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Une fratrie de jeunes entrepreneurs qui ne manque pas d’énergie !

Ananth PURUSHOTHAMAN

Co-fondateur de Shape Eat

Offres de repas équilibrés, disponibles dans les salles de sport

Nous visons la démocratisation d’une alimentation équilibrée, accessible au plus grand nombre, pour les sportifs, mais aussi les personnes des quartiers.



Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)
Offres de repas équilibrés, disponibles dans les salles de sport

Le concept de Shape Eat est simple et efficace : donner accès à des repas sains, bons, peu onéreux grâce à des distributeurs connectés installés au cœur de salles de sport.

L’idée a été imaginée par deux frères, Ananth et Magesh Purushothaman, qui n’ont pas attendu pour développer leur fibre entrepreneuriale. Ils sont en effet dans leur vingtaine quand ils se lancent dans l’aventure. Le premier est alors en master d’école de commerce et le second ingénieur aérospatial.

 

« Personnellement, j’en ai eu envie d’entreprendre dès l’enfance, confirme Ananth. J’avais 11 ans quand nous sommes arrivés en France. Nous avons appris le français sur place. Tout de suite, j’ai voulu comprendre comment fonctionnait une entreprise, le management, ce qu’il fallait faire pour que ça marche… »

Un concept inédit pour les salles de sport

Ananth et Magesh sont jeunes, mais pas têtes brûlées. Ananth décide d’y consacrer tout son temps, tandis que son frère se concentre sur le développement des aspects techniques tout en continuant son parcours professionnel.

 

Le projet se construit étape par étape : formation aux normes sanitaires et d’hygiène indispensables à toute activité de restauration, recrutement d’un cuisinier, création des recettes, location d’une cuisine, etc. Une coach sportive, Corine Lecolas, rejoint aussi l’aventure. Son point fort : sa très bonne connaissance des réseaux de salles de sport et de la relation client.

 

Ainsi, un partenariat se noue avec Fitness Park qui installe des distributeurs dans six salles de Seine-Saint-Denis : Villepinte, Les Pavillons-sous-Bois, Villemomble, Courbevoie ou Roissy-en-France. « Les salles de sport ont été convaincues par la démarche. Ce que propose Shape Eat n’existe pas encore. Et pourtant de nombreux sportifs sont en recherche de solutions pour avoir une alimentation qui leur permette de répondre à leurs besoins nutritionnels ciblés (perte de poids, prise de masse musculaire, augmentation des performances, etc.). Nos distributeurs connectés les accompagnent en affichant toutes ces informations », précise Ananth. « À noter également que Shape Eat peut leur donner de la visibilité, car les distributeurs sont accessibles à leurs adhérents, mais aussi à tous les habitants du quartier. »

Un épicentre en Seine-Saint-Denis

L’ancrage territorial tient particulièrement à cœur des fondateurs de Shape Eat. « Nous venons d’Aulnay-sous-Bois et notre activité se déploie à partir de la Seine-Saint-Denis, avec l’objectif de créer de l’emploi dans le département. Nous formons et recrutons ainsi des personnes en réinsertion professionnelle ou en emploi jeunes dans notre cuisine. Sans oublier que nous visons la démocratisation d’une alimentation saine et équilibrée à faible prix dans notre territoire », explique Ananth.

Frappée par la détermination de l’équipe et leur engagement, France Active Métropole (qui intervient sur les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne) a décidé de soutenir le projet avec une prime Jeune Entrepreneur, un prêt d’honneur, ainsi qu’une garantie Égalité Territoires. Grâce au programme Accès + dédié aux néo-entrepreneurs issus de zones fragiles. Ananth a également pu suivre des ateliers sur la digitalisation de son entreprise. « Cet accompagnement nous a permis de partir de manière solide et de bénéficier de la trésorerie nécessaire pour nous lancer », confirme-t-il.

Aujourd’hui, quelques mois après la création de Shape Eat, les voyants sont au vert : « le chiffre d’affaires augmente, le concept séduit le réseau des salles de sport dans la région. À l’avenir, on se projette vers développement au niveau national et pourquoi par européen ? Rien ne nous empêche d’avoir cette ambition ! », conclut Ananth.

Zoom sur le programme Inclusion par le Travail Indépendant :

En mars 2021, France Active répond à un appel à projets lancé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. A cette occasion, France Active enrichi son Pacte Création de nouveaux modules d’accompagnement à destination des entrepreneurs les plus fragiles autour de 4 thématiques :

  • la pédagogie financière (piloter sa trésorerie, gérer au mieux ses relations avec son banquier, tableaux de bord et outils de gestion, crowdfunding et analyse et gestion financière),
  • la protection et sécurisation (la prévention des risques, la protection sociale et juridique, la responsabilité civile, les cyber-risques)
  • la sensibilisation au numérique (pour la prospection, la notoriété…),
  • une sensibilisation à l’engagement.

