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39 000 entrepreneurs engagés accompagnés par France Active en 2021

 

Une intervention plus que jamais tournée vers l’utilité sociale

Montreuil, le 3 février 2022

Avec plus de 39 000 entreprises accompagnées, France Active enregistre un nouveau record d’entreprises soutenues en 2021. Pour assurer cet accompagnement et agir pour une économie durable et inclusive, l’association a mobilisé 508 millions d’euros (+ 23% vs 2020), dont 25 % dédiés aux entreprises en difficulté. Une action qui a permis la création et la consolidation de 66 000 emplois (+ 13%).

Ces résultats sont le fruit de l’agilité dont fait preuve France Active dans ce contexte de crise puis de relance. L’association adapte son soutien financier et son accompagnement à chacun, en ne laissant personne de côté.
Avec un double objectif : favoriser le développement des entrepreneurs engagés les plus ambitieux et toujours mieux protéger les plus fragiles.

Soutien record apporté aux entrepreneurs engagés

Premier mouvement associatif autour de l’entrepreneuriat engagé, France Active a conseillé et financé plus de 39 000 entreprises en 20211 (contre 30 000 en 2020) toutes engagées pour la création d’emplois, le développement des territoires, le lien social, l’écologie ou encore la mise en place d’une gouvernance démocratique.

France Active a investi 508 millions d’euros soit un bond de 23 % par rapport à 2020.
Le réseau de 35 associations territoriales a su agir en mobilisant ses deux sociétés – France Active Garantie et France Active Investissement – dans un contexte économique hors norme.

Pour son action d’investissement, France Active mobilise l’épargne solidaire des Français, collectée par ses actionnaires dans le cadre de l’épargne salariale, de l’épargne retraite, de l’assurance-vie : elle permet ainsi de garantir aux épargnants une utilisation de leur argent en phase avec leurs aspirations. En 2021, 43 M€ ont été collectés par France Active Investissement. (vs 18 M€ 2020).

Un investissement vertueux, puisqu’en termes d’emplois, ces entreprises ont créé ou consolidé 66 000 emplois (dont 38 000 en création directe) soit 13% de plus qu’en 2020. Cet indicateur est particulièrement important au regard de la dernière étude d’impact1 qui montre que ces entreprises doublent leur effectif quatre ans après leur création.

« Nous sommes fiers d’avoir passé le cap du demi-milliard investi pour nos entrepreneurs engagés. Chaque année, cette économie qui place l’utilité sociale au cœur de son projet ne cesse de prendre de l’ampleur car elle répond à une véritable prise de conscience. Chacun est aujourd’hui convaincu qu’elle apporte des solutions, là où l’économie traditionnelle a montré ses limites notamment pendant la crise », explique, Pierre-René Lemas, président de France Active.

Protéger les entrepreneurs les plus fragiles dans leur parcours

France Active intervient pour protéger des personnes les plus éloignées du financement bancaire. Cela se traduit par des actions concrètes auprès de personnes en situation de grande précarité qui représentent en 2021, 35 % des créateurs soutenus.

France Active a par exemple renforcé son action d’accompagnement autour du Pacte Création en rejoignant le programme Insertion par le Travail Indépendant du ministère du Travail. L’ambition porte sur la création d’entreprise, entre septembre 2021 et 2023, de 4000 porteurs de projet en situation fragilité qui bénéficient d’un soutien et d’aides spécifiques (prime de 3 000 € pour faciliter le lancement de projets pour des jeunes de moins de 30 ans).

Sur 2021, l’accompagnement a été particulièrement fort dans les territoires les plus éloignés des grandes dynamiques économiques : près de 30 % des entrepreneurs de France Active développent leur activité dans les Quartiers Prioritaires de la Ville et les Zones de Redynamisation Rurale.

Pour sécuriser ces entrepreneurs dans leur relation à la banque, France Active a mobilisé plus de 300 M€ en garanties d’emprunt bancaire, quasiment sans recours aux cautions personnelles.

Dernier levier de protection, les investissements de France Active (fonds propres et quasi-propres) dépassent en 2021 les 50 M€.
Ces interventions auprès des entrepreneurs les plus engagés sont très souvent conduites avec d’autres investisseurs solidaires. Il s’agit d’un cadre collectif permettant aux entrepreneurs de développer leur projet en toute sérénité et d’en préserver la finalité sociale dans la durée.

