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Aider les femmes à redevenir cheffes de leur vie

Marie-Louise FAYE

Fondatrice et directrice de l’association Kër

Restaurant/traiteur et comptoir éthique

Nous valorisons leur savoir-faire en cuisine de ces femmes souvent sous-exploité et réservé à la sphère familiale pour les amener dans un parcours professionnel et leur permettre de réaliser leurs rêves.

Dijon (Bourgogne)
Restaurant/traiteur et comptoir éthique

Non, ce n’est pas breton, mais bien wolof : Kër se dit « cœur » et signifie « la maison » : « Car pour moi les femmes sont le cœur de la maison. Chez elles, ce sont de vraies cheffes d’entreprise. Elles y gèrent tout ! », explique Marie-Louise Faye, fondatrice de Kër qui a vu le jour en décembre 2020. L’association a été conventionnée structure d’insertion par l’activité économique, porteuse d’un atelier et chantier d’insertion qui emploie des femmes issues des migrations pour leur créer un tremplin.

Un parcours entre persévérance et ténacité

 

Ingénieure agroalimentaire, Marie-Louise commence son parcours en tant que salariée de chantiers d’insertion. Elle y a notamment la charge de mettre en place des bonnes pratiques (formations, HACCP, process de production, etc.). Elle suit en parallèle des cours du soir pour obtenir son diplôme d’accompagnement socioprofessionnel de publics en situation de difficulté et de précarité. Elle devient même chargée de mission sur le volet emploi et formation de la Fédération des acteurs de la solidarité en région Bourgogne-Franche Comté. « J’ai finalement travaillé sur toutes les phases en lien avec l’insertion par l’activité économique », résume-t-elle. Durant ce parcours, l’envie d’entreprendre et d’assumer pleinement son autonomie ne la quitte jamais. Elle se lance d’ailleurs dans deux projets de création d’entreprise qui n’aboutissent pas, faute de financements : « J’ai voulu me lancer dès la sortie de l’école, et je n’étais pas prête. Pour que ça se concrétise, j’ai eu besoin de me construire, de gagner en expérience et en réseau. Surtout, ça m’a appris la persévérance et à ne pas baisser les bras ! »

Redonner de l’autonomie aux femmes migrantes

 

En 2020, Marie-Louise sent donc que c’est le bon moment pour se lancer. Et même si elle attend son premier enfant au même moment, jamais sa motivation ne faiblit. Car la création de Kër est avant tout une histoire d’autonomie : celle de Marie-Louise bien sûr, mais aussi celle de ces femmes migrantes qu’elle emploie en contrats d’insertion. « Le déclic s’est fait quand j’ai rencontré à Paris l’association Food de rue. Je me suis alors dit que je devais transposer le concept à Dijon. J’avais mon projet d’entreprise et il m’est apparu évident qu’il ne fallait pas que je sois la seule à en bénéficier et qu’il fallait que je l’ouvre à d’autres femmes. Je viens du Sénégal et je connais la difficulté de pouvoir vivre sa vie en tant que femme, d’être discriminée en fonction de ses origines… »
Pour monter son projet, Marie-Louise est accompagnée par l’incubateur T, co-piloté par France Active Bourgogne. Elle mène ainsi une phase d’expérimentation de neuf mois. Dans ce cadre, elle bénéficie également d’un Fonds de confiance (devenu Place de l’Émergence). « Ces étapes ont été très structurantes. Elles ont permis de démontrer la pertinence du projet et, dès juillet 2021, j’ai obtenu l’agrément chantier d’insertion. En septembre, je recrutais les premières employées. » Elles sont désormais dix, toutes habitantes de l’agglomération Dijonnaise. Venant d’Algérie, du Maroc, de Mongolie, du Sri Lanka, d’Inde, d’Éthiopie ou du Congo, chacune propose à la carte des plats issus de leur pays d’origine. « Pour certaines, il s’agit de leur première expérience de travail. C’est très stimulant de les voir chaque jour gagner en confiance, prendre plaisir à sortir de chez elles, de leur isolement, de commencer à construire un parcours professionnel pour le futur. Il y a également une magnifique dynamique d’entraide et de solidarité qui se crée. »
Et alors que l’association est actuellement accueillie par le Centre d’hébergement et de réinsertion sociale ADEFO, Marie-Louise se lance un nouveau défi : trouver un local, voire l’acheter. « Nous pourrions ainsi rassembler nos bureaux, nos espaces de formation, nos lieux de production, mais aussi proposer des postes de travail et de formation plus confortables et accueillir des clients en vente directe. » De quoi continuer à donner la pleine mesure de ce projet.


