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Café Brocante – Chez Tara

Romane GUESNIER et Robin PAULINO

Co-fondateurs de Chez Tara

Débit de boissons, petite restauration, location de vélo, brocante, décoration

Il est essentiel d’être capable de se remettre en question, de se réinventer, de ne pas compter ses heures et de savoir demander de l’aide.



Perpignan (Pyrénées orientales)
Débit de boissons, petite restauration, location de vélo, brocante, décoration

Romane et Robin sont jeunes, chineurs et bricoleurs. Lassés de la manutention et de la restauration, ils savent depuis longtemps déjà qu’ils se lanceront dans l’entrepreneuriat.
C’est lors d’un voyage en France que l’idée naît, comme une évidence : le projet redonnera vie aux objets, que ces derniers soient adoptés par une nouvelle famille ou détournés.
Le local ? Dans le centre ancien de Perpignan, quartier prioritaire de la ville, le couple reprend un café – petite restauration. Il devient CHEZ TARA “café brocante où tout, absolument tout est à vendre de la table à la tasse en passant par les luminaires et les plantes !”

L’espace de 29m² est optimisé : les meubles sont pleins, “ouvrez-les pour y découvrir des trésors cachés !”.Accompagnés par la CCI dans la réalisation du business plan, ils ont sollicité le soutien de France Active AIRDIE à l’étape du financement et ont pu bénéficier d’une garantie, de deux prêts d’honneur et d’une prime.Le café-brocante est ouvert depuis juillet 2023. Les produits proposés sont qualitatifs et artisanaux, les partenaires locaux (vins, bières, pâtisserie, jus, café, cookies). Le concept plaît et la clientèle est variée !

Quelles sont les aptitudes nécessaires pour se lancer ?

La patience avant et pendant la création, les démarches administratives peuvent être longues. Il faut s’entourer de professionnels liés à votre secteur d’activité.
Il est essentiel d’être capable de se remettre en question, de se réinventer, de ne pas compter ses heures et de savoir demander de l’aide.
Finalement, le plus dur c’est de se lancer.


Page Facebook

Zoom sur le programme Inclusion par le Travail Indépendant :

En mars 2021, France Active répond à un appel à projets lancé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. A cette occasion, France Active enrichi son Pacte Création de nouveaux modules d’accompagnement à destination des entrepreneurs les plus fragiles autour de 4 thématiques :

  • la pédagogie financière (piloter sa trésorerie, gérer au mieux ses relations avec son banquier, tableaux de bord et outils de gestion, crowdfunding et analyse et gestion financière),
  • la protection et sécurisation (la prévention des risques, la protection sociale et juridique, la responsabilité civile, les cyber-risques)
  • la sensibilisation au numérique (pour la prospection, la notoriété…),
  • une sensibilisation à l’engagement.

Et pour les jeunes de 18 à 30 ans, une prime de 3 000€.

Ont bénéficié du

Avec

une garantie de

28 000€

une prime de

3 000€

A été accompagné par

France Active Airdie Occitanie

En 2023

C’est ici ?

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Et si louer permettait d’acheter ?

Lionel ASSOUN

Président de la Scic Agora pour l’habitant

Foncière solidaire

Je ne connaissais pas du tout le champ de l’Economie sociale et solidaire. J’ai vraiment apprécié mon expérience d’incubation ainsi que la bienveillance et le professionnalisme de l’Urscop et de France Active. Leurs analyses et leurs regards sur le projet ont été précieux. » précise Lionel Assoun, président de la Scic.


Lyon (Rhône)
Foncière solidaire

Un locataire à vie paie 3 fois le prix d’un appartement. Partant de ce constat, Lionel Assoun, président de la Scic Agora pour l’habitant a voulu, avec ses associés, proposer une solution d’accès à la propriété pour les locataires.