Participer à la relance de toutes les structures impactées par la crise

Au-delà des créateurs d’entreprises, France Active accompagne également les structures de l’Économie sociale et solidaire. Elles représentent 52% des projets financés en direct en 2021 à tous ses stades de vie : émergence, création, développement, rebond/changement d’échelle.

L’action s’est particulièrement concentrée sur les entreprises qui ont rencontré des difficultés pendant la crise sanitaire. En 2021, France Active a focalisé 45 % de son action sur les entreprises en phase de rebond (contre 14 % en 2020).

Au cours de l’année, France Active a également renforcé son action auprès des associations en accompagnant 5 000 petites structures de l’ESS (moins de 10 salariés) et en déployant :

  • les 30 M€ du fonds UrgencESS du Secrétariat d’Etat à l’Economie sociale, solidaire et responsable,
  • et un Prêt Relève Solidaire avec la Banque des Territoires et des partenaires privés (la Fondation de France, investisseurs solidaires, banques et mutualistes).

« La singularité de notre action est de partir des besoins réels des territoires et de financer tous les acteurs qui participent à cette économie solidaire et qui placent l’humain au cœur de leur action. Leur rôle est fondamental pour renforcer la cohésion sociale et aller vers une société plus juste. » conclut Pierre-René Lémas.

Trois parcours d’entrepreneurs engagés


Envie Autonomie

Envie Autonomie s’engage pour une société plus solidaire, plus inclusive et plus respectueuse de l’environnement. Elle accompagne les femmes et les hommes en situation d’exclusion du monde du travail en leur permettant d’avoir accès à un emploi et des qualifications. En se développant dans les territoires, ce réseau propose collecte et rénovation de matériel médical afin d’en faciliter l’accès.

>Site internet

Financement

  • 160 000 € d’investissement en 2021

WeDressFair

Véritable alternative au “Fast Fashion”, WeDressFair met en lumière des créateurs et marques de vêtements qui allient style et valeurs. Les consommateurs recherchent plus d’éthique, de responsabilité et de respect de l’environnement, WeDressFair est au plus proches de leurs attentes avec une boutique à Lyon et un site e-commerce.

>En savoir plus

>Site internet

Financement

  • 48750 € de garantie en 2019
  • 250 000 € d’investissement en 2019 et 2020


Le commerce multiservice de Pauline Girbal

Pauline Girbal a décidé en 2020, de reprendre l’épicerie de sa commune, Saint-Urcize dans le Cantal. S’appuyant sur les circuits-courts et les producteurs locaux, son commerce redynamise le village de 500 habitants. Avec l’aide de France Active, elle apporte services de proximité, lien social et produits du terroir.

>Visionner le portrait

>Page FacebookFinancement

  • 30 000 € de garantie en 2020


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Les Monts de Gy cultivent l’emploi en Haute Saône

Thierry SAUVAGEOT

Directeur du pôle Économie Sociale et Solidaire de l’AFSAME Jardins bio des Monts de Gy

Entreprise adaptée et Entreprise d’insertion

Deux entreprises adaptées et d’insertion misent sur les légumes bio pour développer l’emploi solidaire.

Gy 70700
Entreprise adaptée et Entreprise d’insertion

Faire pousser les légumes et les emplois

Dans le pays Graylois, les légumes poussent comme les emplois, grâce aux Jardins Bio. Nés en 2012 pour combler l’absence d’entreprise adaptée, ils récoltent aujourd’hui le fruit de leurs efforts. « En 8 ans, nous sommes passés de 5 à 30 ha en production de légumes certifiés BIO et de 8 à 33 salariés, dont 27 en situation de handicap. L’objectif est d’en accueillir 50 d’ici à 2022. Sans nous, ces personnes, souvent fragiles, auraient beaucoup plus de mal à occuper un emploi ou n’en trouveraient pas », reconnait Thierry Sauvageot, directeur du Pôle ESS de l’AFSAME, l’association qui dirige les Jardins Bio.

