Structurer les filières agricoles dans les Hautes-Alpes


Arnaud CHARY
Directeur général d’Echanges Paysans Hautes-Alpes
Plateforme BtoB
L’association Echanges Paysans Hautes-Alpes se veut une plateforme de mise en relation entre producteurs et professionnels dans les Hautes-Alpes et en Paca, travaillant la logique de circuit-court et de traçabilité.
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05000, Gap
Plateforme BtoC
Echanges Paysans Hautes Alpes est une plateforme de distribution de produits agricoles locaux en circuits courts, à l’attention des professionnels de la restauration, dans le territoire des Alpes du sud et en PACA
La structure a été créée sous forme d’association en 2012 à Gap. Tout part du constat suivant : les producteurs locaux écoulent leurs marchandises sur les filières longues, où s’alimentent les professionnels, au lieu de développer l’offre locale. Echanges Paysans s’est donc fixé pour mission de créer ce maillon manquant pour un circuit court et local entre ces acteurs. Cela va de pair avec un changement notable des attentes des consommateurs en termes de qualité et de proximité géographique des produits consommés. L’idée est de composer une palette des productions des Alpes du Sud, et d’organiser la logistique entre ces acteurs. Elle fait l’interface entre les producteurs des Hautes- Alpes et les professionnels de la restauration collective (cantines scolaires, hôpitaux, centres de vacances, Epahd) ou du tourisme (hôtels, restaurants, chambres d’hôtes). Cette démarche va de pair avec un accompagnement des restaurateurs pour adapter leurs pratiques de travail aux produits commercialisés (notamment à l’utilisation de produits frais) mais aussi des producteurs sur la structuration des filières. « Au début il n’y avait pas grand monde qui croyait au projet, aujourd’hui on est pérennes économiquement et on travaille avec une multitude de structures », commente Arnaud Chary, directeur de la structure.
Les premières livraisons interviennent en 2013 auprès des établissements scolaires. Le bassin de consommation est important, et l’offre locale existe, mais n’est pas structurée pour répondre aux besoins de la restauration scolaire (conditionnement, délais de commande, logistique, …) Echanges Paysans commence à structurer ces filières. « On peut refuser des propositions si elles ne collent pas à nos valeurs. On a initié le lien entre la filière lait bio, et une fromagerie pour créer un yaourt bio et local. On marie à la fois la dimension écologique et l’impact social ». La pertinence et l’efficacité du modèle permettent à la structure de se développer et d’investir la région PACA en 2016, accompagné par France Active Provence Alpes Côtes d’Azur. La structure fournit les cantines de certains lycées de la région, dans le cadre d’un programme « menus terroirs » lancé par le Conseil régional. « On est un vilain petit canard dans le réseau des plateformes : on fait à la fois du bio et du conventionnel, certes, mais on se fixe la transition écologique comme objectif ».
La crise sanitaire intervient au moment où Echanges Paysans commence à avoir une prise confirmée sur le secteur touristique. « On a appris le confinement un peu en avance et on avait des commandes à 30 000 euros à annuler sur 35 000 euros de commandes. Le scolaire et le touristique représentait 80 % de notre chiffre d’affaires : tout peut s’écrouler rapidement. Comment continuer ? Tous ceux qui font du circuit-court et du local n’ont pas forcément ‘profité’ du confinement ». Échanges Paysans réagit et s’adapte, comme d’autres du secteur. « On a commencé à faire des livraisons aux particuliers, marché que nous n’adressions pas auparavant. On a réagi. Le tourisme local nous a aidé au cours de l’été. » Dans ce contexte, un besoin de financement intervient en parallèle. « Nous étions en train de développer un projet annexe, favorisant encore le lien entre les productions agricoles du Grenier Alpin et la zone côtière régionale. On avait des besoins en trésorerie, avec une grosse crainte de retards de paiement dus au covid ». France Active soutient la structure avec un prêt Relève solidaire à hauteur de 40 000 euros. « L’accompagnement de France Active nous a permis de bien calibrer nos besoins, réaliser un suivi de trésorerie à long terme, le tout dans une ambiance constructive. On a finalement passé une très belle rentrée, avec 30 % de hausse par rapport à l’année dernière ». Faire face et repartir, c’est l’objectif du Pacte Relance de France Active.
A bénéficié
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Avec
une garantie de
11 000€
un prêt Relève solidaire de
40 000€
un investissement de
30 000€
A été accompagné par
France Active PACA
En 2014
En 2017
En 2020
C’est ici ?
