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Un écosystème pour valoriser les produits agricoles locaux

Solène ESPITALIÉ

Fondatrice des Jardins de Solène

Valorisation des produits agricoles locaux

On est entouré de personnes qui nous poussent à aller plus loin.
Au moment où nous voulions viabiliser et pérenniser le modèle économique, resté fragile puisque dépendant des subventions, nous avons fait appel à France Active PACA. Je les remercie encore parce qu’ils nous connaissent depuis l’origine du projet et grâce à cet accompagnement, on a pu faire une étude vraiment globale.


Pernes-les-Fontaines (Vaucluse)
Valorisation des produits agricoles locaux

C’est au Kenya, l’année de ses 20 ans, que le projet de Solène Espitalié prend sa source, lors d’un stage dans le développement agricole. « J’ai eu la chance de travailler avec des agriculteurs et des agricultrices kenyans et j’ai vraiment été très impressionnée par leur capacité de débrouillardise et leur solidarité », nous confie-t-elle. De là, a commencé à germer le projet des Jardins de Solène.

Loin du sud de la France, la genèse des Jardins de Solène

 

Dès son enfance, la jeune femme a été entourée de personne en situation de handicap, sa mère était éducatrice spécialisée. Quelques années après, à son arrivée dans le Vaucluse, elle a travaillé pour un syndicat agricole. Elle y a croisé la route de Pierre Hoerter, fondateur du projet alsacien : « la main verte ». Les problématiques qu’il rencontre sont similaires aux siennes. D’un côté les agriculteurs ont besoin de trouver du personnel motivé et prêt à s’engager de façon durable, de l’autre des personnes en situation de handicap qui sont discriminées face à l’emploi et à la formation avec des difficultés d’y accéder. Elle décide donc de créer Les Jardins de Solène, une association qui recycle des fruits et légumes ne rentrant pas dans les standards des grandes enseignes parce qu’ils sont trop petits ou trop gros, les reconditionne et les revend pour la restauration collective des hôpitaux et des écoles. Une aventure qui a débuté à Pernes-Les-Fontaines il y a près de 15 ans. « On essaie d’être le plus sur-mesure possible pour nos partenaires et nos clients. Pour vous donner un ordre d’idée, en 2022, on a pu valoriser plus de 75 000 kilos, donc 75 tonnes. Ce n’est clairement pas beaucoup par rapport à ce qu’il y a sur notre territoire mais l’idée, est vraiment de le développer. En termes d’équivalent repas, on va dire que ça a permis de fournir plus 660 000 repas. A l’année ! »

La coopération : la clé du succès

« On n’est pas tout seul, il y a aucun porteur de projet qui peut créer quelque chose seul. On est entouré de personnes qui nous poussent à aller plus loin.
Au moment où nous voulions viabiliser et pérenniser le modèle économique, resté fragile puisque dépendant des subventions, nous avons fait appel à France Active Provence Alpes Côte d’Azur. Je les remercie encore parce qu’ils nous connaissent depuis l’origine du projet et grâce à cet accompagnement, on a pu faire une étude vraiment globale. »

 

En termes de volume, « on parle de tonnes de gaspillage par semaine sur quelques exploitations agricoles autour de nos locaux. » Sur le territoire du Vaucluse, Solène Espitalié se lance un défi, valoriser des produits frais, de saisons et locaux à destination de la restauration collective. Pour conclure, Solène nous confie : « j’adore cette citation, je crois que c’est ma préférée : ‘il ne savait pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait !’ C’est tellement, totalement vrai pour moi, pour tout porteur de projet comme pour mes collaborateurs. Un grand bravo à eux ! »


Site internet

A bénéficié des


Avec

plusieurs investissements d’un total de

265 000€

plusieurs garanties d’un total de

76 500€

d’une prime de

8 000€

A été accompagné par

France Active Provence Alpes Côte d’Azur

Depuis 2009


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Un réseau de friperie solidaire dans le pays de Montbéliard

Sabah MAHIDINNE

Directrice de Frip’Vie

Réseau de friperies – Atelier chantier d’insertion

Nous avons 4 boutiques dans le pays de Montbéliard. On propose la vente de vêtements, d’accessoires, des bijoux, mais aussi des tote-bags et des jouets.



Pays de Montbéliard (25)
Réseau de friperies – Atelier chantier d’insertion

Frip’vie est une association qui porte un chantier d’insertion depuis 1997. Pleinement engagée dans la transition écologique, elle n’a eu de cesse de se développer. Elle a mené plusieurs investissements qui la conduisent aujourd’hui à accompagner chaque année sur le Pays de Montbéliard (Bourgogne Franche-Comté) près de 150 personnes en retour vers l’emploi. Le point avec Sabah Mahiddine, directrice de l’association.

 

Quel est le rôle de l’association Frip’Vie ?