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A bénéficié

d’une prime de

20 000€

A été accompagné par

France Active Bourgogne

En 2018

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Retisser les liens vers l’emploi

Founé CAMARA

Co-fondatrice de l’association Les Aiguilles de Normandie

Atelier chantier d’insertion

Parmi les femmes accompagnées, toutes ont dû à un moment sacrifier leurs propres projets pour soutenir un mari en insertion, s’occuper des enfants, prendre soin de leurs parents… Elles retrouvent ici une dynamique positive et valorisante.

Val-de-Rueil (Eure)
Atelier chantier d’insertion

Que ce soit dans le cadre de ses études dans le domaine de l’ingénierie du territoire ou dans ses divers engagements associatifs, Founé Camara a toujours eu un fil conducteur : « être utile, ancrée au plus proche du terrain. » C’est d’ailleurs ce qui la pousse en 2015 à fonder avec un groupe d’amis une première association, Langues et alphabétisation Normandie. Elle travaille ensuite pour Nos Quartiers ont du Talent et Unis-Cité, avant de devenir chef de projet pour développer une régie de quartier à Louviers, dans l’Eure. C’est ici qu’elle découvre l’univers des structures d’insertion par l’activité économique. Ce qui lui donne l’impulsion de créer en 2021 Les Aiguilles de Normandie. « J’y allie ma vocation qui est d’être utile, ma passion qui est le stylisme et mes compétences en gestion de projet », résume-t-elle.

Des savoir-faire bien ancrés dans le territoire

 

Elle se lance dans l’aventure avec son partenaire, Nathan Gouin, qui était déjà de la partie pour Langues et alphabétisation Normandie. « Nous sommes très complémentaires. Lui a une connaissance très fine des jeux d’acteurs nationaux et régionaux ; moi celle du terrain, du milieu de l’insertion, de l’accompagnement. J’apporte aussi ma touche de créativité. Et surtout, nous sommes parfaitement alignés sur une même vision, une même rigueur et un même engagement au service des femmes éloignées de l’emploi. »
L’idée de créer les Aiguilles de Normandie vient de la rencontre de la passion de Founé pour la mode avec une tradition bien ancrée du territoire : « Nous sommes dans un ancien bastion de l’industrie textile. Beaucoup de personnes ont donc des compétences en couture, tricot, broderie… C’est assez naturellement que nous avons tiré ce fil pour créer une structure qui soit utile aux femmes de la région. »
L’association propose ainsi quatre services : le recyclage de tissus « dormants » neufs pour les transformer en accessoires zéro déchet (lingettes bébé, de maquillage, pour la maison…), prêt-à-porter, confection pour les créateurs et bientôt retoucherie. Le tout accessible aux particuliers grâce à de la vente en ligne et prochainement en boutique, ou aux collectivités via des partenariats pour la production, par exemple, de tuniques ou vêtements professionnels.

Responsabiliser et redonner confiance

 

Actuellement, l’atelier emploie dix personnes en insertion, dont neuf femmes. « Nous voulions nous adresser à ces femmes qui ont connu souvent des barrières dans leur vie, renonçant à poursuivre leurs études, à chercher un emploi à la hauteur de leurs compétences et même de leurs ambitions. » Pour recréer une dynamique positive et valorisante, Founé et Nathan misent sur un management en cogestion : « Nous discutons ensemble des contrats, nous leur demandons leur avis sur le stylisme, les tissus, les dessins… Nous avons à cœur de les inclure dans les décisions pour leur redonner confiance en elles. Cela fait aussi partie du parcours d’insertion. »
Pour Les Aiguilles de Normandie, les défis ne s’arrêtent pas là. Founé et Nathan souhaiteraient, d’ici quelques mois, étoffer l’équipe, agrandir les locaux et ouvrir la boutique physique actuellement en travaux. À plus long terme, ils auraient également en projet de créer une coopérative avec des artisans en couture ainsi qu’un centre de formation. « Ce serait un moyen de garder des liens avec les personnes passées en insertion chez nous durant deux ans. »
Nul doute que pour ces prochaines étapes, ils feront appel à France Active Normandie qui est à leurs côtés depuis le début : « Ils nous ont en effet accompagnés pour préserver notre trésorerie et sur le montage financier. Désormais, nous contactons toujours France Active avant de demander conseil à la banque ou à tout autre partenaire. Ils sont un soutien clé pour consolider notre projet. »

