Podcasts Impacts solidaires saison 3 : une série de conversations inspirantes avec des entrepreneur.e.s engagé.e.s
Dans cette 3e saison, France Active poursuit la discussion avec des entrepreneur.e.s engagé.e.s. A travers la série de podcasts « Impacts solidaires », découvrez l’audace et l’engagement de ces entrepreneur.e.s qui, chaque jour, se battent pour changer le monde. Grâce à l’investissement solidaire, et donc à l’épargne des Français, leurs projets ont pu grandir et toucher toujours plus de bénéficiaires.
La 3e saison de ce podcast est lancée depuis le dimanche 23 novembre au sein de Code source pour un hors-série pour le 1er épisode, puis sur le site du Parisien/Les Echos pour tous les autres.
Retrouvez ici, chaque semaine, un nouvel épisode.
Jean-Daniel Muller
Siel Bleu pour vous redonner le sourire
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Fondée il y a plus de 25 ans à Strasbourg par deux étudiants en éducation physique, l’association Siel Bleu propose des activités physiques adaptées pour tous les âges, notamment en Ehpad, hôpitaux, résidences autonomie et en cours collectifs. Son objectif est de prévenir les effets du vieillissement et de recréer du lien social, en abordant la santé de manière globale (physique, mentale, environnementale). Siel Bleu transforme aussi ses lieux d’intervention en véritables tiers lieux, en partenariat avec des professionnels de santé et des micro-crèches, pour un accompagnement complet de ses bénéficiairesLire la story complète
Flore Trautmann
Base Commune pour une vie de quartier plus riche
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Base Commune, foncière coopérative cofondée par Flore Trautmann et Simon Laisney, rachète des rez-de-chaussée urbains pour y installer des activités locales et solidaires (artisans, associations, commerces engagés), luttant contre leur standardisation. Soutenue par France Active et la Ville de Paris, elle allie urbanisme et économie sociale, permettant aux citoyens d’investir dans des projets à impact via l’épargne solidaire. Son but : redonner vie aux quartiers en favorisant des loyers accessibles et des initiatives ancrées localement.
Philippe Palamaras
Handyjob pour une société inclusive
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Philippe Palamaras, après 30 ans dans la grande distribution, cofonde en 2010 Handyjob, une entreprise adaptée dédiée à l’insertion des personnes en situation de handicap. Basée en Normandie et Bretagne, Handyjob emploie près de 200 collaborateurs dans des métiers variés (entretien, recyclage, production éco-responsable), alliant performance économique et impact social. Soutenue par France Active dès ses débuts, l’entreprise affiche un modèle stable et vertueux, où les bénéfices sont partagés et les salariés retrouvent confiance et dignité. Handyjob incarne ainsi un entrepreneuriat inclusif, où chaque personne trouve sa place et la possibilité de se reconstruire.
Laura Troudet
Skravik pour de la recherche scientifique
sur des bateaux de pêche surcyclés
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Laura Troudet est cofondatrice et directrice générale de Skravik, une coopérative (SCIC) basée à Brest, qui développe des voiliers de travail pour des activités maritimes innovantes et durables de la recherche scientifique en mer sur d’anciens bateaux de pêche. Après six ans d’existence en tant qu’association, Skravik est devenue en 2024 une coopérative engagée pour une maritime plus sociale et écologique, en expérimentant des solutions concrètes comme la pêche professionnelle à la voile et des campagnes d’expertise environnementale. Laura Troudet, ancienne chercheuse et skipper, porte une vision ambitieuse : former de nouveaux marins à ces métiers émergents et partager librement les innovations pour une filière maritime plus responsable.
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Anne-Claire Roux
Mirova Foundation
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Alexis Masse
France Active Investissement
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Ou comment soutenir des initiatives porteuses de sens, alliant impact social et environnemental ?
Alexis Masse, président de France Active Investissement, et Anne-Claire Roux, directrice générale de Mirova Foundation et administratrice de France Active, partagent leurs éclairages et solutions comme celle de la philanthropie et de l’épargne solidaire dans ce nouvel épisode du podcast Impacts Solidaires.
>>> N’hésitez pas à mettre des étoiles si vous avez aimé cette nouvelle saison et à partager ce podcast autour de vous.

Impacts solidaires est une série de podcasts dont la réalisation a été rendue possible grâce au soutien de Mirova Foundation. Créé par Mirova, investisseur engagé et entreprise à mission, le fonds de dotation Mirova Foundation soutient les actions de sensibilisation à l’investissement solidaire que porte France Active.
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Relever les défis sociaux et environnementaux : l’Économie sociale et solidaire en action
Le 11 décembre 2025, depuis La Venelle — première rue du réemploi à Montreuil — France Active a organisé une conférence interactive sur l’investissement solidaire, diffusée en direct sur LinkedIn. Pendant plus d’une heure, entrepreneurs, partenaires et experts ont exploré trois des six filières prioritaires de la stratégie 2030 du réseau. Retour sur les temps forts de cette matinée, entre témoignages inspirants et appels à l’action collective.
https://vimeo.com/1156083818
2030 : l’Économie sociale et solidaire comme levier de transition
Face aux urgences sociales et écologiques, France Active mise sur six filières clés pour accélérer la transition : agriculture et alimentation durables, mobilité, recyclage et réemploi, habitat, commerce de proximité et solidarité. L’objectif ? Créer des emplois, renforcer le lien social et ancrer la durabilité dans les territoires. « La transition ne se décrète pas, elle s’incarne dans des projets concrets », a rappelé Alexis Masse, président de France Active Investissement, en ouverture. Une vision partagée : l’économie de demain se construit dès aujourd’hui, collectivement et au plus près des besoins.
