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Impact territorial et pérennité : le bilan de France Active 5 ans après


Quel est l’impact de France Active sur les territoires ? Et comment les entrepreneur.es qu’elle soutient se portent-ils 5 ans après leur création ? Telles étaient les questions posées lors de notre conférence du 4 juin dernier. Au micro pour échanger sur ces sujets : trois entrepreneurs soutenus par France Active, Patrick Duchen pour le Crédoc, Dominique Mahé pour France Active Garantie, Marie Adeline-Peix pour Bpifrance, Frédéric Noet pour la Fédération Crédit Agricole. Cette conférence s’est tenue à l’école des Cuistots migrateurs à Montreuil à l’occasion de notre assemblée générale. 

L’impact de France Active sur les territoires

L’évaluation de l’utilité sociale de France Active, réalisée par le Crédoc et publiée en 2026 révèle l’impact de notre action sur les territoires. Les résultats confirment le rôle déterminant de l’accompagnement et du financement des entrepreneurs, en particulier ceux en situation de fragilité et ceux porteurs de projets à fort impact social ou écologique.

Cette étude met en lumière 4 effets leviers :

  • Le premier est financier : pour 10 000 euros engagés par France Active, l’entrepreneur réussit à mobiliser près de 30 000 euros auprès d’autres partenaires ;
  • En matière d’emploi, l’impact est tout aussi significatif, avec un multiplicateur de 2,1. Le nombre d’emplois par projet a plus que doublé en cinq ans ;
  • En termes de compétences entrepreneuriales: 67% des créateurs/repreneurs estiment que nous avons fait progresser leurs compétences, notamment économiques et financières ;
  • Enfin, le dernier est une question de connexion et de coopérations territoriales : 59% des répondants estiment que nous leur avons permis de se connecter à d’autres entrepreneur.es et à des réseaux utiles à leur réussite.

Patrick Duchen

directeur d’étude au Crédoc qui a mené cette évaluation pour France Active.

« Le chiffre qui a retenu mon attention lors de la réalisation de cette étude est le taux de pérennité : 81% des entreprises accompagnées sont toujours actives après cinq ans, un taux bien supérieur à la moyenne nationale (69% – source Insee) »

Dominique Mahé

président de France Active Garantie

« Cette étude montre tous les bénéfices de l’action de France Active.J’insisterai sur un point : la protection du créateur ou du repreneur d’entreprise. 80% de ces entrepreneurs n’ont pas eu recours à une caution personnelle, c’est-à-dire qu’il ne se mettent pas en risque eux-mêmes sur leurs biens ou sur les biens de leur famille. C’est là la valeur ajoutée de la garantie de France Active. On peut être particulièrement fiers de ces résultats. Nous sommes une association qui œuvre pour une économie plus solidaire et plus inclusive. »

Retour sur les parcours de 3 entrepreneurs accompagnés en 2019

Seyna beauté

Fondatrice des salons Seyna beauté, Seynabou est arrivée du Sénégal. Son diplôme n’étant pas reconnu en France, elle reprend 4 ans d’étude et forge son expérience dans des salons de coiffure franciliens. Elle constate que beaucoup de ces salons ne savent pas prendre en charge les cheveux bouclés, frisés et crépus. Elle décide donc de se mettre à son compte et reprend un salon de coiffure classique pour le transformer en salon « cosmopolite » dans le centre commercial des Fauvettes à Neuilly-sur-Marne.

Depuis 2019, elle a créé une ligne de cosmétiques Seyna Beauté. Elle souhaite aujourd’hui pouvoir transmettre son savoir-faire et réfléchit à comment offrir un parcours de formation à des professionnels qui voudraient se perfectionner dans leurs pratiques.

Seynabou Fall

fondatrice de Seyna Beauté

 « Sans l’accompagnement de France Active, je ne serais pas là aujourd’hui. Avant de les contacter, j’ai essuyé plusieurs refus des banques quant à l’obtention d’un crédit pour racheter le salon. Par ailleurs, je suis aussi très reconnaissante de l’appui apporté par France Active durant la période Covid. J’avais un contact chaque mois avec mon conseiller et des formations dès que cela a été possible pour m’accompagner sur les aspects de gestion d’une entreprise. Je connais parfaitement mon métier de coiffeuse mais pour être entrepreneure, j’avais besoin d’acquérir des compétences complémentaires et c’est là que France Active a été un vrai plus pour moi. »

Auto-école Defrance

Arnaud, ancien banquier, se reconvertit dans l’enseignement de la conduite. Après avoir quitté le secteur bancaire, Arnaud, alors au chômage, décide de se former pour devenir moniteur d’auto-école. Une fois son diplôme en poche, il exerce ce nouveau métier jusqu’à ce qu’une opportunité se présente : la reprise d’une auto-école. Saisissant cette chance, il se tourne vers France Active Val-de-Marne, conseillé par un ami entrepreneur. Sans patrimoine, sans apport, il est face au mur du financement pour reprendre l’agence et acquérir les premiers véhicules. Il a bénéficié de la part de France Active d’une garantie de 30 000 euros et de 7 000 euros de prêts personnels. Cela lui a permis de se lancer.  

