Humaniser la prise en charge des défunts et de leur famille

Séverine MASUREL
Fondatrice de la coopérative funéraire de Lille
Scic de pompes funèbres
Quand j’ai découvert ce concept, ce fut un vrai déclic, je me suis demandé pourquoi cela n’existait pas dans ma région. Je trouvais le fonctionnement sain et c’est ce qui m’a séduit.
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Lille (Nord)
Pompes funèbres coopératives
En France, on dénombre plus d’un décès chaque minute. Bien que le sujet soit tabou, nous y sommes tous un jour confronté. Quand cela arrive, les familles fragilisées par cette nouvelle, souhaitent bénéficier d’un accompagnement personnalisé et d’une écoute attentive. C’est le rôle que s’est donné la coopérative funéraire de Lille, fondée par Séverine Masurel.
C’est par le fruit du hasard et des rencontres que cette Lilloise se retrouve à la tête de la première coopérative funéraire des Hauts de France.
Avec une formation en management et gestion, Séverine Masurel a travaillé 24 ans dans le commerce textile, chez Damart. Son dernier poste en date était responsable du service approvisionnement et gestion des stocks. « J’ai eu la chance de travailler dans une société qui a permis ma reconversion. J’y ai appris la gestion, le management, la gestion de projet, le travail en équipe, mais à 47 ans j’avais le besoin fort de me tourner davantage vers les relations humaines, l’accompagnement. »
Parallèlement et au gré de recherches sur internet, elle tombe par hasard sur un article présentant la coopérative funéraire de Nantes. Elle est séduite par le concept. « C’est une autre façon de voir les obsèques et la relation avec les familles », nous précise-t-elle.
Les coopératives funéraires sont des entreprises de pompes funèbres mais pas comme les autres. Elles mettent l’humain et le respect des volontés du défunt au centre de leurs actions et le respect de l’environnement fait partie de leur ADN. Le concept vient du Canada, et se concrétise la plupart du temps en France sous forme de SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif). Ces structures doivent être rentables, mais le profit dégagé est à 100% réinvesti dans la coopérative pour améliorer son fonctionnement et donc au seul profit des familles. Il n’y a pas d’enrichissement personnel. Les salariés de la coopérative ont un salaire fixe et n’ont pas de prime sur la vente de biens ou de services.
Par ailleurs, ces structures sont totalement transparentes sur les prix et sur ce qui est obligatoire ou ne l’est pas.
« Quand j’ai découvert ce concept, ce fut un vrai déclic, je me suis demandée pourquoi cela n’existait pas dans ma région. Je trouvais le fonctionnement sain et c’est ce qui m’a séduit ». Le projet prend forme progressivement. Elle commence par suivre des formations dans le domaine funéraire, elle lance une association de préfiguration et décide de partir à la découverte des structures pionnières en France.
Elle fait un stage de 15 jours au sein de la coopérative funéraire de Nantes et d’une journée au sein de celle de Rennes. Ces immersions lui permettent de mieux comprendre le fonctionnement, de rencontrer les familles, de voir l’accompagnement dont elles bénéficient, le rapport au défunt et l’organisation concrète d’une coopérative.
« Je ne venais pas du monde de l’ESS, ces modes de gouvernance et ces modèles économiques m’étaient totalement étrangers. J’avais besoin de voir par moi-même comment tout cela était organisé, de comprendre, et je fus séduite. »
Elle avance sur son budget prévisionnel et rencontre l’Union régionale des Scop pour le finaliser et écrire les statuts de la SCIC. Par ce biais, elle rencontre les banques et France Active Nord pour lui permettre de financer son projet. Elle obtiendra un investissement ainsi que la garantie de son prêt bancaire de la part de France Active.
La coopérative a ouvert en janvier 2022. En complément de ses activités, elle s’est donnée comme mission de lever le tabou sur la mort en organisant régulièrement des événements ouverts à tous : (visio) conférences, « cafés mortels », ateliers, visites… Au programme de ces rendez-vous : la découverte de nouvelles pratiques ou nouveaux rites, des temps d’échanges entre les participants, de l’information générale sur la Mort et le Funéraire.