Après une vingtaine d’années dans la finance, Lionel Assoun a voulu mettre du sens dans son parcours. Son entourage proche a été confronté à la difficulté d’acheter un bien immobilier. Avec un marché très tendu, des prix élevés à la location, les ménages peinent à épargner suffisamment pour accéder à la propriété. Sans aide du cercle familial, les ménages ne peuvent pas acheter leur bien immobilier. Agora pour l’habitant propose une solution : et si louer permettait d’acheter ? La Scic est une foncière solidaire qui achète des logements. Elle propose à des ménages de louer ces logements à un prix raisonnable. Une partie du loyer constitue une épargne leur permettant, à terme, d’acquérir le logement à un prix non spéculatif. Le locataire, associé de la Scic et futur acquéreur, conserve son droit aux APL et dès son entrée dans les lieux, il est assimilé à un propriétaire : il participe ainsi aux assemblées générales de copropriété et s’implique dans la vie de son immeuble. Côté propriétaire, avoir un locataire de ce type permet de réduire les risques de vacances du logement, d’impayés ou encore de dégradations.Si in fine le locataire choisi de déménager, il récupérera l’épargne qu’il a pu accumuler. Pour lancer le projet, Lionel Assoun et ses associés ont dans un premier temps rejoint l’incubateur Alter’Incub en région Auvergne Rhône-Alpes. Au moment de la levée de fonds, ils se sont rapprochés de France Active. « Je ne connaissais pas du tout le champ de l’Economie sociale et solidaire. J’ai vraiment apprécié mon expérience d’incubation ainsi que la bienveillance et le professionnalisme de l’Urscop et de France Active. Leurs analyses et leurs regards sur le projet ont été précieux. » précise Lionel Assoun, président de la Scic.

Avec 1M€ de capital apporté par 50 épargnants solidaires, la foncière a acheté ses premiers logements dans le neuf : « On espère avoir nos premiers habitants en fin d’année 2024 » précise Lionel Assoun.


Site internet

A bénéficié du

Avec

un investissement de

50 000€

A été accompagné par

France Active Auvergne Rhône Alpes

En 2022

C’est ici ?

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Des livres, CD & DVD engagés dans le Berry

Marie DE ROCCA & Stéphanie MEISSONNIER

Présidente et fondatrice & chargée de la communication et du développement du Livre à deux mains

Association à but d’emploi, d’utilité sociale, environnementale et culturelle.

Pour des fêtes plus engagées, on vous propose une consommation plaisir, raisonnable en termes de montant et qui soit responsable. Nous avons la chance d’avoir plus de 20 000 livres, des polars, des romans, des BD…


Graçay (18))
Association à but d’emploi, d’utilité sociale, environnementale et culturelle.

https://vimeo.com/894962536?share=copyécouvrez le témoignage de Marie & Stéphanie du Livre à 2 mains, une association de collecte et revente de livres, CD & DVD. Un projet associatif aux multiples engagements : l’insertion & la création d’emploi, l’accès à la culture pour tous & la remise sur le marché de biens culturels.
Vous ne pouvez pas vous rendre dans la boutique Graçay ? Pas de panique, vous pouvez retrouver l’e-shop de l’association sur Rakuten ou leboncoin.

Site internet

A bénéficié du

Avec

un investissement de

10 000€

A été accompagné par

France Active Centre Val de Loire

En 2022

C’est ici ?

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Des vêtements et accessoires upcyclés à partir de chutes de jeans

Salomé MANZO

Créatrice d’APRÉ

Stylisme de vêtements upcyclés

Ce que je propose pour décembre engagé : des cadeaux uniques faits à la main, durables, éco-responsables. Il s’agit d’accessoires comme des sacs banane ou des tote-bags mais aussi des jeans, vestes…



Florac-Trois-Rivières (48)
Stylisme de vêtements upcyclés

https://vimeo.com/894968695?share=copy

L’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde. Il est possible de limiter cet impact. Et c’est notamment le cas des produits que propose la marque Aprè. Les accessoires et vêtements sont réalisés à partir de chute de tissus récupérées auprès de l’Atelier Tuffery, basé lui aussi en Lozère.

Cela permet de réduire les déchets textiles de la marque et de proposer, pour Aprè, des matières de grande qualité produites localement.

