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Imprimer en circuits-courts

Anne-Sophie et Damien GRANGEREAU

Dirigeants de Graphi’Com Anjou

Imprimerie

L’imprimerie familiale de proximité Graphi’COM Anjou est reprise en 2019 par Anne-Sophie et Damien Grangereau avec l’ambition de proposer des solutions adaptées aux besoins des clients.

Montreuil-Bellay, 49260
Imprimerie

L’imprimerie familiale de proximité Graphi’COM Anjou est reprise en 2019 par Anne-Sophie et Damien Grangereau avec l’ambition de proposer des solutions adaptées aux besoins des clients. Graphisme, imprimerie, objets publicitaires, flocage textile ou de véhicule, autant de produits proposés pour des communications multi-supports.
Avec flexibilité et en circuit-courts, Graphi’COM Anjou à la capacité pour répondre à tous les clients, petits et grands, acteurs du territoire de l’Anjou.
https://vimeo.com/571627792

Site internet

A bénéficié du

Avec

plusieurs garanties

41 000€

A été accompagné par

France Active Pays de la Loire

En 2019

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L’insertion au service de l’environnement… ou l’inverse ?

Aurélien ARNAL

Gérant – Valtri Environnement

Recyclage et réemploi

Grâce aux dimensions sociale et environnementale du projet de Valtri Environnement, je suis fier de participer, à mon niveau, à l’évolution de notre société.


Marseille 13016
Recyclage et réemploi

Créée en 2014, Valtri Environnement est spécialisée dans le recyclage et le réemploi. Reconnue Entreprise d’Insertion (EI), elle permet à des personnes éloignées de l’emploi de se réinsérer par l’activité professionnelle. Portée par de fortes valeurs humaines et environnementales, l’entreprise combine impact social et environnemental.

S’il était déjà familier des aspects liés au traitement des déchets, c’est la volonté de donner plus de sens à son action qui a amené Aurélien Arnal   créer Valtri Environnement.

Implantée sur un territoire à fort taux de chômage, l’entreprise accompagne en 2020, 12 salariés en insertion vers l’emploi, issus de Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV).

C’est par le biais d’une demande de financement pour doter Valtri de nouveau matériel en vue de développer ses activités de recyclage et de réemploi, qu’Aurélien a rencontré France Active. Depuis, les échanges sont réguliers et il apprécie la prise de recul qu’offre le suivi de France Active.

Afin de m’encourager dans ma démarche responsable, France Active m’a orienté vers le parcours CEDRE de la Région Sud, que j’ai intégré en 2019. Si j’avais déjà pu acquérir des outils de pilotage financiers avec France Active, CEDRE me permet de m’outiller sur le plan de la RSE et donc, de formaliser l’engagement de Valtri dans cette voie.

Maintenant rec0nnue sur ses domaines d’action, Valtri Environnement développe actuellement des partenariats dans le domaine du recyclage, pour améliorer son offre, et envisage de proposer plus d’emplois en insertion, et ainsi accroître son impact sur le territoire marseillais.


Site internet

A bénéficié du

Avec

des garanties de

20 000€

des garanties de prêts pour

80 000€

un suivi annuel sur la durée des remboursements

A été accompagné par

France Active PACA

En 2015

En 2019

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Réinsérer par l’emploi : la bonne recette d’Ethic Table

Louise CEREZO-LAHIANI

Directrice d’Ethic-Table

Entreprise d’insertion, activité de traiteur

 

En 2018, l’entreprise d’insertion mobilise le Dispositif d’Appui aux Structures de l’ESS en transition (DASESS). Ce dispositif propose une offre d’appui aux associations d’Auvergne-Rhône-Alpes qui connaissent des difficultés économiques et financières. Il complète les dispositifs existants (notamment le Dispositif Local d’Accompagnement DLA) et permet d’apporter une réponse rapide, sous forme d’appui conseil express, aux problématiques rencontrées.


Construire un projet social structuré afin de permettre à des personnes éloignées de l’emploi un retour pérenne dans le monde du travail.