Elle propose également des ateliers sur les volontés funéraires afin d’informer chacun d’entre nous sur les éléments indispensables à anticiper, les discussions à avoir avec ses proches.
Elle a d’excellents retours sur ces événements de la part des participants qui se sentent plus légers et mieux informés sur les démarches à accomplir.
Séverine est particulièrement fière de pouvoir accompagner les familles dans ces périodes difficiles et elles rendent bien en lui donnant des retours très positifs. Depuis son lancement, la SCIC se développe et Séverine continue à échanger avec les autres coopératives funéraires. Elle est la 7e à s’être créée en France, d’autres sont en projet. Chaque mois, elle ne loupe sous aucun prétexte la visio qui leur permet à toutes de mettre en commun leurs pratiques et de trouver des solutions aux difficultés ponctuelles auxquelles elles peuvent être confrontées. Ses projets à moyens termes seraient d’agrandir l’équipe et d’avoir sa propre salle de cérémonie.
Site internet
A bénéficié du
Avec
une garantie de
50 000€
un investissement de
30 000€
A été accompagné par
France Active Nord
En 2021 et 2022
C’est ici ?
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Grand Ouest : l’inclusion, l’écologie au cœur de l’action

Fabrice PRÉAULT et Dominique FIÈVRE
Président et directeur général du Groupe Estille
17 entreprises engagées pour l’inclusion et l’écologie
Nous avons établi une vraie relation de confiance avec France Active Pays de la Loire qui nous soutient depuis de nombreuses années sur nos différents projets.
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La Roche-sur-Yon (Vendée)/ Nantes (Loire Atlantique)
Groupe d’entreprises inclusives dans les domaines l’économie circulaire, des loisirs, des services, de la logistique/transport et de la formation
Depuis 25 ans, les différentes entités du groupe Estille œuvrent en faveur de l’inclusion et de la protection de l’environnement. A l’origine, deux hommes : Dominique Fièvre et Fabrice Préault convaincus que le social, l’écologie et l’économique vont de pairs et sont conciliables. « C’est avant tout une histoire de rencontre et de conviction. Nous partageons la même vision de l’entreprise inclusive » précise Fabrice Préault
Surveillant, enseignant puis éducateur de rue, tel est le parcours de Fabrice Préault, aujourd’hui président du Groupe Estille. En 1996, il créé Trait d’Union. Il s‘agit d’une entreprise d’insertion basée à La Roche-sur-Yon et spécialisée dans la gestion des déchets. Progressivement, il lance d’autres entreprises et notamment Siti Intérim (entreprise d’intérim d’insertion) mais aussi une entreprise adaptée spécialisée dans le conditionnement et une autre dans le secteur du travail paysager employant des personnes en situation de handicap. En 2018, le groupe se structure au sein d’une holding : Soltiss. Il préside aujourd’hui le Groupe Estille.Quant au directeur général du Groupe, Dominique Fièvre, il prend la tête d’Ares (insertion dans l’emploi de personnes sans domicile fixe en région parisienne) après un passage au Centre des jeunes dirigeants de l’ESS en tant que chargé de mission, puis il dirige ID’EES Intérim (réseau d’agences d’intérim d’insertion) pendant une quinzaine d’années. En 2014, il rejoint Envie 44 pour en prendre la direction. L’entreprise inclusive œuvre dans les domaines du réemploi, de la logistique et du transport. Soltiss et Envie 44 sont très proches en termes d’activités, de fonctionnement et de vision. En 2021, elles décident de fusionner pour accélérer leur changement d’échelle et améliorer leur impact social, économique et environnemental. Il s’agissait de mieux grandir et ainsi aborder plus sereinement la complexité d’un contexte économique et social toujours plus changeant. La concrétisation de se rapprochement a donné naissance au Groupe Estille.https://vimeo.com/854962377?share=copy
La naissance du Groupe Estille
4 pôles structurent les activités des 17 entités du groupe : bien-être, tourisme, loisirs / économie circulaire et industrie / ressources et compétences / logistique et transports. Ces 4 pôles sont accompagnés dans leur quotidien par un pôle qui regroupe les fonctions supports. Sur ces structures, dix sont des entreprises d’insertion, trois des entreprises adaptées, deux des chantiers d’insertion, un centre de formation et une association intermédiaire.