Frip’Vie est un atelier chantier d’insertion par l’activité économique, fortement implanté sur le Pays de Montbéliard. Nous sommes sur un territoire qui a connu de fortes restructurations industrielles et dont certains habitants rencontrent de fortes difficultés dans l’accès à l’emploi. L’association a été créée pour répondre à ces populations en leur proposant des parcours de professionnalisation avec des encadrants techniques autour de différents supports d’activité : la collecte de vêtements (674 tonnes par an), le tri, la valorisation et la commercialisation de textile de seconde main. Nous employons chaque année près de 150 personnes en contrat de 26 heures par semaine avec 15 salariés permanents pour les accompagner.

 

Comment l’association a-t-elle évolué depuis sa création ?

Le conseil d’administration de l’association est fortement mobilisé dans le développement de notre projet. Tous les cinq ans, nous travaillons sur la stratégie de la structure en nous interrogeant sur ce que nous voulons faire collectivement. Pour notre dernier plan stratégique, nous avons réfléchi à ce pourrait être l’avenir du textile dans les dix prochaines années en redessinant nos orientations pour aller beaucoup plus loin dans la revalorisation du textile. Nous nous sommes posé la question sur la capacité de nos locaux à porter notre développement, ce qui nous a amenés à déménager en 2017 en passant d’un local de 780 m2 à 2300 m2. Nous avons choisi de nous diversifier avec une activité de réparation et de création en couture. Nous avons investi sur une machine de coupe numérique et sur une brodeuse industrielle ce qui nous a permis d’apporter de nouvelles compétences à nos salariés. Nous avons aussi saisi des opportunités sur notre bassin d’emploi.

 

Comment avez-vous travaillé à votre plan de développement ?

Pour chaque phase de développement, nous avons associé nos différents partenaires à travers des conférences de financeurs. Autour de la table : l’Etat, la Région, l’Ademe parfois, France Active Franche-Comté, la Caisse d’Epargne et aussi des Fondations. L’apport de France Active a été essentiel pour nous aider à construire une vision globale à 5 ans et à 10 ans. Leur expertise plus technique nous a été utile pour faire les bons choix financiers. Cela nous aussi permis de déposer un dossier à la Fondation Agir pour l’Emploi d’EDF. Autrement dit, nous avons réussi à construire un écosystème autour de notre projet qui s’élargit année après année.

Et pour parler chiffre, notre dernier plan d’investissement s’élève à 400 000 euros pour développer nos savoir-faire sur les métiers du cuir en pleine coopération avec une école spécialisée de Montbéliard.

 

Votre conseil à ceux qui veulent investir ?
J’invite chacun à développer des coopérations en interne et en externe, quel que soit les interlocuteurs. C’est ce qui favorise les opportunités. Et pour un dirigeant, il faut savoir s’entourer pour ne pas être seul. C’est le moyen de répartir la charge, de partager ses réflexions et de grandir de ses échecs.


Rendez-vous sur le site
de Frip’Vie

A bénéficié du


Avec

des garanties d’un total de

91 000€

un investissement de

70 000€

une prime de

30 000€

A été accompagné par

France Active Franche Comté

Depuis 2008

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Une solution pour éviter la surconsommation des équipements informatiques

Adrien MONTAGUT

Cofondateur de Commown

Location d’équipements informatiques

 Au début de l’aventure, France Active et La Nef (une banque éthique) nous ont soutenus à hauteur de 60 000 €, alors qu’on était une association. Ce financement nous a permis de lancer la première commande. Ils y ont cru avec nous, c’était un pari !


Strasbourg (Alsace)
Location d’équipements informatiques

Et si vous n’achetiez plus de smartphone, de tablette ou encore d’ordinateur ? Et si la solution était de les louer ? C’est la conviction sur laquelle mise l’équipe de Commown pour éviter la surconsommation des équipements informatiques et électroniques. Cette entreprise, créée par 4 fondateurs, a adopté un mode gouvernance coopératif (plus précisément en Scic, c’est-à-dire en Société coopérative d’intérêt collectif) : leur engagement est global.

C’est à la suite d’une projection du documentaire « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent que la vie d’Adrien prend un virage à 180 degrés. Ce chimiste dans le domaine des cosmétiques termine alors son post doctorat à Orléans. Sa sœur l’encourage à aller voir le film et il en ressort transformé avec l’envie de faire changer les choses. Il lance alors un festival consacré à la semaine de la transition sur le campus d’Orléans et l’année suivante, il oublie sa future carrière de chimiste et, sous l’impulsion de son ami d’enfance Elie Assémat, rejoint une petite association avec trois amis. Son nom : Commown.

« Il s’agit d’un fournisseur militant d’appareils électroniques qui lutte contre l’obsolescence programmée par une proposition de service. On va proposer aux clients de souscrire un abonnement qui va leur permettre d’obtenir un smartphone, un ordinateur ou un casque audio avec du service : la prise en charge des pannes des cas et l’assistance à l’usage. L’objectif ? faire durer le plus longtemps possible l’appareil. » nous précise Adrien Montagut, l’un des co-fondateurs de l’association.

