Se transformer pour regarder au-delà de la crise

Yannick VALIN
Secrétaire général de Transe Express – Codirecteur de la Gare à Coulisses
Spectacle vivant
La crise sanitaire n’a fait que renforcer nos convictions et nous a obligés à faire un choix : celui de garder notre vision et notre dynamique, plutôt que subir.
26400 Eurre
Spectacle vivant
Des spectacles d’art de rue rassemblant des dizaines de musiciens et circassiens, des numéros aériens grand format pouvant être joués devant 15 000 spectateurs partout dans le monde… Tel est le projet artistique de la compagnie drômoise Transe Express depuis près de 40 ans. Sans oublier la Gare à Coulisses, qu’elle a créée en 2007 en plein cœur de la Biovallée, pour soutenir l’émergence des arts de la rue et de la piste, labellisée en 2017 « Atelier de Fabrique Artistique ». « Avec nos deux activités, notre association regroupe près de 35 métiers et jusqu’à 150 intermittents du spectacle, explique Yannick Valin. Une véritable fourmilière qui ne s’arrête jamais et qui représente toutes les étapes de la création artistique – de la conception à la rencontre des publics. »
S’ouvrir à l’avenir
Mars 2020 : cette dynamique s’arrête net du fait de la crise sanitaire. Au total, la compagnie perd 95 % de sa diffusion. « Notre première réaction a bien sûr été la sidération. » Mais c’était sans compter sur la dynamique de transformation qui était déjà à l’œuvre au sein de ce collectif depuis un an et demi.
En effet, quand Yannick Valin arrive dans l’aventure en avril 2019, la compagnie est à un tournant de son histoire avec le départ quelques années plus tôt des deux fondateurs, Brigitte Burdin et Gilles Rhode. « Pour survivre, nous n’avions pas d’autre option que d’évoluer avec notre temps. » C’est à cette tâche qu’il s’attelle avec le reste de l’équipe. Ils travaillent ainsi sur les questions de transition écologique et de droits culturels. Ils projettent aussi de diversifier leurs activités (avec un restaurant notamment) et se lancent dans la refonte de l’atelier de construction de la Gare des Coulisses. Ils souhaitent ainsi en faire un véritable tiers lieux formant des demandeurs d’emploi aux pratiques d’éco-construction, à même ensuite de répondre aux besoins des entreprises locales, dans une logique de boucle territoriale vertueuse.
Des leviers d’actions pour voir plus loin
Pour les soutenir dans cette transformation, différents types d’accompagnement sont actionnés. Tout d’abord, un dispositif d’accompagnement local (DLA) avec l’antenne de France Active en Ardèche, Initiactive 26 07, pour refondre le modèle économique de la structure. « Au départ, ce n’est jamais simple de faire le choix de l’ouverture et d’accepter que quelqu’un vienne questionner ses comptes. Mais ce DLA a été très positif. Il nous a d’ailleurs permis de nous projeter en 2021 avec 4 scénarios différents de sortie de crise (du plus optimiste au plus pessimiste). Ça a été essentiel de pouvoir compter sur le soutien d’Initiactive 26 07 à ce moment-là. »
En parallèle, une réflexion sur la responsabilité sociétale et environnementale (RSE) de l’association est également mise en place pour travailler sur sa gouvernance, son ouverture sur son territoire et son impact local sur des thématiques telles que l’éducation, l’emploi, l’alimentation, l’énergie, etc. Luc Carton, philosophe belge spécialiste des droits culturels, a également été sollicité pour aider la transition entre le projet actuel et celui en ligne avec le label acquis à l’été 2020, « Scène conventionnée d’intérêt national Art en Territoire ».
« C’est donc grâce à ces trois accompagnements initiés avant la crise que nous avons dépassé très rapidement cette première phase de sidération. Il nous a fallu 15 jours pour nous reprendre et nous dire qu’au lieu de tout bloquer, il fallait faire l’inverse : continuer à investir sur notre avenir. C’est d’ailleurs pourquoi nous n’avons pas eu recours au licenciement, un peu au chômage partiel, mais surtout nous avons requalifié 4 postes en CDI. Nous avons gardé toutes les forces vives de notre collectif pour continuer à travailler sur notre projet de fond. »
L’association contracte en parallèle un Prêt garanti par l’État ainsi qu’un prêt solidaire France Active pour un montant global de 100 000 euros. Une somme que l’association décide de ne pas toucher tout de suite pour la réserver au moment de la reprise, « pour se redonner de l’élan, toujours dans cette logique d’investissement sur l’avenir ».