” Nous voulons faire grandir les activités dans leur territoire respectif et les Hommes qui travaillent au quotidien dans nos entreprises et ce, en collaborant avec l’écosystème local. Nous avons des activités à impact et nous voulons continuer à répondre aux besoins sociaux. “ précise Dominique Fièvre dans ce même article.
Parmi leur projet en cours
Le 1er juillet 2023, ouvre « Le Potager Extraordinaire », un parc de loisirs autour du végétal à La Roche-sur-Yon. Il s’agit d’un lieu immersif pour s’informer et apprendre à mieux s’alimenter, à cultiver… tout en préservant la biodiversité.
France Active est aux côtés des différentes structures du groupe depuis de nombreuses années, une relation de confiance s’est établie entre les deux entités. France Active Pays de la Loire a challengé Estille sur les différents aspects du projet lors de la création du groupe.
Propos recueillis par le journal l’Informateur judiciaire.
A bénéficié des
![]()
Avec
un total de garanties de
150 000€
un total d’investissements de
720 000€
un total de primes de
40 000€
A été accompagné par
France Active Pays de la Loire
Depuis 2005
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Remise en forme et lien social au cœur du projet de Silver Form en Guyane

Jean-François EKANDE
Fondateur et président de Silver Form
Activité physique adaptée en Guyane
Pour concrétiser le projet, j’ai eu l’appui de différentes structures et notamment de France Active qui est intervenue en garantie du prêt.
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Guyane (outre-mer)
Activité physique adaptée en Guyane
Basé en Guyane, Silver Form est un centre de réadaptation et de remise en forme destiné à des personnes qui n’ont plus l’habitude de faire de l’activité physique, qu’elles aient ou non des pathologies.
Ce n’est pas une salle de sport classique, ici pas de miroir pour s’admirer. La salle est à taille humaine, car elle peut accueillir 10 personnes par heure ce qui favorise le lien social. Permettre aux personnes de retrouver la forme et de se maintenir en bonne santé tel est le but de Silver Form. Cela passe notamment par un parcours de fauteuils isocinétiques qui permettent de travailler les différentes parties du corps. Ces dix machines accompagnent véritablement le mouvement et par l’accompagnement d’un coach. « Une des adhérentes est arrivée en déambulateur, désormais elle marche avec une canne uniquement, c’est pour elle une amélioration de son confort de vie et pour nous une vraie satisfaction » souligne Jean-François Ekande, gérant de la structure.
La naissance du projet
« J’ai fait mes études dans l’hexagone, travaillé comme commercial en faisant du porte à porte au début et évolué vers un poste de directeur commercial. Quand je suis revenu en Guyane, j’ai eu envie d’entreprendre. J’ai monté plusieurs sociétés puis j’ai rejoint l’agence de développement économique locale pour conseiller les porteurs de projet à la création de leur entreprise.
J’ai eu l’idée de monter ce projet lorsque nous recherchions, avec mon épouse, des solutions à la perte d’autonomie de ma mère, qui aurait eu besoin d’une structure comme celle-là. J’ai trouvé cette franchise et je me suis lancé bien conscient qu’il y a un vrai manque dans ce domaine sur notre territoire Guyanais.
Ayant été au cœur du développement économique du territoire, je connaissais bien les différents acteurs et les aides à la création d’entreprise. Ça n’a pas empêché qu’au départ, quasiment l’ensemble des banques m’aient dit non. Puis, devenu lauréat du Réseau Entreprendre, j’ai finalement obtenu un accord de trois banques. L’infrastructure que nous proposons n’est pas courante : le mouvement est effectué par la machine, à vitesse constante et s’adapte à chaque personne. La méthode isocinétique permet un travail musculaire optimal afin d’obtenir des gains substantiels de force, d’amplitude musculaire et ainsi réduire la durée d’entrainement et de rétablissement. Si cette technologie n’est pas nouvelle, elle est encore peu destinée au grand public car assez onéreuse.