Saint-Etienne 42000
Insertion par l’activité économique, traiteur

 

En 2018, l’entreprise d’insertion mobilise le Dispositif d’Appui aux Structures de l’ESS en transition (DASESS). Ce dispositif propose une offre d’appui aux associations d’Auvergne-Rhône-Alpes qui connaissent des difficultés économiques et financières. Il complète les dispositifs existants (notamment le Dispositif Local d’Accompagnement DLA) et permet d’apporter une réponse rapide, sous forme d’appui conseil express, aux problématiques rencontrées.

Ethic-Table est une entreprise d’insertion, pourriez-vous nous rappeler sa vocation principale et ses activités ?

Depuis 2013, ETHIC TABLE exerce une activité de traiteur comprenant buffets, cocktails, plateaux repas , café d’accueil, etc..
Acteurs d’une croissance raisonnée, nous privilégions les produits frais et de saison ainsi que les acteurs locaux, nous sommes aussi vigilants sur notre impact carbone (matériaux recyclables biodégradables).
L’association mène un projet social permettant à des personnes éloignées de l’emploi un retour pérenne dans le monde du travail.

 

L’équipe comprend une directrice en charge du développement commercial, une cheffe de cuisine officiant en tant qu’encadrante technique restauration collective et formation, un chef de cuisine traiteur et restaurant, et enfin six salariés en insertion sur des postes d’employés polyvalents de restauration, livreurs et préparatrice de commande.

En 2018 vous, vous mobilisez plusieurs dispositifs d’accompagnement, notamment le DASESS : pourquoi, et surtout que cela-t-il vous a-t-il apporté ?

Nous avons sollicité le DASESS suite à des tensions de trésoreries dues à une activité très faible sur le début de l’année 2018. La structure étant récente, qui plus est positionnée sur un champ très concurrentiel, nous disposions alors de fonds propres insuffisants, et d’une trésorerie trop juste pour asseoir la pérennité de l’entreprise.
Outre l’intervention « flash » du DASESS via la mobilisation d’un conseiller en financement du réseau France active, nous avons pu bénéficier de la mise en place d’outils de gestion et de développement nécessaires à l’élaboration d’un plan de redressement.
Un tour de table financier nous a par la suite permis de mobiliser les partenaires intentionnels et bancaires pour opérer une consolidation nécessaire.

 

En 2020, vous avez été touché par la crise sanitaire, vous avez mis en place un Prêt de Relève Solidaire ?
Quels sont vos projets pour 2021 ?

 

La crise de la COVID19 a touché ETHIC TABLE dès l’ouverture de notre nouveau restaurant en mars 2020, impactant également le service traiteur par l’annulation de toutes les commandes.

Pour rebondir, notre association a souscrit à un Prêt Relève Solidaire (PRS) auprès de France Active Loire. D’un montant de 30 000€, il a permis de dynamiser l’activité  et consolider la trésorerie sous tension pendant la période. Et nous avons pu faire preuve de résilience : les emplois en insertion ont été sauvegardés.

En 2021, nous souhaitons ouvrir au plus vite notre nouveau restaurant et relancer ses activités. En attendant des jours plus favorables, nous embauchons de nouveaux salariés, affinons nos menus et cherchons à dénicher des producteurs locaux pour étoffer notre offre de produits en circuit court. D’autant plus que nous construisons un projet de cuisine centrale afin de nous positionner sur des marchés que nous espérons voir réservés, entres les cantines scolaires. 

 

 

 

 

 

 


Site internet

A bénéficié des



Avec

plusieurs investissements d’un total de

86 500€

dont un Prêt Relève Solidaire (PRS) de

30 000 € en 2020

plusieurs garanties d’un total de

100 000€

A été accompagné par

France Active Loire

Depuis 2011

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Faire battre le cœur culturel et social d’un quartier

Nicole VENTURELLI et Alexandre VANDEKERKHOVE

Présidente et directeur de l’Espace Magnan

Salle de spectacles

Alors que l’association était un carrefour, l’accompagnement au changement proposé par France a été un véritable tremplin.

