’insertion dans la revente de livres et de vêtements

L’économie circulaire pour favoriser l’emploi de personnes en insertion

La Madeleine (Nord)
Structure d’insertion dans la revente de livres et de vêtements

Collecter des livres et des vêtements pour les revendre sur une plateforme en ligne et permettre par la même occasion à des personnes en parcours d’insertion, telle est la mission de la Bouquinerie du Sart.

 

Un contrat d’un an à la bouquinerie permet aux bénéficiaires de retrouver un nouveau logement et un nouveau travail : un socle pour rebondir vers une vie plus stable.

Les fruits de la revente des livres et vêtements financent la collecte, le tri et l’accompagnement socio-professionnel.

France Active a été d’un soutien précieux notamment en 2020, au moment du premier confinement : « le moment le plus difficile de notre histoire » nous confie Vianney Poissonnier. L’accompagnement a permis à la bouquinerie d’obtenir un agrément chantier d’insertion et France Active a joué un rôle de caution par rapport aux banques.

France Active a également fait de nombreuses préconisations sur des divers sujets qui ont permis de consolider la gestion de l’entreprise dans le cadre du Programme Relève Solidaire. https://vimeo.com/751269862

Site internet

A bénéficié du

Avec

deux garanties de

35 000€

A été accompagné par

France Active Nord

En 2022

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Le jeu comme vecteur de lien social et intergénérationnel

Thierry DETHOOR

Fondateur de On fait un jeu ?!

Promotion et valorisation du jeu

Ce qui a été le plus précieux dans l’accompagnement de France Active c’est leur soutien. Car quand on est entrepreneur, on est souvent seul et dans les moments difficiles c’est très important d’être accompagné.

Ennevelin (Nord),
Promotion et valorisation du jeu

Née en 2014, l’association a vocation à créer du lien social, familial et intergénérationnel à travers le jeu. Elle transmet ainsi des valeurs d’échange, d’entre-aide et de partage.

L’association a développé initialement une ludothèque itinérante. Elle dispose aujourd’hui d’un local à Ennevelin (59) et les équipes continuent à se déplacer pour animer des événements ludiques pour tout public à diverses occasions.

On fait un jeu ?! a réalisé l’exploit d’organiser un escape game pour 500 personnes sous forme d’escape box à l’occasion de la « Biennale de l’engagement » de France Active en juin 2022 à Aubervilliers (93), un événement qui réunissait les salariés de l’association de tout le territoire national.

https://vimeo.com/756338668

Le fondateur d’On fait un jeu ?! nous fait part des doutes auxquels il a été confronté : « Ce qui a été le plus précieux dans l’accompagnement de France Active, c’est leur soutien surtout dans la période difficile que nous avons traversée. Quand on est entrepreneur, on est souvent seul et notamment dans ces moments-là, c’est très important d’être accompagné. Merci à France Active ! ».


Site internet

A bénéficié des


Avec

une garantie de

3 000€

une prime de

5 000€

plusieurs investissements d’un total de

20 000€

A été accompagné par

France Active Nord

Depuis 2016

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Les Écuries de Sopirane : créer dans son territoire

Anne et Sophie PIERRET

Créatrices des Écuries de Sopirane

Pension équestre

J’aurais pu poursuivre en Espagne. Mais les racines ont été plus fortes. Nous avions envie d’apporter quelque chose de nouveau à notre territoire essentiellement agricole.

Vigneux-Hocquet – 02340
Pension équestre

Chez Anne et Sophie Pierret, l’amour des chevaux se transmet de mère en fille. De manière informelle d’abord. Anne, la mère, mène d’ailleurs sa vie professionnelle en parallèle, tour à tour dans le secrétariat, dans la gestion d’une salle de sport, etc. « Une vraie touche à tout ! », résume, sa fille Sophie qui, elle, développe très jeune l’envie de travailler dans le milieu équestre : « J’ai eu un parcours scolaire compliqué. Je me réfugiais dans les chevaux, c’est ainsi qu’est née ma vocation. » Elle décide alors d’acquérir de l’expérience sur le terrain en participant à des concours et en voyageant à travers la France et toute l’Europe. Elle pose quelques temps ses valises à Nîmes puis en Espagne où elle se forme dans les plus grands spectacles équestres. « J’y ai découvert cet esprit cabaret et cette approche artistique du métier. C’était une vraie découverte car très peu de choses existent en France sous cette forme. »

Un projet bien ancré dans son territoire
Anne et Sophie possèdent des chevaux qu’elles font héberger dans une pension près de chez elles, dans le village de Vigneux-Hocquet, au cœur de la zone naturelle de la Thiérache. Quand elles apprennent que la structure est en vente et qu’elle ne trouve pas de repreneurs, elles décident de franchir le pas et de se lancer dans l’aventure. « J’aurais pu poursuivre en Espagne, explique Sophie, mais les racines ont été plus fortes. Nous avons grandi toutes les deux dans ce territoire, essentiellement agricole. Nous avions envie d’y apporter quelque chose de nouveau. » Elles ont ainsi l’ambition de proposer, en plus de la pension pour chevaux qui comporte une trentaine de boxes, des cours d’équitation pour lesquels Sophie se forme, mais aussi des spectacles de cabaret et de la restauration. « Les habitants de la région ne sont peut-être pas habitués à une telle approche artistique mais on sent qu’ils sont très partants pour ce type de découvertes », complète-t-elle.
Avec ses prés et ses vastes espaces, la structure offre également la possibilité de créer des chambres d’hôtes. « Nous sommes à la lisière d’une forêt domaniale de 800 hectares. En mettant des tipis ou des roulottes dans les prés, nous pourrons permettre de passer des nuits insolites pour se ressourcer », commente Anne.

Les premiers pas en tant qu’entrepreneures

Dans leur parcours, Anne et Sophie sont notamment suivies par leur banquier qui les met en relation avec France Active Picardie. « Leur accompagnement a été très utile pour construire le business plan, structurer notre dossier et nous rassurer aussi car tout était nouveau pour nous », complète Anne. En plus d’une garantie Égalité-Femmes, elles bénéficient d’un prêt à taux zéro de 5 000 euros. Sophie, en tant que jeune entrepreneure de moins de 25 ans reçoit, quant à elle, une prime Cap’Jeunes de 2 000 euros dans le cadre du partenariat de France Active avec le Fonds Agir pour l’Emploi d’EDF. Les portes des Écuries de Sopirane ont ainsi pu ouvrir à l’automne 2019. « Pour le moment, nous ne proposons que la pension pour chevaux. D’ailleurs, cet hiver, nos boxes étaient bien rempli, ça a bien fonctionné. Pour nos autres projets, la crise sanitaire est venue les ralentir. Nous attendons de passer ce cap pour continuer à les développer », conclut Anne.


Site internet

A bénéficié du

Avec

plusieurs garanties de

12 800 €

un prêt solidaire de

5 000€

une prime de

2 000€

A été accompagné par

France Active Picardie

Et soutenu par

FAPE EDF

En 2019

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