Pour concrétiser le projet, j’ai aussi eu l’appui de différentes structures, en plus de la banque, Alyse Guyane (une société de capital-risque portée par la collectivité territoriale) et France Active est intervenue en garantie du prêt. »
Silver Form a ouvert depuis janvier et son gérant est satisfait des résultats qui dépassent ses prévisions avec plus d’une centaine d’adhérents grâce au bouche à oreille et à un passage télévisé et ce sans même activer de démarche commerciale.
Son objectif à terme est d’en développer d’autres sur le territoire Guyanais et pourquoi pas sur les Antilles.
Un conseil pour un entrepreneur qui souhaite se lancer ?
« Je lui conseillerai de ne pas attendre que tous les feux soient au vert : lorsqu’on monte un projet, tous les paramètres ne sont pas toujours parfaits mais il faut avancer, foncer et ajuster au fur et à mesure. Quand on en a envie, il faut se lancer ! »
A bénéficié du
Avec
une garantie de
50 000€
A été accompagné par
France Active Guyane
En 2021
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Produire de la bière locale en Guyane

Guylene CONSTABLE
Fondatrice et présidente de la Brasserie de l’Ouest Guyanais – SASU
Fabrication de bières locales
Le montage du projet s’est très bien passé car j’ai été véritablement accompagnée ! Charline Nazaret, conseillère de France Active Guyane ne m’a pas simplement demandé de remplir un dossier, elle m’a guidée, elle m’a indiqué ce que mes interlocuteurs attendaient de moi.
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Mana, Guyane
Fabrication de bières locales
La brasserie de l’Ouest Guyanais fabrique des bières artisanales à partir de produits locaux (seuls le malt, la levure et le houblon, qui ne sont pas produits en Guyane, sont importés). Aujourd’hui elle vend deux types bières : une blonde à base d’agrumes et une ambrée à base de fleurs d’hibiscus et de gingembre. La bière est disponible en pression et en bouteille de 75cl. La brasserie recycle, en partie, les bouteilles de champagne pour conditionner sa bière. Elle récupère aussi la drêche de la bière (les résidus de malt une fois que la bière a été brassée) pour en faire de la farine et la mettre en vente. Elle peut être utilisée pour faire des cookies, des crackers… « on a mis au point des recettes qu’on donne aux acheteurs avec le paquet de farine. On essaye de recycler un maximum. Arriver au zéro déchet, ça me plait bien ! » souligne Guylene Constable, fondatrice et présidente de la brasserie. De photographe pour la publicité à coordinatrice dans un GRETA, formatrice, enseignante pour l’université de Guyane et chef de projet e-learning, Guylene Constable a eu plusieurs vies professionnelles. Si le projet a germé en 2015, c’est en 2022 qu’elle le concrétisera véritablement.
Le cousin de son conjoint est maître brasseur en Belgique. L’idée initiale était de vendre des bières belges en Guyane mais après une étude des coûts, elle a conclu qu’il n’y aurait pas le marché suffisant, « cela revenait trop cher ». Très soutenue par son entourage, elle a donc décidé de faire sa bière et de la distribuer.
« Le montage du projet s’est très bien passé car j’ai été véritablement accompagnée ! Charline Nazaret, conseillère de France Active Guyane ne m’a pas simplement demandé de remplir un dossier, elle m’a guidée, elle m’a indiqué ce que mes interlocuteurs attendaient de moi. Remplir un dossier pour une collectivité, ce n’est pas la même chose que le remplir pour France Active. J’ai été véritablement soutenue et ça a porté ses fruits.
J’ai obtenu un prêt du Crédit Agricole, sa garantie de la part de France Active et le soutien du programme européen LEADER. »
Elle a été confrontée à de nombreux obstacles lors de la création et notamment la hausse des prix. « Pendant le covid, il n’y avait pas de production et quand tout le monde s’est remis à produire, c’est devenu compliqué pour trouver une salle de brassage. Celle que j’avais choisie n’était disponible que dans dix mois, j’en avais besoin dans deux. J’ai donc changé mon fusil d’épaule, mais ça m’a coûté plus cher. En plus de cela, le fret maritime a doublé ! Mais, je développe progressivement de nouveaux débouchés : j’ai fait le salon de l’agriculture, j’ai été sélectionnée pour le salon du Made in France, je vais commencer à vendre dans deux Carrefour contact en Guyane et dans un hôtel Mercure à Cayenne. J’ai quelques pistes à l’étranger également.