L’agriculture durable : nourrir les territoires, soutenir les acteurs
L’agriculture de demain se dessine dès aujourd’hui. Pour France Active, cette filière est un pilier de la souveraineté alimentaire et de la transition écologique. Le réseau accompagne les acteurs du secteur pour :
- Rendre l’alimentation accessible à toutes et tous,
- Soutenir l’installation de nouvelles générations d’agriculteurs,
- Lutter contre la précarité des exploitations.
Un exemple concret le réseau Manger Bio, qui fédère des groupements d’agriculteurs bio approvisionnant cantines scolaires et restauration collective. Lors de la conférence, Lydéric Motte (réseau national Manger Bio) et Hervé Arbiaud (agriculteur et président de la plateforme Manger Bio Centre-Val de Loire) ont partagé leurs défis, notamment la consolidation de leur modèle économique.
Maëlle Coppey, vice-présidente de Nantes Métropole et présidente du RTES, a complété cette vision en vidéo, soulignant le rôle clé des collectivités.
https://vimeo.com/1156083916
Solidarité : l’humain au cœur des transitions
France Active agit pour réduire les inégalités et garantir l’accès aux services essentiels, quel que soit le territoire. « La solidarité se vit au quotidien », rappelle le réseau, qui finance des structures créatrices de lien et d’autonomie.
Un témoignage marquant lors de cette conférence : Christophe Damiron, directeur de la Scop Pléiade (300 salariés dans la Loire) a raconté la transformation de son association en coopérative pour pérenniser son impact social. Un pari audacieux, porté par l’engagement des salariés et des partenaires locaux.
https://vimeo.com/1156084127
Yves Partrat, vice-président du Conseil départemental de la Loire, a insisté sur l’importance des financements publics pour ces initiatives.
Réemploi et économie circulaire : innover pour préserver les ressources
France Active accompagne les acteurs de l’ESS dans la transformation des modes de production et de consommation. L’objectif est de prolonger la vie des ressources, créer des emplois locaux et ancrer la valeur dans les territoires.
Un exemple inspirant est celui de Recyfe, réseau national de recyclage de menuiseries, représenté par Pauline Katchavenda. Grâce à un partenariat avec Saint-Gobain, Recyfe développe un modèle en boucle fermée et réduit plus de 60 % les émissions de CO₂ par tonne de verre recyclé. Avec 23 entreprises inclusives réparties sur le territoire, Recyfe prouve que l’économie circulaire est une opportunité pour tous.
Des alliances pour amplifier l’impact
La conférence a souligné l’importance des partenariats publics, privés et associatifs pour renforcer l’ESS. Éric Chenu (Mutualité française) a appelé à « des coalitions pour une société moins fracturée », tandis que Ludovic Valadier (Banque des Territoires Ile-de-France) a salué « la capacité de l’ESS à réinventer les territoires ».
Pierre-René Lemas, président de France Active, a conclu par un message fort : « L’ESS n’est pas une niche, c’est l’économie de demain. » Il a invité investisseurs, élus et citoyens à s’engager aux côtés de ces entrepreneurs qui, chaque jour, prouvent que « l’économie peut être un levier pour construire une économie plus inclusive et durable ».
L’ESS n’est pas une alternative, mais un modèle d’avenir, où la valeur créée est à la fois économique, sociale et environnementale. La conférence du 11 décembre en a apporté la preuve : les solutions existent, et elles sont déjà en marche.
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Avant-première : “Agissez comme si vous ne pouviez pas échouer”
Économiste visionnaire, banquier engagé et infatigable militant, Claude Alphandéry (1922 – 2024) a marqué l’histoire de l’Économie sociale et solidaire et a fondé notre mouvement : France Active. Toute sa vie, il a su fédérer autour d’une économie plus juste et durable, incarnant l’audace et l’espoir.
Le documentaire « Agissez comme si vous ne pouviez pas échouer », diffusé en avant-première le 27 janvier à 19h45 au MK2 Bibliothèque à Paris, retrace son parcours exceptionnel.
Réservez vos places dès maintenant
Claude Alphandéry, résistant, banquier engagé, pionnier de l’Économie sociale et solidaire, a traversé un siècle d’histoire en faisant de la liberté et de la solidarité les fils conducteurs de sa vie. À plus de cent ans, sa voix restait celle d’un homme debout, appelant encore à “résister par la coopération”.
Le documentaire « Agissez comme si vous ne pouviez pas échouer » retrace ses combats à travers des images d’archives, des récits intimes et des témoignages de proches et d’acteurs de l’Économie sociale et solidaire. Une plongée inspirante dans l’héritage d’un homme qui a fait de l’utopie une réalité.
Le 27 janvier prochain, à 19h45,
le MK2 Bibliothèque à Paris propose
une avant-première de ce film.
