Alexandre SCHMITT et Christine ODINOT
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Co-fondateurs de la Maison des Sages

Habitat participatif

Porté depuis 2014, le projet de La Maison des Sages propose une alternative innovante d’habitat partagé pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, sous forme de petite colocation.

Et si on vivait ensemble ?

Sartrouville 78500
Habitat participatif

Alexandre Schmitt connaît bien la maladie d’Alzheimer. D’abord parce que sa famille a été touchée par ce fléau qui concerne 900 000 personnes en France, mais aussi parce que, psychologue clinicien, il a créé puis dirigé pendant 12 ans un organisme de formation consacré à cette pathologie. « Quand la maladie évolue, l’autonomie s’amenuise et les aidants familiaux s’épuisent. Chacun préférerait rester chez soi, mais le coût d’une aide à domicile 24h/24 peut atteindre 10 000 € par mois. L’EHPAD est encore bien souvent la seule solution », explique Alexandre Schmitt.

Un dispositif innovant
C’est pour offrir une alternative que le psychologue et son associée Christine Odinot travaillent depuis 2014 au projet de La Maison des Sages.
« Une colocation de huit personnes dans une habitation en cœur de ville où chacun paie son loyer et dispose de sa chambre. Les charges de personnel sont mutualisées, les colocataires bénéficient d’une prise en charge beaucoup plus souple qu’en institution et les moments de vie sont partagés dans les grandes pièces communes de la maison », détaille le psychologue.
Un dispositif innovant, déjà très répandu en Allemagne, ainsi que dans le Morbihan : « j’ai visité une maison en Bretagne. À l’heure du repas tous les colocataires étaient attablés avec les auxiliaires de vie et des enfants dans une ambiance chaleureuse. Chacun assurait le service, comme dans n’importe quelle famille. Ce modèle d’avenir est totalement inexistant en Île-de-France, qui compte pourtant 150 000 malades », poursuit le co-fondateur.

Une démarche partenariale
C’est la raison pour laquelle Alexandre et son associée ont créé une SARL à vocation ESUS* et un fonds de dotation pour l’implantation de dix premières maisons dans la région Île-de-France.
Le projet mobilise par ailleurs plusieurs organisations partenaires du projet. « La Foncière Caritas Habitat qui achète des logements pour les louer à des organisations de solidarité est sur le point d’acquérir une habitation de centre-ville à Buc dans les Yvelines. La Fondation Bettencourt-Schueller quant à elle, cofinance l’étude de faisabilité et les salaires des porteurs du projet avec France Active qui intervient grâce au programme Fonds de Confi ance », détaille Alexandre Schmitt.
Dans ce cadre, la dotation de 20 000 € permet à Christine Odinot d’être salariée le temps de l’étude. « L’utilité sociale de ce projet est indéniable.
Il est porté par une équipe compétente qui, avec notre soutien, a toutes les chances de le mener à bien. Avec la création de sept ETP par maison, les perspectives de développement régional et national sont très intéressantes »
, explique Jean-Noël Reverchon, chargé de mission de France Active Yvelines.

Les familles au centre
« Notre modèle repose sur un dispositif partenarial combinant du mécénat, de l’investissement solidaire, de l’entrepreneuriat social et de la responsabilité individuelle », confirme Alexandre Schmitt qui ajoute : « la place des familles est centrale, ainsi que celle des bénévoles pour les loisirs des malades ». Si l’opération immobilière de Buc aboutit, l’inauguration et l’entrée des colocataires dans la première Maison des Sages pourrait avoir lieu en juin 2019.

A bénéficié

d’une prime de
20 000€

A été accompagné par

France Active Yvelines

Avec le soutien de

Fondation Bettencourt-Schueller

En 2017

C'est ici

 

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