Par ailleurs, on travaille aussi sur une nouvelle recette de bière. On va faire des tests avec des restaurateurs dans quelques semaines.
C’est un peu tôt pour tirer les premiers enseignements mais il y a du positif ! Et puis quand ça ne va pas, mon conjoint est là pour me rebooster. »
Un conseil pour un entrepreneur ?
« Il faut qu’il s’accroche et qu’il soit patient. L’une des qualités pour être entrepreneur, c’est la ténacité. Il est nécessaire aussi de savoir prendre du recul et être à l’écoute de ses consommateurs. »
A bénéficié du
Avec
une garantie de
43 600€
A été accompagné par
France Active en Guyane
1 000€
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Scop Ti : réimplanter une filière locale de plantes aromatiques

Olivier LEBERQUIER
Président du conseil d’administration de Scop Ti
Infusions origine France et thés aromatisés
Pour nous, il était essentiel de mettre les hommes et les femmes qui se sont battus, au cœur du nouveau projet.
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Gémenos (Bouches du Rhône)
Infusions origine France et thés aromatisés
Olivier Leberquier a rejoint Fralib dès le début de sa carrière professionnelle. Il était technicien de maintenance jusqu’à la fermeture du site du Havre. Un conflit de 18 mois s’est alors engagé. 152 salariés se sont vu proposer un poste au moins équivalent à Gémenos dans le Sud de la France. Ils ont mené une bataille pour trouver un repreneur au Havre mais celui-ci est arrivé 2 ans après la fermeture. Il a repris très peu d’effectif et a obtenu le site à 1 Franc de l’époque symbolique.
52 personnes ont alors accepté la proposition d’Unilever d’aller travailler à Gémenos. La société a « vendu » à ces derniers qu’il s’agissait de l’usine européenne de thés parfumés pour l’ensemble de l’Europe de l’Ouest. Ils auraient du travail jusqu’à leur retraite.
Deux éléments techniques majeurs permettaient de conforter cet aspect : la ligne de coupe et l’aromatisation naturelle.
Dès 1998, ils décident d’arrêter la ligne de coupe et en 2000 l’aromatisation naturelle.
En septembre 2010, le conflit démarre à l’annonce de la fermeture du site.
Leur volonté première était de sauvegarder les emplois : ” Nous n’aurions pas fermé la porte à un repreneur tiers qui aurait conservé nos emplois et l’outil industriel. Nous avons travaillé à une solution alternative, accompagnés par des partenaires : nos experts, les collectivités locales, la Région… Nous avions plusieurs pistes : un repreneur, la Scop, la Scic en partant du principe que la dimension territoriale était un des points forts du projet (un pan entier de celui-ci repose sur la réimplantation de plantes aromatiques dans notre région). Nous avons finalement opté pour la Scop.
Scop Ti, notamment sous la marque “1336” (correspondant au nombre de jours de bataille avec Unilever), réimplante sur le territoire, une filière locale de plantes aromatiques. Pendant la lutte, Scop Ti a testé la possibilité de faire venir du tilleul de la Drôme. Il est cultivé sur place, séché par des producteurs locaux, puis conditionné chez Scop Ti. Olivier Leberquier précise : “en comparaison, le tilleul Eléphant vient d’Amérique latine, il arrive au port d’Anvers, il part en Allemagne pour être coupé et aromatisé, il passe par la Pologne pour être conditionné et il est vendu en France, car il n’est consommé qu’en France. Il s’agit d’une véritable aberration écologique. Chez Scop Ti, toutes nos infusions Bio sont ‘made in France’ ”.
Olivier Leberquier poursuit : “la lutte contre Unilever a duré 4 ans et 76 salariés sont allés jusqu’au bout. Ce temps nous a permis de peaufiner notre projet : le fonctionnement démocratique de l’entreprise, les fonds… Nous avons mis les hommes et les femmes au cœur du projet de l’entreprise. Ils font tous partis de la nouvelle équipe même si financièrement ce n’était pas la meilleure des choses à faire, cela nous paraissait inconcevable de faire autrement.