Pendant les deux premières années l’association se développe et c’est en 2018 qu’elle se transforme en Société coopérative d’intérêt collectif (Scic). Ce statut permet de rassembler autour d’une même structure, un ensemble de partenaires dans une perspective d’intérêt collectif. Cette ouverture-là permet plusieurs avantages. Le premier est la transparence et l’accès à l’information. N’importe qui peut avoir accès au bilan comptable rapport d’activité. Le statut prône une gouvernance démocratique : une personne égale une voix. Donc, indépendamment de l’apport investit dans la coopérative, chacun possède un vote. Les parts ne peuvent pas être vendues par les sociétaires à l’extérieur de la coopérative. C’est uniquement la coopérative qui peut racheter les parts.

« Au début de l’aventure, France Active et La Nef (une banque éthique) nous ont soutenus à hauteur de 60 000 €, alors qu’on était une association. Ce financement nous a permis de lancer la première commande. Ils y ont cru avec nous, c’était un pari ! ». Il faut imaginer les amis d’Adrien, Elie, Florent et Fred. Assemblant et réparant des téléphones dans leur petit salon de Strasbourg. Puis le carnet de commande se rempli et l’équipe s’installe dans une ancienne menuiserie. Arrive ensuite le premier alternant, puis la première stagiaire qui deviendra la première salariée. Aujourd’hui Commown est installé dans des locaux de 500 mètres carrés à Strasbourg, avec plus de 30 salariés. L’objectif est de s’adresser aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers.

« Notre modèle ? Il nécessite de continuellement rechercher de l’argent. Donc une fois que nous avions livré le premier lot, notre première preuve de concept, nous avons pu retourner voir nos partenaires financiers pour solliciter d’autres montants un peu plus importants pour développer l’activité. Nous n’allons pas convaincre des investisseurs qui cherchent à avoir de la rentabilité sur leur investissement. Et en général, quand nous leur disons une personne ne voit pas de plus-value de cession et très peu distribution de dividendes, il n’y a plus personne autour de la table. Donc on va voir des partenaires de l’Economie sociale et solidaire qui ont l’habitude de financer ce type de projets un peu plus vertueux comme France Active, la Nef, le Crédit Coopératif, la Socoden (outil de financement du réseau Scop). Ce sont tous des partenaires financiers qui ont l’habitude de supporter ce genre d’initiative et nous allons voir aussi les citoyens et citoyennes. » poursuit Adrien Montagut.

Aujourd’hui Commown fait partie des Licoornes, ces start-ups à impact social et environnemental. Parmi elles : Telecoop, Mobicoop, Enercoop, la Nef, COP, Circuit Wreck Up, Label Emmaüs, Citiz et plus récemment Biocoop notamment.

« Si on regarde dans le rétroviseur, à l’époque où j’étais à Orléans, en post-doc dans mon laboratoire de chimie, d’une part, je n’aurais pas pensé que je sois encore chez Commown aujourd’hui. Au départ, j’avais dit à mes associés que j’allais rester que trois ans. Mais il s’avère que je m’amuse bien donc je continue. » conclut-il.


Site internet

A bénéficié du

Avec

des garanties d’un total de

120 000€

des investissements d’un total de

380 000€

A été accompagné par

France Active Alsace

Depuis 2018


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Accompagner les jeunes mamans solos pour faire progresser l’égalité des chances

Céline SOUAKRIA

Fondatrice et directrice de La maison de Jeanne

Accueil pour les jeunes mamans solos et leurs enfants

C’est important d’avoir le regard de France Active, c’est un vrai plus pour le projet.



Valdoie, Territoire de Belfort
Accueil pour les jeunes mamans solos et leurs enfants

Venir en aide aux jeunes mamans solos telle est la mission de La maison de Jeanne, basée à Valdoie, près de Belfort en Franche-Comté. Ce projet regroupe : 6 appartements tous équipés pour les mamans solos de 18 à 26 ans avec leur.s enfant.s, un accompagnement individualisé et une crèche au sein d’un même espace. L’objectif ? Permettre à ces femmes de se (re)lancer dans la vie en facilitant leur quotidien de jeunes mamans.
https://www.youtube.com/watch?v=GT0Dz7nQ_yc
« Tu es folle de quitter un travail comme le tien ! » entendait Céline Souakria, fondatrice, lorsqu’elle a dit à ses proches qu’elle allait se lancer dans un nouveau projet. Et puis très vite, les craintes ont laissé place aux encouragements. Elle a quitté un métier d’enseignante à destination d’enfants aux troubles du comportements lourds pour lancer La maison de Jeanne : un lieu pour les mamans solos de 18 à 26 ans. C’est une bataille de 5 ans pour monter ce projet. Elle a dû convaincre de la nécessité d’un tel espace là où aucune statistique ne fait état de la détresse dans laquelle peuvent se trouver ces femmes. « On leur redonne confiance en elles, on leur permet d’avoir une meilleure estime d’elle-même et quand c’est nécessaire, on les booste pour qu’elles aillent de l’avant. » nous confie Céline Souakria, fondatrice de ce lieu familial prône des valeurs d’authenticité, d’intégrité, de transparence.