Réservez vos places dès maintenant
Matthieu PHENG
Réalisateur du film
« Filmer Claude Alphandéry, c’était d’abord une rencontre. Celle d’un homme centenaire dont le regard restait vif, curieux, attentif à ce que le monde devient. Très vite, j’ai compris que ce film ne serait pas un portrait au sens classique, mais une traversée de sa parole, un moyen de faire entendre, une dernière fois, la cohérence rare entre ses idées et sa vie. Ce film n’est pas un regard sur le passé, mais un récit d’espérance. Il rappelle que la résistance peut aussi se dire dans la solidarité, l’intelligence collective et la confiance en l’autre. »
Ce film, co-produit par e-graine et faireprod, est soutenu par France Active, le Crédit coopératif, Que Vol’Terre, la Région Nouvelle Aquitaine, le Labo de l’ESS et la MACIF.
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Voeux 2026
Pierre-René LEMAS
Président de France Active
“Alors que la tentation du repli sur soi pourrait nous gagner, alors quel le manque de moyens questionne notre capacité à agir en collectif, des dizaines de milliers d’entrepreneurs et de dirigeants associatifs ont fait le choix contraire. Ils ont décidé l’an dernier de mettre toute leur énergie à créer de la valeur, économique bien sûr, mais en avant tout de la valeur sociale et sociétale autour de projets ambitieux pour leur territoire. Pour eux-mêmes, ils s’engageant dans une trajectoire entrepreneuriale, les conduisant à transformer leur vie et à créer de de l’emploi. Pour l’intérêt général, ils produisent du lien social, répondent aux défis des transitions et démontrent que l’économie peut devenir un puissant levier de transformation.
C’est nourris par cette énergie, que nous avons su à France Active, bénévoles et salariés, faire preuve de résistance pour agir aux côtés de tous ces entrepreneurs. Nous avons démontré la robustesse de notre modèle et défini une feuille de route ambitieuse pour 2030 autour de 6 grandes filières économiques, toutes porteuses de solutions pour répondre aux défis sociaux et écologiques.
C’est avec la même énergie que je vous adresse mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Qu’elle nous permette d’agir avec détermination pour des “lendemains désirables” en incarnant ainsi la parole de notre fondateur Claude Alphandéry.
Bonne année à toutes et tous.
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Finance solidaire : un levier pour transformer la société
Comment participer, à votre échelle, au développement de projets sociaux et solidaires ? Produit de partage, épargne solidaire, nous faisons le point avec Virginie DULCHAIN, directrice du développement au Crédit Coopératif, un partenaire historique de France Active. Focus sur les différentes solutions financières permettant aux citoyens d’agir concrètement pour le développement d’initiatives locales portées par les structures de l’ESS.

En quoi considérez-vous le Crédit Coopératif comme un acteur précurseur de la finance solidaire ?
Virginie DULCHAIN, directrice du développement au Crédit Coopératif – Le Crédit Coopératif est historiquement très impliqué dans l’Economie sociale et solidaire. Il est né pour financer les coopératives et sa clientèle s’est ensuite élargie aux mutuelles, aux associations et plus largement aux structures avec des modèles responsables et durables. En 1983, le Crédit Coopératif crée avec le CCFD-Terre Solidaire le premier fonds de partage : « Faim et Développement », qui est aujourd’hui géré par Ecofi, sa société de gestion.
Au fil du temps, il a ensuite continué à développer l’épargne de partage et propose une gamme très large de produits bancaires qui permet de générer des dons ou de faire de l’investissement solidaire. Nous sommes aujourd’hui le leader de l’épargne de partage en France.
Depuis 1983, nos produits de partage ont permis de verser plus de 93 millions d’euros de dons à nos associations partenaires.
Quels sont les produits d’épargne solidaire qui rencontrent le plus de succès auprès de vos clients ?
V.D. – Parmi les nombreux produits d’investissement solidaires ou de partage proposés par le Crédit Coopératif, on peut citer pour les clients particuliers, le livret Agir qui est un de nos livrets emblématiques avec 905 millions d’euros d’encours à fin septembre 2025 et 70 000 livrets ouverts. Ce livret a permis de verser 2,7 millions d’euros de dons à des associations en 2024.
Le mécanisme est simple : grâce à ce livret, 50 % des intérêts sont versés à l’association choisie par le client. Il est possible de soutenir des associations qui agissent dans les domaines de l’environnement, de la solidarité internationale ou pour une société plus juste (santé, handicap, accès au logement, protection de l’enfance en danger, lutte contre la pauvreté…).
On a aussi notre carte bancaire Agir, une carte bancaire solidaire : tous nos clients particuliers qui ouvrent un compte bénéficient de cette carte. A chaque retrait en distributeur effectué par le client, l’association qu’il a choisie reçoit un don du Crédit Coopératif. S’ils le souhaitent, les clients peuvent également réaliser des micro-dons supplémentaires lors de leurs achats et de leurs retraits.
Comment informez-vous vos clients sur l’impact concret de leurs placements solidaires ?
V.D. – Le Crédit Coopératif met la transparence au cœur de sa communication : il explique clairement où va l’argent confié par ses clients et comment il est utilisé pour financer des projets à forte utilité sociale ou environnementale ; nous avons conçu un site internet à vocation pédagogique, lepouvoirdenousengager.fr qui permet de comprendre le « circuit de l’argent ».