France Active nous a accompagné à travers plusieurs DLA (dispositifs locaux d’accompagnement) : dans un premier temps quand les premières difficultés sont arrivées et aujourd’hui dans un projet de rachat de terrain avec de nombreux partenaires pour créer un lieu dédié à l’ESS”.
A bénéficié du
Avec
un accompagnement du
DLA
A été accompagné par
France Active Provence Alpes Côte d’Azur
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Une seconde vie au matériel de puériculture


Séverine INKERMAN
CEO et Co-fondatrice de Tikoantik
Conseil et vente de matériel de puériculture reconditionné
Chaque année, des millions d’objets de puériculture sont achetés neufs en France. Ils proviennent majoritairement d’Asie. Séverine Inkerman souhaite proposer une alternative juste et durable en remettant dans le circuit du matériel nettoyé et vérifié à moindre prix.
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Lorient (Bretagne)
Conseil et vente de matériel de puériculture reconditionné
Chaque année, des millions d’objets de puériculture sont achetés neufs en France. Ils proviennent majoritairement d’Asie. Séverine Inkerman souhaite proposer une alternative juste et durable en remettant dans le circuit du matériel nettoyé et vérifié à moindre prix. Le principe est simple : un rendez-vous permet aux futurs parents de faire le point sur leurs besoins en termes de matériel pour accueillir leur enfant. A partir de cette liste, ils peuvent acheter en ligne sur le site de l’entreprise Tikoantik et recevoir la marchandise chez eux. L’idée de création de cette entreprise a germé en 2021, en pleine pandémie de covid 19. Un petit groupe de parents, intéressés par l’économie circulaire, s’est formé pour réfléchir à une alternative d’achat au matériel de puériculture neuf. A l’arrivée du premier enfant notamment, les parents ont besoin de conseils, de contrôle qualité et de garantie. C’est ce que propose Tikoantik. https://vimeo.com/801289687A travers ce projet, Séverine Inkerman a souhaité mettre en place un véritable écosystème local de l’Economie sociale et solidaire : elle travaille avec l’Esat Alter Ego pour le nettoyage du matériel et avec l’entreprise d’insertion Book Hémisphères pour la partie logistique et envoi des produits. Les objets sont à destination des parents mais aussi des professionnels de la petite enfance (comme les responsables de crèches par exemple)En parallèle, Tikoantik travaille aussi sur l’accompagnement aux changements de pratiques en lien avec la transition et l’éco-parentalité à travers des ateliers de sensibilisation et des évènements.Pour monter son projet, Séverine Inkerman a été accompagnée par France Active dans le cadre du dispositif Place de l’émergence. « Ce qui a été le plus précieux dans l’accompagnement de France Active c’est le regard extérieur bienveillant et exigeant sur le projet » nous confie-t-elle.
Site internet
A bénéficié des
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Avec
une garantie de
33 000€
le programme Place de l’émergence pour
10 000€
A été accompagnée par
France Active Bretagne
Et soutenue par
Caisse des Dépôts
En 2022
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Autres stories
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Concilier vie de famille et vie professionnelle avec la création de son activité

Andi MALANDA
Fondatrice de Super Food Africa
Epicerie de produits africains
La conseillère de France Active m’a donné ce qui me manquait : l’écoute et la possibilité d’avoir une garantie.
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Nantes (Pays de la Loire)
Epicerie de produits africains
De l’idée à la concrétisation
La période est propice aux reconversions professionnelles. Autant qu’un changement d’orientation, c’est la nécessité qui a poussé Andi Malanda, 35 ans, à se lancer l’été dernier à Nantes dans l’ouverture d’une épicerie de produits africains : « j’étais persuadée que ce type de boutique qui n’existait pas encore quartier Saint-Joseph pouvait rencontrer le succès. J’ai commencé à y penser il y a six ans, en voyant l’exemple d’un autre magasin local ». A l’époque, cette maman de 4 enfants fait encore des soins à domicile, après avoir été agent hospitalière pendant 8 ans. Dans le peu de temps qui lui reste à disposition entre vie de famille et vie professionnelle, elle lance sa propre étude de marché pour mesurer s’il y aurait une clientèle pour des produits tropicaux dans le quartier Saint-Joseph, où elle a emménagé elle-même en 2019.