Arnaud Lewate

fondrateur de l’auto-école Defrance

« L’apport de France Active, a été déterminant dans le projet. Même si j’avais quelques économies, ce n’était pas suffisant pour que les banques me fassent confiance. Sans France Active, je ne me serais jamais jeté à l’eau. C’est salvateur et indispensable de bénéficier d’un tel appui. Aujourd’hui nous sommes 6 à travailler au sein de l’auto-école et j’ai pour projet de me développer en reprenant une à deux structures. »

L’école des Cuistos Migrateurs

L’aventure des Cuistots a commencé grâce à Sébastien et Louis, après leur école de commerce et quelques années dans le monde de la finance. Ils sont profondément marqués par la crise des réfugiés en 2015/2016. Considérant que la cuisine est un langage universel, ils décident de lancer une entreprise de traiteur qui embauchera des personnes réfugiées. Et quelques années plus tard en 2019/2020, pour avoir plus d’impact et former davantage de personnes à ces métiers, ils décident de créer l’Ecole des Cuistots migrateurs.

Maïté Merlot

directrice de l’école des Cuistots Mirgrateurs

« J’ai rejoint l’aventure pour accompagner le changement d’échelle de la structure et j’ai pris la direction de l’école en 2024. En 2025, j’ai travaillé sur la consolidation de notre modèle et nous allons faire de nouveau appel à France Active pour un DLA (dispositif local d’accompagnement) pour prolonger la réflexion sur ce sujet. »

Réactions de deux acteurs de l’entrepreneuriat

Marie Adeline-Peix

directrice exécutive chez Bpifrance

« Ces 3 témoignages sont très inspirants et représentatifs des entrepreneur.es accompagné.es par le collectif Cap Créa. Ce collectif de 26 réseaux réunis autour de Bpifrance leur permet de ne pas être isolés lors de la création ou de la reprise de leur entreprise, et d’être accompagnés tout au long de la vie de leur structure. Chacun des réseaux agit en complémentarité. C’est ce qui permet d’assurer le développement du territoire, l’insertion professionnelle et personnelle, des individus qui se lancent dans l’entrepreneuriat. »

Frédéric Noet

directeur marchés, clients et nouveaux métiers à la Fédération nationale du Crédit Agricole

« France Active nous apporte à nous, banquiers, une vision très importante. Il ne s’agit pas que d’aspects financiers mais plutôt un regard complet et solide sur le projet. Les conseillers France Active challengent les porteurs de projet et travaillent avec eux sur le réalisme de leur business plan et co-construisent les plans de financement. Cela permet de nous rassurer et de conforter nos décisions. »

Pour aller plus loin

Découvrez notre évaluation d’utilité sociale. Retrouvez les principaux enseignements de cette étude et téléchargez la publication.


Téléchargez notre évaluation d’utilité sociale

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Accès + : le programme d’accompagnement renforcé pour les entrepreneurs les plus fragiles


Depuis 2021, France Active poursuit son soutien aux entrepreneurs les plus fragiles, via son programme dédié Accès+. 

Qu’est-ce que le programme Accès + proposé par France Active ?

Soutenu par le ministère du Travail et des Solidarités à travers de l’appel à projets Inclusion par le travail indépendant, Accès+ a permis d’accompagner plus de 8 500 entrepreneurs depuis le lancement du dispositif en 2021. 

Parmi eux, la moitié des bénéficiaires sont des femmes et la moyenne d’âge des entrepreneurs est de 33 ans. 

Au programme, des webinaires, des ateliers et des jeux autour de quatre grandes thématiques : 

  • la pédagogie financière, 
  • la sensibilisation au numérique, 
  • la protection de l’entrepreneur et la sécurisation de son activité, 
  • la sensibilisation à l’engagement. 

Pour amplifier cet accompagnement,

France Active s’appuie également sur des partenariats renforcés avec les banques, en lien avec la Fédération bancaire française et les opérateurs d’Accès+, notamment La Ruche.   

France Active propose par ailleurs un webinaire visant à donner les clefs pour démarrer sereinement l’activité et comprendre les différentes démarches en partenariat avec l’URSSAF.   

Ce programme se poursuit dans le temps grâce à un soutien renouvelé du ministère du Travail.

Ils en ont bénéficié

Clément Bachelot et Lisa Boudier, repreneurs du café, bar, tabac Le Valbadon.

Ancien employé dans la grande distribution et inscrit à France Travail, Clément Bachelot, 24 ans, souhaite s’installer à son compte avec sa conjointe. Son projet ? Reprendre un commerce loin de la ville pour en faire un lieu de rencontre « où il aura le temps de parler aux clients ». Au Valbadon, à Balleroy-sur-Drôme, ce café-bar-tabac historique est bien plus qu’un commerce : c’est un lieu de vie, d’échanges et de convivialité.  

« Notre conseillère France Active a été très professionnelle et efficace. On s’est senti vraiment aidés et soutenus grâce à elle. C’est motivant de tomber sur quelqu’un de bien et à l’écoute. Quelque temps après l’ouverture, j’ai même rappelé pour la remercier. »  
— Clément Bachelot, repreneur du Valbadon  

Lire la story complète

Elle l’a accompagné

Caroline Bréant, chargée d’accompagnement et de financement, Territoire du Calvados, France Active Normandie .

« Ce projet s’inscrit pleinement dans la mission de France Active : accompagner des entrepreneurs, notamment jeunes et en situation d’emploi précaire, dans leur projet. En assurant la pérennité d’un service essentiel (café, dépôt de pain, livraison…) et en favorisant les échanges entre générations, le Valbadon apporte une réponse concrète aux enjeux de désertification rurale.  Soutenir ce projet de reprise à Balleroy-sur-Drôme est très représentatif de notre action : accompagner des jeunes entrepreneur·es motivés et courageux pour les aider à reprendre le seul lieu de vie du bourg et maintenir de la convivialité au cœur d’un territoire dépourvu de commerce. »


En savoir plus sur le dispositif Accès +

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Immersion solidaire pour France Active et Mirova Foundation chez Carton plein

 

Le 21 avril dernier, Mirova Foundation est venu à la rencontre de Carton plein aux côtés de France Active. Une association accompagnée par France Active depuis plusieurs années et qui incarne la portée du partenariat entre nos deux structures. Créée en 2012, Carton Plein accompagne vers l’emploi des personnes qui en sont éloignées à travers la revalorisation de cartons usagés et la livraison à vélo cargo. 