A bénéficié du

Avec

un prêt solidaire de

30 000€

A été accompagné par

France Active Normandie

En 2021

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Une insertion pour tous… et toutes !

Véronique Saint-Aubin

Directrice générale de l’association SFM-AD
Centre social

Organisme de formation et ACI (Atelier-Chantier d’Insertion)

« Dans les familles, c’est encore très généralement les femmes qui ont la charge des enfants. On ne peut pas passer à côté de cette donne si on souhaite vraiment lever les freins à leur développement professionnel et social. »


Stains 93240
Organisme de formation et ACI (Atelier-Chantier d’Insertion)

Toute la carrière de Véronique Saint-Aubin est liée à SFM-AD. « J’étais, en effet, étudiante en mathématiques à Jussieu en 1980 quand j’ai décidé de faire du bénévolat pour SFM (Solidarité Français Migrants) qui donnait des cours de français à des femmes d’origine étrangère. Ça a été une révélation ! Et après deux années, j’ai souhaité me professionnaliser dans ce domaine et je suis devenue coordinatrice de l’association. » 

 

Une approche globale de l’insertion 

En 1995, SFM se dissout. Ne restent que les entités locales qui ont les moyens de se restructurer. Véronique est de l’aventure et devient la directrice de SFM-AD (Solidarité Formation Mobilisation Accueil et Développement), implantée à Stains. 

Aujourd’hui, l’association compte 80 salariés et accompagne chaque an près de 6 000 personnes du territoire – que ce soit individuellement ou en famille – au travers d’activités socio-éducatives et d’actions de formation et de qualification : cours de français, remise à niveau ou préparation aux concours de la fonction publique, au titre d’assistante de vie aux familles, au CAP Petite enfance ou Gardien d’immeuble, élaboration de projet professionnel, découverte des métiers, accompagnement des jeunes… 

 

Et les femmes dans tout ça ?

Parmi les publics accompagnés, près de 70 % sont des femmes. « Cela ne relève pas du hasard, confirme Véronique Saint-Aubin. C’est même dans l’ADN de l’association. En effet, quand SFM s’est créée dans les années 1970, beaucoup d’initiatives se lançaient pour donner des cours de français ou d’alphabétisation dans les foyers de travailleurs et les usines. Mais quasiment rien n’était prévu pour les femmes. Et pour cause, qui allait s’occuper des enfants durant ce temps ? » C’est pourquoi SFM s’est dotée très vite d’une éducatrice jeunes enfants et désormais SFM-AD compte quatre crèches (bientôt davantage) en Seine-Saint-Denis, ouvertes à au moins 30 % de familles en parcours d’insertion. L’association participe également à l’action expérimentale FMUP (Fais-moi une place), destinée aux parents qui cherchent rapidement un mode de garde pour leur(s) enfant(s), afin de leur permettre d’intégrer un parcours de formation/emploi. « Ainsi, s’occuper à la fois de formation, d’accompagnement, mais aussi de la garde des enfants représente un vrai levier pour lever les freins à l’insertion pour les familles – et tout particulièrement pour les femmes. »

 

Un partenaire de confiance

Durant tout son parcours à la direction de SFM-AD, Véronique Saint-Aubin a su compter sur le soutien de France Active : « C’est un vieux partenaire, avec lequel des liens de confiance se sont noués. Que ce soit pour nos besoins de trésorerie ou pour faciliter nos relations avec les banques. C’est un tiers très utile, car les finances ne sont pas notre cœur de métier. Et quand on monte un projet de près de 800 000 euros pour acheter et équiper les locaux d’une nouvelle crèche, c’est bien normal d’avoir des interrogations. Ils ont toujours été là pour nous apporter le bon diagnostic et la bonne expertise. On se sent beaucoup moins seuls ! » 

 

 

L’association SFM-AD a récemment bénéficié d’un investissement de 100 000 euros et d’une garantie Égalité Territoires sur un montant de 60 000 euros.