Une recette qui fonctionne

Pour commercialiser ses légumes et ceux d’autres producteurs locaux, l’AFSAME donne naissance à une 2ème pousse en 2018 : C’Bio. Il s’agit cette fois d’une entreprise d’insertion dont le territoire ne disposait pas non plus spécialisée dans la commercialisation, transformation et conditionnement de produits locaux biologiques. « Nous y accueillons des personnes éloignées de l’emploi pour qu’elles reprennent confiance et rebondissent dans la vie active », explique Thierry Sauvageot. Les clients sont au rendez-vous et le volume d’affaires croie régulièrement. Un succès que France active a accompagné dès le départ, avec une avance remboursable de 60 000 €, « mais surtout en validant notre viabilité économique. La Banque des territoires a rejoint notre conseil d’administration en 2017, et participe aux financements avec un apport de 240 000 €. Les financements obtenus (Etat, Région, France Active, Banque des Territoires, …) nous ont permis de faire de gros investissements assurant ainsi notre développement économique mais aussi d’offrir à nos salariés de meilleures conditions de travail », conclue Thierry Sauvageot.

A bénéficié du

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des prêts solidaires de

60 000€

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Jamais à court d’idées pour l’emploi

Patrick CHOUX

Directeur général de Groupe ID’EES

Groupe d’insertion

Se regrouper et agir pour la réinsertion des plus éloignés de l’emploi

21300 CHENÔVE
Groupe d’insertion

Comment retrouver le chemin de l’emploi quand on l’a perdu depuis longtemps ? Comment ne pas se sentir exclu quand on vit aux portes de la Suisse et que tous les autres travaillent ? C’est à ces questions qu’a répondu le groupe d’insertion ID’EES, en créant ID’EES R&V, à Pontarlier en 2016.

Réinsérer utile

Préval, le syndicat mixte des déchets du Haut-Doubs, cherche alors à créer un centre de tri pour traiter les déchets avec des emplois locaux. GROUPE ID’EES et Suez répondent présents. « Nous avons obtenu un contrat de 10 ans et créé au total 50 emplois, dont 40 pour ID’EES R&V », explique Patrick Choux, directeur général de GROUPE ID’EES.
Il s’agit d’emplois d’insertion, durant lesquels les salariés ont les mêmes droits et devoirs que n’importe quel autre mais bénéficient d’un encadrement renforcé. Avec comme objectif de réintégrer un emploi classique. « C’est le cas de 68 % de nos salariés car travailler en centre de tri est très formateur. Cela développe la coordination, remet en condition physique et génère une grande solidarité », précise Patrick Choux. Un aspect formateur que GROUPE ID’EES a décidé de renforcer en transformant toutes ses entreprises d’insertion en entreprises apprenantes.

Se faire accompagner, clé de la réussite du projet

C’est pour ce type de projets que le soutien de France Active et de la Banque des territoires est déterminant. « France Active est à nos côtés depuis plus de 20 ans. Elle détient aujourd’hui 4 % de notre capital social. La Banque des territoires nous a rejoint avec 1 million €, quand nous avons augmenté notre capital de 5 millions €. C’était à son initiative et c’est grâce à elle que nous avons pu obtenir autant » affirme-t-il en conclusion.


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Emplois industriels et adaptés d’avenir en Bretagne

Daniel LAFRANCHE

Directeur général de Bretagne Ateliers

Entreprise industrielle adaptée

La 1ère entreprise industrielle adaptée de France a levé plus de 5 millions € pour pérenniser et développer l’emploi local.

35 230 Noyal-Chatillon-sur-Seiche
Entreprise industrielle adaptée

Surmonter la crise dans un secteur durement touché

Pas facile de surmonter la crise Covid quand on fait 50 % de son chiffre d’affaires dans l’automobile et le reste dans l’aéronautique ou le ferroviaire. Pas facile non plus de penser diversification, innovation ou création d’emplois quand l’industrie est à la peine et que la relance tarde à venir. « Pas facile mais vital, déclare Daniel Lafranche, directeur général de Talendi (ex Bretagne Ateliers), parce que 550 salariés et usagers, dont 420 en situation de handicap, comptent sur nous. S’ils perdent leur emploi, ils n’en retrouveront pas forcément ailleurs ». Des salariés souvent abimés par la vie que Talendi, la 1ère entreprise industrielle adaptée de France, accompagne depuis plus de 45 ans, inversant la spirale de l’échec et cultivant l’excellence jusqu’à obtenir le label Vitrine Industrie du Futur. La plupart de ces salariés travaillent au sein de 4 usines et 2 ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail), pour de grands noms de l’industrie comme Stellantis (PSA), mais aussi Alstom, Airbus ou Schneider Electric. L’entreprise s’est en outre depuis une dizaine d’années lancée dans des activités tertiaires et numériques.