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Les roseaux de l’insertion


Vincent PARET
Gérant d’Oasure
Écologie et insertion
Concilier écologie et insertion ? Oasure prouve que c’est possible en employant plusieurs personnes en insertion sur des chantiers innovants : épurer les eaux grâce aux rhizomes du roseau.
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Saint-Just-Saint-Rambert 42170
Écologie et insertion
L’épuration naturelle en innovant
Le roseau plie, ne rompt pas, et épure. Vincent Paret s’en rend compte en 2004, au sein de sa structure de maraîchage bio Oasis, à Saint Just Saint Rambert dans la Loire.
« On a commencé à s’intéresser à la question de la phyto-épuration, on en parlait entre nous. On a décidé d’expérimenter une activité complémentaire au panier de légumes bio: la pépinière de roseau. Il se trouve qu’on était en même en contact avec le CEMAGREF /INRA, devenu IRSTEA, qui souhaitait développer la filière pour répondre aux nouvelles normes de rejet des eaux usées. On a constaté qu’il y avait un gros retard en France, notamment dans les milieux ruraux, donc on s’est positionnés. On a développé notre propre pépinière, au services des communes de la ruralité». Le concept prend. La démarche répond à un besoin non couvert, innove et souffre de peu de concurrence et la demande double chaque année pendant quatre ans. Vincent Paret sépare alors son activité de maraîchage et de culture de roseaux pour créer OASURE en 2008, dédié entièrement à la phyto-épuration. La structure est une entreprise d’insertion, sous statut SARL, qui emploie aujourd’hui 11 salariés.
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Le roseau pousse
Oasure allie social et écologie en devenant à la fois un Atelier Chantier d’Insertion et une Entreprise d’Insertion. Affiliée au réseau d’insertion Jardins de Cocagne, la structure diversifie ses activités sur la production et vente directe de plants, le lombri-compostage des roseaux, l’entretien des stations d’épuration, la renaturation de berges de rivières, d’espaces verts… France Active intervient dans cette phase de développement avec une garantie de 70 % sur un prêt bancaire de 35 000 euros, deux prêts solidaires de 25 000 euros et 15 000 euros. En 2019, pour financer ses investissements en matériel (camions, bassins), la structure sollicite à nouveau France Active Loire pour garantir un nouveau prêt. « On a modernisé la partie technique, ce qui a demandé des investissements réguliers. A chaque fois, on a pu collaborer avec France Active, ce qui nous a permis d’avancer auprès des banques, mais aussi sur l’accompagnement à notre stratégie de développement ».
Faire face à la crise : le prêt Relève Solidaire
Si le secteur de l’épuration écologique n’a pas été durement touché par la crise, les partenaires et clients de la structure l’ont été. Diverses commandes ont été décalées pendant la crise sanitaire, mettant en tension la trésorerie d’Oasure. Vincent Paret se tourne alors vers France Active Loire et bénéficie d’un Prêt Relève Solidaire pour faire face à ses difficultés. « On avait le plus grand chantier de notre histoire, sur un bassin de loisirs de 4km de pourtour, soit 100 000 roseaux. Le COVID a décalé nos travaux. Cela a déstructuré notre trésorerie, notre stock… on avait un risque financier, que nous a permis d’atténuer le Prêt Relève Solidaire. On peut repartir sereinement ». Le prêt de 30 000 euros est échelonné sur 36 mois et Oasure appelle une autre entreprise d’insertion en renfort sur le chantier : la relance par la coopération solidaire dans les territoires.
A bénéficié
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Avec
un prêt Relève solidaire de
30 000€
plusieurs garanties d’un total de
95 250€
plusieurs investissements d’un total de
80 000€
A été accompagné par
France Active Loire
Depuis 2008
C’est ici ?
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Labelliser la durabilité


Elsa LOMONT et Florent PREGUESUELO
Confondateurs d’Ethikis
Label Durabilité
Face au gaspillage et à la durée de vie trop faible des produits industriels, deux toulousains ont décidé de créer un label « longue durée », le label Longtime®.
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Toulouse 31000
Label Durabilité
https://vimeo.com/529253368
Eclairer le consommateur
Le concept d’Ethikis a germé dans un rayon de supermarché. Tout part du constat que le consommateur manque d’informations au moment d’acheter des produits manufacturés sur leur durabilité et leur réparabilité. « On sait comment consommer plus responsable sur le bio par exemple, qui est un label très opérant. C’est n’est pas le cas sur les objets du quotidien et les objets industriels. On s’est dit qu’on allait créer le label rouge de l’électroménager ». L’idée est alors de faire valoir la durabilité des produits, face au gaspillage des achats de court-terme. « On ne part pas du principe que l’obsolescence soit programmée, mais plutôt organisée : le fabriquant ne considère pas toujours l’après-panne, l’allongement de la durée de vie du produit ». Les créateurs veulent miser sur la consommation citoyenne : « Aujourd’hui le bio est tellement plébiscité que les producteurs sont encouragés à passer à ce mode production, et ça a un effet vertueux sur toute la filière. On veut créer ce même engouement avec le label Longtime® pour les produits industriels ; telle est notre ambition ».