 

A bénéficié du

Avec

plusieurs garanties d’un total de

187 750€

plusieurs investissements d’un total de

420 000€

A été accompagné par

France Active Métropole

Depuis 2008

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Les Monts de Gy cultivent l’emploi en Haute Saône

Thierry SAUVAGEOT

Directeur du pôle Économie Sociale et Solidaire de l’AFSAME Jardins bio des Monts de Gy

Entreprise adaptée et Entreprise d’insertion

Deux entreprises adaptées et d’insertion misent sur les légumes bio pour développer l’emploi solidaire.

Gy 70700
Entreprise adaptée et Entreprise d’insertion

Faire pousser les légumes et les emplois

Dans le pays Graylois, les légumes poussent comme les emplois, grâce aux Jardins Bio. Nés en 2012 pour combler l’absence d’entreprise adaptée, ils récoltent aujourd’hui le fruit de leurs efforts. « En 8 ans, nous sommes passés de 5 à 30 ha en production de légumes certifiés BIO et de 8 à 33 salariés, dont 27 en situation de handicap. L’objectif est d’en accueillir 50 d’ici à 2022. Sans nous, ces personnes, souvent fragiles, auraient beaucoup plus de mal à occuper un emploi ou n’en trouveraient pas », reconnait Thierry Sauvageot, directeur du Pôle ESS de l’AFSAME, l’association qui dirige les Jardins Bio.

Une recette qui fonctionne

Pour commercialiser ses légumes et ceux d’autres producteurs locaux, l’AFSAME donne naissance à une 2ème pousse en 2018 : C’Bio. Il s’agit cette fois d’une entreprise d’insertion dont le territoire ne disposait pas non plus spécialisée dans la commercialisation, transformation et conditionnement de produits locaux biologiques. « Nous y accueillons des personnes éloignées de l’emploi pour qu’elles reprennent confiance et rebondissent dans la vie active », explique Thierry Sauvageot. Les clients sont au rendez-vous et le volume d’affaires croie régulièrement. Un succès que France active a accompagné dès le départ, avec une avance remboursable de 60 000 €, « mais surtout en validant notre viabilité économique. La Banque des territoires a rejoint notre conseil d’administration en 2017, et participe aux financements avec un apport de 240 000 €. Les financements obtenus (Etat, Région, France Active, Banque des Territoires, …) nous ont permis de faire de gros investissements assurant ainsi notre développement économique mais aussi d’offrir à nos salariés de meilleures conditions de travail », conclue Thierry Sauvageot.

A bénéficié du

Avec

des prêts solidaires de

60 000€

des investissements de

240 000€

A été accompagné par

France Active Franche-Comté


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Jamais à court d’idées pour l’emploi

Patrick CHOUX

Directeur général de Groupe ID’EES

Groupe d’insertion

Se regrouper et agir pour la réinsertion des plus éloignés de l’emploi

21300 CHENÔVE
Groupe d’insertion

Comment retrouver le chemin de l’emploi quand on l’a perdu depuis longtemps ? Comment ne pas se sentir exclu quand on vit aux portes de la Suisse et que tous les autres travaillent ? C’est à ces questions qu’a répondu le groupe d’insertion ID’EES, en créant ID’EES R&V, à Pontarlier en 2016.

Réinsérer utile

Préval, le syndicat mixte des déchets du Haut-Doubs, cherche alors à créer un centre de tri pour traiter les déchets avec des emplois locaux. GROUPE ID’EES et Suez répondent présents. « Nous avons obtenu un contrat de 10 ans et créé au total 50 emplois, dont 40 pour ID’EES R&V », explique Patrick Choux, directeur général de GROUPE ID’EES.
Il s’agit d’emplois d’insertion, durant lesquels les salariés ont les mêmes droits et devoirs que n’importe quel autre mais bénéficient d’un encadrement renforcé. Avec comme objectif de réintégrer un emploi classique. « C’est le cas de 68 % de nos salariés car travailler en centre de tri est très formateur. Cela développe la coordination, remet en condition physique et génère une grande solidarité », précise Patrick Choux. Un aspect formateur que GROUPE ID’EES a décidé de renforcer en transformant toutes ses entreprises d’insertion en entreprises apprenantes.