Nous réalisons aussi beaucoup de contenus : interviews, vidéos, newsletters, pages dédiées par association bénéficiaire et événements régionaux pour présenter des projets financés par l’épargne des clients et par les dons.
Nous envoyons également tous les ans à nos clients la somme distribuée à l’association qu’il a choisie.
Comment incitez-vous les particuliers et les entreprises à investir davantage en faveur de l’épargne solidaire ?
V.D. – Nous informons régulièrement nos clients des offres existantes ; nous proposons aux clients Particuliers des produits réglementés comme le livret de développement durable ou le livret Jeune en version solidaire.
Nos conseillers présentent également aux clients Particuliers et Entreprises les fonds solidaires : dans lesquels, jusqu’à 10% du portefeuille est consacré au financement d’entreprises à forte utilité sociale et/ou environnementale ; nous expliquons bien que l’investissement dans des entreprises solidaires n’est pas toujours aussi rentable notamment à court terme que d’autres placements. Mais pour certains, l’objectif premier n’est pas forcément d’avoir une rentabilité maximale mais que l’argent serve à quelque chose. Ces fonds sont un moyen pour ceux qui sont engagés dans des causes de mettre leurs placements en cohérence avec leurs engagements. Au Crédit Coopératif, on parle souvent de finance patiente.
Entreprendre en ruralité
Comment accéder à l’emploi, aux services, à la mobilité, à la vie sociale ? Cette question est cruciale pour le tiers de la population française qui vit en zone rurale. Il existe pourtant un levier pour y répondre : l’entrepreneuriat engagé dans les territoires. C’est-à-dire cohérent avec les problématiques locales, ancré dans les transitions et résolument soutenu par France Active et ses partenaires.
Aujourd’hui, la ruralité représente 88 % des communes françaises et 33 % de la population y vit (Insee). Malgré ce poids, les habitants de ces territoires se sentent éloignés des services publics, de l’emploi, des activités de loisirs… D’après le livre blanc de la Fondation Entreprendre, Entreprendre la ruralité, ils effectuent en moyenne 23 km de plus que les urbains dans leurs trajets quotidiens. Autre constat : il est plus difficile d’entreprendre en milieu rural, « alors même que l’entrepreneuriat peut être une réponse à ces inégalités territoriales, note Laurent Duclot, Responsable Offre et stratégie de Filières chez France Active. Il existe, en effet, une forte dynamique entrepreneuriale en ruralité qui va à l’encontre des logiques de métropolisation. Comme ailleurs, cet entrepreneuriat est l’expression d’un besoin d’émancipation des individus. Mais il répond aussi aux enjeux de développement économique de la ruralité, au cœur des transitions démographiques, environnementales, sociales. C’est justement pour cette raison que France Active a toujours considéré les habitants des zones rurales comme l’un de ses publics prioritaires. »
Lever les freins à l’entrepreneuriat rural
Plusieurs éléments expliquent le fait que l’accès à l’entrepreneuriat est plus difficile en zone rurale. Tout d’abord, la faible densité de ces zones, qui présentent donc des marchés plus restreints, avec des rentabilités moins fortes et des montées en charge plus longues. Ensuite, le manque de partenaires financiers à proximité. « Quand vous n’avez qu’une porte à pousser, vous êtes limités dans vos options », complète Laurent Duclot.
Pour toutes ces raisons, les projets lancés sont souvent hybrides : « Un bar fera également épicerie, dépôt-colis, espace de loisirs pour les enfants… Ce qui est une vraie chance pour la vitalité du village, mais ces modèles moins formatés peuvent dérouter les financeurs qui n’ont pas l’habitude de sortir de leurs référentiels. »
Ne pas avoir peur d’accompagner des projets complexes, telle est justement la force de France Active. « Savoir soutenir des initiatives qui ne sont pas standardisées est notre cœur de métier, que l’entrepreneur ait un profil atypique ou que son projet ne rentre pas dans une case classique. »
Une revitalisation à contre-courant de la métropolisation
À rebours de la concentration et la centralisation des services qui s’opèrent dans les grandes villes, les projets entrepreneuriaux en zones rurales s’adaptent aux besoins de leurs territoires pour mieux les revitaliser. Quelques exemples :
> En Corrèze, c’est un village de 200 habitants, Ségur-le-Château, qui a repris vie grâce à La Ruelle, un tiers lieu atypique, mutliservices, proposant des rencontres culturelles et intergénérationnelles. Un projet auquel l’équipe de France Active Nouvelle-Aquitaine a donné sa chance après une étude de faisabilité détaillée.
> Dans la Drôme, la foncière solidaire et rurale Villages vivants, soutenue par France Active Drôme Ardèche, fait le pari d’acheter, rénover et louer des espaces en zones rurales pour attirer des activités et générer une nouvelle attractivité.
> Chez France Active MPA-Occitanie, l’accompagnement s’adapte aussi aux spécificités de la ruralité en faisant le choix du vivant et du temps long.