Etendre le modèle du bio au grand commerce
Ethikis est créée en tant qu’association en 2017, avant de développer son label Longtime® en tant qu’entreprise et de se transformer en SCOP en 2019. Le fonctionnement ? « On réutilise le modèle économique des labels privés : le fabricant va payer des redevances après avoir passé des contrôles indépendants et impartiaux. Le prix est fixé de manière à ce qu’il ne soit pas un frein à l’engagement dans la démarche ». Ethikis est propriétaire du label Longtime®, et fait également du conseil aux entreprises. Durant sa création, l’entreprise voit un de ses prêts bancaires garanti par France Active Occitanie, mais profite également d’un accompagnement quotidien des équipes sur le projet. « Les rendez-vous avec les chargés de missions de France Active sont toujours constructifs : ils cherchent à tester le projet, sa viabilité, nous aide à parfaire la communication, le business plan. C’est grâce à France Active Occitanie que l’on s’est posé la question du développement à moyen et long terme, cela nous a aidé à voir grand, à pousser notre ambition ».
S’engager sur le long terme
L’impact de l’entreprise est clair sur nos modes de consommation, et l’entreprise s’engage également sur sa gouvernance. « Dès le départ on a eu la volonté de faire une entreprise sociale. Le modèle SCOP collait aux valeurs de l’entreprise, sur l’utilisation des richesses, sur la gouvernance démocratique, ce qui a fini par nous donner l’agrément Esus ». Ethikis souhaite maintenant capitaliser sur la pertinence de son modèle pour se développer en France, en Europe, et plus. « On sent qu’on est dans le vrai, on en a le témoignage chaque jour. C’est un outil qui est attendu par les consommateurs mais également par les fabricants, on est très contents d’avoir mené à bout ce travail. Il faut maintenant essaimer en Europe, que notre solution soit présente directement sur les lieux de vente, qu’on mobilise des fabricants ». Une économie durable passera forcément par des objets du quotidien durables !
A bénéficié des
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![]()
Avec
une prime de
8 000€
plusieurs garanties d’un total de
31 250€
plusieurs investissements d’un total de
130 000€
A été accompagné par
France Active MPA Occitanie
En 2019
En 2020
C’est ici ?
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Faire du covoiturage le nouveau transport en commun


Thomas MATAGNE
Créateur d’Ecov
Covoiturage
Innover avec l’action publique et
dans le cadre de l’ESS, c’est se permettre d’imaginer des choses différentes. On ne se limite pas à la recherche de résultats de court terme.
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Ile-de-France
Covoiturage
Après quelques années dans de grandes administrations publiques, une question taraude Thomas Matagne : à quelle condition est-il vraiment possible de faire de la transition écologique une réalité ? « Pour moi, c’était une évidence qu’il fallait proposer une autre voie que celle choisie par des acteurs privés en quête de rentabilité rapide. »
C’est ainsi qu’il fonde en 2014 la SAS Ecov, avec un objectif : faire du covoiturage un transport collectif comme les autres. Il prend alors le contre-pied des autres solutions déjà bien installées en faisant le choix de la proximité. « Notre cible n’est pas les grands trajets ponctuels, mais ceux du quotidien, c’est-à-dire inférieurs à 80 km. Il s’agit de la grande majorité des déplacements et des kilomètres parcourus. C’est pourquoi nous nous focalisons sur les zones peu denses et/ou périurbaines. » C’est sur ce périmètre qu’Ecov parvient à façonner un nouveau modèle de mobilité qui fait peu à peu ses preuves. Avec des résultats à la clé : créée avec deux collaborateurs en 2014, l’entreprise en compte désormais 37, tandis qu’elle a déjà ouvert 25 lignes de covoiturage et accompagne une cinquantaine de collectivités en France.