Se faire accompagner, clé de la réussite du projet

C’est pour ce type de projets que le soutien de France Active et de la Banque des territoires est déterminant. « France Active est à nos côtés depuis plus de 20 ans. Elle détient aujourd’hui 4 % de notre capital social. La Banque des territoires nous a rejoint avec 1 million €, quand nous avons augmenté notre capital de 5 millions €. C’était à son initiative et c’est grâce à elle que nous avons pu obtenir autant » affirme-t-il en conclusion.


Site internet

A bénéficié des



Avec

plusieurs garanties d’un total de

245 000€

plusieurs investissements d’un total de

4,7 M€

A été accompagné par

France Active Franche-Comté

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Emplois industriels et adaptés d’avenir en Bretagne

Daniel LAFRANCHE

Directeur général de Bretagne Ateliers

Entreprise industrielle adaptée

La 1ère entreprise industrielle adaptée de France a levé plus de 5 millions € pour pérenniser et développer l’emploi local.

35 230 Noyal-Chatillon-sur-Seiche
Entreprise industrielle adaptée

Surmonter la crise dans un secteur durement touché

Pas facile de surmonter la crise Covid quand on fait 50 % de son chiffre d’affaires dans l’automobile et le reste dans l’aéronautique ou le ferroviaire. Pas facile non plus de penser diversification, innovation ou création d’emplois quand l’industrie est à la peine et que la relance tarde à venir. « Pas facile mais vital, déclare Daniel Lafranche, directeur général de Talendi (ex Bretagne Ateliers), parce que 550 salariés et usagers, dont 420 en situation de handicap, comptent sur nous. S’ils perdent leur emploi, ils n’en retrouveront pas forcément ailleurs ». Des salariés souvent abimés par la vie que Talendi, la 1ère entreprise industrielle adaptée de France, accompagne depuis plus de 45 ans, inversant la spirale de l’échec et cultivant l’excellence jusqu’à obtenir le label Vitrine Industrie du Futur. La plupart de ces salariés travaillent au sein de 4 usines et 2 ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail), pour de grands noms de l’industrie comme Stellantis (PSA), mais aussi Alstom, Airbus ou Schneider Electric. L’entreprise s’est en outre depuis une dizaine d’années lancée dans des activités tertiaires et numériques.

Elargir ses horizons en solidaire

Car la diversification, l’innovation et le développement ont toujours été ses maîtres mots. Talendi a par exemple investi récemment dans un procédé de soudure révolutionnaire, mis au point par la start-up bretonne Stirweld. Elle compte également transposer son savoir-faire en assemblage de grandes séries, pour produire des pièces en moindre quantité tout en restant compétitive. « A l’heure où la France affiche sa volonté de relocaliser ses activités industrielles, nous entendons bien faire partie du jeu et créer 100 emplois de plus. Mais pour cela, il faut des fonds. Des fonds pour pouvoir investir très vite sans être obligé de mettre en place un tour de table ou d’aller voir des banques, explique Daniel Lafranche. Des fonds aussi pour assainir nos finances, après avoir perdu 30 % de notre chiffre d’affaires en 2020 ».

Miser sur les financeurs engagés

Les 5,2 millions € que Talendi a levés en mai dernier vont servir à relever ces deux défis : pérenniser et développer l’emploi. « La Banque des Territoires nous a accompagné sur le sujet dès 2019, en finançant notre étude stratégique. Elle nous apporte aujourd’hui 1,2 millions € en titres associatifs. 14 autres souscripteurs ont suivi à hauteur de 1,5 millions €, détaille Daniel Lafranche. Nous avons réussi à faire reconnaître ces titres comme des fonds propres et non des dettes, ce qui était crucial pour nous, en tant qu’association. Nous présenter avec des fonds propres négatifs nous aurait en effet pénalisé auprès de nos clients comme auprès de nos futurs investisseurs ». S’ajoutent à ces fonds 2 millions € de prêts garantis par l’État, un prêt participatif de 200 000 € de France Active et 100 000 € de son partenaire Mirova en billets à ordre, ainsi qu’une subvention des collectivités pour 200 000 €. Leur engagement témoigne de la solidité du projet et de l’espoir que place la Bretagne dans l’Économie Sociale et Solidaire.


