Une auto-école nomade pour couvrir des zones reculées de Guyane

Nathalie CHARLES
Créatrice de l’auto-école sociale et nomade
Cours de conduite itinérant
Les auto-écoles sont habituellement situées en centre-ville, ce qui les rend difficiles d’accès pour les personnes habitant les zones les plus reculées. Beaucoup sont contraintes d’annuler leurs cours, certaines renoncent même à passer le permis pour cette raison.
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Matoury, Guyane
Cours de conduite itinérant
Avec son camion aménagé, l’Auto-école sociale nomade vient à la rencontre des habitants des zones reculées de Guyane pour leur permettre de passer leur permis à un coût accessible. Un vrai coup de pouce pour désenclaver les territoires isolés et favoriser l’insertion professionnelle des populations les plus précaires. Nathalie Charles a déjà exercé quelques années en tant qu’enseignante de conduite et de sécurité routière en métropole et en Guyane quand lui est venue l’idée de créer l’Auto-école sociale nomade (AESN). « Les auto-écoles sont habituellement situées en centre-ville, ce qui les rend difficiles d’accès pour les personnes habitant les zones les plus reculées. Beaucoup sont contraintes d’annuler leurs cours, certaines renoncent même à passer le permis pour cette raison », explique-t-elle.
Une offre accessible géographiquement et financièrement
En 2022, Nathalie Charles lance l’AESN et débute son activité à Matoury, bourg non loin de la capitale, Cayenne, mais dont certains quartiers ruraux sont très isolés. Concrètement, l’auto-école est installée dans un camping-car aménagé : « avec un espace simulateur pour permettre aux élèves de se familiariser avec l’intérieur du véhicule, d’apprendre le passage en ville et la circulation sur route dans un environnement sécurisé, ainsi qu’un espace de cours équipé d’un téléviseur et de boîtiers pour réviser le code. »
Avec ce camion, Nathalie Charles peut également proposer ses services dans des zones plus éloignées, comme au village de Cacao ou encore au village amérindien de Sainte-Rose-de-Lima. Et ce, à des prix accessibles au plus grand nombre. « Pour la préparation au code, 40 heures de conduite et tout l’accompagnement, les jeunes paient en général 350 euros – pour un coût environ de 1750 euros. » Ce modèle étant rendu possible par les partenariats noués avec la communauté d’agglomération Agglo’GAL pour les moins de 29 ans, la collectivité territoriale de Guyane pour les bénéficiaires du RSA, mais aussi la préfecture, certaines fondations (Vinci, Fondation de France, par exemple).
Une trésorerie à consolider
Cette dépendance aux financements publics ou aux soutiens extérieurs a un impact sur ses besoins en fonds de roulement. « Nous avons, en effet, ressenti une tension sur notre trésorerie en raison des temporalités de ces versements », confirme Nathalie Charles qui s’est alors tournée vers France Active Guyane, officiellement créée en 2023. Après une rencontre sur le terrain et une analyse approfondie du projet, cette dernière accorde à l’AESN son premier prêt participatif de 40 000 euros. « La Guyane connaît un taux de chômage élevé, notamment chez les plus jeunes. Or, ici, sans permis, difficile d’accéder aux services de base, à la formation ou à l’emploi. L’AESN a donc une vocation très forte de développement économique et d’insertion des jeunes, ce qui répond parfaitement à nos valeurs d’engagement », explique Charline Nazaret, directrice de France Active Guyane. Outre la nature du projet, cette dernière a été également attentive à la gouvernance de la structure qui emploie, en plus de Nathalie Charles, une secrétaire polyvalente : une jeune embauchée en premier emploi qui a connu une période de déscolarisation en contrat PEC (parcours emploi compétence).
A bénéficié du
Avec
un investissement de
40 000€
A été accompagné par
France Active Guyane
En 2024
C’est ici ?
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Du textile réutilisable provençal et solidaire pour les blocs opératoires

Régine WEIMAR
Fondatrice de Protectus
Textile réutilisable pour les blocs opératoires
Notre objectif est de s’inscrire dans l’écosystème français de la production de textile technique tout en ayant une dimension sociale, solidaire et locale.
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Marseille – Bouches du Rhône
Textile
Fondatrice de la société à mission Protectus, Régine Weimar démontre qu’il possible de conduire la transition sociale et écologique dans le secteur hospitalier en développant des vêtements réutilisables pour le personnel soignant du bloc opératoire.
Accompagnée dès l’émergence du projet par France Active Provence Alpes Côte d’Azur, ce projet change la donne dans le milieu hospitalier, et s’inscrit dans un écosystème territorial social et solidaire.
Régine WEIMAR, quel est le moteur qui vous a poussé à créer Protectus ?
En créant Protectus Société à Mission, je souhaitais entreprendre autrement. J’ai eu de nombreuses expériences dans le monde de la mode et du textile et je suis persuadée que l’on peut générer de la plus-value en faisant attention au vivant et au bien-être des collaborateurs.