Mirova Foundation & France Active, un partenariat de longue date

Depuis plus 30 ans, France Active et Mirova agissent ensemble pour rendre possible le développement des entreprises de l’Economie sociale et solidaire. Premier investisseur privé de France Active Investissement, Mirova mobilise l’épargne solidaire collectée auprès des citoyens pour répondre aux enjeux sociaux et écologiques et permettre chaque année la création et le développement de plusieurs milliers de structures de l’ESS.

Partenaire historique de France Active, Mirova a renforcé son appui depuis 2023 à notre mouvement associatif en mobilisant son fonds de dotation, Mirova Foundation, qui est aujourd’hui le premier mécène privé de France Active. L’ambition : agir auprès des dirigeants de l’ESS et des associations pour les amener à penser leur avenir et leur donner des moyens pour renforcer leur utilité sociale. Ce partenariat nourrit l’ensemble de nos actions de sensibilisation, et de formation, notamment sur les questions d’investissement solidaire, et permet également de valoriser toute la richesse et la force du secteur de l’ESS.

Cette visite fut l’occasion d’officialiser la poursuite du soutien de Mirova Foundation à France Active grâce à un partenariat de 1,5 million d’euros pour 3 ans. Au-delà de son appui structurant à son action en faveur des associations et des entrepreneurs de l’ESS, ce partenariat permettra à France Active de renforcer son expertise et sa capacité d’accompagnement auprès des structures de la filière Emploi et inclusion.

Convaincus que l’ESS est un atout majeur pour transformer notre économie de manière juste et durable, notre partenariat apportera une attention particulière aux femmes dirigeantes dans l’ESS à travers le renforcement de l’accompagnement de France Active et la valorisation de parcours inspirants pendant toute la durée du partenariat.

Une visite au sein de Carton Plein : une association engagée dans l’insertion en Ile-de-France

Par son positionnement et son action en faveur des personnes les plus fragiles, Carton Plein illustre pleinement la portée du partenariat entre Mirova Foundation et France Active. Chaque année, à travers son activité de revalorisation de cartons usagés et la livraison à vélo cargo, l’association et les structures d’insertion associées accompagnent vers l’emploi des centaines de personnes qui en sont éloignées.

Cette visite fut l’occasion de permettre à Mirova Foundation de voir en quoi son action auprès de France Active pouvait avoir un impact concret auprès de ces bénéficiaires.

CARTON PLEIN
Depuis 2012, Carton plein accompagne vers l’emploi des personnes qui en sont très éloignés à Paris, Pantin et Nanterre. L’association les forme à la collecte et la revalorisation de cartons usagés et au transport à vélo cargo.

L’association s’adresse à 3 types de publics :

  • Un public en très grande précarité (personnes à la rue notamment), pour leur permettre de reprendre une activité professionnelle en travaillant quelques heures par semaine à du tri et de revalorisation de cartons. L’association réalise en parallèle un suivi pour lever les freins autour de l’hébergement, la santé, les formalités administratives ou encore la langue en lien avec d’autres associations.
  • Un atelier chantier d’insertion qui permet aux personnes issues du dispositif précédent d’aller plus loin dans leur insertion professionnelle (80% des salariés sont issus du premier dispositif, 20% sont orientés par Pôle Emploi). Il s’agit ici de contrat de 15 à 28h par semaine pour réaliser des missions variées : atelier boutique, collecte de cartons, livraisons à vélo
  • Une entreprise d’insertion permettant aux salariés d’acquérir de nouvelles compétences autour des métiers de la cyclo logistique (prestations de collectes, transports et livraisons).

Anne-Claire Roux

Directrice générale de Mirova Foundation

« Soutenir et faire rayonner les associations et les entreprises de l’ESS dans les territoires est au cœur de notre engagement. Dans un contexte économique tendu et face aux difficultés que rencontre le secteur de l’ESS, nous faisons le choix de poursuivre notre soutien à France Active et d’être aux côtés de celles et ceux qui incarnent un entreprenariat engagé. C’est le cas de Carton Plein qui a pu bénéficier de l’accompagner de France Active pour grandir et assurer ses missions. »

Denis DEMENTHON

Directeur général de France Active

« Cette visite illustre concrètement l’accompagnement que nous pouvons apporter aux structures de l’ESS : d’un programme permettant l’émergence de nouveau projet au financement pour un changement d’échelle, nous sommes particulièrement fiers d’être aux côtés d’une association comme Carton Plein. Et grâce au soutien Mirova Foundation nous allons plus loin dans l’accompagnement de ce type de structure. »

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De l’Europe aux Régions : une coopération active en faveur de la cohésion des territoires

 

A l’occasion de la Journée de l’Europe, France Active est allée à la rencontre d’Isabelle Boudineau, conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine et présidente de la délégation française au Comité Européen des Régions (CdR). Cet échange démontre combien la place de l’Europe est essentielle dans le développement économique des Régions. Quant au rôle de ce Comité, il a pris une place déterminante dans la construction des politiques publiques en devenant une interface de dialogue et de concertation entre les Régions et les différentes institutions européennes.

Depuis 2014, les Régions gèrent la très grande majorité des fonds structurels européens. Nous arrivons bientôt au terme de la 2ème programmation qui voit les Régions agir en tant qu’autorités de gestion. Quels enseignements tirez-vous de ces deux exercices de programmation ?