S’inscrire dans un écosystème de territoire
Autre problématique : la très grande diversité des territoires ruraux, avec chacun leurs enjeux et spécificités. Car des 17 000 entreprises accompagnées en 5 ans dans les territoires ruraux, France Active retient un enseignement majeur : un projet conçu en ruralité ne peut grandir seul ou hors sol, c’est-à-dire sans connexion à son écosystème local.
En Bourgogne-Franche Comté, le Générateur BFC en atteste. Soutenu par l’Ademe et le conseil régional, ce dispositif d’ingénierie territorial a pour objectif d’encourager l’émergence de projets en associant les expertises de six acteurs locaux de l’ESS, dont France Active, FDRFR 89, Clus’Ter Jura, etc. Le principe : actionner les complémentarités pour enrichir la construction des projets à impact.
« Avec nos partenaires, nous travaillons pour sourcer les dossiers, identifier les dynamiques. En croisant nos compétences, nous donnons aux entrepreneur·es davantage de chances de trouver les bonnes réponses à leurs besoins, sans plaquer des solutions toutes faites. Nous nous inscrivons dans un écosystème de territoire, soutien indispensable à la création comme à la maturation de chaque projet », précise Laurent Duclot.
Encourager l’inclusion et la résilience des territoires ruraux
Selon l’Insee, 1 habitant sur 10 serait pauvre en milieu rural. Le rapport Igas « Pauvreté et conditions de vie des jeunes dans le monde rural » pointe, quant à lui, que près de 338 000 jeunes de 18 à 24 ans seraient ainsi en situation de précarité dans ces territoires, avec un éloignement plus fort du marché du travail, des solutions de mobilité et des études supérieures que les jeunes urbains du même âge. Faut-il s’arrêter à ce tableau et croire à une fatalité ?
Telle n’est pas la voie prise par France Active et ses partenaires, à l’instar de :
> FAPE EDF (Fonds Agir Pour l’Emploi d’EDF) qui a soutenu en 15 ans la création de 1 800 entreprises situées en zones de revitalisation rurale (FRR) en leur donnant un coup de pouce dans leur trésorerie,
> la MSA (la sécurité sociale agricole) qui a lancé en 2024 la 2e vague de son programme « Inclusion et ruralité » pour accompagner 35 structures contribuant à la résilience alimentaire des territoires ruraux.
Une stratégie de filières pour maximiser l’impact
Comment dès lors optimiser le pouvoir de revitalisation de l’entrepreneuriat au sein des territoires ruraux ? Avec son plan stratégique France Active 2030, France Active déploie une logique de filières pour concentrer ses efforts au plus près des réalités de terrain, en prenant en compte les spécificités économiques, sociales et territoriales.
Ainsi, parmi les six filières prioritaires identifiées par France Active, trois d’entre elles au moins entrent en résonance avec les problématiques les plus prégnantes des territoires ruraux :
> Agriculture et alimentation durable
> Accessibilité des commerces et des services dans les territoires
> Mobilité et déplacements
« Beaucoup de projets en zone rurale dans ces thématiques ne trouvent pas de réponses dans les dispositifs classiques. Notre ambition aujourd’hui, avec cette lecture par filière, est de mieux les identifier et de leur proposer une plus juste modalité de financement et d’accompagnement. Ainsi, nous maximiserons l’impact de cet entrepreneuriat engagé sur les grands enjeux de transition », conclut Laurent Duclot.
Entre 2020 et 2024, France Active a accompagné plus de 17 000 entrepreneur.e.s situé.e.s en territoire rural ce qui représente plus de 550 millions de financements mobilisés. 35% d’entre eux ont créé, repris ou développé une structure dans le domaine du commerce et de la restauration, 10% dans les travaux et la construction, 6% dans l’agriculture et 5% dans l’alimentation.
POUR ALLER PLUS LOIN
Entreprendre en ruralité : suivez le guide
De nombreux ouvrages donnent des clés pour entreprendre en ruralité :
> Le Mode d’emploi ESS & ruralités par l’Avise et RTES
> ESS, territoires ruraux et urbains par Pour la Solidarité et RTES
> L’économie sociale et solidaire dans les territoires ruraux par Tressons
> Guide pratique à l’usage des commerces et des petites entreprises en zones rurales (ministère de l’Économie et des Finances)
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Trésorerie des associations : comment évaluer vos besoins, les suivre et les financer ?
Dans un contexte de baisse des subventions et de hausse des charges, la gestion de la trésorerie est devenue un enjeu vital pour la pérennité des associations. Bien suivre ses flux de trésorerie, les anticiper et mobiliser les bons partenaires permet de sécuriser l’activité et de continuer à développer son projet associatif.
Revivez ici les échanges de notre conférence dédiée à ce sujet, qui s’est tenue au Forum des associations et des fondations à Paris le 13 novembre dernier.
Pourquoi la trésorerie est-elle devenue un enjeu vital pour les associations ?
Selon le Mouvement associatif, les associations font face à une crise qui n’est plus seulement conjoncturelle mais structurelle, avec des fonds propres fragiles et une forte dépendance à des financements publics en baisse. La trésorerie devient alors un véritable bouclier pour absorber les retards de subventions, éviter les retards de paiement aux fournisseurs et limiter les gels de recrutement.