L’idée de travailler des vêtements pour le domaine hospitalier a émergé après le covid. Nous avions été sollicités pour créer des masques et des blouses, et J’ai pris conscience de l’immensité des tonnes de déchets générées dans les établissements de santé à ce moment-là. Les vêtements sont le plus souvent à usage unique et incinérés ensuite.
J’ai donc voulu que Protectus réponde à cet enjeu de transition écologique en développant des matières techniques, innovantes, recyclables et réutilisables pour le personnel soignant. Nous souhaitons que cette production se fasse en France avec des structures solidaires.
https://vimeo.com/1032251301
Comment France Active vous a accompagnée au démarrage de votre projet ?
Dans un premier temps, nous avons travaillé avec France Active pour structurer le projet tant sur le business model et le plan de financement que sur les aspects juridiques.
Ludovic, notre conseiller, nous a accompagné sur ces nombreux sujets transversaux pour construire notre réflexion. Nous sommes passés avec lui d’un projet émergent à un projet construit avec une stratégie claire pour se présenter face aux partenaires bancaires.
France Active, au-delà du financement et du conseil, c’est aussi une source d’encouragement pour aller plus loin.
Comment réussir à se développer dans l’écosystème territorial ?
Notre objectif est de s’inscrire dans l’écosystème français de la production de textile technique tout en ayant une dimension sociale, solidaire et locale.
L’entreprise d’insertion FIL ROUGE a été notre premier partenaire pour la production des vêtements. Cette structure marseillaise recrute et accompagne des personnes éloignées de l’emploi et s’inscrit dans une production locale.
Nous sommes fiers d’avoir réussi à créer une nouvelle chaine de valeur sur notre territoire qui répond à de nombreux enjeux sociaux et environnementaux.
Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs ?
Le plus important c’est de ne pas être seul et de s’entourer de gens qui ont les mêmes valeurs que vous. C’est essentiel d’échanger autour de votre projet sans pour autant dévier de son ambition de départ. Il faut être persuadé de son idée et la tester sur le marché. Pour résumer, il faut être fort dans ses convictions, et agile dans le pilotage du projet. Ne lâchez rien !
Quels sont les prochaines étapes pour Protectus ?
Protectus a pour ambition de devenir un acteur majeur du marché. Nous sommes aujourd’hui présents sur la partie non-stérile du secteur hospitalier. On aimerait passer dans peu de temps à la partie stérile qui est plus technique. Nous effectuons aussi des recherches scientifiques en partenariat avec le CNRS. Nous souhaitons continuer notre collaboration avec France Active car nous sommes alignés en termes de valeur : entreprendre avec du sens.
Site internet
A bénéficié des
![]()
Avec
plusieurs garantie de
63 000€
plusieurs investissements de
120 000€
A été accompagné par
France Active Provence Alpes Côte d’Azur
Dès 2022
Le regard de France Active
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Ludovic GELARD
Chargé d’expertise chez France Active Provence Alpes Côte d’AzurComment avez-vous accompagné et financé le projet Protectus ?
Au début de notre collaboration avec Protectus, l’enjeu était de confirmer la solidité du business model et de contribuer à connecter le projet avec l’écosystème. France Active a donc rassemblé plusieurs acteurs et partenaires comme l’ADEME, des entrepreneurs spécialisés dans la Transition Ecologique et la filière textile, ainsi que des financeurs afin de créer un cadre collectif pour avancer efficacement.
En 2022, France Active a financé le démarrage du projet sur un site pilote, avec le Crédit Coopératif. En janvier 2023, dans le contexte de primo-développement du projet, convaincu du modèle de Protectus et de sa démarche, le projet fut à nouveau financé pour se lancer à plus grande échelle.
Quel a été le rôle de France Active pour ouvrir le projet aux partenaires financeurs ?
En plus contribuer à connecter Protectus à l’écosystème et à nos partenaires, l’enjeu a été de mobiliser des co-financeurs pour son développement. Notre appui vise à faciliter cette mise en relation et à faciliter les échanges entre les investisseurs et Protectus. C’est notre rôle d’investir du temps pour accompagner un projet et de le rendre accessible aux financeurs.
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En Guadeloupe, quand agriculture durable rime avec insertion

Natacha KANCEL
Responsable du projet Drain’ailes
Insertion dans l’agriculture durable
Lors du montage financier de notre projet, il est apparu un besoin en fonds de roulement important pour pouvoir pérenniser l’activité et la développer. Ce prêt nous a donné cette stabilité pour avancer
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Sainte-Rose – Guadeloupe
Insertion dans l’agriculture durable
Drain’ailes est la première association guadeloupéenne à obtenir un prêt gratuit par France Active Guadeloupe. Grâce à ce soutien financier, elle consolide son assise économique qui lui permet d’écrire un nouveau chapitre pour son territoire, rural et au fort taux de chômage, et la douzaine de femmes en insertion qui y travaillent dans le domaine de l’agriculture durable.