Pour aboutir à ce bel endroit, Céline a frappé à la porte de « Co-pilote », une pépinière d’entreprises et de projets d’Economie sociale et solidaire. Elle remercie la pépinière pour son engagement au quotidien (d’ailleurs la personne qui a suivi le projet en est devenue la marraine de la structure).
Accompagnée par France Active Franche-Comté, Céline Souakria a particulièrement apprécié l’expertise de l’association, ses conseils, son regard exigent comme son envie d’avancer à ses côtés. « C’est important d’avoir leur regard, on s’appelle de temps en temps et c’est un vrai plus pour le projet. » précise la fondatrice de la structure.

La fondatrice a aussi bénéficié d’un Dispositif Local d’Accompagnement lui permettant de renforcer sa stratégie financière et son modèle économique comme de travailler au développement de la crèche (notamment la demande d’agrément).

« On a commencé petitement. On voulait créer une maison avec des murs au moment où la loi promulguait le ‘hors les murs’. 5 ans à convaincre et à lever des fonds. 5 ans de travail de fourmi pour voir ce projet aboutir le 25 février 2023. On espère devenir un laboratoire de pensées pour faire progresser l’égalité des chances. », nous indique-t-elle. Sa volonté : développer un lieu sur ce territoire, pas une franchise, pas une startup mais un endroit ancré dans les problématiques locales et dans le domaine de l’Economie sociale et solidaire.Aujourd’hui, la crèche accueille 25 familles et la maison 5 jeunes mamans solos avec leur enfant dans les appartements, . Ces dernières payent un loyer, sont accompagnées par l’équipe au quotidien si elles en ont besoin. L’une d’entre elles précise : « l’équipe est disponible, à l’écoute et prête à nous mettre un coup de pied dans le derrière si c’est nécessaire. » Budget, entretien de la maison, emploi, éducation des enfants… sont quelques-uns des sujets sur lesquels les mamans sont accompagnées. « Dans notre crèche, on n’apprend pas le mandarin mais on est là pour les petits moments du quotidien qui font que les enfants vont bien. », précise la fondatrice. La crèche est ouverte à des horaires atypiques, elle emploie 5 salariées. La maison, quant à elle, emploi une directrice et une coordonnatrice de parcours. Aujourd’hui la plus grosse difficulté pour les mamans, c’est de quitter ce cocon et de voler de leurs propres ailes. Mais Céline nous confie quelques-unes de ses fiertés : « L. aujourd’hui est chargée de recrutement chez Randstad, elle s’est acheté une voiture. V. devrait créer une auto-entreprise pour être formatrice en santé/sécurité au travail. Elle a passé le permis et a acheté sa voiture. »
« Si je devais tirer un bilan de tout cela, je dirais qu’il s’agit d’une expérience très riche. Mais j’avoue avoir sous-estimé l’engagement nécessaire : cela demande une extrême disponibilité. Le modèle économique reste fragile, cela altère parfois l’enthousiasme mais si je devais le refaire, je le referais. Je n’ai aucun doute là-dessus. », conclut-elle.
Un conseil ?
« Foncer ! Sans angélisme, même si pour y arriver, il faut surement une part de naïveté. L’abbé Pierre disait que si une idée est juste et qu’on est tout seul, il faut y aller quand même. », conseille la fondatrice de la Maison de Jeanne. « Les qualités nécessaires sont : le réalisme, le pragmatisme et l’humain. » ajoute-t-elle.

A bénéficié des


Avec

des garanties d’un total de

86 000€

des investissements d’un total de

85 000€

un accompagnement

DLA

A été accompagné par

France Active Franche Comté

En 2021 et 2023

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Faciliter le retour à l’emploi en relançant la filière de réemploi du verre

Charles LEBRASSEUR

Président d’ID Verre

Atelier chantier d’insertion dans le domaine du réemploi du verre

Lorsque l’ADEME et France Active ont suivi le projet, tout le monde a été enthousiaste et a fini par participer au financement pour atteindre les 1,2 million d’euros nécessaire au lancement de l’activité.


Val-de-Reuil (27)
Atelier chantier d’insertion dans le domaine du réemploi du verre

La naissance d’ID Verre est l’un des effets du covid

ID Verre est né d’un constat : pendant le covid, les personnes en insertion ont été particulièrement touchées par la situation à travers l’isolement et la perte de repère. ID Verre permet à l’association ID Vets de diversifier son activité tout en étant moins dépendante de l’accueil du public (ID Vets est une boutique de vente de vêtements d’occasion).

Le président de l’association ID Verre a passé sa carrière dans l’enseignement, comme principal de collège puis proviseur d’un lycée. L’établissement se situait à deux pas de l’association ID Vets. Avec le lycée, il organisait des ateliers avec l’association. Quelques années plus tard, quand la directrice a renouvelé le conseil d’administration, elle s’est tout naturellement tournée vers cet ancien bénévole. « C’est l’équipe qui m’a fait me prendre au jeu – confie Charles Lebrasseur, actuellement président de l’association – et le jeu en vaut la chandelle quand on voit les belles réussites de retour vers l’emploi des personnes accompagnées ».