Elargir ses horizons en solidaire

Car la diversification, l’innovation et le développement ont toujours été ses maîtres mots. Talendi a par exemple investi récemment dans un procédé de soudure révolutionnaire, mis au point par la start-up bretonne Stirweld. Elle compte également transposer son savoir-faire en assemblage de grandes séries, pour produire des pièces en moindre quantité tout en restant compétitive. « A l’heure où la France affiche sa volonté de relocaliser ses activités industrielles, nous entendons bien faire partie du jeu et créer 100 emplois de plus. Mais pour cela, il faut des fonds. Des fonds pour pouvoir investir très vite sans être obligé de mettre en place un tour de table ou d’aller voir des banques, explique Daniel Lafranche. Des fonds aussi pour assainir nos finances, après avoir perdu 30 % de notre chiffre d’affaires en 2020 ».

Miser sur les financeurs engagés

Les 5,2 millions € que Talendi a levés en mai dernier vont servir à relever ces deux défis : pérenniser et développer l’emploi. « La Banque des Territoires nous a accompagné sur le sujet dès 2019, en finançant notre étude stratégique. Elle nous apporte aujourd’hui 1,2 millions € en titres associatifs. 14 autres souscripteurs ont suivi à hauteur de 1,5 millions €, détaille Daniel Lafranche. Nous avons réussi à faire reconnaître ces titres comme des fonds propres et non des dettes, ce qui était crucial pour nous, en tant qu’association. Nous présenter avec des fonds propres négatifs nous aurait en effet pénalisé auprès de nos clients comme auprès de nos futurs investisseurs ». S’ajoutent à ces fonds 2 millions € de prêts garantis par l’État, un prêt participatif de 200 000 € de France Active et 100 000 € de son partenaire Mirova en billets à ordre, ainsi qu’une subvention des collectivités pour 200 000 €. Leur engagement témoigne de la solidité du projet et de l’espoir que place la Bretagne dans l’Économie Sociale et Solidaire.


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des prêts participatifs rebond de

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3 questions à Cécile Renouard



3 questions à Cécile Renouard, professeure de philosophie au Centre Sèvres, directrice de recherche à l’Essec et présidente du Campus de la Transition

En quoi cette période charnière réinterroge-t-elle les modèles économiques ?

Nous avons fait l’expérience d’une vulnérabilité collective. Finalement, le mythe de l’indépendance libérale est remis en question. L’autonomie, oui, mais encore faut-il qu’elle soit pensée dans l’interdépendance. Ce qui renvoie au lien social, mais aussi au lien écologique (c’est-à-dire aux milieux vivants pour nous permettre de nous développer durablement). Car une chose est sûre : aucun acteur n’a la solution seul. 

 

En quoi peut-on dire que les entrepreneurs engagés sont au cœur de cette relance ?

Si l’on se réfère à la loi PACTE et à cette idée d’entreprises à mission, les acteurs de l’ESS intègrent déjà de manière structurelle et structurante des enjeux en termes d’écart de rémunération, de choix de création et de partage de valeur plus justes et durables. D’une certaine manière, ils montrent la voie. Ils ont, par conséquent, un rôle majeur à jouer. Mais si on veut opérer cette transition solidaire à plus grande échelle, cela nécessite aussi de changer la donne pour tous les acteurs de l’économie.

 

Quels leviers permettraient de rendre cette relance solidaire pérenne ?
Pour plus d’équité et de durabilité dans le partage de valeur, la réforme des normes comptables, la question de la fiscalité et celle sur l’écart des rémunérations sont cruciales. Sur tous ces sujets, les acteurs de l’ESS sont pionniers. Tout l’enjeu est de trouver la bonne combinaison entre contraintes réglementaires pour faire évoluer les règles du jeu et création d’un cadre motivant l’engagement des dirigeants du secteur classique.