C’est à Sainte-Rose, ville du nord Basse-Terre, en Guadeloupe, que Natacha Kancel a implanté son atelier chantier d’insertion Drain’ailes. Sur cette exploitation, elle y emploie, depuis fin 2023, une douzaine de femmes en insertion autour de trois activités : agroforesterie (cacao, vanille, café…), agriculture biologique en permaculture (maraîchage, arbres fruitiers…) et agrotransformation (sauces, assaisonnements, jus…).
https://vimeo.com/1037366322
Un patrimoine culinaire et agricole
En créant Drain’ailes, Natacha Kancel visait un objectif : transmettre le patrimoine naturel de l’île. D’abord aux jeunes générations : « Beaucoup de jeunes se détournent aujourd’hui des produits locaux au profit d’aliments transformés et importés, souvent mauvais pour la santé, explique-t-elle. Ma volonté est donc de leur faire découvrir les productions de notre terroir, comme nos sirops ou confitures de fruits, qui ont le double avantage d’être 100% guadeloupéens et bien moins sucrés. »
Cette transmission passe également par les femmes. Natacha Kancel s’est, en effet, inspirée de sa grand-mère et de sa mère qui, comme beaucoup à l’époque, avaient un petit bout de jardin qu’elles cultivaient elles-mêmes. « Mon objectif est de réapprendre aux femmes du territoire ces savoir-faire qui leur permettent de gagner en pouvoir d’achat et de retrouver la fierté de subvenir à leurs besoins et ceux de leur famille grâce au fruit de leur travail. » À Drain’elles, la plupart des femmes en insertion sont des mères isolées.
Finalement, avec l’association, nous avons à cœur de développer l’autonomie alimentaire, l’économie et l’éducation, mais aussi de donner une image positive de Sainte-Rose, souvent citée malheureusement pour son chômage et son taux de délinquance », complète-t-elle.
Ainsi, quand le Dispositif régional d’accompagnement des Structures d’insertion par l’activité économique (DRA SIAE) qui l’accompagne la réoriente vers France Active Guadeloupe nouvellement créée et soutenue par le Fonds social européen (FSE+), cette dernière n’hésite pas à soutenir le projet.
« Drain’ailes répond à tous les points de l’engagement porté par France Active », confirme Magali Lacambra, directrice de France Active Guadeloupe. À savoir : une gouvernance participative, une action sur le secteur social et de l’emploi, au cœur d’un territoire à forts besoins et en réponse à des enjeux de transition durable.
Un accompagnement inédit pour les associations
Drain’ailes est ainsi la première association à bénéficier d’un prêt gratuit – c’est-à-dire à taux zéro – accordé par France Active Guadeloupe (d’un montant de 21 000 euros). « Lors du montage financier de notre projet, il est apparu un besoin en fonds de roulement important pour pouvoir pérenniser l’activité et la développer. Ce prêt nous a donné cette stabilité pour avancer », confirme Natacha Kancel.
Le prêt gratuit, proposé par France Active Guadeloupe, doté par la Banque des Territoires, la Région et le Département, est un produit innovant. « Ce prêt gratuit constitue une solution accessible et un vrai levier pour les associations qui ont souvent des difficultés à accéder aux prêts bancaires, rappelle Magali Lacambra. Nous pouvons alors intervenir en tant que co-financeur à hauteur de 70% des besoins. Ce qui ouvre les portes à de nouvelles solutions financières pour les associations. »
Avec ce soutien, Drain’ailes peut dès lors se tourner vers l’avenir en multipliant les projets et a donc les moyens d’augmenter sa capacité d’autonomie financière : extension de l’atelier pour accueillir une dizaine de personnes supplémentaires (notamment pour proposer des huiles essentielles ou des eaux florales), ou encore amélioration du process de transformation de la vanille. « D’ici 2-3 ans, nous avons l’ambition de présenter notre vanille au concours général, ce qui sera un levier en plus pour valoriser le travail des femmes qui la produisent », conclut Natacha Kancel.
L’offre France Active Guadeloupe se structure
Avec la volonté de rendre disponible son offre sur tous les territoires, France Active a créé en 2023 France Active Guadeloupe, après deux années d’expérimentation. « Les financements via France Active Investissement, notamment les prêts participatifs, existaient déjà en Guadeloupe. Avec la création de l’association France Active Guadeloupe, nous sommes maintenant en mesure de proposer des prêts gratuits aux associations. Nous jouons alors un rôle d’investisseur en lien avec d’autres cofinanceurs, pour donner un outil inédit aux structures qui se montent, se relancent ou rencontrent des difficultés. Notre palette d’accompagnement s’étoffe », explique Marie Chauvin, responsable du service Offre et conseil.