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plusieurs garanties de

225 000€

des prêts participatifs rebond de

200 000€

des nvestissements de

420 000€

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France Active Bretagne

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Laplace to Be, petit par sa taille, grand par son potentiel

Valentine TÉZIER

Créatrice de Laplace to Be

Espace de coworking

Depuis ses 19 ans, Valentine Tézier à l’entrepreneuriat à cœur. Après des études de communication, elle commence sa carrière avec la création d’une agence événementielle avec une amie, une première expérience qui forge sa volonté d’entreprendre !

Arcueil 94110
Espace de coworking

L’entrepreneuriat à cœur
Au fil de ses rencontres avec des entrepreneurs, lui vient l’idée, avec son associé Jean-Luc Ebel, de créer “Laplace to Be”. Le concept est simple : Créer un espace dédié aux entrepreneurs désireux de travailler dans un espace stimulant tout en se dégageant des contraintes de gestion de locaux. Laplace to Be, propose ainsi une gamme de services variés : studio avec des outils pour digitaliser du contenu, espace événementiel, salles de réunion agiles…Laplace to Be pour l’engagement
Ce lieu de coworking s’engage à mettre en avant l’entrepreneuriat et bénéficie du soutien de “Réseau Entreprendre”. L’entreprenariat féminin est au cœur du projet avec la participation de Laplace to Be, au réseau “Bouge ta boîte” qui permet aux entrepreneures de se rencontrer et trouver des lieux stimulants des espaces dynamiques de rencontre et de coopération où travailler, favorisant l’émulation de projets. Face à l’isolement des étudiant, obligés de suivre les cours à distance lors des confinements, Laplace to Be permet un accès gratuit à l’espace de travail, une action concrète en faveur du renforcement du lien social durant cette période difficile en collaboration avec l’ESS Club.

France Active à la rescousse, pour la relance

Valentine signe le bail de Laplace to Be en mars 2020, s’ensuit la crise du Covid 19 et le confinement qui met en grande difficulté le lancement de ses projets. En effet, l’entrepreneure porte seule financièrement le projet qui connait des tensions croissantes sur sa trésorerie. Valentine prend alors attache avec France Active Métropole et accède à une Garantie égalité femmes pour faire face à la crise sereinement. En se portant garant, France Active a permis de sécuriser la situation de Valentine lui donnant les moyens de se concentrer sur le développement de ses bureaux partagés.

“Adam, mon conseiller de France Active Métropole, a été tout de suite très réactif pour m’accompagner, il a su me mettre en confiance en comprenant nos enjeux et l’importance de notre projet” précise-t-elle

Petit par sa taille, grand par son potentiel expérimental

L’espace est limité, mais il permet de développer la multitude d’idées que Valentine à en tête. Pour 2022, elle a créé un programme d’incubation de startups spécialisées dans le Numérique, en partenariat avec IMT Starter (porté par les écoles Télécom SudParis, Institut Mines Télécom Business School et ENSIIE, d’Evry), pour mettre à profit le réseau actuel au service d’entrepreneurs, et pour “stimuler” encore plus la communauté des coworkers.
Elle prend ces expériences comme un tremplin pour ouvrir plus tard un second lieu avec encore plus d’ambitions. Avec les co-travailleurs qu’elle a réussi à séduire avec le concept de Laplace to Be, elle souhaite voir plus loin, en co-construisant un nouvel espace avec eux. L’objectif demeure la création d’emplois sur son territoire, mais surtout de lien entre différents publics qu’elle accueille et accueillera !


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17 000€

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En 2021

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L’anti-gaspi au service de l’inclusion

Pernelle VODINH et Margot ROURA

Créatrices de l’Atelier Rebond

Lutte contre le gaspillage alimentaire

C’est dans notre petite ville de Faverges que nous voulions faire bouger les choses : en liant la lutte contre le gaspillage alimentaire à un projet d’insertion sociale.