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L’ESS au coeur de la relance



La crise sanitaire a brouillé de nombreux repères
économiques. Une question s’impose alors : à quelles conditions la relance pourra être sociale, solidaire et durable ? Les entrepreneurs engagés ont une carte maîtresse à jouer. À la condition de pouvoir compter sur le juste accompagnement et la force du réseau entrepreneurial.
L’ESS AU CŒUR DE LA RELANCE.
Après la crise, un retour à la situation d’avant serait décevant. D’autant que nous sentons parmi nos salariés, clients, partenaires, membres de la gouvernance, une envie de porter davantage les notions de lien social, de solidarité, de proximité et de sens donné à son travail.” Tel est le constat de Benoît Delliaux, directeur général de Soliha Pays de la Loire, association qui œuvre pour la transition écologique et solidaire de l’habitat privé, qui met ainsi en lumière la pertinence du modèle des entrepreneurs engagés au cœur de la reprise.

De l’urgence à la relance

Est-ce à dire que l’heure est au changement d’échelle pour les acteurs de l’ESS ? Et, si oui, avec quels soutiens ? Pour France Active, dès l’éclatement de la crise,  l’accompagnement a été pensé de manière  multidimensionnelle.
Premier axe : resserrer les liens et écouter les besoins pour une réponse sur mesure. « Toutes nos associations régionales sont tout de suite entrées en contact avec les entrepreneurs engagés soutenus », rappelle Frédéric Cusco, responsable Engagements, Délégations et Territoires chez France Active. Deuxième axe : répondre à l’urgence, et tout particulièrement pour sécuriser les trésoreries (garanties bancaires, le fonds UrgencESS lancé par le secrétariat d’État à l’Économie sociale, solidaire et responsable et déployé par France Active partout en France, prêts de relance solidaire…). « Très vite, il est apparu essentiel de connecter ces outils à un accompagnement pour préparer la suite, en partageant des scénarios et des feuilles de route », complète-t-il.

Objectif : sortir de la fébrilité de l’urgence et consolider les modèles.

S’adapter pour mieux rebondir

Cette dynamique, le Triporteur à Cartouches l’a bien connue. L’association lilloise collecte des cartouches et toners usagés en vue de leur réemploi. Avec le télétravail généralisé, l’équilibre de son activité se trouve impacté : « Nous avons vu l’utilisation de toners laser par les entreprises s’écrouler et l’usage des cartouches pour petites imprimantes à domicile augmenter. Au niveau des comptes, nous ne nous y retrouvions pas », relate son chargé de collecte et de développement, Jean-Luc Lemaire. France Active Nord soutient la structure, notamment via le fonds UrgencesESS d’un montant de 5 000 euros pour lui permettre de garder la tête hors de l’eau. Cette bulle d’oxygène lui donne alors le temps d’adapter l’activité à ce nouveau contexte et de trouver les modalités et les partenaires pour intensifier la collecte de petites cartouches dans les commerces de proximité et les entreprises.
Autre logique pour Soliha Pays de la Loire qui a, quant à elle, vu son activité croître en 2020.
Mais la structure a tout de même eu besoin d’accompagnement, en conseils et en financements, pour mener à bien un changement de gouvernance (avec la fusion des associations départementales) et un déménagement. « Au final, le fait d’avoir continué à avancer sur ces sujets durant la crise, tout en augmentant notre activité de 25 %, nous a renforcés. Aussi bien en interne, car cela crée de la fierté, que vis-à-vis de nos partenaires qui perçoivent ainsi plus de clarté et de solidité dans notre projet », commente Benoît Delliaux.

France Active a su démontrer que son réseau bougeait
vite grâce à son ancrage territorial et pouvait calibrer ses soutiens autour d’un triptyque conseil, connexion,
financement.