Les Régions et l’Europe forment un tandem opérant au bénéfice de la cohésion des territoires et de la cohésion sociale. C’est le résultat d’une action politique menée par Alain Rousset, alors président de l’association Régions de France, qui a obtenu de François Hollande le fait de confier directement aux Régions la majeure partie de la gestion des fonds européens. C’est bel et bien un acte de décentralisation qui ne porte pas son nom et c’est un véritable outil de développement des politiques régionales. C’est parfaitement logique puisqu’il existe une convergence totale entre les stratégies européennes et les compétences des Régions, en particulier sur le développement économique au sens large : la compétitivité, la recherche, l’innovation, l’emploi et la formation professionnelle.

Comment se traduit concrètement le soutien de l’Europe pour la Région Nouvelle-Aquitaine ?

Sur notre Région, la politique de cohésion de l’Union européenne contribue à hauteur de 875 millions d’euros pour la programmation 2021-2027 (FEDER et FSE+). Nous allouons plus de 300 millions aux sujets de compétitivité et d’innovation. Concernant la transition énergétique et écologique, c’est plus de 40% de l’enveloppe FEDER, soit 250 millions, alors que l’Europe nous impose seulement 30% sur ce budget. Nous sommes ici en cohérence avec le Green Deal européen, une décision politique propre à notre région. Autre singularité de notre approche régionale, celle de confier aux acteurs locaux 124 millions d’euros de FEDER pour qu’ils puissent agir en grande proximité avec les habitants. Ces derniers s’organisent en Groupes d’Action Locale et signent avec la Région un contrat de développement territorial. Nous mobilisons ici 17% de FEDER additionnés au programme Leader (fonds dédiés aux territoires ruraux), soit un total de 193 millions d’euros d’effet levier sur les territoires.

Comment se traduit la politique européenne en matière de soutien aux acteurs de l’ESS ?

Nous sommes assez fiers de la façon dont nous mobilisons le FSE pour l’Economie sociale et solidaire, à l’image de notre dispositif AMPLI (Appui à l’Amorçage de Micro-Projets Locaux et Innovants). Toute action de la Région sur l’ESS est co-financée par le FSE. Nous sommes sur une enveloppe globale de 23 millions d’euros pour environ 260 projets soutenus à ce jour. Elle concerne pour partie l’appui aux réseaux d’accompagnement de l’ESS, qui eux-mêmes soutiennent et structurent l’écosystème. Nous finançons aussi des coopératives d’activités d’emploi et des incubateurs. Nous contribuons plus largement à la professionnalisation des acteurs.
A noter également, que nous apportons aux acteurs économiques de la Région une aide à l’instruction des dossiers de demande de crédits européens auprès de la Commission.

Vous êtes présidente de la délégation française au Comité européen de Régions depuis un an et demi. Quel rôle joue-t-il dans le développement des politiques européennes ?

Avant de prendre en charge en 2016 les questions européennes au sein de la Région, je ne connaissais pas le rôle de ce comité, une instance qui est montée en compétence et en importance dans le jeu de la politique européenne. Elle a pris du poids, notamment face à la montée de l’euroscepticisme : pour la Commission européenne, c’est le moyen d’avoir des capteurs au niveau local pour apprécier la faisabilité de leurs propositions. Maintenant les commissaires viennent tous présenter les grandes politiques et sonder la vision des Régions.
Bien que consultatif, le comité des Régions s’articule pleinement avec les travaux du Parlement. Nos avis se calent sur le calendrier des textes présentés au Parlement pour que la voix des Régions puisse être présente dans les débats. Les parlementaires ont d’ailleurs bien compris l’intérêt qu’ils pouvaient avoir à nous consulter et à utiliser nos exemples. Nous jouons un rôle de vigie, d’évaluateur et d’inspirateur des politiques européennes.

Et pour la programmation 2028 – 2034, quelles sont les premières orientations qui se dessinent ?

En juillet dernier, la présidente de la Commission annonçait le regroupement en un seul pilier de deux politiques majeures pour l’Europe, celle en faveur de la cohésion et la politique agricole commune. Autant dire qu’il y aura, notamment en France, de réelles concurrences au sein de ce nouveau pilier et que la politique de cohésion devienne la variable d’ajustement de la nouvelle programmation.

Autre interrogation, celle de la gouvernance des fonds européens, notamment du maintien des Régions en tant qu’autorités de gestion avec une capacité propre d’élaboration de programmes régionaux orientés vers des priorités qu’elles considèrent utiles à leur territoire. Nous y voyons le risque que les aides soient orientées vers les grandes entreprises au détriment des PME/TPE et des structures qui en ont le plus besoin. Nos PME ne sont pas dans le radar de l’Etat et pourtant ce sont elles qui créent de l’emploi.

Concernant l’ESS, nous avons aussi des inquiétudes. En effet, si un fléchage de 14% pour le social est prévu, la place de l’ESS n’y est pas claire. Des questions se posent : l’économie sociale continuera-t-elle à être couverte par le FSE+ ? Ou en partie par le FEDER ? ou dans un deuxième pilier lié à la compétitivité, ou ce nouvel instrument (Facilité) géré directement par la Commission européenne ?
Ces interrogations rendent difficiles la préparation de cette nouvelle programmation. A date, nous n’avons pas la possibilité de mobiliser les acteurs régionaux pour construire la nouvelle feuille de route pour 2034 au regard des incertitudes qui pèsent, autant sur la fixation des budgets que sur la gouvernance.