Pour soutenir cette créatrice vous pouvez commander en ligne sur ce son site.


Site internet

A bénéficié du

Avec

une prime de

3 000€

une garantie de

1 600€

A été accompagné par

France Active Airdie Occitanie

En 2023

C’est ici ?

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La Toupie offre une seconde vie aux jouets à Chambéry.

Elsa DONON et Souand IBOUNOU

Coordinatrice et responsable développement commercial à la Toupie

Recyclerie de jouets

Pour cette fin d’année, La Toupie vous propose de mettre sous votre sapin des jouets engagés, qui ont été valorisés par notre équipe et qui sont vendus à prix solidaire, que vous pouvez retrouver dans notre boutique à Chambéry.


Chambéry (73)
Association qui collecte, rénove et vend des jeux, jouets et livres jeunesse pour leur offrir une seconde vie.

https://vimeo.com/893734814?share=copy

En France, les jouets sont utilisés en moyenne que 8 mois, alors que leur durée de vie est d’environ 15 ans. La Toupie propose des jeux, jouets et livres d’occasion pour les petits et grands tout en soutenant l’insertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi dans leur atelier savoyard.

 

Pour les soutenir, vous pouvez vous rendre dans leur boutique à Chambéry ou commander en ligne. 


Site internet

A bénéficié du


Avec

une prime de

14 000€

un investissement de

10 000€

A été accompagné par

France Active Auvergne Rhône Alpes

En 2023

C’est ici ?

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Un écosystème pour valoriser les produits agricoles locaux

Solène ESPITALIÉ

Fondatrice des Jardins de Solène

Valorisation des produits agricoles locaux

On est entouré de personnes qui nous poussent à aller plus loin.
Au moment où nous voulions viabiliser et pérenniser le modèle économique, resté fragile puisque dépendant des subventions, nous avons fait appel à France Active PACA. Je les remercie encore parce qu’ils nous connaissent depuis l’origine du projet et grâce à cet accompagnement, on a pu faire une étude vraiment globale.


Pernes-les-Fontaines (Vaucluse)
Valorisation des produits agricoles locaux

C’est au Kenya, l’année de ses 20 ans, que le projet de Solène Espitalié prend sa source, lors d’un stage dans le développement agricole. « J’ai eu la chance de travailler avec des agriculteurs et des agricultrices kenyans et j’ai vraiment été très impressionnée par leur capacité de débrouillardise et leur solidarité », nous confie-t-elle. De là, a commencé à germer le projet des Jardins de Solène.

Loin du sud de la France, la genèse des Jardins de Solène

 

Dès son enfance, la jeune femme a été entourée de personne en situation de handicap, sa mère était éducatrice spécialisée. Quelques années après, à son arrivée dans le Vaucluse, elle a travaillé pour un syndicat agricole. Elle y a croisé la route de Pierre Hoerter, fondateur du projet alsacien : « la main verte ». Les problématiques qu’il rencontre sont similaires aux siennes. D’un côté les agriculteurs ont besoin de trouver du personnel motivé et prêt à s’engager de façon durable, de l’autre des personnes en situation de handicap qui sont discriminées face à l’emploi et à la formation avec des difficultés d’y accéder. Elle décide donc de créer Les Jardins de Solène, une association qui recycle des fruits et légumes ne rentrant pas dans les standards des grandes enseignes parce qu’ils sont trop petits ou trop gros, les reconditionne et les revend pour la restauration collective des hôpitaux et des écoles. Une aventure qui a débuté à Pernes-Les-Fontaines il y a près de 15 ans. « On essaie d’être le plus sur-mesure possible pour nos partenaires et nos clients. Pour vous donner un ordre d’idée, en 2022, on a pu valoriser plus de 75 000 kilos, donc 75 tonnes. Ce n’est clairement pas beaucoup par rapport à ce qu’il y a sur notre territoire mais l’idée, est vraiment de le développer. En termes d’équivalent repas, on va dire que ça a permis de fournir plus 660 000 repas. A l’année ! »