A bénéficié du
Avec
un investissement de
21 000€
A été accompagné par
France Active Guadeloupe
En 2024
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Nouveau modèle, nouveau départ pour Pléiades


Christophe DAMIRON
PDG de la Scop Pléiades
Services médico-sociaux à domicile
En faisant le pari de la Scop, nous avons posé les bases d’une nouvelle pérennité économique et d’un projet mobilisateur pour le collectif.
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Feurs (Loire)
Services médico-sociaux à domicile
En devenant une Scop (société coopérative et participative) en juillet 2023, l’ex-association Pléiades a ouvert un nouveau chapitre pour ses 300 salariés et ses 3 000 bénéficiaires des services médico-sociaux à domicile qu’elle propose pour tous les âges de la vie.
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« Pléiades a connu des tsunamis successifs », résume Christophe Damiron, son actuel PDG. La structure est en effet née du regroupement de plusieurs associations, la dernière en date aboutissant à une procédure de redressement judiciaire déclenchée par le tribunal de Saint-Étienne en 2018. Christophe Damiron, ancien militaire, depuis vingt ans dans le monde du médico-social, rejoint alors l’embarcation en tant que directeur général, pour travailler à un plan de sortie de crise : « en juillet 2020, nous mettons sur pied un plan de continuation qui se heurte à la pandémie Covid. Celle-ci a certes créé un effet d’aubaine avec l’augmentation des besoins de nos publics, mais sans résoudre notre déficit financier dû en partie à une tarification encadrée trop faible. Or, l’enjeu était grand, car nous avions plus de 300 salariés sur le terrain, motivés et mobilisés », se rappelle-t-il.
La sortie de crise par la voie coopérative
Pléiades opte alors pour un radical changement de modèle quand Christophe Damiron se met en relation avec l’UR Scop (Union régionale des Scop) d’Auvergne-Rhône-Alpes. « Ils ont challengé durant six mois notre modèle économique, ce qui nous a permis de remettre en perspective et de consolider notre projet d’entreprise. Par exemple, en axant notre développement sur des services de conciergerie. En parallèle, la tarification réglementée a été revue à la hausse, ce qui nous nous a donné plus d’assise économique », explique-t-il.
Sans oublier que le modèle coopératif est fondamentalement participatif : ainsi 37 % des salariés de Pléiades ont accepté de devenir sociétaires en investissant un mois de salaire. Ce qui a représenté une vraie force à la barre du tribunal quand il a fallu défendre le projet.
« Mais au-delà de l’annulation de la dette de l’association grâce à sa liquidation judiciaire, du nouveau modèle économique en Scop et de la mobilisation des salariés, encore fallait-il reconstituer notre fonds de roulement », précise Christophe Damiron. L’UR Scop le met alors en relation avec différents financeurs et avec France Active qui lui apporte des garanties bancaires et un investissement à hauteur de 250 000€. « Sans ce soutien du mouvement coopératif, du Crédit Coopératif et de France Active, nous n’aurions pas réussi à convaincre le tribunal et les investisseurs de notre capacité à reprendre l’association et à nous engager sur une voie équilibrée et pérenne. Une des clés du succès est d’être bien entourés et cela a été le cas », complète-t-il.
Une Scop désormais à flot
Presque un an après le lancement de la Scop, Pléiades compte environ 90 sociétaires et connaît une situation économique favorable « Aujourd’hui, tous les voyants sont au vert. Nous avons retrouvé la possibilité d’investir dans nos projets. »
Pour Christophe Damiron, les prochains mois vont dès lors être cruciaux pour relever deux défis majeurs. « Le premier sera de confirmer la solidité de notre rentabilité. Car n’oublions pas que les structures de l’ESS sont des entreprises qui doivent être viables économiquement. C’est un prérequis indispensable. »
Le second : être attractifs en tant qu’employeur. « Comme beaucoup d’acteurs du secteur médico-social, nous faisons face à une crise des vocations. Ce qui nous oblige à nous montrer innovants dans nos recrutements et à intégrer de l’agilité et de l’adaptabilité. Là aussi, la gouvernance coopérative est un plus, car elle permet aux sociétaires de reprendre la main sur la définition des conditions de travail et la stratégie. »
A bénéficié du
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Avec
une garantie de
100 000€
un investissement de
250 000€
A été accompagné par
France Active Loire
En 2023
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“A Meda”, une épicerie qui fait du lien social sa spécialité


Dominique MARTINI
Co-gérante d’“A Meda”
Epicerie fine de produits locaux et bar à vins
La prime du programme Accès+ dont j’ai pu bénéficier a été décisive car elle nous a permis de financer notre laboratoire de production, au moment où nous avions le plus besoin de fonds.
L’accompagnement de France Active a été super, ils ont été très réactif, ce qui nous a permis d’ouvrir « A Meda » rapidement.
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Levie (Corse)
Epicerie fine de produits locaux et bar à vins
Dominique Martini, a repris une épicerie spécialisée dans les produits régionaux de son village natal du sud de la Corse : Levie. Le programme Accès+, soutenu par le ministère du Travail de la Santé et des Solidarités lui a permis de se lancer plus sereinement.