En savoir plus le sur le Comité Européen des Régions

Isabelle Boudineau – Conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine déléguée à l’Europe
Urbaniste, Isabelle Boudineau a travaillé au sein de la CPAU (Conférence Permanente sur l’Aménagement et l’Urbanisme) et de l’Agence d’Urbanisme de Bordeaux Métropole. Elle s’est aussi investie à la Communauté Urbaine de Bordeaux aux côtés d’Alain Rousset dans les années 2000.
En 2010, elle est élue à la Région Aquitaine et nommée Vice-Présidente en charge des Finances. Réélue en 2015 pour la Région Nouvelle-Aquitaine, elle devient Vice-Présidente en charge de l’Europe et de l’International. Depuis lors, elle siège au Comité européen des Régions, et y préside la délégation française depuis 2025.

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L’accompagnement dans la durée des entrepreneur.es engagé.es

 

En 2025, France Active a réaffirmé son rôle clé dans l’accompagnement des entrepreneurs les plus engagés en France, en leur consacrant un soutien financier de 52,3 millions d’euros. Ces investissements visent à amplifier l’impact social et écologique des structures accompagnées, tout en consolidant leur pérennité économique. Comment France Active accompagne-t-elle ces structures dans la durée ?

France Active propose un accompagnement sur-mesure pour des projets à fort impact

Chaque année, les conseillers de France Active prennent le temps de faire le point avec les centaines d’entrepreneurs financés dans le cadre d’une campagne de suivi, afin d’évaluer la santé financière de leurs structures et d’identifier, en collaboration avec eux, les leviers de croissance les plus pertinents.
Ces échanges permettent non seulement d’anticiper les risques, mais aussi de saisir les opportunités. Grâce à une approche personnalisée, France Active propose des solutions adaptées aux besoins spécifiques de chaque entrepreneur : nouveaux financements, formations ciblées, ou encore un accompagnement renforcé pour structurer leur développement.
Ce suivi fait partie intégrante de notre mission d’investisseur solidaire. Il permet d’assurer la pérennité des projets et d’accompagner les entrepreneurs à toutes les étapes !

L’objectif est clair : renforcer la résilience des entreprises sociales et écologiques, tout en maximisant leur contribution à une économie plus inclusive et durable.

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12 entrepreneurs soutenus par France Active parmi les lauréats du concours Talents des cités

 

Sur les 28 lauréats régionaux du concours Talents des cités, près de la moitié ont été accompagnés et financés par France Active. Qui sont-ils et comment France Active soutient l’entrepreneuriat en quartier prioritaire ?

Qu’est ce que le concours Talents des cités ?

Lancé il y a plus de 20 ans par le ministère de la Ville et de la Caisse des Dépôts, ce concours valorise des entrepreneurs des quartiers en récompensant une trentaine de créateurs et de créatrices particulièrement engagés. A la clé pour les lauréats, une dotation financière comprise entre 1 000€ et 7 000€ et une visibilité de la part de Bpifrance et de ses partenaires.
Aujourd’hui, ce concours s’inscrit dans le Plan Quartier 2030 financé par l’Etat et la Caisse des Dépôts via la Banque des territoires, avec le concours de Bpifrance et de BGE.

Près de la moitié des lauréats ont été accompagnés par France Active

Sur les 28 lauréats régionaux de 2025, France Active en a accompagné 12. Un bravo tout particulier à eux :

Comment France Active accompagne-t-elle les entrepreneurs des quartiers prioritaires ?

8%* de la population française vit dans des quartiers prioritaires, où le taux de création d’entreprise reste inférieur à la moyenne nationale, malgré une forte envie d’entreprendre. Les principaux freins : un accès limité au financement et une méconnaissance des démarches administratives et commerciales.

A travers la garantie bancaire, France Active facilite l’accès au financement aux entrepreneurs des quartiers prioritaires, en protégeant leur patrimoine et en consolidant leur projet à chaque étape.

Notre engagement ? Donner à chaque porteur de projet les clés de l’autonomie économique grâce à une garantie bancaire solidaire, limitant les cautions personnelles pour protéger le patrimoine des créateurs et de leurs proches.

Notre accompagnement sur-mesure va au-delà du financement :

  • Expertise terrain : ateliers pratiques, webinaires et diagnostics personnalisés pour maîtriser la gestion d’entreprise, le numérique et les enjeux juridiques,
  • Pédagogie financière : à travers une sensibilisation aux risques et opportunités pour construire des modèles économiques résilients,
  • Réseau engagé : orientation vers des acteurs clés de l’entrepreneuriat. Il pourra s’agir d’autres membres du réseau Cap Créa comme BGE par exemple ou d’autres entrepreneurs en fonction de vos besoins.

Notre credo : l’égalité d’accès à la banque n’est pas une option, c’est le levier d’une économie inclusive où chaque territoire devient un foyer d’innovation.

Quartiers 2030, un programme porté par le gouvernement

Fin 2023, le gouvernement lance le programme « Entrepreneuriat Quartiers 2030 », une initiative qui vise à soutenir l’entrepreneuriat dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Ce programme, dont le pilotage est confié à Bpifrance, est doté de 456 M€ sur quatre ans et s’articule autour de 3 axes :

  • Détecter, informer et orienter : améliorer la connaissance des dispositifs d’aide à l’entrepreneuriat et faciliter l’accès à l’information pour les habitants des QPV,
  • Accompagner et financer : proposer des solutions de financement et d’accompagnement adaptées à leurs besoins spécifiques,
  • Accélérer, développer et conquérir : favoriser la croissance et le développement des entreprises créées dans les QPV, notamment en les aidant à accéder aux marchés publics et privés.

Alors que 10% des créateurs d’entreprises financés par France Active sont issus de quartiers prioritaires, notre réseau s’inscrit totalement dans cette démarche permettant aux plus fragiles de sécuriser leur parcours entrepreneurial.