La coopération : la clé du succès

« On n’est pas tout seul, il y a aucun porteur de projet qui peut créer quelque chose seul. On est entouré de personnes qui nous poussent à aller plus loin.
Au moment où nous voulions viabiliser et pérenniser le modèle économique, resté fragile puisque dépendant des subventions, nous avons fait appel à France Active Provence Alpes Côte d’Azur. Je les remercie encore parce qu’ils nous connaissent depuis l’origine du projet et grâce à cet accompagnement, on a pu faire une étude vraiment globale. »

 

En termes de volume, « on parle de tonnes de gaspillage par semaine sur quelques exploitations agricoles autour de nos locaux. » Sur le territoire du Vaucluse, Solène Espitalié se lance un défi, valoriser des produits frais, de saisons et locaux à destination de la restauration collective. Pour conclure, Solène nous confie : « j’adore cette citation, je crois que c’est ma préférée : ‘il ne savait pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait !’ C’est tellement, totalement vrai pour moi, pour tout porteur de projet comme pour mes collaborateurs. Un grand bravo à eux ! »


Site internet

A bénéficié des


Avec

plusieurs investissements d’un total de

265 000€

plusieurs garanties d’un total de

76 500€

d’une prime de

8 000€

A été accompagné par

France Active Provence Alpes Côte d’Azur

Depuis 2009


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Impacts solidaires

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Un réseau de friperie solidaire dans le pays de Montbéliard

Sabah MAHIDINNE

Directrice de Frip’Vie

Réseau de friperies – Atelier chantier d’insertion

Nous avons 4 boutiques dans le pays de Montbéliard. On propose la vente de vêtements, d’accessoires, des bijoux, mais aussi des tote-bags et des jouets.



Pays de Montbéliard (25)
Réseau de friperies – Atelier chantier d’insertion

Frip’vie est une association qui porte un chantier d’insertion depuis 1997. Pleinement engagée dans la transition écologique, elle n’a eu de cesse de se développer. Elle a mené plusieurs investissements qui la conduisent aujourd’hui à accompagner chaque année sur le Pays de Montbéliard (Bourgogne Franche-Comté) près de 150 personnes en retour vers l’emploi. Le point avec Sabah Mahiddine, directrice de l’association.

 

Quel est le rôle de l’association Frip’Vie ?

Frip’Vie est un atelier chantier d’insertion par l’activité économique, fortement implanté sur le Pays de Montbéliard. Nous sommes sur un territoire qui a connu de fortes restructurations industrielles et dont certains habitants rencontrent de fortes difficultés dans l’accès à l’emploi. L’association a été créée pour répondre à ces populations en leur proposant des parcours de professionnalisation avec des encadrants techniques autour de différents supports d’activité : la collecte de vêtements (674 tonnes par an), le tri, la valorisation et la commercialisation de textile de seconde main. Nous employons chaque année près de 150 personnes en contrat de 26 heures par semaine avec 15 salariés permanents pour les accompagner.

 

Comment l’association a-t-elle évolué depuis sa création ?

Le conseil d’administration de l’association est fortement mobilisé dans le développement de notre projet. Tous les cinq ans, nous travaillons sur la stratégie de la structure en nous interrogeant sur ce que nous voulons faire collectivement. Pour notre dernier plan stratégique, nous avons réfléchi à ce pourrait être l’avenir du textile dans les dix prochaines années en redessinant nos orientations pour aller beaucoup plus loin dans la revalorisation du textile. Nous nous sommes posé la question sur la capacité de nos locaux à porter notre développement, ce qui nous a amenés à déménager en 2017 en passant d’un local de 780 m2 à 2300 m2. Nous avons choisi de nous diversifier avec une activité de réparation et de création en couture. Nous avons investi sur une machine de coupe numérique et sur une brodeuse industrielle ce qui nous a permis d’apporter de nouvelles compétences à nos salariés. Nous avons aussi saisi des opportunités sur notre bassin d’emploi.

 

Comment avez-vous travaillé à votre plan de développement ?