C’est au moment du Covid que les administrateurs et la directrice d’ID Vets ont décidé de se lancer dans une activité complémentaire. Ils ont réalisé une étude de faisabilité autour du réemploi du verre. Une étude, financée par l’Etat et la Région, a duré un peu plus d’un an. Conclusion : il y a bien un marché sur cette activité et c’est ainsi qu’est né ID Verre.
Les encouragements sont venus de toute part et même si le conseil d’administration était, dans un premier temps, frileux quant à l’investissement. “Lorsque l’ADEME et France Active ont suivi le projet, tout le monde a été enthousiaste et a fini par participer au financement pour atteindre les 1,2 million d’euros nécessaire au lancement de l’activité.” précise le président de l’association.
L’atelier chantier d’insertion ID Verre collecte, nettoie et revend des bouteilles en verre comme bouteilles de seconde-main, le tout en permettant le retour à l’emploi de personnes qui en sont éloignées. Précisément, elle récupère les contenants auprès de Biocoop, de traiteurs, de caves, de brasseries ou de cidreries via des points de collecte. Elle se concentre sur le territoire de l’Eure et de la Seine-Maritime pour éviter de trop grands déplacements. Ce qui conforte leur modèle est le prix de la bouteille neuve. Celles de 75 cl nettoyées par leurs soins reviennent à 18 centimes la bouteille alors qu’une bouteille neuve s’achète à 45 ou 50 centimes. L’association dispose également d’une ligne nettoyage pour les bocaux récupérés auprès des particuliers. Cela nécessite de faire de la pédagogie auprès du grand public et de trouver des espaces qui permettent la collecte de contenants en verre afin d’éviter leur destruction. Les volumes de récupération montent progressivement mais moins vite qu’ils ne l’avaient imaginé et ce pour deux raisons : un certain nombre de producteurs avaient des stocks de bouteilles vides à écouler, et par ailleurs, tous les utilisateurs de bouteilles doivent passer à des colles hydrosolubles pour les étiquettes, ainsi elles sont plus faciles à décoller. L’association a à peine 2 ans et elle devrait être à l’équilibre début 2024 car de nouveaux clients ne cessent de se manifester. L’avenir pour ID Verre est dans un premier temps de stabiliser et d’équilibrer la structure. Aujourd’hui, 8 équivalents temps plein travaillent en insertion au sein de l’association, encadrés par la directrice (à mi-temps entre les structures ID Verre et ID Vets) et trois autres encadrants. Ils ont la possibilité d’aller jusqu’à 12 ETP.
« Si on est autant sollicités, on pourrait passer à deux équipes en parallèle dans les locaux et un temps d’ouverture plus long de l’atelier. Les machines ont la capacité de faire plus », précise le président de l’association.
D’ici un an, ils resteront sur la ligne qu’ils ont choisi : ne pas aller trop loin pour récupérer les contenants mais plutôt accompagner d’autres structures d’insertion semblables à la leur sur d’autres territoires afin qu’elles se développent sur le recyclage du verre.

Charles Lebrasseur indique que ce qui l’a le plus aidé dans ce projet est le dynamisme de la directrice : « elle se démène, quelles que soient les difficultés rencontrées, elle a beaucoup de courage, une volonté d’aller de l’avant et de trouver des solutions. Pour monter ce projet nous avons été confrontés à de nombreuses difficultés notamment dans la recherche de locaux adaptés mais tout s’est bien terminé grâce à notre ténacité et au soutien de la communauté d’agglomération Seine-Eure. »

« Si j’avais un conseil à donner à un entrepreneur solidaire : surtout ne pas faire l’impasse sur l’étude de marché. Il s’agit d’une étape clé qui permet d’identifier les premiers partenaires et les débouchés de l’activité. Et surtout, il faut croire à son projet. », conclut Charles Lebrasseur.

Site internet

A bénéficié du

Avec

plusieurs garanties d’un total de

180 000€

plusieurs investissements d’un total de

230 000€

A été accompagné par

France Active Normandie

En 2022
En 2023

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Un accompagnement social pour les personnes en difficulté en Guadeloupe

Georges BERRY

Président d’Initiatives France Victimes Guadeloupe

Accompagnement des personnes en difficulté

Magali Lacambra, conseillère France Active en Guadeloupe, nous a fortement soutenu dans la phase de restructuration de notre association, elle nous a épaulé pour la mise en place d’outils de pilotage et nous a permis de trouver les financements nécessaires à la pérennisation de notre structure.


Basse-Terre (Guadeloupe)
Accompagnement des personnes en difficulté

Trouver un emploi, un logement, créer une entreprise mais aussi aider les adolescents à trouver des formations… telles sont quelques-unes des actions de l’association Initiatives France Victimes Guadeloupe. Créée en 1997 à l’initiative de femmes de la région sud de Basse-Terre, l’association vient en aide aux personnes en difficulté.

Progressivement, l’association s’est structurée, elle s’est dotée de juristes, d’assistantes sociales, d’un service d’aide à l’accès au logement… L’association oriente, si nécessaire, vers des psychologues, des médecins ou d’autres professionnels comme des avocats.