L’ambition d’Ecov peut se résumer ainsi : proposer un service de qualité inscrit au coeur des dynamiques locales. « C’est pourquoi chacune de nos lignes de covoiturage est pensée en fonction de la particularité du territoire qu’il s’agisse d’un parc naturel régional, d’une pénétrante de métropole, d’une départementale, etc. », explique Thomas Matagne, avant de compléter : « Nous ne sommes pas une plateforme, mais des fournisseurs de service de mobilité complets, comprenant des études pour les collectivités, du mobilier urbain, de la gestion de projet, de la communication, du management, de la relation utilisateur… »
Et pour ce faire, Ecov fait le pari de l’innovation. Que celle-ci passe par les nouvelles technologies et la data pour permettre de mieux comprendre les flux de véhicules ; qu’elle soit de l’ordre du psycho-social et du socio-économique pour faire en sorte que toujours plus de conducteurs et de passagers participent ; qu’elle soit organisationnelle ou comportementale pour rendre ce service accessible à tous, même aux petits budgets et aux personnes sans smartphone… « C’est notre manière de proposer un vrai service public. »
Le modèle d’Ecov a pu se démarquer : « Nous ne sommes pas partout. Mais là où nous sommes, nous avons de très bons taux en termes d’image et d’usage. D’ailleurs, sur certains services, près de 80% des passagers sont d’anciens conducteurs qui ont lâché leur voiture. » Pour Thomas Matagne, « preuve est faite qu’il est possible d’innover avec de l’action publique et que c’est ainsi qu’on peut transformer les comportements. »
Cette conviction a su convaincre des partenaires tels que France Active qui a accompagné le projet dès son lancement, puis en 2017 lors d’une levée de fonds. « Leur relais financier a bien sûr été très précieux. Mais leur suivi a été plus global : en partageant les mêmes valeurs et en nous apportant leur regard sur d’autres entreprises, ils nous permettent de prendre de meilleures décisions et de bénéficier d’un réseau. » ajoute-t-il.
Sur cette base, Thomas et son équipe se tournent désormais vers de nouveaux défis. « À court terme, nous voulons étendre nos services à plus de territoires. À plus long terme, notre ambition est de changer d’échelle. Cela ne pourra se faire sans de nouvelles alliances financières et industrielles, ni sans une maturité collective sur le sujet. Dans les deux cas, nous savons que nous pouvons compter sur France Active pour nous accompagner. »
Site internet
A bénéficié
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Avec
plusieurs garanties d’un total de
45 000€
un prêt solidaire de
50 000€
un investissement solidaire de
200 000€
A été accompagné par
France Active à Paris (PIE)
Et soutenu par
Mirova
En 2016
En 2017
Interview de Thomas Matagne
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https://vimeo.com/395427163
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Autres stories
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Inclusion et entrepreneuriat : même combat


Mathieu POUPON
Créateur de GreenBuro
Tri et collecte sur mesure
« Donner les moyens à tous de s’en sortir grâce à de bonnes conditions de travail, cela un impact direct sur la compétitivité. Ce n’est pas une charge mais un investissement. »
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31000 – Toulouse
Tri et collecte sur mesure
En 2007, quand Mathieu Poupon crée Green Buro à Toulouse, sa motivation est claire : « Après dix ans dans une régie de quartier, j’étais persuadé qu’on pouvait faire de l’insertion d’une autre manière. » Cette approche différente passe tout d’abord par la création d’une SCOP, porteuse d’une nouvelle forme de gouvernance, plus participative, jusque-là peu utilisée dans les entreprises d’insertion
Reste à trouver le support d’activité : « Nous avions deux contraintes. La première étant d’assurer la rentabilité. L’autre : sortir des cadres traditionnels de l’insertion, pour proposer de nouvelles voies d’emploi pour les publics en difficulté. » C’est ainsi que Mathieu Poupon se lance dans la collecte et le recyclage de déchets de bureau. Aujourd’hui, Green Buro, qui compte 26 salariés, est en capacité de répondre à des demandes sur l’ensemble de la région Occitanie. Une réussite qui ne saurait faire oublier sa vocation première : « Notre objectif est bien sûr de nous développer économiquement. C’est la base pour créer des emplois locaux. Mais pas à n’importe quel prix. Grâce à notre statut de SCOP, nous recherchons toujours avec tous les associés le juste équilibre entre résultats financiers et qualité des conditions de travail. ».
Privilégier le qualitatif au quantitatif, tel est le leitmotiv de Green Buro. Avec une particularité : sur les 26 collaborateurs, 13 sont en CDI et 13 sont en CDD d’insertion. « Ce ratio nous permet de construire un vrai accompagnement individualisé. C’est aussi grâce au temps passé auprès de chacun que nous permettons à d’anciens salariés de devenir ensuite encadrants, puis associés », explique Mathieu. Sur cette base, depuis 2008, 80 personnes se sont réinsérées professionnellement grâce à Green Buro, et plus de 55 sont parties avec un emploi durable. Autre ingrédient clé : donner concrètement les moyens de s’en sortir. « Cela passe notamment par un salaire minimal de 1600 euros nets sur 13 mois et une participation. Car sinon comment trouver un logement, sortir de logiques de désendettement, passer le permis, etc. ? » Pour Mathieu, c’est d’ailleurs là que réside la plus belle réussite de Green Buro : l’entreprise allie engagements sociaux forts et solide santé économique. « Nous avons des équipes motivées, qui travaillent sérieusement. Ce qui a un impact direct sur notre compétitivité. Offrir de bonnes conditions de travail, ce n’est pas une charge mais un investissement. ».