Nice (06)
Salle de spectacles

Recréer du vivre ensemble

Tout pourrait les opposer, elle la Marseillaise et lui le Nordiste qui a grandi à Tours. Et pourtant, un point commun les relie : leur farouche envie d’animer la vie culturelle et sociale du quartier Magnan, à l’Ouest Nice, si populaire et vivant. Nicole Venturelli le découvre il y a cinquante ans quand elle rencontre son mari qui en est originaire. Depuis, elle n’a eu de cesse de proposer des moments de partages et d’échanges pour retisser les liens entre les habitants. Elle crée alors sa propre association, préside le comité de quartier, puis devient il y a cinq ans la présidente de l’Espace Magnan.
Alexandre Vandekerkhove, quant à lui, fait ses premières armes d’animateur dans ce centre culturel et de loisirs qui l’embauche il y a dix ans en emploi aidé. Sa mission est à l’époque de coordonner l’espace jeunesse. Petit à petit, il s’imprègne de l’ADN de la structure associative et des spécificités de ce territoire qu’il découvre. Après une formation complémentaire en 2016 pour maîtriser les aspects managériaux et budgétaires, il se lance et devient directeur de l’Espace Magnan en 2018.
« Cette volonté de créer du vivre ensemble, de ne pas rester confinés chacun de son côté, c’est vraiment ce qui nous rassemble avec Alexandre », confirme Nicole Venturelli.

Un tournant difficile à prendre au milieu des années 2010

Ancienne MJC (maison des jeunes et de la culture), l’Espace Magnan écrit son histoire depuis plus d’un demi-siècle, avec toujours la même vocation d’éducation populaire. Aujourd’hui, avec son équipe d’une vingtaine de personnes, elle est en mesure de proposer à ses 2 000 adhérents une soixante d’activités (cours de fitness, de musique, d’anglais…), mais aussi des spectacles (théâtre, danse, concerts), du cinéma, des expositions photos, de la médiation socio-culturelle…

Mais cette histoire n’est pas toujours un long fleuve tranquille. En effet, depuis le milieu des années 2010, elle doit affronter de gros bouleversements : changements des rythmes scolaires qui vident les activités du mercredi matin, zone qui perd son statut de Quartier Prioritaire de la Ville en raison d’un redécoupage territorial (ce qui lui fait perdre 60 000 euros de subventions), désengagement de la CAF et des collectivités locales (moins 100 000 euros de soutien de la ville de Nice entre 2017 et 2018), etc. « Cette vague a submergé toutes les structures du quartier. Sur la quinzaine d’associations locales existantes, très peu ont survécu. L’Espace Magnan a tenu bon grâce à la pluralité de ses activités », se souvient Nicole.

Un accompagnement au changement pour construire l’avenir
Quand Alexandre prend la direction de la structure en 2018, le déficit atteint alors 60 000 euros. « Nous avons dû prendre des décisions difficiles, dont trois licenciements économiques. Il a aussi fallu poser de nouvelles bases pour l’avenir », explique-t-il.
C’est dans ce contexte, qu’il rencontre Mounir Amraoui de France Active PACA. « L’Espace Magnan était à un carrefour : changement de gouvernance, problèmes financiers. C’est dans ce contexte que France Active nous a proposé un accompagnement au changement. Un véritable tremplin pour moi. J’ai pu être conforté dans ma prise de fonction et de décision. »
Début 2020, le soutien de France Active se manifeste également avec une intervention de 60 K€ via le prêt relève solidaire, inséré dans le dispositif ESS’OR porté par la région PACA, pour consolider la trésorerie impactée par les projets déjà engagés avant la crise et préparer sa relance d’activité « Un coup de pouce arrivé juste avant la crise sanitaire, pour rénover le bâtiment, créer un mur d’escalade mais aussi investir de nouveau dans notre programmation et nos projets d’éducation artistique », précise Alexandre. Cet élan a bien sûr été freiné par la Covid qui a contraint l’Espace Magnan à réduire drastiquement ses activités. Mais avec ces nouvelles bases qui ont été posé en amont, « nous nous tenons prêts pour la suite ! », assure Nicole Venturelli.


Site internet

A bénéficié du

Avec

un prêt Relève Solidaire de

60 000€

A été accompagné par

France Active Provence Alpes Côte d’Azur

Et soutenu par

FAPE ENGIE

En 2020

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Pionnier du commerce équitable

Stéphane COMAR et Rémi ROUX

Co-fondateurs d’Ethiquable

Commerce équitable

A Fleurance dans le Gers, la SCOP Ethiquable est pionnière du commerce équitable en France.