Dominique MARTINI, pouvez-vous nous présenter votre projet ?
A Meda, est une épicerie fine spécialisée en produits locaux corses. Ils sont sélectionnés par nos soins auprès de petits producteurs des environs ou confectionnés directement sur place, notre produit phare est la Sciacce de Levie à la pomme de terre. Avec mon conjoint, nous avons débuté cette aventure lorsque nous sommes devenus parents. Nous avons fait le pari d’un changement de vie, en nous installant dans le village d’où nous sommes originaires.
Attachés à notre terroir, nous travaillons avec un maximum de producteurs locaux, avec des produits de qualité vendus à un prix raisonnable pour une clientèle locale principalement. Ce qui nous tient à cœur, c’est d’être un lieu ouvert à tous qui maintient le lien intergénérationnel dans la commune. Pour cela, nous organisons des soirées festives car nous voulons aussi apporter de l’animation toute l’année, y compris en dehors des saisons touristiques.
Pourquoi vous êtes-vous tourné vers France Active ? Et que retenez-vous de cet accompagnement ?
France Active nous a accompagné en garantissant le prêt nécessaire à l’achat du fonds de commerce que nous avons repris. Sans cet appui, “A Meda ”aurait pu difficilement voir le jour.
Au départ, je ne connaissais pas du tout l’association, c’est ma banque qui m’a transmis les coordonnées de France Active Corse. Cette aide précieuse a pu nous permettre de démarrer avec une trésorerie confortable, un vrai plus pour pouvoir se lancer !
Alors que nous devions ouvrir l’épicerie, le partenaire qui devait réaliser les spécialité Corse proposées à la vente s’est désisté. La prime du programme Accès+ dont j’ai pu bénéficier a été décisive car elle nous a permis de financer notre laboratoire de production, au moment où nous avions le plus besoin de fonds.
L’accompagnement de France Active a été super, ils ont été très réactif, ce qui nous d’ouvrir « A Meda » rapidement.
Quels sont vos projets pour les années à venir ?
Nous souhaitons continuer à nous développer davantage. En particulier sur la confection de spécialité sur place, pour à l’avenir, devenir producteur nous-même. C’est grâce à ces produits que nous pouvons faire rayonner notre commerce, notre village et notre territoire.
Zoom sur le programme Inclusion par le Travail Indépendant :
En mars 2021, France Active répond à un appel à projets lancé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. A cette occasion, France Active enrichi son Pacte Création de nouveaux modules d’accompagnement à destination des entrepreneurs les plus fragiles autour de 4 thématiques :
- la pédagogie financière (piloter sa trésorerie, gérer au mieux ses relations avec son banquier, tableaux de bord et outils de gestion, crowdfunding et analyse et gestion financière),
- la protection et sécurisation (la prévention des risques, la protection sociale et juridique, la responsabilité civile, les cyber-risques)
- la sensibilisation au numérique (pour la prospection, la notoriété…),
- une sensibilisation à l’engagement.
Et pour les jeunes de 18 à 30 ans, une prime de 3 000€.
A bénéficié du
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Avec
une garantie de
80 000€
une prime de
3 000€
A été accompagné par
France Active Corse
En 2022
Le regard de France Active
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Alicia CHERENTI
Chargée de mission chez France Active Corse
Quels étaient les premiers besoins de Dominique Martini, lorsqu’elle a pris contact avec France Active Corse ?
Dominique Martini et Baptiste Nicolai ont eu une belle opportunité en reprenant l’épicerie “A Meda”. Située dans une zone rurale excentrée, c’est un projet que nous avons eu à cœur de soutenir, car il a un réel impact positif sur son territoire : il le dynamise, il rapproche les habitants tout en faisant vivre l’économie locale. C’est un de nos partenaires bancaires qui a pu nous mettre en relation. L’accompagnement a été rapide et fluide lors du lancement du projet.
Qu’est-ce que France Active Corse a mis en place pour aider cet entrepreneur ?
Pour compléter leurs apports personnels, ils ont pu bénéficier d’une garantie égalité territoire, qui a couvert 80% de leur emprunt, du fait de l’implantation dans un territoire rural fragile. A travers le programme Accès+ du pacte Création de France Active Dominique Martini a participé à des webinaires. Notamment avec notre partenaire Entrepreneurs de la Cité sur la thématique de la Protection & de la Sécurisation afin de mieux connaitre les risques auxquelles les entreprises pourraient être confrontées. Notre soutien est essentiel pour ces entrepreneurs, engagés dans un parcours de création, cela sécurise le projet et leur facilite l’accès à des financements.
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L’autopartage fait sa place dans l’agglomération toulousaine

Alexandre JOUAVILLE
Directeur général de la coopérative Citiz Occitanie
Autopartage
En tant que partenaire, France Active renforce l’écosystème de l’Economie sociale et solidaire en crédibilisant des projets comme le nôtre.