Green Buro a toujours pu compter sur le soutien de France Active. « Dès le départ, ils nous ont accompagnés avec un prêt et une garantie bancaire. Cela a ensuite créé un effet domino avec d’autres partenaires financiers. Et comme je n’avais aucune expérience entrepreneuriale, ils m’ont donné confiance et m’ont fait monter en compétences. Un peu sur le modèle de l’insertion ! », se rappelle Mathieu. C’est pourquoi, quand il a fallu acquérir deux camions en 2011 ou acheter un local l’année dernière, son premier réflexe a été de faire appel à France Active Occitanie. « Non pas pour demander un nouveau prêt mais pour leurs conseils. D’autant que leur capacité à créer un réseau local est une vraie richesse. »
Aujourd’hui, une page se tourne : à la prochaine assemblée générale, Mathieu passera la main. « Je ne suis pas inquiet car Green Buro, c’est avant tout une équipe. C’est ça aussi la beauté d’une SCOP. Il reste encore plein de défis à relever : nous féminiser davantage, consolider notre modèle, créer de petites antennes régionales pour créer de nouveaux emplois locaux… Notre collectif est prêt à les relever. Et aussi à en imaginer de nouveaux ! »
Le 26 mai 2020, Mathieu a été remplacé par :

Claire Maurus – Pôle RH et insertion – Co-gérante

Louis Latapie – Pôle exploitation et commerce – Co-gérant
A bénéficié des
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![]()
Avec
une prime de
19 000€
plusieurs garanties d’un total de
17 000€
de plusieurs investissements de
140 000€
Ont été accompagné par
France Active Occitanie
Et soutenu par
France Active Investissement
En 2018
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Elise BUFFET et Clément PONS
Créateurs du Fournil des Comètes
Boulangerie
Nous avons fait le choix à la fois des circuits courts et d’une organisation ouverte et coopérative. Cette double dynamique crée un véritable cercle vertueux.
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26160 – Le Poët-Laval
Boulangerie
Tout a commencé par une rencontre : celle d’Élise Buffet et Clément Pons.
Après une première vie professionnelle « dans les bureaux » comme ils
disent, chacun décide de se reconvertir dans la boulangerie. C’est lors de leur CAP que leurs routes se croisent et qu’ils comprennent que leurs nouvelles envies peuvent s’accorder.À la faveur d’une opportunité, tout s’enclenche vraiment. Un local se libère au Poët-Laval, petit village de 900 habitants dans la Drôme. Le coup de coeur immédiat se transforme en aventure humaine et entrepreneuriale.
« On a été culottés de se
lancer dans un endroit dont ni l’un ni l’autre n’était originaire. Mais nous avions des attentes précises en tête : imaginer une nouvelle manière de travailler et surtout Valoriser notre nouveau territoire, en mettant un point d’honneur à privilégier les circuits courts. » Deux ans après, ces deux axes sont toujours au coeur du Fournil des Comètes. La boulangerie, qui a désormais deux collaborateurs supplémentaires, a réussi à trouver sa clientèle tout en Contribuant à un nouveau pôle d’attractivité pour le village.
Le Fournil des Comètes a deux marqueurs forts. Le premier est la qualité.
« Tous nos pains sont bio et au levain », explique Élise. Le second est le local : « Notre matériel a été acheté d’occasion et à proximité.
Notre fournisseur principal de blé est à 6 km, les autres à 30 km. Cela nous permet d’avoir une vraie traçabilité de nos produits. » Car Élise et Clément ont à coeur d’impulser de nouvelles synergies avec les
acteurs de leur territoire.