74210 – Faverges
Lutte contre le gaspillage alimentaire

Un projet qui fait sens localement
C’est grâce à leur activité militante que Margot et Pernelle se rencontrent. D’autant qu’elles ont un autre point commun : elles habitent toutes deux la petite commune de Faverges, à une trentaine de kilomètres d’Annecy.
« Nous sommes très attachées à cette ville, à sa vie associative, à sa mixité sociale. C’est donc assez naturellement que nous nous sommes retrouvées sur ce projet qui propose de lutter contre le gaspillage alimentaire, mais aussi de soutenir l’autonomie alimentaire et les maraîchers du territoire », commente Margot.
L’association « Atelier Rebond », née officiellement en février 2021, a en effet pour mission de récupérer les fruits et légumes non commercialisables des grandes et moyennes surfaces ou les surplus des producteurs locaux pour les transformer en confitures, chutneys ou pickles, revendus dans des points de vente de la région.
« La dimension anti-gaspillage fait vraiment sens pour nous, mais il était aussi essentiel d’y inclure une ambition sociale. C’est même notre moteur premier : créer des passerelles pour des personnes éloignées de l’emploi », complète Pernelle. C’est pourquoi le projet est également un chantier d’insertion par l’activité économique.
« D’autant que Faverges compte un fort taux de chômage, mais un seul chantier d’insertion-ressourcerie, adapté surtout pour les profils masculins. L’Atelier Rebond, lui, peut proposer des postes moins physiques et plus adaptés aux femmes », précise Margot.

Accompagner les premiers pas dans l’entrepreneuriat

Aussi bien pour Margot, ancienne institutrice ayant travaillé dans le monde de la culture, que pour Pernelle, ingénieure en thermique du bâtiment, la création de l’Atelier Rebond a représenté la découverte de l’aventure entrepreneuriale. Pour concrétiser leur projet, une rencontre a été décisive : Baptiste Bourdeau, fondateur de « J’aime Boc’oh », entreprise savoyarde qui valorise aussi les invendus pour en faire des confitures, également soutenue par France Active Savoie Mont-Blanc.
Pour se lancer, Pernelle et Margot entrent à leur tour en contact avec l’association territoriale et intègrent le dispositif Place de l’Émergence. « Cela a représenté une étape clé pour construire notre projet et préfinancer l’achat de matériel, des formations et couvrir une partie de nos salaires pour novembre et décembre. Cela a également beaucoup joué en notre faveur auprès d’autres financeurs en faisant valoir des premiers soutiens par des acteurs tels que FAPE EDF, la Maif, la Maaf… Ça fait boule de neige », ajoute Pernelle.

Des dernières étapes décisives
Aujourd’hui, la collecte des invendus a commencé : les premiers partenariats ont été signés avec les producteurs et les petites ou moyennes surfaces locales. Ce qui permet à Pernelle et Margot de cuisiner une fois par semaine avec des bénévoles au sein de l’association OVE, engagée dans l’inclusion des personnes en situation de handicap. Pour Margot : « C’est une belle façon de décloisonner les publics en difficulté et de créer de la mixité avec les personnes handicapées et celles qui cherchent à se réinsérer par le travail ».
Et pour aboutir pleinement le projet, les prochaines étapes s’avèrent décisives : obtenir l’agrément d’entreprise d’insertion, compléter les financements grâce à de nouveaux partenaires et trouver plus de lieux de vente dans la région. « À partir de janvier 2022, notre objectif est d’employer quatre personnes en insertion, une cinquième en juin, puis une supplémentaire chaque année », conclut Pernelle.


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A bénéficié des


Avec

des garanties d’un total de

10 000€

un investissement de

30 000€

une prime de

17 000€

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France Active

Et soutenu par

Caisse des Dépôts
FAPE EDF
MAIF
KLESIA
Fondation MACIF

 

En 2021

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Une restauration plus inclusive, écologique et responsable

Sandra ROLLAND

Créatrice de l’association Cook&Sol et porteuse du projet In’Fusion Resto’action

Restauration et insertion

Notre entreprise d’insertion école pilote pro inclusive In’Fusion Resto’action se situe au cœur de la transition sociale, écologique et alimentaire.