A bénéficié des
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Avec
plusieurs garanties d’un total de
58 250€
un prêt Relève solidaire de
100 000€
plusieurs investissements solidaires d’un total de
65 000€
un DLA
A été accompagné par
France Active en Ardèche (Initiactive 26-07)
Et soutenu par
Fondation Daniel & Nina Carasso
En 2020
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Une SCOP pionnière de la gestion des déchets

Paul CLÉMENT
Président de la Scop Tripapyrus
Collecte et recyclerie des déchets
Tripapyrus a été créé en 1994 sous forme associative, puis transformé en Scop en 2014. Paul Clément en est le président depuis 2014, il accompagne la transformation de l’activité, notamment sur le traitement des déchets plastiques.
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85220 L’Aiguillon-sur-Vie
Collecte et recyclerie des déchets
Le tri du déchet évolue, le projet aussi
Au départ était l’association Papyrus, dont l’objet était de collecter le papier avant qu’il ne parte à la poubelle, et ensuite d’en faire le tri. Cette activité, portée par les collectivités, avait un objectif social, utilisant les premiers programmes d’insertion de personnes sans emploi, et environnemental avec la préservation des forêts et la lutte contre le gaspillage. A la fin des années 90, le secteur bascule. Le tri sélectif est institutionnalisé ainsi que l’insertion. Nommée TRIPAPYRUS, la structure s’adapte, se professionnalise, et mute en entreprise, pour exploiter pendant 15 ans un centre de tri d’emballages à Givrand (85).
L’histoire évolue vite puisque quelques années après, l’optimisation des centres de tri incite à la création de méga-centres de tri. Celui géré par Papyrus devient caduque, et nécessite une réorganisation. « Notre activité liée au centre de tri s’est totalement arrêtée en 2016, les flux étaient envoyés ailleurs. Cela représentait alors 70% de notre chiffre d’affaires, et autant de notre personnel. On a pu recaser tout le monde, mais il a fallu rebondir. On avait certes plus de « pétrole », mais on avait pleins d’idées pour la suite. La SCOP, crée en 2014, nous a permis de nous développer avec du personnel motivé, impliqué collectivement dans le projet. Ce modèle correspondait à notre résilience », précise Paul Clément.
Se transformer, se faire accompagner
La structure créé une recyclerie en 2017, appelée « RECYCL LA VIE » portant, elle aussi un projet social. Parallèlement est créée une filiale industrielle dont l’activité consiste à affiner les déchets plastiques, préalablement collectés par TRIPAPYRUS, et les préparer pour leur recyclage. L’idée est de faire passer le plastique de l’état de déchet à celui de produit.
Une transformation réussie avec le soutien de France Active. « En 2016, on se retrouve en short très court après la perte des emplois et de notre activité. On a commencé un gros travail avec France Active pour rebondir. On a pu créer les deux unités annexes, la recyclerie et le centre d’affinage des plastiques. On a travaillé sur notre nouveau modèle pour repartir de manière optimale. On a fait un plan de refinancement pour soutenir notre développement. Je suis très content : au-delà du financement, il y a accompagnement qui nous sert beaucoup au quotidien. En comprenant bien qui on est, comment on agit et là où on veut aller, le chemin est plus clair pour avancer. Cet accompagnement est réalisé en partenariat avec le réseau des SCOP. C’est très important d’avoir des financeurs solidaires qui vont là où les autres ne vont pas ».
L’économie, ancrée dans le territoire avant tout
Après avoir transformé son activité, maintenu et diversifié son engagement social, TRIPAPYRUS veut aller maintenant plus loin. « Notre objectif est que l’usage fait du plastique recyclé soit de très longue durée, c’est-à-dire qu’il soit transformé en objet durable ». A cette volonté, s’ajoute celle d’avoir un ancrage local : « Le projet est aussi de vivre à l’ouest de la Vendée. Ce souhait défini notre stratégie de développement en fonction des caractéristiques du territoire ».