Trésorerie des associations : un outil de pilotage stratégique
« La trésorerie ne se résume pas à un solde bancaire, c’est un indicateur clé qui reflète le rythme réel des activités de l’association, ses cycles de recettes et de dépenses. Piloter sa trésorerie c’est se doter d’une méthode opérationnelle pour gérer son projet au quotidien. L’idéal est de disposer d’un fonds de trésorerie qui permette de sécuriser le paiement des salaires, de traverser les décalages de financement (paiement de subventions en particulier) et de maintenir le cap sur les objectifs du projet associatif » selon Laurent Duclot, de France Active.
Mettre en place un plan de trésorerie opérationnel
« Pour bien piloter sa trésorerie, l’association doit combiner un suivi historique des encaissements/décaissements et un plan de trésorerie prévisionnel. Cet outil, souvent construit sous forme de tableau mensuel, permet d’anticiper les tensions de trésorerie, de prendre des décisions à temps et de dialoguer de façon structurée avec ses partenaires financiers. » précise Eric Pirès pour la Caisse d’Epargne.
Ekopolis : sortir d’une crise de croissance grâce au suivi de trésorerie
L’association Ekopolis, qui accompagne la filière du BTP vers des pratiques plus durables, a connu un « trou d’air » en pleine phase de développement, aggravé faute d’outil de gestion de trésorerie. « Avec l’appui d’un prêt de France Active et la mise en place d’un véritable plan de trésorerie et de suivi plus rigoureux des dépenses, nous avons pu sécuriser nos activités, consolider nos équipes et dégager un niveau de trésorerie plus confortable tout en diversifiant nos sources de financement. » ajoute Véronique Pappe, dirigeante d’Ekopolis.
S’appuyer sur sa banque et sur France Active pour financer ses besoins de trésorerie
« Un regard extérieur aide l’association à objectiver sa situation et à chiffrer ses besoins de trésorerie à court et moyen terme. » conseille Eric Pirès. En combinant un prévisionnel solide, un historique de trésorerie et un dialogue régulier avec la banque et France Active, il devient possible de financer les décalages de trésorerie et d’identifier les bons outils financiers en fonction de la nature des besoins.
Placer ses excédents de trésorerie de façon solidaire
Lorsque l’association dispose d’excédents de trésorerie, leur placement peut aussi devenir un acte cohérent avec ses valeurs. En choisissant des placements solidaires, elle soutient d’autres entreprises sociales tout en pilotant au mieux sa propre trésorerie, prolongeant ainsi l’impact de son projet sur le territoire.
La Cravate Solidaire : hybrider son modèle pour sécuriser la trésorerie
La Cravate Solidaire a choisi d’hybrider son modèle économique pour financer sa croissance et accompagner davantage de bénéficiaires. « En complément des dons, nous avons créé un organisme de formation sur la non-discrimination et des dispositifs de collecte en entreprise, ce qui lui permet de diversifier nos ressources et de mieux stabiliser notre trésorerie. », indique Yann Lotodé de la Cravate solidaire.
L’importance des financements pluriannuels, du mécénat et de l’accompagnement extra-financier
Les partenariats pluriannuels, comme celui noué entre Mirova Foundation, La Cravate Solidaire et France Active, offrent aux associations de la visibilité et des marges de manœuvre sur plusieurs années. « Le mécénat, associé à un accompagnement extra-financier et à des outils pédagogiques sur la trésorerie et l’investissement, permet aux structures d’oser investir, d’essaimer sur de nouveaux territoires et de renforcer durablement leur modèle économique. » conclut Anne-Claire Roux
GUIDE
“Je pilote ma trésorerie pour améliorer ma santé financière !”
Pour tous les dirigeants qui veulent
optimiser leur trésorerie et faire des
placements une nouvelle source
d’engagement.
WEBINAIRE
“Investir pour renforcer votre engagement”
30 minutes pour comprendre comment France Active
peut vous aider dans votre plan de financement.
Et vous présenter son offre de conseil,
de financement, ses missions et sa vision de
l’entrepreneuriat engagé.
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Décembre Engagé 2025, des bonnes intentions aux bonnes actions

Avec les entrepreneurs engagés soutenus par France Active, en décembre passez des bonnes intentions aux bonnes actions !
En décembre dernier, c’est vous, citoyens, qui aviez le pouvoir de changer la société ! À travers des initiatives locales des entrepreneurs accompagnés par France Active, nous vous avons proposé des solutions concrètes pour consommer autrement et vous engager à votre échelle : circuits-courts, réemploi, insertion, et bien plus !
C’est en choisissant de les soutenir, et de s’en inspirer pour changer nos comportements, que nous pouvons vraiment agir positivement sur l’économie, sur les territoires.
Chaque achat, chaque geste compte. Découvrez comment, vous aussi, vous pouvez faire la différence sur notre site internet.
Pendant tout le mois de décembre, vous avez découvert :
Les bonnes intentions 💡
> Ce sont toutes les idées portées par les entrepreneurs engagés, toutes les solutions qu’ils développent pour répondre aux problématiques des citoyens.
Les bonnes actions ✨
> Ce sont les différentes manières qu’ont les citoyens pour pouvoir s’engager en s’inspirant du projet mis en avant.
Sur les réseaux sociaux, partez à la découverte des projets mis en valeur par les associations du mouvement France Active grâce au hashtag #DécembreEngagé.