Pour chaque phase de développement, nous avons associé nos différents partenaires à travers des conférences de financeurs. Autour de la table : l’Etat, la Région, l’Ademe parfois, France Active Franche-Comté, la Caisse d’Epargne et aussi des Fondations. L’apport de France Active a été essentiel pour nous aider à construire une vision globale à 5 ans et à 10 ans. Leur expertise plus technique nous a été utile pour faire les bons choix financiers. Cela nous aussi permis de déposer un dossier à la Fondation Agir pour l’Emploi d’EDF. Autrement dit, nous avons réussi à construire un écosystème autour de notre projet qui s’élargit année après année.

Et pour parler chiffre, notre dernier plan d’investissement s’élève à 400 000 euros pour développer nos savoir-faire sur les métiers du cuir en pleine coopération avec une école spécialisée de Montbéliard.

 

Votre conseil à ceux qui veulent investir ?
J’invite chacun à développer des coopérations en interne et en externe, quel que soit les interlocuteurs. C’est ce qui favorise les opportunités. Et pour un dirigeant, il faut savoir s’entourer pour ne pas être seul. C’est le moyen de répartir la charge, de partager ses réflexions et de grandir de ses échecs.


Rendez-vous sur le site
de Frip’Vie

A bénéficié du


Avec

des garanties d’un total de

91 000€

un investissement de

70 000€

une prime de

30 000€

A été accompagné par

France Active Franche Comté

Depuis 2008

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Une solution pour éviter la surconsommation des équipements informatiques

Adrien MONTAGUT

Cofondateur de Commown

Location d’équipements informatiques

 Au début de l’aventure, France Active et La Nef (une banque éthique) nous ont soutenus à hauteur de 60 000 €, alors qu’on était une association. Ce financement nous a permis de lancer la première commande. Ils y ont cru avec nous, c’était un pari !


Strasbourg (Alsace)
Location d’équipements informatiques

Et si vous n’achetiez plus de smartphone, de tablette ou encore d’ordinateur ? Et si la solution était de les louer ? C’est la conviction sur laquelle mise l’équipe de Commown pour éviter la surconsommation des équipements informatiques et électroniques. Cette entreprise, créée par 4 fondateurs, a adopté un mode gouvernance coopératif (plus précisément en Scic, c’est-à-dire en Société coopérative d’intérêt collectif) : leur engagement est global.

C’est à la suite d’une projection du documentaire « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent que la vie d’Adrien prend un virage à 180 degrés. Ce chimiste dans le domaine des cosmétiques termine alors son post doctorat à Orléans. Sa sœur l’encourage à aller voir le film et il en ressort transformé avec l’envie de faire changer les choses. Il lance alors un festival consacré à la semaine de la transition sur le campus d’Orléans et l’année suivante, il oublie sa future carrière de chimiste et, sous l’impulsion de son ami d’enfance Elie Assémat, rejoint une petite association avec trois amis. Son nom : Commown.

« Il s’agit d’un fournisseur militant d’appareils électroniques qui lutte contre l’obsolescence programmée par une proposition de service. On va proposer aux clients de souscrire un abonnement qui va leur permettre d’obtenir un smartphone, un ordinateur ou un casque audio avec du service : la prise en charge des pannes des cas et l’assistance à l’usage. L’objectif ? faire durer le plus longtemps possible l’appareil. » nous précise Adrien Montagut, l’un des co-fondateurs de l’association.

Pendant les deux premières années l’association se développe et c’est en 2018 qu’elle se transforme en Société coopérative d’intérêt collectif (Scic). Ce statut permet de rassembler autour d’une même structure, un ensemble de partenaires dans une perspective d’intérêt collectif. Cette ouverture-là permet plusieurs avantages. Le premier est la transparence et l’accès à l’information. N’importe qui peut avoir accès au bilan comptable rapport d’activité. Le statut prône une gouvernance démocratique : une personne égale une voix. Donc, indépendamment de l’apport investit dans la coopérative, chacun possède un vote. Les parts ne peuvent pas être vendues par les sociétaires à l’extérieur de la coopérative. C’est uniquement la coopérative qui peut racheter les parts.