17000 La Rochelle
Restauration et insertion

Fille de restaurateurs étoilés au Michelin, Sandra a commencé sa carrière dans les adresses les plus prestigieuses à Paris, Palm Beach, le sud de la France… Avec la fibre entrepreneuse, elle monte sa première affaire à 23 ans, avant de prendre la tête d’hôtels et de restaurants de luxe et de créer des restaurants dans les endroits les plus atypiques, notamment au sein de la piscine parisienne Joséphine Baker ou du musée de l’Huître à Marennes-Oléron.
Mais au fil des années, elle cherche à vivre différemment sa vie professionnelle qui lui a tant donné, mais l’a aussi abîmée physiquement : « J’ai travaillé trop jeune, trop fort, mon dos n’a pas tenu. Aujourd’hui, je suis en situation de handicap. Il fallait donc que je réinvente ma façon de faire mon métier. »

Repenser la restauration de demain
En 2010, elle décide de réconcilier son expérience professionnelle et ses valeurs : elle rejoint le Réseau Cocagne et devient chargée de mission pour développer au niveau national les restaurants-traiteurs Planète Sésame, dont l’objectif est de créer des emplois d’insertion tout en proposant une cuisine à base de produits bio, issus des circuits courts ou du commerce équitable. Après ce premier pas dans l’économie sociale est solidaire, elle monte ensuite son cabinet de consulting dans le secteur, Cook & Sol, avec laquelle elle commence à suivre en 2012 des dispositifs locaux d’accompagnement (DLA).
C’est riche de cette expérience qu’elle crée en 2020, l’association Cook & Sol, afin de porter un projet de création d’un pôle de restauration pilote école, à La Rochelle, sa ville de cœur. Son ambition : former des publics éloignés de l’emploi ou en situation de handicap autour d’un projet de restauration engagé dans une transition écologique, alimentaire et sociale. « L’idée est de casser les codes de la restauration – en l’amenant vers une démarche plus inclusive, ouverte et saine. En humanisant, finalement, cet univers si exigeant et compétitif », explique-t-elle.

Un ancrage territorial qui ne doit rien au hasard
Mi-novembre 2021, elle lance d’abord son offre de livraison de repas « proche du zéro carbone, zéro déchet », dans l’attente de trouver le lieu idéal pour ouvrir le restaurant-école. « Nous avons identifié la zone : le quartier de La Pallice, près du port et à proximité de deux quartiers prioritaires de la ville. Ce qui situe notre démarche au plus près des populations qui en ont besoin : que ce soit pour se reconnecter à l’emploi ou pour découvrir une offre de restauration alternative. » Sans oublier que la ville est très touristique et que les acteurs du secteur peinent à recruter. « La proposition trouve donc un bel écho dans le territoire. »

Un accompagnement basé sur la confiance

Pour son projet Infusion Resto Action, Sandra monte l’association Coock&Sol. « Nous avons capitalisé sur ce nom qui était déjà connu par mes partenaires ». Pour cela, elle est accompagnée par France Active Nouvelle Aquitaine. « J’étais à ma 23e création de structure, j’avais de l’expérience via mes accompagnements dans le cadre du DLA. Mais monter une association était totalement nouveau pour moi. J’ai su compter sur un soutien précis, pertinent et bienveillant de la part de France Active au travers de la Place de l’Émergence. Sans cela, je n’aurais pas pu avoir les moyens de tout mettre en œuvre. Cette confiance a aussi été un vrai coup de pouce pour trouver les financements chez d’autres partenaires. »
Ce qui permet à Sandra de voir plus loin : elle vise, en effet, l’embauche de 6,7 équivalents-temps plein en insertion en 2022. Elle commence aussi à poser les bases pour essaimer peu à peu son modèle au niveau national. « Après le lancement, nous serons prêts à monter en charge rapidement », conclut-elle.


Site internet

A bénéficié des



Avec

une prime de

40 000€

plusieurs investissements d’un total de

40 000€

plusieurs garanties d’un total de

7 000€

A été accompagné par

France Active Nouvelle Aquitaine

Et soutenu par

Fondation Carrefour
Malakoff Humanis
KLESIA

Depuis 2020

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