Les besoins sont assez prégnants sur le territoire : en 2022, l’association a accompagné près de 1800 personnes (elle en accompagnait 700 il y a 4 ans).

Depuis le début, l’association ne cesse d’innover. Elle crée un centre d’hébergement et d’insertion sociale. Elle permet aux victimes de trouver un logement, des formations, un emploi et les accompagne dans la création de leur entreprise et leur vient en aide pour gérer leur budget.

Mais en 2018, la dynamique s’inverse. Initiatives France Victimes Guadeloupe rencontre des difficultés en termes de financement : les subventions se font plus rares et les 16 salariés que compte désormais l’association sont en danger.

Une procédure de sauvegarde est mise en place et l’association remonte la pente progressivement sous l’égide de son nouveau président, Georges Berry soutien de l’association depuis longtemps.

France Active a contribué à cette restructuration. Magali Lacambra, conseillère France Active en Guadeloupe, a accompagné l’association dans la mise en place de nouvelles méthodes de fonctionnement, d’un plan de trésorerie et de financement à travers un prêt et une prime…
Le président de la structure s’est également battu pour signer des conventions pluriannuelles afin de stabiliser le personnel et sécuriser leur emploi. « On ne peut pas aider des personnes en difficulté alors que nous même ne sommes pas sereins. » précise Georges Berry

« J’étais fonctionnaire avant de reprendre l’association, et je n’avais pas la vision des difficultés que pouvait rencontrer une association. De même, je ne me rendais pas compte à quel point les relations interpersonnelles étaient importantes. Créer une ambiance bienveillante est indispensable pour que la structure fonctionne bien. »

De nombreux défis restent encore à relever comme le fait d’améliorer les conditions de travail des salariés de l’association, d’implanter de nouveaux lieux d’accueil dans le Nord Basse-Terre et de redynamiser l’insertion dans le Sud Basse-Terre, à travers notamment la mise en place de partenariats.

Comment contacter l’association ?
Dans ses locaux : 5 cité Casse St Hyacinthe à Basse-Terre (97100)

Par téléphone : 0590 81 80 88 – Numéro vert : 0800 39 19 19

Et pour les femmes victime de violence conjugales, une astreinte est assurée au 0690 290 619 (de 22h à 7h)

Par e-mail : secretariat@initiativesfrancevictimes.gp

A bénéficié du

Avec

une prime de

8 000€

un investissement de

40 000€

A été accompagné par

France Active Guadeloupe

En 2021

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Apprendre de nouveaux métiers pour repartir du bon pied

Evelyne BEAUZOR

Directrice de Birmingh’art

Atelier chantier d’insertion

France Active a été notre lumière dans la nuit, quand Magali Lacambra a pris rendez-vous avec nous et nous a expliqué les solutions que ce réseau pouvait nous apporter. Ce fut un véritable coup de pouce pour notre projet.


Baie-Mahault (Guadeloupe)
Atelier chantier d’insertion

L’association Birmingh’art a été créée en 2017. A l’origine, il s’agissait de développer la pratique artistique en Guadeloupe. Très vite, les fondateurs de l’association ont été confrontés à la réalité difficile du territoire lorsqu’une personne a été tuée lors du vol d’un téléphone portable. Véritable choc pour la communauté, cet événement les a amenés à transformer l’association en atelier chantier d’insertion. Birmingh’art permet désormais aux personnes éloignées de l’emploi de retrouver leur voie à travers diverses activités. Cet atelier chantier d’insertion fonctionne autour de trois grands pôles. L’agroécologie est celui qui remporte le plus de succès auprès des personnes accompagnées, cela les reconnecte avec la nature, le vivant et leur responsabilité citoyenne. Le deuxième pôle, le recyclage de palette, les incite à la réflexion pour régler les problèmes techniques et à faire preuve de créativité. Et enfin, les bénéficiaires sont aussi amenées à réaliser des travaux autour du bâtiment (maçonnerie, électricité, peinture) ce qui contribue à enrichir leur savoir-faire. En travaillant au sein de chacun des pôles, les personnes accompagnées acquièrent de nouvelles connaissances et reprennent confiance en l’avenir. « Le travail d’équipe est la clé. Les profils que nous accompagnons viennent d’horizon très divers, ils ont entre 25 et 60 ans, chacun apporte sa pierre à l’édifice. L’entraide et la bienveillance sont de mise. » précise Evelyne Beauzor, directrice de la structure.L’intégration des nouveaux arrivés dans la structure est organisée en douceur par la directrice de l’association. Petit à petit, Brimingh’art leur apprend à gagner en responsabilité et à pouvoir prendre leur indépendance. Des rendez-vous réguliers sont mis en place pour les accompagner sur les problématiques sociales (recherche de logement, mise en place d’aides…) auxquelles ils peuvent être confrontés. De nombreux ateliers sont organisés tout au long de l’année. En ce moment, l’atelier chantier d’insertion aménage une terrasse pour son local. Il faut fabriquer des bancs, une table et mettre en place un espace jardin. Ce sont d’excellentes mises en situation pour l’équipe accompagnée par l’association. Un bon prétexte qui permet de nombreux échanges entre pairs : « l’échange et l’apprentissage au sein du groupe fonctionne très bien » précise la directrice.