Frédéric CUSCO, France Active

Sécuriser l’après

Et maintenant ? Comment donner toutes les chances à la relance solidaire ? Les prochains mois seront décisifs. L’entreprise d’insertion qui produit des jouets en bois pour des sites de tourisme historique, Sitaphy, le confirme. En 2020, elle connaît une perte de chiffre d’affaires de 70 %. Mais les dispositifs de l’État (PGE) et de France Active Bourgogne (un prêt de 30 000 euros) lui permettent de tenir le cap. Mais ensuite ? « En 2020, tout le monde est venu à la rescousse. Grâce aux aides, notre exercice n’a pas fini déficitaire. Mais la donne n’est plus la même désormais. En effet, les fournisseurs du secteur culturel ne sont plus soutenus par l’État en 2021, explique Jean-Pierre Thibault, directeur de Sitaphy Auxerre. C’est alors grâce au soutien de France Active Bourgogne et de notre banque que nous avons pu assurer la pérennité de notre trésorerie. »
Prévoir l’après est en effet essentiel pour Frédéric Cusco. « France Active a su démontrer que son réseau bougeait vite grâce à son ancrage territorial et pouvait calibrer ses soutiens autour d’un triptyque conseil / connexion / financement. Aujourd’hui, nous devons continuer à faire évoluer nos modes d’action pour continuer à protéger les entrepreneurs engagés et leur permettre de jouer pleinement leur rôle. » Cela passera notamment par une écoute plus fine, des délais de remboursement un peu plus longs dans certains cas et une capacité à mobiliser davantage de partenaires autour de la table, même sur des sujets compliqués. De nouveaux moyens sont également prévus pour avancer : sur les 500 millions d’euros destinés au financement et au développement du secteur de l’économie solidaire, 100 millions d’euros seront alloués à sa reprise, « pour ainsi créer un effet relance à l’image des valeurs sociales et solidaires des entrepreneurs engagés ».

100 M€ de financements d’urgence par France Active

15 000 garanties rééchelonnées
10 000 prêts participatifs rééchelonnés

5 000 structures bénéficiaires du fonds UrgencESS

> 18,3 M€ >
10 000 emplois sauvegardés

300 entreprises soutenues grâce au prêt de relance solidaire (PRS)

> 10,1 M€ investis > 4 503 emplois consolidés


Découvrir tout Walter #27

Investir en solidaire – Interview croisé Alexis Masse – Philippe Zaouati



Après la crise, la relance s’engage. L’économie solidaire a mis en lumière toute son utilité pour maintenir un système économique stable, durable et inclusif. Pour intensifier son développement et créer des synergies, le rôle de la finance solidaire est primordial. Après une année record de collecte d’épargne solidaire , les perspectives sont larges. Partenaires historiques et pionniers du mouvement, France Active Investissement et Mirova croisent les regards d’Alexis Masse et Phillipe Zaouati sur les enjeux du secteur de la finance solidaire.

Walter – Interview croisé

Mirova et France Active sont partenaires de longue date pour soutenir les entrepreneurs engagés. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
Philippe Zaouati : Mirova et France Active travaillent ensemble pour soutenir le développement de l’Economie sociale et solidaire. Mirova est le premier actionnaire privé de France Active Investissement. Mirova investit la poche solidaire en partenariat avec France Active grâce à la stratégie d’investissement à 90% en actions cotées et à 10% dans l’ESS. Ce partenariat est un élément très différentiant de notre stratégie : il nous assure de rester connectés aux besoins réels de l’économie solidaire et d’identifier les entrepreneurs à impact.

Alexis Masse : L’épargne est d’abord un levier d’action citoyen : nous avons besoin de décupler son impact. La collecte d’épargne solidaire a été favorisée ces deux dernières années par la crise en raison de l’aspiration croissante des Français à donner du sens à leur épargne. Partenaire historique de France Active, acteur largement reconnu de la finance solidaire, Mirova constitue un partenaire incontournable et le renforcement de notre coopération permettra de franchir une étape dans le déploiement de la finance solidaire.

Nous voyons beaucoup de débats autour des fonds ISR ou des fonds solidaires. Comment se place Mirova dans ces mouvements ?