La mise en place du projet
Son premier budget prévisionnel lui montre aussi que cela peut marcher. Mais la recherche d’un local s’avère plus problématique. Elle lui prendra presque trois ans… « J’ai commencé à prospecter, mais en parallèle, je n’avais pas de banque pour financer le local, explique Andi Malanda. Comme j’étais en contact avec la Maison de la création de Nantes, j’ai pu avoir un rendez-vous avec France Active. La conseillère m’a donné ce qui me manquait : l’écoute et la possibilité d’avoir une garantie. Comme ma famille m’apportait du capital, une banque a enfin validé mon dossier et en même temps j’ai trouvé un local. »
L’ouverture de la boutique
Super Food Africa a ouvert ses portes en octobre, après quelques travaux de mise aux normes, financés par le prêt garanti de France Active, dans le cadre du Programme Accès +*. Et comme prévu par l’intuition d’Andi Malanda, les clients se pressent pour des produits qu’on ne trouve pas ailleurs, en provenance du Congo, dont elle est originaire, et d’autres pays africains : feuilles de manioc, piments, huile de palme. Les aliments viennent des grossistes ou d’autres épiceries en région parisienne. Elle compte aussi sur les fêtes des diasporas africaines pour développer l’activité. Mais à lui seul, le quartier Saint-Joseph avec ses nouvelles habitations est la garantie de débouchés commerciaux pour Super Food Africa. Elle présente aussi l’avantage d’être à 5 minutes à pied de son propre logement pour pouvoir s’occuper de ses enfants.
Zoom sur le programme Inclusion par le Travail Indépendant :
En mars 2021, France Active répond à un appel à projets lancé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. A cette occasion, France Active enrichi son Pacte Création de nouveaux modules d’accompagnement à destination des entrepreneurs les plus fragiles autour de 4 thématiques :
- la pédagogie financière (piloter sa trésorerie, gérer au mieux ses relations avec son banquier, tableaux de bord et outils de gestion, crowdfunding et analyse et gestion financière),
- la protection et sécurisation (la prévention des risques, la protection sociale et juridique, la responsabilité civile, les cyber-risques)
- la sensibilisation au numérique (pour la prospection, la notoriété…),
- une sensibilisation à l’engagement.
Et pour les jeunes de 18 à 30 ans, une prime de 3 000€.
A bénéficié du
Avec
deux garanties d’un montant total de
8 000€
A été accompagné par
France Active Pays de la Loire
En 2022
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Redonner vie aux bâtiments vacants

Simon LAISNEY
Fondateur et dirigeant de Plateau Urbain
Mise à disposition d’espaces vacants pour des acteurs culturels, associatifs, et de l’Economie sociale et solidaire.
Nous cherchons à redonner vie aux bâtiments vacants.
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Paris
Mise à disposition d’espaces vacants pour des acteurs culturels, associatifs, et de l’Economie sociale et solidaire.
Plateau Urbain est une coopérative d’urbanisme temporaire et transitoire qui propose des espaces de travail abordables, entre 30 à 70% en dessous du prix du marché immobilier classique, dans des lieux vivants et créatifs, propices aux projets communs. Organisée en coopérative (Scic), l’entreprise prend en charge aussi bien l’étude à la gestion de lieux que le montage de projets.
A travers le choix de ce statut elle fait participer aux grandes décisions toutes les parties prenantes du projet.
Pour aller plus loin dans son engagement, Plateau Urbain a mis en place des partenariats avec des acteurs de la solidarité comme l’association Aurore ou encore l’Armée du Salut. Ces structures apportent ainsi une partie hébergement aux tiers lieux solidaires que Plateau Urbain développe et permettent ainsi de loger des personnes sans abri ou aux demandeurs d’asile de bénéficier d’un nouvel espace.