Découvrez la carte des projets soutenus par le réseau France Active :
Des achats solidaires en ligne avec Label Emmaüs !
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La bonne idée
Label Emmaüs, c’est l’e-shop solidaire qui s’engage pour l’insertion des personnes éloignées de l’emploi et pour le réemploi des objets.
La bonne action
Pour les soutenir, vous pouvez :
- Donner vos objets en bon état (meubles, vêtements, appareils électroménagers, etc.) dans les structures Emmaüs et les ressourceries les plus proches de chez vous.
- Acheter solidaire directement sur le site internet de Label Emmaüs pour des cadeaux engagés et écologiques !
- Sensibiliser votre entourage au réemploi, à l’écologie et à la solidarité.
Le site internet de Label Emmaüs
https://vimeo.com/1141459968?share=copy&fl=sv&fe=ci
L’éveil sensoriel pour tous avec Ma petite malle d’éveil !
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La bonne idée
Ma Petite Malle d’Éveil propose des bouteilles sensorielles françaises, bien plus que des jouets : de véritables outils thérapeutiques et pédagogiques, conçus pour stimuler l’éveil sensoriel des petits et des grands. Ce projet soutenu par France Active Centre Val-de-Loire, porté par Laurine Verhelst, s’inscrit dans une démarche inclusive, écologique et locale
La bonne action
Pour les soutenir, vous pouvez :
- Acheter une bouteille sensorielle : offrir un outil ludique et pédagogique, fabriqué localement et dans une démarche éco-responsable.
- Relayer le projet : faire connaître Ma Petite Malle d’Éveil autour de vous, notamment auprès des professionnels de l’enfance et des structures éducatives.
- Soutenir l’artisanat local : En choisissant ces créations, vous participez à une économie plus humaine et respectueuse de l’environnement
Le site internet de Ma petite Malle d’éveil
https://vimeo.com/1140833617?share=copy&fl=sv&fe=ci
Oorion rend le monde plus inclusif pour les personnes déficientes visuelles !
La bonne idée
Oorion est une application mobile conçue pour redonner autonomie et liberté aux personnes malvoyantes ou non-voyantes. Ce projet engagé et solidaire lutte activement contre l’exclusion en favorisant l’inclusion des personnes en situation de handicap visuel. Oorion a bénéficié du programme « La place de l’émergence » de France Active et de l’accompagnement de France Active Auvergne Rhône-Alpes, ce qui témoigne de son impact social et de son potentiel transformateur.
La bonne action
Pour les soutenir, vous pouvez :
- Télécharger et utiliser l’application : en l’adoptant, vous participez à son amélioration continue et à sa diffusion.
- Parlez d’Oorion autour de vous, notamment auprès des associations, des institutions spécialisées et des médias pour toucher plus de personnes concernées.
- Proposer des partenariats : si vous représentez une entreprise ou une collectivité, explorez des collaborations pour intégrer Oorion dans des dispositifs d’inclusion ou d’accessibilité.
Le site internet d’Oorion
https://vimeo.com/1146904126?share=copy&fl=sv&fe=ci
Ma Petite Planète, les défis écolos à vivre entre ami.e.s
La bonne idée
Ma Petite Planète est un challenge écologique ludique et collectif, imaginé par Clément Debosque, Mathilde Hébert et Christian Nallatamby. Ce jeu par équipes invite les participant·e·s à relever des défis écologiques concrets pendant 3 semaines, entre ami·e·s, collègues ou en famille. L’objectif ? Passer à l’action pour la planète de manière engageante et accessible, en transformant les bonnes intentions en gestes du quotidien. Ma Petite Planète est soutenue par France Active Paris.
La bonne action
Pour les soutenir, vous pouvez :
- Participer au challenge : inscrire votre équipe (famille, ami·e·s, collègues) et relever les défis pendant 3 semaines.
- Relayer le projet : faire connaître Ma Petite Planète autour de vous, sur les réseaux sociaux ou dans votre entreprise, pour mobiliser toujours plus de participant·e·s.
- Organiser un challenge : proposer le jeu dans votre école, votre entreprise ou votre association pour fédérer autour de l’écologie.
Le site internet de Ma petite Planète
https://vimeo.com/1146913160?share=copy&fl=sv&fe=ci
La Cravate Solidaire, accompagne vers l’emploi
La bonne idée
La Cravate Solidaire est une initiative solidaire qui lutte activement contre les discriminations à l’embauche. Son objectif ? Redonner confiance et faciliter l’accès à l’emploi pour les personnes en recherche d’emploi, en leur offrant des tenues professionnelles adaptées (costumes, chemises, accessoires, etc.), pour aborder les entretiens avec sérénité et professionnalisme. Ainsi qu’un accompagnement personnalisé : conseils en image, simulations d’entretiens, et soutien pour valoriser son parcours.
La Cravate Solidaire est soutenue par France Active Nord, France Active Paris et France Active Pays de la Loire.
La bonne action
Pour les soutenir, vous pouvez :
- Faire un don de vêtements professionnels : costumes, chemises, chaussures, accessoires en bon état sont les bienvenus pour équiper les bénéficiaires.
- Devenir bénévole : participer à l’accompagnement des personnes (conseils en image, coaching, logistique), ou aider à l’organisation d’ateliers.