Fleurance, 32500
Commerce équitable

A Fleurance dans le Gers, la SCOP Ethiquable est pionnière du commerce équitable en France. Spécialisée dans la vente de produits bios et respectueux de l’environnement, des producteurs et des consommateurs. Porteuse d’un projet ambitieux coconstruit avec ses salariés (tous actionnaires de la structure), elle travaille avec des petits paysans dans plus d’une vingtaine de pays. Son action vise à accompagner et aider au développement ces fermes, qui produisent des matières premières d’une grande qualité pour les consommateurs européens. Après l’international, la structure développe développe depuis peu un projet équitable en France, visant à rémunérer au prix juste les paysans français et assurer la pérennité de leurs activités.https://vimeo.com/530236217%20

Site internet

A bénéficié du

Avec

un investissement solidaire de

1 000 000 €

A été accompagné par

France Active MPA Occitanie

En 2019

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L’emploi au service du handicap en Bretagne

Julia BARONE et Erwan PITOIS

Directrice générale d’Up’Intérim et président de Breizh EATT

Entreprise adaptée de travail temporaire

Nous augmentons le panel de réponses possibles pour les publics en situation de handicap en recherche d’emploi.

En Bretagne et Pays de la Loire
Entreprise adaptée de travail temporaire

5 septembre 2018 : les lignes bougent pour les entreprises adaptées. La loi appelée « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » ouvre en effet la voie à des expérimentations de travail temporaire pour les personnes en situation de handicap.
Julia Barone et Erwan Pitois, deux dirigeants d’entreprises adaptées en Bretagne et membres de l’UNEA (Union nationale des entreprises adaptées), se saisissent du sujet à l’échelle de leur région. Rassemblant douze autres acteurs – qui représentent 50 % des entreprises adaptées de leur territoire –, ils créent début 2020 l’entreprise adaptée de travail temporaire Breizh EATT. Celle-ci comprend aujourd’hui quatre agences à Rennes, Saint-Brieuc, Lorient et Quimper, baptisées « Up’Intérim ».
Breizh EATT est une SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) et cela ne tient pas du hasard : « Ce statut marque cette volonté de coopération territoriale, explique Erwan Pitois. C’est toute la logique du projet : être plus forts ensemble que séparément ; être avec les autres, dans l’ouverture. »

Ouvrir de nouvelles voies

 

L’EATT a la même mission que toute entreprise adaptée : créer des postes et des parcours pour les personnes en situation de handicap. « Mais avec ce nouvel dispositif de travail temporaire, notre objectif est de toucher des profils différents : possiblement plus jeunes et davantage à potentiel de travail immédiat pour des missions. Nous proposons ici des parcours plus toniques et exigeants. Mais surtout, nous augmentons le panel de réponses possibles pour les publics en situation de handicap en recherche d’emploi », complète Erwan Pitois.
« Sans oublier que notre objectif reste avant tout des sorties en emploi durable, rebondit Julia Barone. Un vrai plus pour les intérimaires mais aussi pour les entreprises qui font appel à nous. Elles sont pour la plupart du milieu ordinaire et de tous les secteurs d’activité (automobile, nettoyage, câblage, entretien d’espaces verts…) et peuvent utiliser ces missions pour ensuite intégrer durablement les salariés dans leurs effectifs. » Ainsi, en un an, 800 personnes, qualifiées et prêtes à l’emploi, se sont inscrites, 120 ont été mises en poste et 20 ont connu une sortie en emploi durable.

Prêts pour la reprise

Ces résultats sont très encourageants au regard de la crise sanitaire qui a explosé le lendemain à peine de l’ouverture d’Up Intérim… Malgré une fermeture lors du premier confinement et une réouverture en plein été, période traditionnellement la moins dynamique pour l’intérim, il n’est pourtant pas à l’ordre du jour de réduire les ambitions de Breizh EATT.
Ainsi, pour redimensionner le projet au regard de cette situation et continuer la belle aventure en cours, ils contractent, en plus d’un un prêt garanti par l’État, un Prêt de Relève Solidaire de 60 000 euros, via France Active qui les soutient depuis le début.
France Active Bretagne les a en effet accompagnés en amont, en 2020, dans le cadre du programme Fonds de confiance : « Passer par ce comité nous a permis de bénéficier d’une expertise et de regards croisés validant notre projet et nous donnant la possibilité de passer à la vitesse supérieure. Cet accompagnement a été clé. D’autant que France Active est un acteur du territoire et a donc une connaissance très fine de nos réseaux locaux, c’est essentiel », précise Erwan Pitois.