Que ce soit en fournissant une AMAP et des festivals locaux, par exemple, ou en exposant dans la boutique des céramistes du coin auxquels ils commandent également les fèves de leurs galettes. L’été dernier, ils ont aussi
été à l’initiative d’un petit marché de producteurs qui a remporté un franc succès. « Les gens en profitent pour prendre l’apéro et grignoter. Nous créons ainsi avec la brasserie voisine La Vieille Mule, grand partenaire de notre aventure, de vrais moments de convivialité. »Résultat : la greffe a pris. « Nous avons été très bien accueillis par les
habitants, les élus locaux, les associations. Nous avons trouvé notre place. » Et cette dynamique positive, ils veulent aussi en faire profiter les
autres. Tous leurs invendus sont ainsi congelés et donnés aux Restos du
Coeur ou à des collectifs d’accueil de migrants.La réussite du Fournil des Comètes provient également
de leur organisation en SCOP*. « Cela nous apporte du collectif, de l’horizontalité, un partage de décisions et de responsabilités. Nous ne voulions être ni patrons, ni salariés, et surtout mettre le travail à sa juste place. »
Pour y parvenir, Élise et Clément ont fait le choix d’être accompagnés de près par l’URSCOP** et le GRAP***.
Avec France Active Auvergne-Rhône-Alpes, ils ont
trouvé un partenaire local pour un prêt, un accompagnement pour obtenir une subvention du Fonds Agir pour l’emploi d’EDF ainsi qu’une garantie bancaire. De quoi donner confiance à d’autres financeurs et se lancer sereinement. « Tout cet accompagnement nous a
permis de ne pas ressentir trop de difficultés quand
nous avons démarré – même si c’était un métier que
l’on découvrait. »
Aujourd’hui, le Fournil des Comètes reste fidèle à son
intention de départ résumée ainsi par ses deux fondateurs
: « Du pain, mais pas que… ». « Le pain, on le maîtrise bien maintenant. Pour le “pas que…”, nous avons encore plein de nouvelles envies pour faire plaisir. Mais toujours en respectant notre équilibre local et humain », conclut Élise.
Ont bénéficié du
![]()
Avec
une prime de
2 000€
une garantie de
26 000€
d’un investissement de
10 000€
Ont été accompagné par
France Active Auvergne – Rhône-Alpes
Et soutenu par
FAPE EDF
En 2018
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Hoope, pour un réveil plein de peps


Alexis LESLY-VEILLARD et Christophe SOVRAN
Co-fondateurs de Hoope
Produits alimentaires pour le petit-déjeuner
Création d’une entreprise de produits alimentaires à fortes valeurs nutritionnelles à Toulouse.
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Toulouse 31200
Produits alimentaires pour le petit-déjeuner
La genèse : un projet étudiant
Alexis Lesly-Veillard et Christophe Sovran étaient tous les deux étudiants de l’Ecole d’Ingénieurs en agroalimentaire de Purpan quand l’idée de créer Hoope à commencé à germer dans leurs esprits. Parmi 23 projets en compétition dans le cadre du concours d’innovation alimentaire Ecotrophelia de 2016, ils présentent un concept de snacking/petit déjeuner autour de tartinades de spiruline. Puis chacun décide de parfaire leurs études, Christophe dans la recherche industrielle des produits alimentaires, Alexis dans le marketing. En 2017, dans le cadre de leur master 2, les deux fondateurs ont un déclic et souhaitent concrétiser leur projet étudiant. Alexis bénéficie du statut d’étudiant-entrepreneur et peut approfondir différentes étapes-clé du projet à travers son stage de fin d’études : étude de marché, contact de fournisseurs potentiels, analyse de la viabilité économique… Lauréats du concours « Lance-toi et crée ton truc » organisé par Carrefour autour de la qualité alimentaire, le magasin Carrefour de Portet-sur-Garonne leur offre un emplacement test au rayon bio… l’aventure commence !
Un concentré de vitamines et minéraux pour un maximum de goûts
Les deux jeunes toulousains lancent en 2018 la marque Hoope. Leur but ? Faire du petit-déjeuner un moment gourmand, sain et 100% naturel pour bien démarrer sa journée. Pour cela, ils ont souhaité améliorer l’alimentation quotidienne sans pour autant toucher aux habitudes alimentaires des plus gourmands. Ils ont donc choisi la carte des super-aliments, c’est-à-dire des aliments plus riches que la moyenne en vitamines et minéraux. Il est donc possible d’éviter les carences nutritionnelles tout en se faisant plaisir ! Conception, développement, R&D en poche, ils lancent une gamme de pâte à tartiner chocolat bio à la spiruline. Hoope utilise uniquement des ingrédients certifiés BIO et 100% naturels, pour leur qualité gustative et nutritionnelle, sans huile de palme, sans additifs, sans gluten, sans lactose et fabrication 100% made in France. Depuis, la jeune entreprise a ajouté plusieurs mueslis croustillants à sa gamme de produits. Hoope dispose d’une boutique en ligne et d’une présence dans plus de 100 points de vente de la grande distribution, en majorité dans la région toulousaine, mais aussi autour du lac Léman et dans le sud-ouest de la France. En plus de la confiance historique tissée avec l’enseigne Carrefour, les fondateurs ont su convaincre les hypermarchés Leclerc, Intermarché mais aussi Auchan. Le nom de la marque est tout aussi dynamique que les vertus de ses produits. Hoope, c’est la contraction entre Hope : l’espoir d’une nouvelle alimentation plus équilibrée, plus nutritive et plus naturelle ; et Hoop : signifiant cercle ou cerceau, en référence à l’aspect spiralé de la spiruline.