Evelyne Beauzor n’était pas du tout destinée à piloter ce chantier d’insertion. Après un troisième cycle à l’IAE de Paris, elle devient consultante dans un centre de formation continue puis, de retour en Guadeloupe, elle se lance dans la création d’une entreprise consulting. En parallèle, l’association Birmingh’art a pris plus de place que prévue dans sa vie : « c’est ce projet avec des amateurs d’art (comme moi) et des artistes qui m’a embarqué, cela m’a plu et je me sens utile », nous confie-t-elle.

Pour faire fonctionner cette structure, c’est un bras de fer permanent avec les financeurs. « Ils nous financent de manière épisodique. J’ai l’impression que pour eux, notre projet n’est pas sérieux alors qu’il y a un véritable besoin d’accompagnement de ces personnes éloignées de l’emploi sur notre territoire. Dans ce contexte, France Active a été notre lumière dans la nuit, quand Magali Lacambra a pris rendez-vous avec nous et nous a expliqué les solutions que ce réseau pouvait nous apporter. Ce fut un véritable coup de pouce pour notre projet. » précise Evelyne Beauzor. L’association est également soutenue par le service Insertion du département.

Aujourd’hui, s’il fallait dresser le bilan de cette expérience, il serait positif sur de nombreux d’aspects, partage avec nous Evelyne Beauzor. « Les personnes qui quittent notre structure sont à la fois tristes de partir de ce petit cocon et aussi ravies de trouver un emploi. Nous avons un bon taux d’insertion et c’est extrêmement gratifiant de voir toutes ces personnes voler de leurs propres ailes. Pour faire vivre ce projet au quotidien, il faut de la persévérance et de l’opiniâtreté mais la récompense est là : permettre à toujours plus de personnes de retrouver une stabilité. » précise-t-elle.

A bénéficié des


Avec

une prime de

8 000€

un investissement de

40 000€

A été accompagné par

France Active Guadeloupe

En 2021

C’est ici ?

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Encourager le retour à l’emploi à travers la culture florale

Flore GEILLON

Fondatrice du Champ des Sourires

Ferme florale favorisant l’inclusion des femmes dans l’emploi

Mon point de départ du projet : aider des femmes éloignées de l’emploi à travers la culture florale. La fleur coupée a un côté très valorisant pour ceux qui la travaillent.


Longvic (Côte d’Or)
Ferme florale favorisant l’inclusion des femmes dans l’emploi

Le marché de la fleur coupée est une aberration écologique. 9 fleurs sur 10 vendues en France proviennent de l’étranger (Equateur, Colombie…). Un bouquet de roses est l’équivalent carbone d’un aller/retour aérien Paris/Londres, sans parler des pesticides qui rentrent ainsi dans nos foyers.
Alors qu’il est tout à fait possible de cultiver des fleurs en France, Flore Geillon démontre qu’il est non seulement possible de produire localement mais également de participer à l’inclusion de femmes éloignées de l’emploi.

Rien ne prédestinait cette chercheuse à monter sa ferme florale. Flore Geillon a débuté sa carrière dans la recherche fondamentale, elle a fait un doctorat en biologie puis s’est orientée vers la gestion de projets en recherche clinique dans le domaine de la cancérologie. Son évolution vers ce type de fonction a été une véritable révélation : « j’ai découvert la gestion budgétaire, l’organisation des plannings et surtout le travail en équipe. Cela m’a beaucoup plu. J’ai eu envie de mettre en pratique ces compétences dans un domaine qui m’anime au quotidien : les fleurs et l’environnement. Parallèlement autour de moi, j’avais beaucoup d’amies qui ont monté leur entreprise, cela m’a donné envie. C’était maintenant ou jamais ».

Pour lancer son projet, elle rejoint l’incubateur Le T, une structure pilotée notamment par France Active Bourgogne. « Le point de départ du projet était ma volonté d’aider des femmes éloignées de l’emploi à travers la culture florale. La fleur coupée a un côté très valorisant pour ceux qui la travaillent. Mais je ne connaissais pas du tout l’Economie sociale et solidaire. » L’incubateur a parfaitement joué son rôle. Il l’a accompagné dans la formalisation et la structuration de son projet. Il lui a fait découvrir le secteur de l’insertion par l’activité économique. Le modèle de l’Atelier Chantier d’Insertion correspondait bien au modèle économique qu’elle imaginait.

L’incubateur Le T étant piloté notamment par France Active, la passerelle vers le financement du projet a été naturelle. France Active Bourgogne a investi dans le projet et a garanti l’emprunt bancaire.
Pour les autres financements, rien ne s’est passé comme elle l’imaginait. C’est finalement la métropole, le département (par le biais d’un soutien aux micro-filières agricoles) et Carrefour à travers une convention de revitalisation qui lui ont apporté les ressources complémentaires nécessaires au lancement du projet.