Aujourd’hui, le prochain défi de Breizh EATT est d’anticiper la reprise en constituant les ressources, en visant les écarts de formation et en préparant le redémarrage auprès des entreprises de la région. « Nous comptons sur un vivier de 800 personnes sur tous types de métiers et tous types de postes – même très qualifiés – c’est énorme ! Nous sommes bien loin de l’image du salarié handicapé qui ne peut faire que quelques tâches. Nous serons donc là pour les entreprises qui rechercheront des compétences dès que ça repartira. Nous sommes prêts ! », conclut Julian Barone.


Site internet

A bénéficié des



Avec

plusieurs garanties dun total de

50 000€

une prime de

8 000€

plusieurs investissements d’un total de

185 000€

A été accompagné par

France Active Bretagne Breizh

Depuis 2020

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Les Écuries de Sopirane : créer dans son territoire

Anne et Sophie PIERRET

Créatrices des Écuries de Sopirane

Pension équestre

J’aurais pu poursuivre en Espagne. Mais les racines ont été plus fortes. Nous avions envie d’apporter quelque chose de nouveau à notre territoire essentiellement agricole.

Vigneux-Hocquet – 02340
Pension équestre

Chez Anne et Sophie Pierret, l’amour des chevaux se transmet de mère en fille. De manière informelle d’abord. Anne, la mère, mène d’ailleurs sa vie professionnelle en parallèle, tour à tour dans le secrétariat, dans la gestion d’une salle de sport, etc. « Une vraie touche à tout ! », résume, sa fille Sophie qui, elle, développe très jeune l’envie de travailler dans le milieu équestre : « J’ai eu un parcours scolaire compliqué. Je me réfugiais dans les chevaux, c’est ainsi qu’est née ma vocation. » Elle décide alors d’acquérir de l’expérience sur le terrain en participant à des concours et en voyageant à travers la France et toute l’Europe. Elle pose quelques temps ses valises à Nîmes puis en Espagne où elle se forme dans les plus grands spectacles équestres. « J’y ai découvert cet esprit cabaret et cette approche artistique du métier. C’était une vraie découverte car très peu de choses existent en France sous cette forme. »

Un projet bien ancré dans son territoire
Anne et Sophie possèdent des chevaux qu’elles font héberger dans une pension près de chez elles, dans le village de Vigneux-Hocquet, au cœur de la zone naturelle de la Thiérache. Quand elles apprennent que la structure est en vente et qu’elle ne trouve pas de repreneurs, elles décident de franchir le pas et de se lancer dans l’aventure. « J’aurais pu poursuivre en Espagne, explique Sophie, mais les racines ont été plus fortes. Nous avons grandi toutes les deux dans ce territoire, essentiellement agricole. Nous avions envie d’y apporter quelque chose de nouveau. » Elles ont ainsi l’ambition de proposer, en plus de la pension pour chevaux qui comporte une trentaine de boxes, des cours d’équitation pour lesquels Sophie se forme, mais aussi des spectacles de cabaret et de la restauration. « Les habitants de la région ne sont peut-être pas habitués à une telle approche artistique mais on sent qu’ils sont très partants pour ce type de découvertes », complète-t-elle.
Avec ses prés et ses vastes espaces, la structure offre également la possibilité de créer des chambres d’hôtes. « Nous sommes à la lisière d’une forêt domaniale de 800 hectares. En mettant des tipis ou des roulottes dans les prés, nous pourrons permettre de passer des nuits insolites pour se ressourcer », commente Anne.