Un modèle innovant qui fait de plus en plus d’adeptes
C’est en réalisant des recherches sur les aides existantes à la création d’entreprise qu’Alexis prend connaissance du programme Cap Jeunes porté par France Active. Ce dernier permet de bénéficier d’un accompagnement renforcé, d’une prime de démarrage de 2 000 € et d’un prêt bancaire garanti par France Active. Alexis entre en relation avec l’antenne toulousaine de France Active MPA-Occitanie et se fait accompagner par Hélène Gauthier, chargée de financement. Le soutien de France Active a permis à l’entreprise de bénéficier d’une garantie bancaire à hauteur de 65% sur le montant du prêt accordé par l’agence Next Innov de la Banque Populaire, dédiée aux projets innovants. « France Active a été pour nous un facilitateur dans l’obtention du prêt par l’apport d’une garantie permettant à Banque Populaire de nous accompagner sur le financement de notre premier stock, indispensable à notre développement. Je suis régulièrement en contact avec ma conseillère pour échanger sur l’évolution de Hoope. La prime a été un réel coup de pouce au démarrage ». Alexis et Christophe ont depuis sollicité d’autres réseaux pour augmenter les fonds propres de la société et bénéficier d’un mentorat avec le directeur de la marque de cacahuète Menguy’s. Depuis, Hoope a soufflé ses deux bougies et les fondateurs ont su s’entourer de compétences en marketing, commercial et R&D à travers l’embauche d’une salariée et l’appui de deux stagiaires, ainsi que d’agents commerciaux indépendants. Les pâtes à tartiner vont progressivement garnir les rayons des magasins dans de nouveaux secteurs géographiques, notamment Paris ! De nouveaux produits sont également à l’étude pour ravir encore plus les aficionados de la marque. Hoope a d’ailleurs été élu Sélection consommateurs bio 2020…une distinction qui devrait séduire encore plus de gourmets.
Ont bénéficié du
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Avec
une garantie de
5 200€
une prime de
2 000€
Ont été accompagnés par
France Active MPA-Occitanie
Et soutenus par
FAPE Engie
En 2018
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De la mode éthique aux blouses de santé éco-responsables


Laurie RAPHALEN
Créatrice d’Un trésor dans mon placard
Couture upcycling
Un trésor dans mon placard est un concept dédié à la mode éthique porté par deux activités.
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21000 Dijon
Couture upcycling
Un trésor dans mon placard est un concept dédié à la mode éthique porté par deux activités ou pôles. Tout d’abord la création, réalisée à partir de vêtements existants, qui ne sont plus portés et qui sont récupérés. Cela s’inscrit dans une démarche zéro déchet : les vêtements sont créés à la demande et personnalisés en fonction des attentes du client. L’idée est de lutter contre les déchets de tissus, encore très importants en France. La seconde activité se déroule en boutique. On y trouve des vêtements de seconde main de marque en excellent état ainsi que des vêtements neufs éthiques. Un trésor dans mon placard propose un service de reprise de vêtements, répondant à des critères stricts, permettant ainsi d’acquérir à moindre coût les vêtements de la boutique tout en évitant la surconsommation. « Pourquoi acheter régulièrement des vêtements de basse qualité, qui vont s’user vite et dont la production a des conséquences importantes en termes de pollution plutôt qu’un vêtement durable ? Quel gâchis ! Dans chaque placard se trouve un « trésor » à réutiliser », précise Laurie Raphalen, créatrice de la boutique. Un trésor dans mon placard enseigne également la couture upcycling en présentiel ou en ligne.La boutique a ouvert le 15 janvier dernier, un aboutissement pour Laurie après 2 ans de test de son activité en auto-entrepreneur qu’elle a menée tout en étant en poste dans les ressources humaines. L’entrepreneure a reçu l’accompagnement de la BGE, puis de France Active Bourgogne qui a garanti un prêt pour l’ouverture avant la mise en place d’un prêt à taux zéro de 3000 euros. Deux mois seulement après l’ouverture, le contexte sanitaire lié au COVID-19 l’oblige à fermer la boutique. Elle pense dans un premier temps pouvoir reporter une partie de l’activité sur le e-commerce mais comme la plupart des marques éthiques, elle décide de stopper tout envoi de colis. Il ne lui reste alors plus qu’à travailler sur sa communication pour entretenir la communauté qui la suit. Elle propose un défi autour de la mode éthique, réunissant 80 personnes, a été mis en place pour faire prendre conscience des enjeux du gaspillage de vêtements. Au fil de l’eau et pour répondre aux besoins des structures de santé, elle confectionne des blouses et tissus de protection pour le personnel soignant qui en manque. Toujours dans une démarche de récupération, elle met un place un système pour récupérer les draps troués et défectueux des établissements de santé concernés et les transformer en surblouse… Une réponse solidaire à la crise ! « Pour la suite, ce qui m’importe surtout c’est la date de réouverture. Il est assez facile de mettre en place des rendez-vous pour limiter les entrées à une seule personne et d’isoler les vêtements qui auraient été touchés. En attendant de repartir, on fait face », conclut-elle.