« En tant qu’Atelier Chantier d’Insertion nous allons mettre en place dès le lancement de l’activité, un parcours personnalisé pour les femmes en inclusion : elles auront des rendez-vous mensuels avec une personne dédiée pour qu’elle puisse établir leur projet professionnel. Cette personne pourra les accompagner, en fonction de leur besoin, sur les aspects de gestion budgétaire ou de lutte contre les addictions » poursuit Flore.

Persévérance, créativité et engagement sont les trois qualités qui ont le plus servi à Flore lors de la mise en place de son projet. Plus que quelques mois de patience avant de pouvoir travailler la terre et voir fleurir un nouvel avenir pour les femmes accompagnées par le Champ des Sourires.

Site internet

A bénéficié du

Avec

une garantie de

32 000€

un investissement de

20 000€

A été accompagné par

France Active Bourgogne

En 2023

C’est ici ?

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Faire de son restaurant un outil social et écologique

Nicolas JOSSE

Fondateur d’Altermarché

Restaurant – traiteur

Pour mon financement, j’ai pu compter sur plusieurs acteurs : France Active m’a soutenu à travers une garantie sur mon prêt bancaire et m’a aidé à construire mon business plan. Le Réseau Entreprendre®, m’a octroyé un prêt d’honneur et j’ai obtenu des subventions de la part de plusieurs financeurs.


Saint-Maur-des-Fossés (Val de Marne)
Restaurant – traiteur

Aujourd’hui, nous vous invitons à pousser la porte de ce restaurant, traiteur, champignonnière en proche banlieue parisienne. Le fondateur a souhaité faire de ce lieu de vie, un lieu d’inclusion sociale à travers l’insertion de personnes éloignées de l’emploi tout en restant très exigeant sur le choix des produits proposés. La carte est courte, les produits sont frais, locaux et de saison. Une belle histoire où écologie et social vont de pair.Tartinade végétarienne, poulet avec une sauce à la menthe et aux petits pois et tarte aux fraises de Seine-et-Marne, tel était un exemple de menu que vous pouviez déguster à la fin du printemps chez Altermarché. Au choix 4 entrées, 3 plats (viande, poisson et végétarien), 4 desserts : la carte change toutes les semaines en fonction des arrivages de produit de saison, bios et à 50% en circuits courts.
Altermarché est un restaurant traiteur, champignonnière et conserverie basé à Saint-Maur-des-Fossés. Sept salariés y travaillent dont deux en insertion. Ils vous proposent : petits déjeuners, plats, cocktail, buffet le tout en zéro déchet. « Nous sommes les seuls à avoir un tel niveau d’exigence : 95% de nos produits sont bios », précise Nicolas Josse, fondateur de la structure. Et leurs clients : WWF, Abbé Pierre, Confédération Paysanne, plusieurs associations qui interviennent dans le secteur de l’environnement, plusieurs marchés publics… reconnaissent la qualité des produits et leur savoir-faire.
Auparavant salarié d’une grande structure d’insertion et diplômé d’un CAP cuisine il y a 15 ans, Nicolas Josse a voulu changer d’air et réaliser son rêve d’enfant : ouvrir son restaurant.

La restauration est un secteur dans lequel il y a beaucoup de turn-over. « Au cours des deux premières années cela a été compliqué de stabiliser l’équipe. Mais depuis le début de l’année, j’ai de très bons collaborateurs. Je sais que je peux compter sur eux. » poursuit-il.
Des obstacles, il en a rencontré : « j’étais novice dans la profession et j’ai ouvert en 2021, en plein COVID. Si je n’avais pas eu mon apport personnel, la trésorerie n’aurait pas tenu. »

« Pour mon financement, j’ai pu compter sur plusieurs acteurs : France Active m’a soutenu à travers une garantie sur mon prêt bancaire et m’a aidé à construire mon business plan. Le Réseau Entreprendre® m’a octroyé un prêt d’honneur et j’ai également obtenu des subventions de la part de plusieurs financeurs.

Si je devais tirer un bilan aujourd’hui, je dirais que ce qui me rend le plus heureux est de pouvoir satisfaire mes clients tout en créant une bonne ambiance au sein de l’équipe avec laquelle je travaille chaque jour et servir de tremplin aux salariés en insertion.
Je n’avais pas mesuré l’immense charge de travail et l’impact physique et psychologique qu’un restaurant implique. C’est extrêmement éprouvant, mais j’ai le soutien de mes proches et notamment de ma conjointe. »

Un conseil pour un entrepreneur qui souhaite se lancer ?

« Je lui dirais de prendre le temps de contacter tous les partenaires du territoire, se faire connaitre. Et surtout aller voir les financeurs. Le fait de nouer un réseau de partenaires avec des connaissances interpersonnelles cela n’a pas de prix. L’humain est très important. »


Site internet

A bénéficié des



Avec

une garantie de

60 000€

des primes d’un total de

15 000€

A été accompagné par

France Active Métropole

Depuis 2016

C’est ici ?

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