Les premiers pas en tant qu’entrepreneures

Dans leur parcours, Anne et Sophie sont notamment suivies par leur banquier qui les met en relation avec France Active Picardie. « Leur accompagnement a été très utile pour construire le business plan, structurer notre dossier et nous rassurer aussi car tout était nouveau pour nous », complète Anne. En plus d’une garantie Égalité-Femmes, elles bénéficient d’un prêt à taux zéro de 5 000 euros. Sophie, en tant que jeune entrepreneure de moins de 25 ans reçoit, quant à elle, une prime Cap’Jeunes de 2 000 euros dans le cadre du partenariat de France Active avec le Fonds Agir pour l’Emploi d’EDF. Les portes des Écuries de Sopirane ont ainsi pu ouvrir à l’automne 2019. « Pour le moment, nous ne proposons que la pension pour chevaux. D’ailleurs, cet hiver, nos boxes étaient bien rempli, ça a bien fonctionné. Pour nos autres projets, la crise sanitaire est venue les ralentir. Nous attendons de passer ce cap pour continuer à les développer », conclut Anne.


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A bénéficié du

Avec

plusieurs garanties de

12 800 €

un prêt solidaire de

5 000€

une prime de

2 000€

A été accompagné par

France Active Picardie

Et soutenu par

FAPE EDF

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Gourdon : une librairie à l’air libre

Frédéric LANDES

Repreneur de Des livres et vous

Librairie

Des livres et vous, c’est une librairie en zone rurale à Gourdon dans le Lot, reprise par Landes pour maintenir l’offre culturelle sur le territoire.

46300 GOURDON
Librairie

Coup double : se reconvertir et relancer la librairie de son village

Ancien agent technique dans une commune proche de Gourdon, Frédéric était depuis quelques années dans une réflexion de reconversion, après une formation d’origine dans le tourisme culturel. Passionné de littérature et d’art, il apprend au début du confinement de 2020 la possible fermeture de la librairie de son village. « Quand j’ai été mis au courant de la vente potentielle de la librairie, j’ai décidé d’engager cette reconversion ». L’idée ? Ne pas laisser l’offre culturelle disparaître dans son département et suivre sa passion. « Il y a 6 librairies en tout dans le département. Après Gourdon, l’espace culturel le plus proche se trouve à Sarlat : il n’y aurait rien plus eu grand-chose autour du village si cette librairie disparaissait ». Les choses avancent rapidement et Frédéric s’inscrit à l’Ecole de Librairie de Montreuil pour se former, avant de racheter le fonds de commerce et d’officialiser la reprise le 1er octobre 2020.

Des livres, et pas que

Le premier chantier de Frédéric est d’étoffer l’offre de la librairie et de la structurer. « Nous voulions transformer l’activité en véritable librairie, pas simplement un magasin avec des livres et de la papeterie ». La structure cherche également une cohérence. « Le but de la première année c’est de reprendre le stock et travailler tous les rayons : littérature, jeunesse, local, papeterie, science-fiction, BD, espace jeunesse… J’ai employé une personne à mi-temps pour sécuriser l’activité, lui aussi dans une logique de nouvelle vie. Les gens sont satisfaits de la nouvelle proposition éditoriale ». Vient ensuite la volonté de développer une action globale sur le rapport au livre dans le département. « Il n’y a pas d’offre culturelle sur le territoire très proche, nous sommes les seuls. Nous voulons nous connecter avec d’autres acteurs dans le département pour créer une émulation ». Cela se matérialise dans une démarche associative au niveau du Lot, pour promouvoir le livre dans le département, faire des animations en commun, créer des événements, des passerelles et en organisant des tournées littéraires.

Sécuriser sa reprise

France Active Occitanie les accompagne dans la reprise, en sécurisant le prêt avec une garantie et un accompagnement technique au jour le jour pour relancer au mieux l’activité et cadrer les objectifs à court et long termes. « Ils m’ont même trouvé un apport de soutien complémentaire avec FAPE EDF sans que je ne demande rien ! » précise Frédéric. Le temps de la crise sanitaire apporte son lot de tumultes mais n’ébranle pas l’aventure de Des Livres et Vous. « On a eu un mois d’octobre normal avec la rentrée littéraire. Le confinement en novembre a compliqué l’affaire, mais les habitués ont été fidèles et ont passé commande via placedeslibraires.fr. On a même augmenté notre fichier client -preuve que la culture en milieu rural demeure utile -et on a eu un très bon mois de décembre, de manière surprenante. La forte mobilisation nationale autour des librairies nous a permis de tenir le choc également ». De quoi envisager le développement d’animations : « pour la suite, on est assez sereins. Les petits commerces, culturels ou pas, ont de l’avenir. On va continuer d’approfondir nos rayons et dès que possible mettre en place des activités, des animations pour faire vivre la culture sur le territoire ».