Cette vidéo a été réalisée lors de la biennale de l’engagement en juin 2022 au cours de laquelle, Simon Laisney est intervenu pour une conférence “Sortons du blabla sur les territoires solidaires” aux côtés d’Antoinette Guhl (vice-présidente de la Métropole du Grand Paris) et de Laure Gayet (Approche.s !).
Simon Laisney, son fondateur et dirigeant, nous en parle.
https://vimeo.com/772096003
Site internet
A bénéficié des
![]()
Avec
plusieurs garanties d’un montant total de
60 000€
plusieurs investissements de
560 000€
A été accompagné par
France Active et France Active Paris
Dès 2018
C’est ici ?
Autres stories
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De l’usine à la création de son restaurant

Halil ADA
Fondateur du Boss Fort
Restaurant aux spécialités turques
Sans France Active, je n’aurais pas pu lancer mon projet. De plus, les questions de M. Taleb, mon conseiller au sein de France Active Bourgogne, m’ont permis de me challenger et d’améliorer mon projet.
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Mâcon (Saône-et-Loire)
Restaurant aux spécialités turques
Conducteur de ligne pour l’industrie agroalimentaire ou pharmaceutique, puis tourneur fraiseur, M. Ada a commencé sa vie professionnelle en usine. Il découvre le monde de la restauration en 2003 et fait des allers – retours entre les deux secteurs jusqu’en 2009.
« Quand je travaillais à l’usine, les 8 heures de la journée me paraissaient interminables, alors qu’en restauration je ne vois pas le temps passer. »
Poussé par son entourage, il décide de lancer son projet de restaurant de spécialités turques à Mâcon. Son cousin achète un immeuble en plein centre-ville, sur les quais de Saône, et lui propose d’installer le restaurant en rez-de-chaussée. Un emplacement idéal pour M. Ada qui saute sur l’occasion.
Pour le financement, son premier réflexe a été de frapper à la porte de sa banque, celle-ci décide de ne pas suivre. Il s’adresse alors au Crédit Agricole qui va l’orienter vers France Active. « Sans France Active, je n’aurais pas pu lancer mon projet. De plus, les questions de M. Taleb, mon conseiller au sein de France Active Bourgogne, m’ont permis de me challenger et d’améliorer mon projet ».
M. Ada a bénéficié du dispositif Inclusion par le Travail Indépendant*, un programme lancé par le ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion auquel France Active apporte une réponse en renforçant son offre d’accompagnement. Dans ce cadre, M. Ada a suivi plusieurs webinaires sur des sujets comme la gestion d’entreprise, la comptabilité, la communication… pour endosser pleinement son rôle de chef d’entreprise.
Après plusieurs mois de travaux, son restaurant ouvre début octobre, il a hâte de proposer ses bons petits plats à ses clients.
Un conseil pour un porteur de projet ?
Il faut être à l’écoute des propositions et des critiques, qu’elles soient positives ou négatives.
« Par exemple, ma femme m’a suggéré de réaliser un mur floral dans la véranda du restaurant. J’étais au départ réticent mais je l’ai mis en place et c’est ce détail qui fait s’arrêter les clients devant mon restaurant. Ils me demandent tous la date d’ouverture. »
Zoom sur le programme Inclusion par le Travail Indépendant :
En mars 2021, France Active répond à un appel à projets lancé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. A cette occasion, France Active enrichi son Pacte Création de nouveaux modules d’accompagnement à destination des entrepreneurs les plus fragiles autour de 4 thématiques :
- la pédagogie financière (piloter sa trésorerie, gérer au mieux ses relations avec son banquier, tableaux de bord et outils de gestion, crowdfunding et analyse et gestion financière),
- la protection et sécurisation (la prévention des risques, la protection sociale et juridique, la responsabilité civile, les cyber-risques)
- la sensibilisation au numérique (pour la prospection, la notoriété…),
- une sensibilisation à l’engagement.
Et pour les jeunes de 18 à 30 ans, une prime de 3 000€.
A bénéficié du
Avec
plusieurs garanties d’un montant total de
35 000€
A été accompagné par
France Active Bourgogne
En 2022
C’est ici ?
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