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Toulouse et son agglomération
Autopartage
En mutualisant les véhicules et en réduisant la dépendance à la voiture, l’autopartage est une solution de mobilité innovante et vertueuse pour faire face aux enjeux environnementaux et contribue au mieux-vivre en ville. Il y a plus de 20 ans, naissait le réseau Citiz, aujourd’hui présent dans 200 villes avec un flotte de plus de 2000 voitures disponibles 24h/24. En Occitanie, Citiz propose des voitures dans 45 stations dans toute la région (pour éviter de centrer sur la métropole). France Active est aux côtés des structures de ce réseau pionnier de l’autopartage depuis de nombreuses années. https://vimeo.com/900929165?share=copy
Alexandre JOUAVILLE, pouvez-vous présenter votre structure en quelques mots ?
Citiz est une coopérative proposant une flotte de voitures en libre-service dans les territoires. Pionnier de l’autopartage en France, nous défendons une vision de la mobilité alternative à la possession d’une voiture individuelle. En permettant d’accéder facilement à une voiture de façon occasionnelle, Citiz remplace 8 voitures individuelles et libère 3 places de stationnement en voirie. Notre ambition est de développer des stations en lien avec toutes les infrastructures d’offres de mobilité durable et de transports en commun dans la région.
En quoi l’engagement est-il au cœur du projet de Citiz ?
Tout d’abord, nous sommes une Scic, une société coopérative d’intérêt collectif où toutes les parties prenantes prennent les décisions en commun. Citiz est également un projet ambitieux d’intérêt général qui agit pour l’amélioration de la qualité de vie de nos concitoyens, en limitant le nombre de voitures et l’espace dédié au stationnement en ville. Notre projet s’attache par ailleurs à réduire son impact environnemental en proposant des voitures le moins émissives possibles. Nous souhaitons également donner à certains foyers la possibilité d’accéder à un moyen de transport individuel à moindre coût, grâce à une politique tarifaire transparente et incitative (coût de la location à l’heure, au kilométrage…).
En quoi France Active vous a-t-elle permis de renforcer vos engagements ?
France Active adopte une approche prospective de l’engagement avec des critères permettant de s’assurer qu’une finalité engagée soit vraiment au cœur des projets qu’ils accompagnent. Grâce à leur regard critique lors de l’étude de notre dossier, ils nous ont permis de renforcer l’engagement de notre projet. En tant que partenaire, France Active renforce l’écosystème de l’Economie sociale et solidaire en crédibilisant des projets comme le nôtre.
A bénéficié du
Avec
plusieurs investissements d’un total de
395 000€
une garantie de
84 000€
une prime de
8 000€
A été accompagné par
France Active MPA Occitanie
Depuis 2021
Le regard de France Active
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Hélène GAUTHIER
Coordinatrice financement chez France Active MPA OccitanieComment avez-vous identifié le projet Citiz ?
Citiz a bénéficié du fonds ISO (Investir Solidaire en Occitanie). Un fonds coconstruit par MPA Occitanie et d’autres financeurs locaux, notamment l’Union régionale des Scop et IES (Initiative pour une Économie Solidaire). Nous travaillons étroitement avec ces réseaux partenaires qui nous permettent d’identifier de nombreux projets engagés comme celui de Citiz.
En quoi la démarche de Citiz répond-elle à la vision de l’engagement que porte France Active ?
Le projet Citiz est fort sur l’ensemble des piliers de l’engagement : emploi, social, territoire, écologie, gouvernance. Citiz a un modèle de gouvernance partagée, de nombreux sociétaires et emploie une dizaine de salariés en Occitanie. Leur offre libère l’espace public, favorise le report modal et réduit la pollution. Enfin, ils ont un maillage fort du territoire avec une présence au-delà des grandes métropoles qui permet d’accéder à une mobilité en voiture à moindre coût. Nous sommes d’ailleurs très fiers d’utiliser des Citiz pour les déplacements de nos conseillers partout dans la région.
Comment accompagnez-vous les entrepreneurs à renforcer l’utilité sociale de leur projet ?
Nous sommes très attentifs aux questions d’engagement lors des campagnes annuelles de suivi ou dans des phases de refinancement. À titre d’exemple, dans le cadre d’une levée de fonds récente d’un acteur fort de l’ESS, nous n’avons pas hésité à le questionner sur sa vision de l’emploi dans la perspective d’une croissance significative.
Par ailleurs, nous avons développé en Occitanie le programme POLLEN qui accompagne les structures de l’ESS dans le développement de leurs impacts à travers la mobilisation d’expertise en interne ou externe et d’outils financiers sur-mesure.