Les actions de France Active pour les quartiers

L’action de France Active s’inscrit parfaitement dans le plan « Entrepreneuriat Quartiers 2030 ». France Active agit partout, y compris dans les quartiers prioritaires de la ville, en fléchant notamment des financements dédiés à ces territoires :

  • une garantie bancaire dédiée aux projets situés en Quartiers Politiques de la Ville,
  • sur certains territoires, une prime à destination des porteurs de projet dans les quartiers,
  • des prêts d’honneur quartier pour répondre aux besoins de fonds propres des créateurs.

* Source : INSEE, « Portrait des nouveaux quartiers prioritaires de la politique de la ville en France métropolitaine », 2024 (basé sur le recensement de la population 2020)

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Epargne salariale : comment expliquer qu’en 2026, 17 millions de salariés en France en soient encore exclus ?



Journal des entreprises le 26/03/2026

Tribune d’Alexis Masse, président de France Active Investissement

Pour les 11 millions de salariés français qui en bénéficient, principalement ceux des grandes entreprises, l’épargne salariale est devenue un réel levier d’engagement et de fidélisation, pleinement intégré aux politiques de rémunération.

Mais comment passer un cap pour que ce mécanisme de partage de la valeur s’adresse aux 28 millions de salariés que compte notre pays ?

Comment faire en sorte que tous ces salariés puissent épargner pour leur projet de vie comme pour leur retraite ?

Loin d’être confidentielle, l’épargne salariale s’adresse aujourd’hui à plus de 11 millions de salariés et contribue fortement au développement de notre outil productif comme à la vivacité des structures d’innovation sociale sur tout le territoire.

C’est le résultat d’avancées réglementaires et du dialogue entre les partenaires sociaux qui font que le partage de valeur est devenu une aventure collective pour nombre d’entreprises.

Avantageuse pour toutes les parties prenantes de l’entreprise, cette épargne, pour partie défiscalisée, est devenue depuis 25 ans une source majeure de financement des associations et des entreprises à fort impact social et écologique. Concrètement, l’épargne salariale soutient des structures telles que le réseau Envie, qui emploie des milliers de personnes dans des activités de réemploi, tout en finançant des projets d’insertion pour les personnes éloignées du marché du travail. Elle permet aussi à des acteurs comme les entreprises d’insertion ou des associations spécialisées dans la prise en charge des personnes âgées ou de la petite enfance, de renforcer leurs actions sur le terrain, créant ainsi un impact direct dans les territoires. Chaque euro investi devient un acte solidaire.Car, tout plan d’épargne salariale proposé dans les entreprises de plus 50 salariés intègre un versement obligatoire de 10% vers des fonds solidaires. La France, avec son modèle unique d’épargne salariale que de nombreux pays européens nous envient, est à l’avant-garde en matière de partage de la valeur. Cette innovation se traduit par la présence d’au moins un fonds commun de placement d’entreprise solidaire pour les salariés, dans le cadre de leur Plan d’épargne retraite collectif (PERCOL) et de leurs Plans d’épargne d’entreprise (PEE).Alors que 17 millions de salariés ne bénéficient toujours pas de cette épargne professionnelle, comment rendre universel l’accès à toutes les TPE-PME et à toutes les structures atypiques (associations, fondations, etc.) qui ne bénéficient pas d’une fonction RH développée ? Comment associer salariés et employeurs au devenir de leur entreprise et leur faciliter la mise en place de solutions pragmatiques de partage de la valeur ? La réponse peut être portée une nouvelle fois par les partenaires sociaux et potentiellement par l’Agirc-Arrco, le régime de retraite complémentaire obligatoire des salariés du secteur privé. Un plan par défaut s’adressant aux 28 millions de salariés pourrait être géré par le régime de retraite. Tout en mutualisant les coûts de gestion, cette solution d’épargne salariale prendrait un caractère universel et n’empêcherait nullement les entreprises qui le souhaitent de développer leur propre plan. Les TPE et PME ne sont pas condamnées à rester à l’écart. Grâce à un plan d’épargne salarial simplifié, elles pourraient offrir à leurs salariés les mêmes avantages que les grandes entreprises, sans la lourdeur administrative souvent associée. Il suffirait à l’employeur de décider d’un abondement du plan, une mécanique de versement simplifiée par rapport à la cascade des accords qui demandent pour réussir une fonction RH développée. Par cette proposition, tout salarié pourra non seulement se constituer une épargne de précaution mais contribuer à la robustesse du tissu productif et de la société en finançant le devenir des structures ayant un fort impact social et écologique. Avec cette épargne salariale universelle, le partage de la valeur deviendra vraiment un projet collectif, associant les salariés des grands groupes comme ceux des autres structures économiques autour d’un projet de société solidaire. Et pour ce faire, le meilleur moyen reste de se mettre autour d’une table.

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Réemploi, solidarité et alimentation durable : zoom sur 3 filières stratégiques pour France Active

Exploitation agricole d’Hervé Aribaud


Depuis plus de 40 ans, France Active accompagne et finance les entrepreneurs engagés pour une société plus écologique, solidaire et démocratique. En 2025, notre plan stratégique 2030 a été co-construit et adopté, avec une ambition : accélérer l’émancipation collective en mobilisant acteurs financiers et publics pour lever les freins systémiques. Focus ici sur trois filières clés : l’alimentation durable, le réemploi et la solidarité, où nous innovons pour allier performance économique et impact social.