P. Z. : Mirova a été créée en 2014 avec l’ambition de démontrer la pertinence d’un nouveau modèle d’investissement, qui réussirait à combiner la recherche de performance et de sens. Nous sommes ce que l’on appelle aujourd’hui « purpose-native », nous sommes nés d’une mission. Ce nouveau modèle financier, celui que l’on appelait alors ISR, aujourd’hui finance durable, finance verte, ou finance à impact. Depuis, le contexte a évolué drastiquement au niveau climatique. En réponse, les entreprises comme les investisseurs placent désormais haut dans leur agenda les enjeux environnementaux et sociaux. Aujourd’hui tout le monde parle de finance durable, tout le monde fait de la finance durable, et nous nous en réjouissons ! Toutefois cela appelle au discernement. Nous poussons pour la création de normes ambitieuses et réalistes, et pour que la finance durable puisse continuer à progresser en s’appuyant sur ses deux jambes : sens et performance. Mirova fait partie des pionniers de la finance solidaire, mais aussi de l’investissement social. Nous sommes absolument convaincus que la transition environnementale doit être une transition juste et inclusive, attentive à l’emploi, l’insertion et aux impacts sociaux. Quel est le rôle du financeur solidaire ?

A. M. : Notre rôle est simple, et notre démarche est, je le crois, essentielle. Le financeur solidaire flèche l’investissement et l’accompagnement financier vers les entreprises qui placent l’utilité sociale au cœur de leur modèle, qui font le choix de l’impact d’abord. Notre seul critère est l’engagement, dans toutes ses dimensions. Cela s’applique au développement des territoires, à l’écologie, la création d’emploi, la gouvernance démocratique et la création de lien social.
Plus il y aura d’épargne solidaire et de reconnaissance de la contribution positive des entreprises que nous finançons au progrès, plus nous pourrons, avec d’autres, accompagner ceux qui s’engagent, leur permettre de grandir et de transformer le monde.

Après la COP26, nous pouvons voir une fois de plus que la crise climatique ne saurait être résolue sans la contribution des acteurs financiers. Quelle place la finance peut-elle prendre face aux enjeux puissants de transformations sociales et écologiques ?
P. Z. : Nous sommes chaque année davantage touchés par les conséquences du changement climatique. Si nous ne parvenons pas à faire tendre nos émissions de gaz à effet de serre vers zéro, les conséquences seront de nature à déstabiliser en profondeur nos civilisations. A horizon 2050, nous devons restructurer en profondeur nos modes de production et de consommation, c’est-à-dire la totalité de l’économie. Chez Mirova, nous avons quatre leviers d’action pour accélérer cette transformation : analyser et comprendre les changements en cours ; participer à l’évolution des modes d’investissement ; repenser les outils de mesure ; dialoguer avec l’ensemble de nos parties prenantes.

A. M. : La COP26 nous a rappelé l’urgence à intervenir collectivement sur le sujet climatique. La survie de l’humanité est en jeu et nous ne le savons que trop, les plus fragiles seront les premières victimes. Chacun doit agir à sa place. Si les Etats ont un rôle majeur à jouer, nous ne pouvons nous payer le luxe d’attendre tout d’eux. A ce titre, le secteur financier est face à une responsabilité historique : soutenir au maximum ceux qui s’engagent pour une transition écologique. France Active soutient chaque jour le développement de ces projets, mais nous avons besoin d’un vrai mouvement du monde financier : j’en appelle à tous les acteurs du secteur pour que l’intégration de la dimension écologique, mais aussi sociale, devienne vraiment la nouvelle norme !

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Laplace to Be, petit par sa taille, grand par son potentiel

Valentine TÉZIER

Créatrice de Laplace to Be

Espace de coworking

Depuis ses 19 ans, Valentine Tézier à l’entrepreneuriat à cœur. Après des études de communication, elle commence sa carrière avec la création d’une agence événementielle avec une amie, une première expérience qui forge sa volonté d’entreprendre !