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Du beau travail pour une essence noble


Claire LESTAVEL
Responsable administrative à Ambiance Bois
Travailler autrement
France Active nous accompagne depuis le début d’Ambiance Bois, il y a 35 ans. Au démarrage il s’agissait de garantir un prêt qui nous a permis de nous installer. France Active Nouvelle-Aquitaine reste à nos côtés pour financer nos phases de développement, cela a été le cas notamment pour l’achat d’une ligne de broyage qui nous a permis de valoriser nos déchets.
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Faux-la-Montagne (Creuse)
Travailler autrement
Claire Lestavel est la responsable administrative d’une scierie-raboterie nichée à
Faux-la-Montagne dans la Creuse. Interrogée au sujet d’Ambiance Bois, elle ne parle ni d’elle ni de son parcours, mais d’une équipe. D’ailleurs, elle a été désignée par tirage au sort et n’est « que » la porte-parole d’une société au fonctionnement original. Elle évoque donc les ressources, l’organisation et les valeurs d’une entreprise créée en 1988 par un groupe de scouts qui voulaient travailler autrement. https://vimeo.com/900927932
Dans la forêt
Ambiance Bois est installée sur le plateau des Millevaches. Les créateurs ont fait le choix d’un territoire rural et sont parvenus à y insuffler de la vie grâce à l’activité économique et à l’emploi.
Aujourd’hui, Faux-la-Montagne compte moins de 400 habitants. Malgré tout et grâce à l’investissement de l’équipe d’Ambiance Bois, la commune a réussi à préserver des structures et des commerces essentiels : une crèche, une école, une épicerie-boulangerie, une pharmacie, etc.
Le site de la scierie n’a pas été choisi au hasard. La ressource naturelle est abondamment disponible sur les massifs alentour. Le travail de la société se fait donc en circuit court et sans intermédiaire : ceux qui participent à la récolte du pin Douglas ou du mélèze sont aussi les vendeurs de ces essences transformées, dont ils sont fiers.
SAPO, kézako ?
Dynamisation et éthique, les bases sont posées. Ne reste plus qu’à cocher la dimension sociale et solidaire. C’est chose faite, puisque Ambiance Bois est une SAPO, une société anonyme à participation ouvrière, un statut très peu répandu. Ce modèle a été choisi par les créateurs, car le rapport au travail leur paraissait tout aussi important que la qualité du produit fini.
Le statut de SAPO permet l’autogestion : les décisions sont prises collectivement. Les salariés ont voix au chapitre sur les prix, les plannings, le recrutement, et d’autres sujets qui les concernent en premier lieu.
Les salaires sont les mêmes pour tous, quels que soient l’ancienneté dans l’entreprise, le niveau d’études ou les compétences. En échange, une certaine souplesse et de la polyvalence, lorsqu’elle est possible, sont attendues. Bien sûr, les responsabilités sont partagées.
Dans cette aventure hors norme, l’activité fournie au quotidien est aussi importante que le capital investi : la répartition des dividendes se fait pour moitié aux actionnaires du travail et pour moitié à ceux du capital. France Active a soutenu financièrement Ambiance Bois lors de son installation puis au fil de son développement notamment pour l’achat de matériel. Elle a permis à la scierie-raboterie de poursuivre son évolution et de s’adapter aux nouveaux besoins, et donc de ne rien perdre de ce qui fait son originalité.
A bénéficié du
![]()
Avec
plusieurs investissements d’un total de
253 000€
plusieurs garanties d’un total de
64 000€
A été accompagné par
France Active Nouvelle Aquitaine
Depuis 2013
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Redonner vie aux objets


Nicolas ALMODOVAR
Responsable de développement à La Collecterie
Économie circulaire
France Active nous a accompagnés à des moments-clés de développement de l’association, notamment par des moyens de financement, des facilités bancaires, des avances de subvention sur différents dispositifs, et ce depuis la création de La Collecterie.
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Montreuil (Seine-Saint-Denis)
Économie circulaire
Nicolas Almodovar est responsable de développement au sein de La Collecterie, créée à
Montreuil, en Seine Saint Denis, par un collectif d’habitants en 2013. Celle-ci offre une autre façon de voir le monde et d’en consommer les ressources. Engagé d’un point de vue écologique, le lieu a aussi l’inclusion comme cheval de bataille. https://vimeo.com/907538228?share=copy
Le matériel
La planète ne peut produire indéfiniment autant de ressources que nous en dépensons. Cette idée fait son chemin dans les médias et dans les esprits. Des initiatives locales permettent à celles.eux qui le souhaitent de moins ou mieux consommer, de ne pas jeter ce qui peut encore servir.
Le travail de l’équipe commence par la collecte. Les habitants viennent déposer les objets qu’ils n’utilisent plus. Les apports sont triés, réparés et nettoyés afin d’être revendus.
Pour cela, l’association a besoin d’espace de stockage, mais également d’expertise. Il s’agit d’être organisés et d’avoir les compétences techniques pour redonner vie aux objets et aussi donner envie à de futurs acquéreurs.