Industrialiser l’engagement
La crise sanitaire éveille les consciences, et le modèle de TRIPAPYRUS intéresse de plus en plus, jusqu’à être contacté par Airbus pour leur expertise sur le recyclage du plastique. « On a plusieurs exemples de ce type. La prise de conscience gagne l’ensemble de l’économie, et je ne pense pas que ce soit pour 5 minutes. La population change d’attitude et découvrent tout ce que peut faire une petite structure, comprenant le potentiel de nos modèles pour les nouvelles manières de produire. »
Et pour Paul Clément, l’énergie des entreprises solidaires a de l’avenir. « Il y a un vrai savoir-faire dans l’économie circulaire qui polarise l’attention. Nous, c’est dans le secteur des déchets, mais tous les pans de l’économie solidaires sont concernés. Les gens viennent chercher nos solutions, nous devons être à la hauteur ».
A bénéficié des
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Avec
plusieurs investissements d’un total de
450 000 €
de plusieurs garanties d’un total de
113 750 €
A été accompagné par
France Active Investissement et France Active Pays de la Loire
En 2008
En 2013
En 2018
En 2019
En 2023
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Une carte innovante pour des cadeaux solidaires


Séverin PRATS
Créateur d’Ethi’Kdo
Cartes cadeaux solidaires
Ethi’Kdo est une coopérative à but non-lucratif qui propose la première carte cadeau des enseignes écologiques et solidaires en France.
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75012 Paris
Cartes cadeaux solidaires
Une carte 100 % solidaire
Ancien rugbyman professionnel, Séverin Prats met un terme à sa carrière à la suite de nombreuses blessures. Diplômé en management du développement durable, il travaille quelques années dans le secteur du recyclage, à l’échelle nationale. Sa sensibilité à la consommation responsable se renforce. Un jour, il cherche à faire un cadeau « zéro déchet » à un collègue pour un pot de départ, sans rien acheter de neuf. Impossible à trouver. « Je me dis qu’il faudrait une carte cadeau valable dans les ressourceries et les autres enseignes de la consommation responsable. Les acteurs traditionnels des cartes cadeaux multi-enseignes ne référençaient que les grandes enseignes et pas du tout les acteurs de l’ESS ». C’est le déclic. « Je ne voulais pas entreprendre, j’étais dans une situation confortable », précise-t-il, et passe par pas mal d’étapes avant de se lancer. « Il y avait vraiment quelque chose à faire, et je me suis dit que si je ne le faisais pas, je le vivrais mal. Devant la crise écologique à venir, je ne me sentais pas de ne pas apporter ma pierre à l’édifice. Et qu’est ce que j’aurais répondu à mes enfants lorsqu’ils me questionneront. Le projet n’était pas non trop immense, alors je me suis lancé ».
S’entourer, travailler en collectif et se lancer
De son passé dans le sport collectif, il garde le goût de la coopération et mise sur le statut SCIC, permettant à toutes les parties prenantes du projet de décider ensemble des orientations stratégiques que prendrait Éthi’Kdo, de les impliquer et de l’aider à trouver ses marques dans ce nouveau secteur. « Il fallait créer un réseau de boutique, à la fois en ligne et physique. Je voulais que la carte soit valable pour faire des dons, qu’elle soit physique pour se la passer de la main à la main, mais aussi digitale, pour répondre à tous les enjeux. Il n’existait pas de système pour faire une carte digitale multi-enseigne directement utilisable en boutique. C’est l’aspect vraiment technique innovant du projet. On peut payer comme avec une carte classique avec notre carte cadeau. Pour tout ça, j’ai dû m’entourer ». Officiellement créée en avril 2019, la structure clôture son premier financement en juillet 2019, acquis auprès de divers acteurs comme Bpifrance, Les Cigales, La Nef, la ville de Paris, la plateforme de financement participatif Ulule et PIE (France Active Paris). Le 15 novembre 2019, 18 mois après l’idée de départ, Éthi’Kdo lance donc la première carte cadeau multi-enseignes 100% écologique et solidaire auprès du grand public. « Se faire accompagner était indispensable, ne serait-ce que pour se poser les bonnes questions. PIE* nous a amené à réfléchir sur notre levée de fonds. On est ensuite passé par le fonds d’amorçage de France Active, qui nous a aidé dans le développement, à voir plus grand et aussi de débloquer d’autres financements. Grâce à ce programme, on a pu lancer plusieurs innovations dont l’échoppe de la Transition, faire des expérimentations de distribution de nos cartes dans des magasins de vrac, des boutiques physiques et des conciergeries. Je ne pense pas qu’on l’aurait fait sans France Active »
La consommation responsable, de la marge à la norme ?