Arcueil 94110
Espace de coworking

L’entrepreneuriat à cœur
Au fil de ses rencontres avec des entrepreneurs, lui vient l’idée, avec son associé Jean-Luc Ebel, de créer “Laplace to Be”. Le concept est simple : Créer un espace dédié aux entrepreneurs désireux de travailler dans un espace stimulant tout en se dégageant des contraintes de gestion de locaux. Laplace to Be, propose ainsi une gamme de services variés : studio avec des outils pour digitaliser du contenu, espace événementiel, salles de réunion agiles…Laplace to Be pour l’engagement
Ce lieu de coworking s’engage à mettre en avant l’entrepreneuriat et bénéficie du soutien de “Réseau Entreprendre”. L’entreprenariat féminin est au cœur du projet avec la participation de Laplace to Be, au réseau “Bouge ta boîte” qui permet aux entrepreneures de se rencontrer et trouver des lieux stimulants des espaces dynamiques de rencontre et de coopération où travailler, favorisant l’émulation de projets. Face à l’isolement des étudiant, obligés de suivre les cours à distance lors des confinements, Laplace to Be permet un accès gratuit à l’espace de travail, une action concrète en faveur du renforcement du lien social durant cette période difficile en collaboration avec l’ESS Club.

France Active à la rescousse, pour la relance

Valentine signe le bail de Laplace to Be en mars 2020, s’ensuit la crise du Covid 19 et le confinement qui met en grande difficulté le lancement de ses projets. En effet, l’entrepreneure porte seule financièrement le projet qui connait des tensions croissantes sur sa trésorerie. Valentine prend alors attache avec France Active Métropole et accède à une Garantie égalité femmes pour faire face à la crise sereinement. En se portant garant, France Active a permis de sécuriser la situation de Valentine lui donnant les moyens de se concentrer sur le développement de ses bureaux partagés.

“Adam, mon conseiller de France Active Métropole, a été tout de suite très réactif pour m’accompagner, il a su me mettre en confiance en comprenant nos enjeux et l’importance de notre projet” précise-t-elle

Petit par sa taille, grand par son potentiel expérimental

L’espace est limité, mais il permet de développer la multitude d’idées que Valentine à en tête. Pour 2022, elle a créé un programme d’incubation de startups spécialisées dans le Numérique, en partenariat avec IMT Starter (porté par les écoles Télécom SudParis, Institut Mines Télécom Business School et ENSIIE, d’Evry), pour mettre à profit le réseau actuel au service d’entrepreneurs, et pour “stimuler” encore plus la communauté des coworkers.
Elle prend ces expériences comme un tremplin pour ouvrir plus tard un second lieu avec encore plus d’ambitions. Avec les co-travailleurs qu’elle a réussi à séduire avec le concept de Laplace to Be, elle souhaite voir plus loin, en co-construisant un nouvel espace avec eux. L’objectif demeure la création d’emplois sur son territoire, mais surtout de lien entre différents publics qu’elle accueille et accueillera !


Site internet

A bénéficié du

Avec

plusieurs garanties de

17 000€

A été accompagnée par

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Le Pacte de France Active pour la création d’entreprise

Accompagner les entrepreneurs dans leur financement


Parce que nous sommes convaincus que la création d’entreprise n’est pas réservée aux jeunes issus des grandes écoles et à ceux qui ont le soutien de leur proche, France Active a décidé de renforcer son action d’appui et de financement à la création d’entreprise à celles et ceux qui en sont le plus éloignés.


En savoir plus sur le Pacte Création

Aujourd’hui, France Active annonce le renforcement de son Pacte Création auprès des jeunes, et notamment ceux qui sont sans emploi et/ou issus des Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville ou encore des territoires ruraux les plus isolés, dans le cadre de l’appel à projet Inclusion par le travail indépendant porté par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. Un renforcement qui s’adresse aussi à tous ceux qui rencontrent des difficultés dans leur parcours de créateur.
Toutes personnes ayant un projet de création d’entreprise et pour qui un tel projet pourrait être la solution pour concrétiser un projet professionnel peuvent bénéficier :

  • De solutions de financement et des garanties de France Active.
  • D’un Pacte Création enrichi sur 3 axes : pédagogie financière, protection sécurisation, sensibilisation au numérique.
  • D’une prime de 3 000 € pour faciliter le lancement de leur projet (sous réserve des conditions d’éligibilité).

Cet appui renforcé aux créateurs est rendu possible grâce à l’appel à projet inclusion par le travail indépendant du ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. France Active et ses 35 associations territoriales accompagneront ainsi sur 18 mois 4000 entrepreneurs en phase de création.


https://vimeo.com/646954528

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