Deux espaces, un magasin attenant à l’entrepôt et une boutique en centre-ville sont ouverts au public. Les objets upcyclées y sont revendus, à des prix solidaires.
L’humain
La Collecterie porte un atelier chantier d’insertion qui emploie aujourd’hui près de 70 salariés. L’association favorise l’accès à l’emploi à des personnes qui en sont éloignées.
Le lieu est idéal : la logistique, l’artisanat, la vente, l’animation font partie des savoir-faire indispensables développés au fil des années par la Collecterie. Elle offre donc une multitude d’activités favorisant l’acquisition de nouvelles compétences.
L’association a aussi la volonté de transmettre ses connaissances selon les principes de l’éducation populaire. Le but est de favoriser l’émancipation individuelle et collective, et bien sûr d’engager les citoyens sur le chemin de la transition écologique.
Des animations et des ateliers sont donc régulièrement proposés : initiation à la couture, création de luminaires, réfection de chaises, etc. Faire et échanger, se retrouver et prendre conscience des enjeux environnementaux : La Collecterie place les habitants de Montreuil au coeur de l’économie circulaire.
France Active est intervenue financièrement à des moments-clés de l’aventure pour permettre à des citoyens engagés de poursuivre cette initiative et de lui donner de l’ampleur.
A bénéficié du
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Avec
plusieurs investissements d’un total de
260 000€
de plusieurs garanties bancaires de
120 000€
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France Active Ile-de-France
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Travailler et vivre en milieu rural


Nathalie MAGNET
Responsable d’équipe à l’ADMR Colline du Vivarais
Mieux-être pour tous
France Active et l’ADMR répondent aux mêmes valeurs, comme le lien social et l’ancrage territorial. La participation de France Active nous a permis de mettre le doigt sur nos difficultés et ainsi nous avons décidé de revoir notre organisation territoriale pour recréer du lien de proximité avec nos bénéficiaires, mais aussi avec nos salariés.
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Aubenas (Ardèche)
Mieux-être pour tous
Nathalie Magnet est la responsable de l’ADMR les Collines du Vivarais, à Aubenas. Derrière ces quatre lettres se cache un réseau associatif d’aide à domicile en milieu rural. L’idée d’assistance à la population a commencé à faire son chemin après-guerre avec un double objectif : seconder les personnes dans leurs tâches quotidiennes et créer des emplois localement. C’est dans cet esprit que la structure ardéchoise fédère un groupe de salariés et de bénévoles qui intervient sur 40 communes et propose des services « du début à la fin de vie ».
Aider ceux qui en ont besoin
L’association albenassienne vient en aide aux seniors. Elle intervient à différents moments de la journée pour épauler les plus âgés dans leurs tâches quotidiennes. Ils conservent ainsi leur autonomie et donc leur qualité de vie.
https://vimeo.com/900927634?share=copy
L’ADMR intervient aussi auprès des familles pour la garde d’enfants, l’aide aux devoirs ou des questions liées à la parentalité. Les structures ressources étant rares alentour, l’association pallie un manque et permet à ceux qui le souhaitent de vivre à l’écart des grands centres urbains. L’association soutient ses bénéficiaires à travers : les courses, le ménage, la toilette et la préparation des repas.
Quels que soient l’âge, la situation familiale ou les difficultés des personnes aidées, le lien social prévaut. Les équipes de l’association offrent de la présence, un soutien émotionnel, des bavardages, des activités. Tout ce qui fait le sel de l’existence et permet de lutter contre l’isolement et la solitude.
Un travail qui fait sens
La structure compte 65 salariés et de nombreux bénévoles. Tous travaillent en étroite collaboration. Pour la responsable, il ne s’agit pas seulement d’être à l’écoute des bénéficiaires, il faut aussi s’impliquer auprès de ceux qui permettent à l’ADMR d’exister.
Un des objectifs de l’association est de proposer des emplois pérennes au personnel. Elle souhaite aussi favoriser la proximité des lieux de mission pour les intervenants dont les déplacements s’avèrent nombreux.
Cet objectif de bien-être au travail est très concret dans la liberté laissée pour la mise en place des plannings. Ce sont les équipes qui décident, ce qui en dit long sur la confiance accordée.
Les salariés élaborent les emplois du temps en fonction de leurs pairs et de leurs propres contraintes.
Avec l’appui de France Active, Nathalie Magnet est parvenue à pointer les difficultés de l’association et à engager des changements d’organisation afin de tisser des liens plus solides.
Tout ce qui rend le quotidien plus facile ne peut que favoriser le mieux-vivre de ceux qui travaillent et donc de ceux dont ils s’occupent : un bel exemple de cercle vertueux.
A bénéficié du
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Avec
un investissement de
30 000€
un prêt relance de
40 000€
une garantie bancaire de
20 000€
A été accompagné par
France Active Auvergne Rhône-Alpes
France Active en Drôme-Ardèche
En 2021 et 2022
C’est ici ?
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