La structure démarche les boutiques afin qu’elle puisse proposer le paiement en carte Éthi’Kdo. Le but n’est pas d’avoir le plus de lieux de vente possible, mais de proposer partout en France un paiement dans un boutique éthique. « La plupart des produits que nous proposons le sont par des structures financées par France Active. Ce n’est pas surprenant, les acteurs de l’engagement sont ensemble et poussent vers une même direction : une consommation responsable, un développement sain dans un écosystème qui se nourrit des réussites des uns des autres ». L’engouement ne peut qu’augmenter. « On est les seuls à proposer une carte cadeau proposant 100 % de produits issus d’une démarche responsable. On lutte contre le greenwashing, on met l’éthique au cœur du modèle, on propose des dons ». Nul doute que la consommation responsable continuera de prendre de l’importance dans nos choix.
A bénéficié des
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Avec
de plusieurs garanties d’un total de
34 750 €
de plusieurs investissements d’un total de
140 000€
A été accompagné par
France Active à Paris (PIE)
En 2020
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Entreprendre dans son village à 19 ans


Bryan JONNIAUX
Créateur de La Maison des pains
Boulangerie
Je voulais exercer ma passion et rendre service aux gens.
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08380 Signy-le-Petit
Boulangerie
Bryan Jonniaux a 19 ans lorsqu’il reprend la boulangerie de son village, Signy Le Petit. Son âge surprend et le freine quelque peu au départ. Il parvient néanmoins rapidement à obtenir des financements, notamment avec la garantie « territoires » de France Active, qui joue son rôle d’organisme cautionnaire, et une prime en soutien des jeunes qui entreprennent. La reprise de l’activité permet au commerce de proximité de ne pas péricliter dans le village, de le redynamiser, ainsi que ceux voisins : le jeune boulanger met en place un tournée de livraison d’une trentaine de villages autour de Signy Le Petit. Et le succès est au rendez-vous : 7 emplois sont créés, les retours des clients sont positifs, notamment au niveau du maintien du tissu social. Les jeunes qui entreprennent, une idée d’avenir !
https://vimeo.com/489755925
A bénéficié du
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Avec
des garanties d’un total de
55 000€
une prime de
2 000€
A été accompagné par
France Active Champagne Ardennes
Et soutenu par
FAPE EDF
En 2019
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Répondre à l’immense enjeu de l’impact de l’industrie textile


Marie NGUYEN
Créatrice de We Dress Fair
Consommation équitable
Les publics sont au courant de l’impact de l’industrie textile, mais il y a peu d’infos sur les alternatives de consommation ; notre objectif est de mettre en avant les marques différentes, les réunir, valoriser leurs démarches
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69001 Lyon
Consommation équitable
Développer une solution assortie à l’urgence
Marie a commencé sa vie professionnelle dans la recherche en cancérologie, avant de se lancer dans le bénévolat associatif, notamment au sein de l’association « Le Carillon », réseau de commerçants solidaires. Au sein de la structure, elle constate que beaucoup de tissus, pourtant récupérés, finissent à la poubelle. « Dans le même temps, tout le monde a trop de vêtements, et on continue d’en produire en grand nombre. La situation n’a pas de sens », précise-t-elle. « J’ai donc décidé de monter un projet pour réutiliser tout ce qu’on récupérait ». Elle rencontre Antoine Coulaud dans ce cadre, qui développait le projet WeDressFair en même temps qu’une association de promotion de la consommation responsable. Le principe qui guide la démarche est celui du buycot : non pas refuser d’acheter par un boycott « négatif », mais réaliser un boycott positif, soit refuser de consommer trop de vêtements, et orienter la consommation restante sur des achats durables, éthiques et solidaires. « Les publics sont au courant de l’impact de l’industrie textile, mais il y a peu d’infos sur les alternatives de consommation ; notre objectif est de mettre en avant les marques différentes, les réunir, valoriser leurs démarches ».