Site internet
A bénéficié
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Avec
une garantie de
4 000€
un prêt solidaire de
3 000€
A été accompagné par
France Active Bourgogne
En 2019
C’est ici ?
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La tête dans les nuages … et dans les masques


Louis LEFÈVRE
Créateur de La tête dans les nuages
Upcycling en économie sociale et circulaire
La Tête Dans Les Nuages propose de “donner une seconde vie aux déchets et aux personnes”.
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93450 – L’Île-Saint-Denis
Upcycling en économie sociale et circulaire
La Tête Dans Les Nuages propose de “donner une seconde vie aux déchets et aux personnes” selon les mots de son créateur Louis Lefèvre. Son activité, crée sur L’île-Saint-Denis en 2018 avec l’accompagnement de France Active Garances Seine-Saint-Denis, consiste à récupérer des matériaux usagés (toiles de montgolfières, emballages en polystyrène, bâches publicitaires) qui disposent d’une faible durée de vie et qui ne sont peu ou pas recyclés, et de les transformer en bean-bags (des poufs). Pour ce faire, il recourt à des structures d’insertion par l’activité économique. Sa démarche se développe dans une optique de circuit-court pour alléger au maximum l’impact de son activité sur l’environnement. Dans le contexte du COVID-19, le Centre médicosocial de son territoire contacte Louis pour fabriquer des masques en urgence, le personnel en ayant un grand besoin. Il arrête alors la production de sacs recyclés pour faire des masques, et réadapte complètement son activité. Si les masques sont produits à partir de produits recyclés au début, il dépasse ce mode de production pour en produire en grande quantité. L’entreprise parvient à en fabriquer 400 en quelques jours. Suite à ce premier effort, beaucoup de demandes d’autres structures affluent. « On a vu que l’atelier ne pouvait plus répondre seul à la demande. On a demandé un coup de main par vidéo sur les réseaux sociaux aux couturiers présents en Ile-De-France », détaille Louis Lefèvre. Réponses positives de couturiers et de chauffeurs. Près de 1500 personnes ont répondu à l’appel de la structure, qui organise une équipe de 10 personnes pour gérer la logistique entre les couturiers, chauffeurs et les établissements de santé. « Nous, on source du tissu et des élastiques, puis des ateliers de coupes en région parisienne vont détailler les tissus et les mettre en kit de 54 masques, avec les fournitures. Ensuite les chauffeurs vont chercher les kits et les déposent aux couturiers qui les assemblent en 2 à 4 jours. Enfin les chauffeurs viennent reprendre les masques et les distribuent directement auprès des structures de santé, ou chez nous en attente d’une livraison future ». Le système mis en place fonctionne avec une grande efficacité : les livreurs parviennent en une journée à livrer 50 structures (aidés par le manque de circulation). Les couturiers sont amateurs et pros, bénévoles ou rémunérés. La structure lance alors une offre professionnelle pour rémunérer les couturiers, faisant participer des couturiers professionnels (costumiers, ateliers de retouche…) à la production pour étendre encore plus la réalisation de masques et répondre aux besoins des structures de santé et des entreprises. La Tête Dans Les Nuages propose aussi des kits de masques à assembler pour les mairies. La vente se fait à prix coûtant pour les structures de santé.
« Notre production de masques s’est transformée en un projet de plus en plus logistique, nous permettant de reprendre notre activité. La demande n’a pas baissé pour nos bags. Mais on pense à la suite : on commence à vendre des masques pour les entreprises, pour préparer le déconfinement », conclut Louis Lefevre.
Site internet
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une garantie de
15 000€
un investissement de
30 000€
A été accompagné par
France Active Garances Seine-Saint-Denis
En 2020
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