Notre plan stratégique 2030 priorise 6 filières :

  • L’agriculture & l’alimentation durable
  • La solidarité, l’inclusion et la cohésion sociale
  • Les commerces et les services aux habitants des territoires​
  • L’économie du réemploi et du recyclage
  • La mobilité durable et les déplacements pour tous​
  • La rénovation et les nouvelles formes d’habitat

Dans cet article, découvrez 3 de ces 6 filières en échos à notre événement du 11 décembre dernier autour de l’investissement solidaire.

Agriculture : renouveler les exploitations, préserver les ressources, les grands défis des années à venir

La loi EGalim en 2018 a fixé l’objectif d’offrir au moins 50% de produits durables et de qualité, dont au moins 20% de produits biologiques, dans les repas servis en restauration collective. Cette mesure s’applique depuis 2022 à tous les restaurants collectifs de service public et depuis 2024 aux établissements privés. En 2022, les chiffres faisaient état de 27,5% de produits durables, dont 13,1% de Bio. La marche et encore haute mais de véritables progrès ont été faits.

Pour France Active, l’enjeu est clair : soutenir ce secteur en transition, en favorisant une agriculture à la fois durable et nourricière, et en accompagnant le développement d’une alimentation respectueuse de la nature et des hommes.

Un exemple concret : le réseau Manger Bio. Ce collectif rassemble des groupements d’agriculteurs bio qui approvisionnent cantines scolaires et restauration collective en produits de qualités. Lors de notre dernière conférence, Lydéric Motte (réseau national Manger Bio) et Hervé Arbiaud (agriculteur et président de Manger Bio Centre-Val de Loire) ont exposé les défis majeurs du secteur, à commencer par la consolidation de leur modèle économique.

Solidarité : Jeunes actifs, seniors… face à la montée de la solitude, l’ESS inventent de nouveaux modèles

En 2023, on recense 1,3 million de personnes de 60 ans et plus bénéficiaires de l’APA, soit 7,2 % de la population de 60 ans.

Notre engagement : réduire les fractures territoriales et garantir l’accès pour tous aux services essentiels, partout en France. « La solidarité ne se décrète pas, elle se vit au quotidien », souligne France Active, qui soutient financièrement des initiatives créatrices de lien et d’autonomie.

Découvrez le témoignage de : Christophe Damiron, directeur de la Scop Pléiade (300 salariés dans la Loire), qui raconte comment son association s’est transformée en coopérative pour développer son action sur son territoire. Un virage ambitieux, rendu possible par la mobilisation des salariés et l’appui des acteurs locaux.

Réemploi, recyclage : comment l’économie circulaire transforme les déchets du BTP en opportunités locales et durables

Moins de 1 % des produits et matériaux de construction du bâtiment sont actuellement réemployés en France, selon l’Ademe. Les acteurs du bâtiment se mobilisent avec des objectifs ambitieux : 4 % de réemploi ou réutilisation d’ici 2024, et 5 % d’ici 2028. Ce qui permettrait la réduction des déchets et de l’empreinte carbone de la filière. Des solutions portées par des structures de l’Economie sociale et solidaire ont vu le jour et France Active les soutient ! L’enjeu ? Prolonger la durée de vie des ressources, générer des emplois non délocalisables et ancrer la création de valeur au cœur des territoires.

Comme Recyfe, réseau national de recyclage de menuiseries extérieures (portes et fenêtres…) en fin de vie, porté par Pauline Katchavenda. Grâce à un partenariat avec Saint-Gobain, l’entreprise a mis en place un modèle en boucle fermée, permettant de réduire de plus de 60 % les émissions de CO₂ par tonne de verre recyclé. Avec 23 entreprises inclusives implantées sur tout le territoire, Recyfe démontre que l’économie circulaire n’est pas seulement vertueuse pour la planète, mais aussi créatrice d’opportunités économiques et sociales. 

https://vimeo.com/1172564942https://vimeo.com/1172564991https://vimeo.com/1172579774

*  Chiffres : Fondation de France – 14e édition de son étude annuelle sur les solitudes en France, menée en collaboration avec une équipe de recherche (Cerlis et Audencia) et le Crédoc

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Entreprendre au féminin : motivations, freins et solutions pour passer à l’action


De plus en plus de femmes choisissent de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, attirées par l’idée d’être à leur compte et de donner un sens nouveau à leur parcours professionnel. Selon une étude France Active – Fédération bancaire française réalisée par OpinionWay dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, 56% y voient une opportunité de donner du sens à leur vie, tandis que 52% d’entre elles souhaitent franchir le pas pour concrétiser une idée personnelle.  

Une envie d’entreprendre qui progresse

Le dernier baromètre OpinionWay pour France Active et la FBF révèle que l’envie d’entreprendre progresse chez les femmes mais la perception d’obstacles reste forte. 24% envisagent de créer leur entreprise (+3 pts), une proportion qui atteint 32 % chez les moins de 60 ans.  

Leurs principales motivations ? 56% des femmes veulent donner du sens à leur vie professionnelle et 52% concrétiser une idée personnelle. Chez les moins de 35 ans, ce sont plutôt des raisons économiques qui les poussent à entreprendre : 34 % d’entre elles y voient un moyen de sortir d’une situation professionnelle précaire.  

Dans le contexte économique incertain, ce baromètre révèle aussi que le salariat regagne du terrain, 49% des femmes souhaite être salariées (soit + 8 pts par rapport à 2025) au dépend de la création d’entreprise.  

 

Les freins à l’entrepreneuriat féminin  

Les obstacles identifiés par les femmes qui souhaitant entreprendre restent principalement d’ordre économique, psychologique ou administratif. Ainsi, une femme sur trois estime ne pas disposer d’un capital de départ suffisant, tandis que 27 % redoutent des difficultés d’accès au financement. Par ailleurs, la peur de l’échec touche une femme sur trois, et 29 % soulignent la complexité des démarches administratives comme un frein majeur à leur projet. 