« Au début de l’aventure, France Active et La Nef (une banque éthique) nous ont soutenus à hauteur de 60 000 €, alors qu’on était une association. Ce financement nous a permis de lancer la première commande. Ils y ont cru avec nous, c’était un pari ! ». Il faut imaginer les amis d’Adrien, Elie, Florent et Fred. Assemblant et réparant des téléphones dans leur petit salon de Strasbourg. Puis le carnet de commande se rempli et l’équipe s’installe dans une ancienne menuiserie. Arrive ensuite le premier alternant, puis la première stagiaire qui deviendra la première salariée. Aujourd’hui Commown est installé dans des locaux de 500 mètres carrés à Strasbourg, avec plus de 30 salariés. L’objectif est de s’adresser aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers.

« Notre modèle ? Il nécessite de continuellement rechercher de l’argent. Donc une fois que nous avions livré le premier lot, notre première preuve de concept, nous avons pu retourner voir nos partenaires financiers pour solliciter d’autres montants un peu plus importants pour développer l’activité. Nous n’allons pas convaincre des investisseurs qui cherchent à avoir de la rentabilité sur leur investissement. Et en général, quand nous leur disons une personne ne voit pas de plus-value de cession et très peu distribution de dividendes, il n’y a plus personne autour de la table. Donc on va voir des partenaires de l’Economie sociale et solidaire qui ont l’habitude de financer ce type de projets un peu plus vertueux comme France Active, la Nef, le Crédit Coopératif, la Socoden (outil de financement du réseau Scop). Ce sont tous des partenaires financiers qui ont l’habitude de supporter ce genre d’initiative et nous allons voir aussi les citoyens et citoyennes. » poursuit Adrien Montagut.

Aujourd’hui Commown fait partie des Licoornes, ces start-ups à impact social et environnemental. Parmi elles : Telecoop, Mobicoop, Enercoop, la Nef, COP, Circuit Wreck Up, Label Emmaüs, Citiz et plus récemment Biocoop notamment.

« Si on regarde dans le rétroviseur, à l’époque où j’étais à Orléans, en post-doc dans mon laboratoire de chimie, d’une part, je n’aurais pas pensé que je sois encore chez Commown aujourd’hui. Au départ, j’avais dit à mes associés que j’allais rester que trois ans. Mais il s’avère que je m’amuse bien donc je continue. » conclut-il.


Site internet

A bénéficié du

Avec

des garanties d’un total de

120 000€

des investissements d’un total de

380 000€

A été accompagné par

France Active Alsace

Depuis 2018


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Impacts solidaires

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Accompagner les jeunes mamans solos pour faire progresser l’égalité des chances

Céline SOUAKRIA

Fondatrice et directrice de La maison de Jeanne

Accueil pour les jeunes mamans solos et leurs enfants

C’est important d’avoir le regard de France Active, c’est un vrai plus pour le projet.



Valdoie, Territoire de Belfort
Accueil pour les jeunes mamans solos et leurs enfants

Venir en aide aux jeunes mamans solos telle est la mission de La maison de Jeanne, basée à Valdoie, près de Belfort en Franche-Comté. Ce projet regroupe : 6 appartements tous équipés pour les mamans solos de 18 à 26 ans avec leur.s enfant.s, un accompagnement individualisé et une crèche au sein d’un même espace. L’objectif ? Permettre à ces femmes de se (re)lancer dans la vie en facilitant leur quotidien de jeunes mamans.
https://www.youtube.com/watch?v=GT0Dz7nQ_yc
« Tu es folle de quitter un travail comme le tien ! » entendait Céline Souakria, fondatrice, lorsqu’elle a dit à ses proches qu’elle allait se lancer dans un nouveau projet. Et puis très vite, les craintes ont laissé place aux encouragements. Elle a quitté un métier d’enseignante à destination d’enfants aux troubles du comportements lourds pour lancer La maison de Jeanne : un lieu pour les mamans solos de 18 à 26 ans. C’est une bataille de 5 ans pour monter ce projet. Elle a dû convaincre de la nécessité d’un tel espace là où aucune statistique ne fait état de la détresse dans laquelle peuvent se trouver ces femmes. « On leur redonne confiance en elles, on leur permet d’avoir une meilleure estime d’elle-même et quand c’est nécessaire, on les booste pour qu’elles aillent de l’avant. » nous confie Céline Souakria, fondatrice de ce lieu familial prône des valeurs d’authenticité, d’intégrité, de transparence.