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2 000€

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Donner le pouvoir de consommer autrement

Christophe HURBIN

Président de myLabel

Application d’aide à la consommation

Avec ses critères d’évaluation à la fois santé, environnementaux et sociétaux, l’application myLabel permet aux consommateurs de réinterroger leurs préférences d’achat. Elle leur offre la possibilité de faire les bons choix alignés avec leurs valeurs.

69005 Lyon
Application d’aide à la consommation

Avant de créer l’application d’aide à la consommation, myLabel, Christophe Hurbin a eu un parcours pour le moins inattendu. Il commence, en effet, sa carrière en tant qu’ingénieur spatial. « J’ai ainsi eu la chance de voir la Terre comme située dans un contexte plus global, avec ses richesses et ses fragilités. Ça vous marque », confie-t-il.

Un besoin de transparence et d’information
Il devient ensuite dirigeant d’une entreprise de 100 personnes spécialisée dans les verres optiques. Lors de cette expérience, une problématique le préoccupe tout particulièrement : « Nous avions fait le pari d’innover sur les aspects de qualité, de prix, de délais – ce qui est classique – mais aussi sur notre impact environnemental et sur les conditions de travail. Or, ces aspects n’étaient que très rarement pris en compte par le consommateur quand il s’agissait de choisir ses lunettes. La plupart ne faisait aucune différence entre un verre concurrent et le nôtre. Et cela, principalement par manque d’information. »
C’est ainsi qu’est née l’idée de myLabel, un outil en ligne qui évalue les produits selon des critères santé, environnementaux et sociaux. Pour la mettre au point, la première étape a été de construire un réseau solide d’associations et d’organismes de référence prêts à partager leur expertise pour établir une évaluation digne de confiance. « Pour signer les premiers partenariats avec Bio Consom’acteurs et FAIR(E) un monde équitable, c’était déjà deux ans de travail, explique Christophe Hurbin. Durant cette période il nous a fallu également identifier les thèmes qui intéressaient les consommateurs. Nous en avons établi 80, qu’il a ensuite fallu regrouper, simplifier puis éprouver via une appli pilote qui a rassemblé 1 000 utilisateurs tests. »

Une consommation éthique, créatrice de valeur
Christophe Hurbin et ses équipes sont prêts à passer aux étapes suivantes : lancer la V1 de l’appli grand public et intégrer un plug-in permettant d’utiliser l’outil directement sur les sites de e-commerce (Carrefour, Leclerc, Hourra et Monoprix). En 2020, ils lancent une campagne de financement comprenant notamment un prêt via le fonds d’amorçage de France Active de 150 000 euros convertible en actions. « Avec l’équipe France Active, nous avons trouvé des personnes qui comprenaient à la fois notre modèle économique et notre ambition sociétale. Ça a tout changé. Nous interagissons avec eux comme de véritables partenaires. »
Le principal objectif de cette levée de fonds est de consolider son offre commerciale qui repose sur l’analyse des données des 50 000 utilisateurs actuels de l’appli. « Notre business model est donc construit actuellement sur deux pans : tout d’abord via un partenariat avec le Credoc pour son étude ”Comportements alimentaires en France”, ensuite en donnant directement accès à nos données aux entreprises. myLabel devient pour elles un véritable outil permettant de mieux se positionner dans un environnement concurrentiel. » Preuve que les attentes des citoyens pour une consommation plus éthique sont devenues un argument économique de valeur, y compris pour les acteurs de la grande distribution. De quoi faire vraiment bouger les lignes.

A bénéficié des



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plusieurs investissements solidaires d’un total de

200 000€

une prime de

8 000€

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France Active dans le Rhône (RDI)

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