Les solutions pour inciter les femmes à se lancer  

Pour cela, le sondage réalisé par OpinionWay pour France Active et la FBF met en avant 3 solutions qui permettrait aux femmes de se lancer dans l’entrepreneuriat.  

  • Une meilleure égalité dans la sphère privée 
    Pour 49 % des femmes, une meilleure répartition des tâches domestiques et familiales constitue une condition indispensable pour favoriser l’entrepreneuriat — un avis partagé par seulement 39 % des hommes. Cette volonté s’accompagne d’une demande accrue de dispositifs facilitant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, soutenue par 49 % des répondantes (soit +4 points par rapport aux précédentes mesures). 

 

  • Une simplification des démarches administratives  
    La simplification des démarches administratives est plébiscitée par 53 % des Français, soit +5 points par rapport à 2025. Une réduction de la complexité permettrait de limiter le découragement et de favoriser le passage à l’acte entrepreneurial. 
     

  • Des dispositifs d’accompagnement et de formations  
    42 % des femmes insistent sur la nécessité de disposer de programmes d’accompagnement, de mentorat et de formation pour sécuriser leur projet entrepreneurial. 



Lire le communiqué de presse


Lire le baromètre OpinionWay

Trois parcours de femmes inspirantes et engagées

Pauline Katchavenda : le recyclage de menuiserie inclusif à grande échelle

Pauline Katchavenda, fondatrice de Recyfe, révolutionne le recyclage des menuiseries en France avec un modèle d’économie circulaire inclusif. À la tête du premier réseau national de recyclage de fenêtres en fin de vie, elle fédère 23 entreprises d’insertion pour collecter, traiter et réintroduire les matériaux dans de nouvelles productions, réduisant ainsi de plus de 60 % les émissions de CO₂ par tonne de verre recyclée. Son ambition : circulariser toute la filière du bâtiment, en partenariat avec des géants comme Saint-Gobain, tout en créant des emplois locaux et inclusifs. 

Avec Recyfe, Pauline Katchavenda prouve que l’économie circulaire peut concilier performance environnementale et impact social. Le réseau, soutenu par France Active, valorise plus de 90 % des composants d’une fenêtre, évitant l’enfouissement et favorisant le réemploi. Son approche, à la fois innovante et ancrée dans les territoires, inspire une nouvelle génération d’entrepreneurs engagés pour une industrie du bâtiment plus durable et solidaire. 


Découvrir Recyfe

Maud Simian partie prenante d’une Scic pour soutenir l’agriculture locale

À Ance Féas, cinq agriculteurs unissent leurs forces pour créer une SCIC dédiée à l’élevage, la transformation et la vente de porcs en circuit ultra-local. Leur objectif : valoriser 600 hectares de terres communales abandonnées, en y élevant des cochons en plein air (moins de 10 par hectare), pour un impact environnemental minimal. Face au manque d’atelier de transformation à proximité, ils montent une conserverie et un magasin, bouclant ainsi une filière 100 % locale. 

Soutenus par la mairie et les habitants, ils transforment 100 tonnes de viande par an et créent cinq emplois, redynamisant l’économie de la vallée. Le projet, structuré avec l’aide de France Active, allie écologie, ancrage territorial et gouvernance coopérative. La viande, née et transformée à moins de 15 minutes, séduit une clientèle fidèle, tandis que la SCIC incarne une alternative durable aux modèles industriels. Preuve qu’une agriculture collective et responsable peut faire vivre les territoires.


Découvrir la conserverie du Baretous

A 21 ans, elle reprend la boutique où elle a fait son alternance

À 21 ans, Honorine Meunier reprend la boutique « La fée des Fleurs » à Secondigny en Nouvelle Aquitaine, transformant son alternance en projet engagé. Passionnée de nature, elle privilégie les fleurs locales, de saison et sans pesticides, pour une consommation responsable : « Cette semaine, j’ai reçu un arrivage d’une ferme florale des Deux-Sèvres, située à quelques kilomètres seulement de mon atelier » nous indique-t-elle.  

Soutenue par France Active, elle incarne une jeunesse entrepreneuriale audacieuse, alliant écologie et ancrage territorial. Son objectif : éduquer à une consommation consciente et dynamiser la vie locale. Avec des partenariats locaux et une offre authentique, elle prouve qu’entreprendre jeune rime avec innovation durable.

 

Découvrir la boutique La Fée des Fleurs

Mirova Foundation soutient l’entrepreneuriat féminin

« L’égalité d’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat constitue un levier essentiel de justice sociale et de développement économique. Mais comme nous le montre cette étude, de nombreuses femmes continuent de rencontrer des freins structurels, sociaux et culturels qui limitent leur capacité à créer et développer une activité. Pourtant, ces 3 portraits de femmes nous prouvent que l’entreprenariat féminin peut être un formidable levier d’autonomie, d’innovation sociale et de transformation des parcours de vie ! Soutenir France Active et les acteurs associatifs qui y contribuent, c’est donc aussi soutenir cela ! »

Anne-Claire Roux, Directrice générale de Mirova Foundation

 L’accompagnement joue un rôle clé dans la pérennité des entreprises. Nous pensons que  l’entrepreneuriat féminin est un enjeu de société, c’est pourquoi depuis plus de 15 ans avec le soutien du ministère à l’Égalité entre les femmes et les hommes nous accompagnons les femmes, en leur facilitant l’accès à la création d’entreprise. Toute femme qui souhaite entreprendre doit pouvoir avoir les mêmes chances que son homologue masculin, c’est un devoir qui doit concerner la société tout entière .

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