« Je n’étais pas du tout entrepreneure »
Vient le moment de lancer WeDressFair. « On ne naît pas entrepreneurs, on l’apprend », rappelle Marie. « On porte le projet avec une fibre militante, et pas entrepreneuriale au sens classique du terme. On voit l’entreprise comme un vecteur d’engagement, comme moyen de l’engagement ». L’entrepreneuriat devient la réponse à leur volonté de de changer les choses dans l’industrie textile. Après un parcours parisien avec Ticket for Change puis dans l’incubateur Makesens, la structure se lance à Lyon. « Il faut décentraliser le monde de la mode, qui reste très parisien. L’atmosphère créative de Paris est immense, mais WeDressFair ne parle pas de tendances ou de créativité. On parle du rapport au vêtement, qui touche tout le monde. On se rendait également compte que les acteurs étaient tous basés à Paris. On voulait sortir de cette logique et de vivre dans un territoire qui nous plaisait ». Arrivés dans la capitale des Gaules avec un projet déjà mûr, les créateurs sollicitent France Active Auvergne Rhône Alpes pour un appui au développement. Cela passera par un prêt participatif et une structuration de leur engagement. « On a été challengés sur la vision d’entreprise qu’on voulait, sur les prochaines phases, on a pu affiner nos prévisions. On a eu un appui sur comment recruter. Tout cela est très utile quand on démarre dans l’entrepreneuriat ». WeDressFair se développe à la fois comme un eshop réunissant différentes marques et collections éthiques, comme une boutique physique à Lyon mais également comme un média de la mode responsable. Le site fourmille de fiches explicatives sur l’impact de l’industrie, sur les critères pour évaluer le coût écologique et social d’un tissu, tout en précisant leurs engagements sur la gouvernance et le choix des financeurs. Après 2 ans, la structure a créé 4 CDI et deux CDD à Lyon.
D’abord moins consommer, puis consommer mieux
Et pour la suite ? Marie Nguyen plaide pour un changement de paradigme pour l’industrie : « il ne faut pas consommer plus de mode éthique, mais consommer moins de mode, et de la mode éthique ». Mais également pour le consommateur : « On n’est pas dans un modèle de croissance infinie : notre but c’est de faire connaitre l’impact de l’industrie textile et de faire connaitre les alternatives à tous : seconde main, location, réparation, couture, etc. On aura atteint notre mission quand tout le monde saura ça. Le public est très informé sur les alternatives dans la consommation alimentaire, il nous reste à faire de même pour la consommation textile ». Et les choses progressent, à condition de bien les orienter « Il ne faut pas se le cacher : la mode éthique devient une opportunité marché. De plus en plus d’acteurs veulent s’engager. Le but c’est d’établir des critères très transparents pour démêler les démarches sincères du greenwashing, avec un process et une méthode, pour que chacun puisse le faire en dehors de WedressFair. Le secteur de la mode va aller là-dedans, nous on plaide pour un véritable au passage à la consommation responsable ». Ce qui n’est pas encore forcément cousu de fil blanc.
A bénéficié des
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Avec
plusieurs garanties d’un total de
98 750€
de plusieurs investissements d’un total de
650 000€
A été accompagné par
France Active Auvergne Rhône-Alpes
En 2019
En 2020
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Réutiliser les déchets de la restauration au service de tous


Stéphane MARTINEZ
Président de Moulinot
Gestion des déchets alimentaires
L’objectif de Moulinot est de redonner un sens au reste alimentaire.
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93240 Stains
Gestion des déchets alimentaires
Constatant l’absence d’un tri adapté aux déchets alimentaires dans le secteur de la restauration, Stephan Martinez a l’idée de créer Moulinot, une entreprise solidaire de traitement des biodéchets.
Après une formation de maître-composteur en Belgique, il peut utiliser bactéries, vers de terre, déchets verts et organiques, azote et carbone nécessaires à la transformation des déchets. Une partie de cette dernière, réalisée dans des cuves à Stains produit du biogaz utilisé en électricité et en chauffage.
L’autre est traitée par lombricompostage, à l’aide de vers de terre, et fournira un engrais de qualité. « Récolté » directement chez les restaurateurs d’Ile-De-France par des salariés en insertion, ce compost « haute couture » sera redistribué aux maraîchers des alentours de la capitale et aux jardiniers amateurs sous forme de petits sacs d’engrais sur-mesure.
Site internet
https://vimeo.com/475532808
A bénéficié des
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Avec
une garantie de
25 000€
de plusieurs investissements d’un total de
2 800 000€
A été accompagné par
France Active Investissement
Et soutenu par
Mirova
BNP Paribas
C’est ici ?
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La culture engagée dans son territoire


Benjamin MAGNEN
Président de la Péniche Cancale
Production et lieu de spectacle
Notre péniche est un lieu hybride entre coopérative culturelle et café-bistrot.