- Relayer le projet : parlez de La Cravate Solidaire autour de vous, sur les réseaux sociaux ou dans votre entreprise, pour sensibiliser et mobiliser toujours plus de donateurs et de partenaires.
- Organiser une collecte : dans votre entreprise, votre école ou votre quartier, pour rassembler des tenues professionnelles et soutenir l’association.
Le site internet de La Cravate Solidaire
https://vimeo.com/1146948830?share=copy&fl=sv&fe=ci
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GSEF : ce qu’il faut retenir de l’édition 2025

Fin octobre, des représentants d’une centaine de pays se sont donné rendez-vous pour assister au GSEF, le Forum mondial de l’ESS Bordeaux GSEF 2025. France Active a saisi l’occasion pour rappeler le potentiel de l’ESS face aux grands défis d’aujourd’hui et demain. D’autant plus à l’heure où les crises économiques, environnementales, politiques et sociales s’intensifient. Retour sur les trois enseignements clés de cet événement incontournable.
1. L’ESS gagne en reconnaissance et se structure à toutes les échelles
Pour son édition 2025, le GSEF faisait escale pour la première fois en France. De nombreux acteurs français de l’ESS (entrepreneurs, financeurs, collectivités, partenaires publics, associations, etc.) s’étaient donc déplacés pour valoriser ce secteur qui représente à lui seul 10% du PIB et 14% des emplois privés en France1.
Le modèle français de l’ESS est résultat de plusieurs décennies d’engagement et de structuration. La loi Fabius de 2001 sur les fonds 90/10 avait ainsi donné un coup d’accélérateur pour la finance solidaire, tandis que la loi Hamon de 2014 avait posé les bases d’un développement plus massif de l’ESS, pour ne citer que quelques avancées notables. « Ce cadre réglementaire a bien sûr encouragé l’innovation sociale, la création de nouveaux modèles et l’émergence d’un écosystème d’acteurs dense et varié, explique Yesil Rusconi, déléguée aux affaires européennes et internationales chez France Active. Mais il faut noter que ce mouvement s’est aussi amplifié dans le monde ces dernières années. Ce dont nous nous réjouissons. »
Depuis 2021, l’Europe s’est ainsi dotée d’un Plan d’action pour l’économie sociale. En 2024 l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution soulignant l’importance de l’ESS pour le développement durable. De même, l’Organisation internationale du Travail ou encore l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) voient dans l’ESS un axe clé pour une économie plus inclusive et durable. « Cette reconnaissance formelle de haut niveau représente un gage de crédibilité pour tous les acteurs engagés. »
2. Face aux crises, une double réponse : la coopération et l’ancrage territorial
Le GSEF 2025 s’est tenu alors que de nombreuses questions se posent sur l’avenir de l’ESS. Face aux crises qui secouent le monde, son modèle est-il à un tournant ? Pourra-t-elle continuer à construire des solutions d’avenir ? Trouvera-t-elle les financements pour la soutenir ?
La conférence co-organisée par la Caisse d’Épargne et France Active, intitulée « Financer ensemble : un catalyseur de coopération et d’impact territorial », a esquissé des réponses autour d’un message fort que rappelle Yesil Rusconi : « Pour accompagner un projet, pour l’aider à traverser les différentes tempêtes qui font partie de la vie d’une entreprise, il est crucial de compter sur un collectif d’acteurs. D’où l’importance des financements mixtes qui mobilisent des ressources publiques et privées, des banques, des partenaires ou financeurs de l’ESS tels que France Active, des collectivités, etc. C’est à travers eux qu’il est possible d’avoir le bon effet levier. Mais aussi le bon impact au niveau territorial qui est la juste échelle d’action pour des solutions utiles et pérennes. »
En d’autres termes, la démultiplication des coopérations solidaires dans les territoires reste le moteur majeur de l’ESS.
L’Appel lancé par Claude Alphandéry, fondateur de France Active, pour son centième anniversaire en 2022 n’a jamais été autant d’actualité…
Sur le terrain : le modèle gagnant du CIDIL
Entre dynamique de financement mixte et ancrage territorial, le CIDIL (Carrefour pour l’insertion et le développement des initiatives locales) se met au service de l’emploi et de la cohésion sociale depuis plus de trente ans en Nouvelle Aquitaine.
Un projet soutenu par France Active.
>Lire la story
3. Une ESS internationale : le paradigme pour demain ?
À travers ses conférences, tables rondes et autres moments échanges, le GSEF a été une occasion de créer un temps de dialogue entre territoires et pays, et ainsi ouvrir des perspectives de collaborations. « Partout dans le monde, l’ESS est une alternative aux solutions économiques existantes qui montrent toutes leurs limites. C’est pourquoi, lors de ce forum, nous avons voulu réfléchir à la construction d’une ESS internationale. Chez France Active, nous travaillons par exemple avec la Caisse des Dépôts et le CIRRMA2sur l’ESS et l’international. Nous sommes également en train de renforcer nos liens avec l’AFD autour de la structuration des systèmes de financement dans les Outre-Mer et sur l’internationalisation de l’ESS française », conclut Yesil Rusconi.
1. Source : Direction générale du Trésor. Retour
2. Conférence inter-régionale des réseaux régionaux multi-acteurs.. Retour
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