Pour aboutir à ce bel endroit, Céline a frappé à la porte de « Co-pilote », une pépinière d’entreprises et de projets d’Economie sociale et solidaire. Elle remercie la pépinière pour son engagement au quotidien (d’ailleurs la personne qui a suivi le projet en est devenue la marraine de la structure).
Accompagnée par France Active Franche-Comté, Céline Souakria a particulièrement apprécié l’expertise de l’association, ses conseils, son regard exigent comme son envie d’avancer à ses côtés. « C’est important d’avoir leur regard, on s’appelle de temps en temps et c’est un vrai plus pour le projet. » précise la fondatrice de la structure.

La fondatrice a aussi bénéficié d’un Dispositif Local d’Accompagnement lui permettant de renforcer sa stratégie financière et son modèle économique comme de travailler au développement de la crèche (notamment la demande d’agrément).

« On a commencé petitement. On voulait créer une maison avec des murs au moment où la loi promulguait le ‘hors les murs’. 5 ans à convaincre et à lever des fonds. 5 ans de travail de fourmi pour voir ce projet aboutir le 25 février 2023. On espère devenir un laboratoire de pensées pour faire progresser l’égalité des chances. », nous indique-t-elle. Sa volonté : développer un lieu sur ce territoire, pas une franchise, pas une startup mais un endroit ancré dans les problématiques locales et dans le domaine de l’Economie sociale et solidaire.Aujourd’hui, la crèche accueille 25 familles et la maison 5 jeunes mamans solos avec leur enfant dans les appartements, . Ces dernières payent un loyer, sont accompagnées par l’équipe au quotidien si elles en ont besoin. L’une d’entre elles précise : « l’équipe est disponible, à l’écoute et prête à nous mettre un coup de pied dans le derrière si c’est nécessaire. » Budget, entretien de la maison, emploi, éducation des enfants… sont quelques-uns des sujets sur lesquels les mamans sont accompagnées. « Dans notre crèche, on n’apprend pas le mandarin mais on est là pour les petits moments du quotidien qui font que les enfants vont bien. », précise la fondatrice. La crèche est ouverte à des horaires atypiques, elle emploie 5 salariées. La maison, quant à elle, emploi une directrice et une coordonnatrice de parcours. Aujourd’hui la plus grosse difficulté pour les mamans, c’est de quitter ce cocon et de voler de leurs propres ailes. Mais Céline nous confie quelques-unes de ses fiertés : « L. aujourd’hui est chargée de recrutement chez Randstad, elle s’est acheté une voiture. V. devrait créer une auto-entreprise pour être formatrice en santé/sécurité au travail. Elle a passé le permis et a acheté sa voiture. »
« Si je devais tirer un bilan de tout cela, je dirais qu’il s’agit d’une expérience très riche. Mais j’avoue avoir sous-estimé l’engagement nécessaire : cela demande une extrême disponibilité. Le modèle économique reste fragile, cela altère parfois l’enthousiasme mais si je devais le refaire, je le referais. Je n’ai aucun doute là-dessus. », conclut-elle.
Un conseil ?
« Foncer ! Sans angélisme, même si pour y arriver, il faut surement une part de naïveté. L’abbé Pierre disait que si une idée est juste et qu’on est tout seul, il faut y aller quand même. », conseille la fondatrice de la Maison de Jeanne. « Les qualités nécessaires sont : le réalisme, le pragmatisme et l’humain. » ajoute-t-elle.

A bénéficié des


Avec

des garanties d’un total de

86 000€

des investissements d’un total de

85 000€

un accompagnement

DLA

A été accompagné par

France Active Franche Comté

En 2021 et 2023

C’est ici ?

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