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21000 Dijon
Production et lieu de spectacle
Lieu culturel incontournable pour les dijonnais, la Péniche Cancale promeut une offre culturelle engagée. Les créateurs Côme Galley et Benjamin Magnen ont développé une salle de concert dans une péniche qu’ils ont transformée pour accueillir du public et y proposer de la restauration.
Ce « café-bistrot » propose des produits de saison et locaux en circuits courts. La Péniche Cancale rassemble différentes générations et soutien la scène artistique locale, multipliant les partenariats avec les associations locales.
Ce lieu hybride et associatif, organisé en SCIC, s’engage également sur l’insertion, mobilisant un quarantaine de jeunes en difficultés pour les former aux différents métiers de la restauration et du spectacle vivant.
Les engagements sociaux et environnementaux ne s’arrêtent pas là : la structure à conçu sa propre installation de traitement des eaux pour n’envoyer que des eaux propres dans le canal, et favorise les bio-matériaux dans son architecture.
Site internet
https://vimeo.com/471059562
A bénéficié
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Avec
plusieurs garanties d’un total de
36 250€
un investissement de
15 000€
A été accompagné par
France Active Bourgogne
En 2015
C’est ici ?
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La solidarité à l’échelle très locale


Fabrice DUBUC et Edith MOUTENGOU
Créateurs de Transhumance & Cie
Hôtel – Café – Restaurant
A l’inverse du Monopoly, on a mis un hôtel dans la gare.
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64490 Bedous
Hôtel – Café – Restaurant
Mettre en valeur le patrimoine de la Vallée d’Aspe, tel est l’objectif de Transhumance & Cie, hôtel-restaurant installé à Bedous dans les Pyrénées-Atlantiques.
Les créateurs souhaitent à travers leur structure mettre en avant les spécificités du territoire et la culture locale, parfois délaissés au profit des sports d’hiver : pastoralisme, gastronomie, sentiers historiques, traditions écrites et orales. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la dynamique du territoire, qui a vu la réouverture d’une ligne de chemin de fer historique menant en Espagne à travers les villages des Pyrénées.
Tous les produits proposés proviennent de producteurs de la vallée d’Aspe.
L’idée est d’organiser la solidarité à l’échelle très locale, en permettant à tous ceux qui le souhaitent de pouvoir travailler, vivre et créer du lien social dans la vallée.
Site internet
https://vimeo.com/471022852
Et un reportage sur France 2
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A bénéficié du
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Avec
une garantie de
23 000€
un investissement de
60 000€
A été accompagné par
France Active Aquitaine
En 2018
C’est ici ?
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Autres stories
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Faire société numérique

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Formation dans le numérique[/vc_column_text][vc_separator][vc_column_text]Urban Prod est une association dont l’objectif est de faire société numérique, c’est-à-dire favoriser l’insertion par les outils multimédias. Elle cherche à penser, fabriquer et transmettre l’info en permettant à différents publics de filmer leurs réalités et leurs projets, de pouvoir s’exprimer à travers divers médias puis à acquérir des compétences dans le domaine. Pour la construction de parcours, elle propose des formations numériques qualifiantes labélisées Grande école numérique. A travers ses projets, elle se donne pour ambition de favoriser l’implication citoyenne, l’accès à la culture et une meilleure compréhension du rôle et de l’impact de l’image et des médias.[/vc_column_text][vc_video link="https://vimeo.com/396291782" el_width="90" align="center"][vc_btn title="Site internet" color="vista-blue" align="center" link="url:https%3A%2F%2Fwww.urbanprod.net%2F||target:%20_blank|"][/vc_column][vc_column width="1/6"][vc_row_inner css=".vc_custom_1510331033335{background-color: #01caaa !important;}" el_class="stories-side-top"][vc_column_inner][fancy_heading h1="0" title="A bénéficié"]d’une garantie de[/fancy_heading][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5b40bfbe7"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5bb7bfbe9"][fancy_heading h1="0"]de prêts solidaires de[/fancy_heading][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5b88bfbe8"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df6b826fc4e" el_class="fancy_heading"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5c2abfbea"][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_row_inner el_class="stories-side-bottom"][vc_column_inner][fancy_heading h1="0" title="A été accompagné par"][/fancy_heading][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5c4abfbeb"][vc_acf field_group="1128" field_from_1128="field_59df5c80bfbec"][fancy_heading h1="0" title="En 2015
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