Et pour les jeunes de 18 à 30 ans, une prime de 1 000€


Site internet

A bénéficié du


Avec

plusieurs garanties d’un total de

102 000€

deux primes d’un total de

6 000€

A été accompagné par

France Active Métropole

En 2022 et 2023

C’est ici ?

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Matériel médical reconditionné : la filière se déploie

Philippe ROBIN

Directeur général d’Envie Autonomie

Une filière de reconditionnement d’aides techniques médicales

Proposer des équipements médicaux de seconde main répond à un enjeu social, économique et environnemental fort.


Paris – France entière
Une filière de reconditionnement d’aides techniques médicales

Tout a commencé en 2015. Philippe Robin dirige alors une entreprise d’insertion du réseau Envie dans le Maine-et-Loire, spécialisée dans le reconditionnement d’appareils électroménagers. « À l’époque, des associations nous alertaient sur le fait que de nombreuses personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie ne parvenaient pas à s’équiper en aides techniques médicales (fauteuils roulants manuels ou électriques, fauteuils d’hygiène, lits médicalisés, lève-personnes…) », se souvient-il. En effet, malgré les remboursements de la Sécurité sociale, des complémentaires santé, et les aides des départements ou d’autres organismes, le reste à charge est souvent important et de nombreux matériel ne bénéficient d’aucune prise en charge.

« Le réseau Envie, depuis trente ans, collecte et trie des équipements électroménagers qui vont être jetés, en reconditionne une partie en atelier avec du personnel en contrat d’insertion et les distribue avec toutes les garanties et conformités attendues. C’est une longue expérience. Nous avons donc décidé d’adapter ce savoir-faire au matériel médical », complète-t-il.

Une réponse à un vrai besoin

Première étape de ce processus : vérifier qu’il existe bien un gisement de matériel à collecter, ainsi qu’un besoin réel de la part des bénéficiaires. « Ces premières intuitions se sont très vite confirmées. Et comme Envie est un réseau qui bouge beaucoup, l’expérimentation lancée à Angers s’est rapidement dupliquée à Nancy, Lyon, etc. », explique Philippe Robin. Les premiers partenariats se nouent également, avec les conseils départementaux, l’ADEME, certains groupes de protection sociale… En 2017, l’initiative est même lauréate de l’appel à projet des Pionniers French Impact, ce qui donne un coup d’accélérateur à son déploiement national.
Le modèle convainc, en effet, à plusieurs niveaux. En raison de son impact économique et social, tout d’abord, car le prix d’un matériel médical reconditionné est 50 % moins cher qu’un neuf, ce qui le rend beaucoup plus accessible aux foyers les plus modestes.

En raison de son impact environnemental, également. Chaque année, près de 240 000 aides techniques sont jetées alors que plus du tiers pourrait être réemployé. De même, un fauteuil roulant reconditionné émet 97 % de CO2 en moins que le même en neuf.

« L’effet sur les finances du système de santé ne serait pas négligeable non plus, car la Sécurité sociale dépense aujourd’hui un milliard d’euros par an pour ce type d’équipements », rappelle Philippe Robin. À l’heure actuelle, les aides techniques de seconde main ne sont pas encore remboursées par la Sécurité sociale. « La loi de finances 2020 prévoyait la prise en charge des fauteuils roulants manuels ou électriques pour commencer, mais nous sommes toujours en attente de la publication du décret d’application. »

La création d’un véritable réseau

Après une levée de fonds lancée en 2019, la SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif).  Envie Autonomie voit le jour. Au nombre de ses sociétaires, se trouvent notamment les entreprises du réseau Envie, mais aussi France Active, qui a également pris des titres participatifs et siège au comité d’investisseurs. « Ce modèle de SCIC nous permet d’être autonomes et de nous adjoindre les forces de partenaires qui concourent à notre pilotage stratégique en partageant les mêmes engagements d’inclusion et d’économie sociale et solidaire. À l’instar de France Active, dont l’accompagnement soutient notre développement national. »

Résultat de cette dynamique : Envie Autonomie est implanté sur une vingtaine de départements, embauche aujourd’hui 127 personnes, dont la moitié en contrat d’insertion. En 2023, plus de 33 000 aides techniques ont été collectées et 8 000 redistribuées : « Les volumes jetés chaque année en France montrent que nous avons une large marge de progrès. Mais nous savons que notre offre de seconde main répond à un vrai besoin des particuliers, comme des établissements médico-sociaux qui sont de plus en plus engagés dans des démarches environnementales. Sans oublier que les besoins en soutien à l’autonomie vont considérablement augmenter ces prochaines années avec le vieillissement de la population », conclut Philippe Robin.


Site internet

A bénéficié du

Avec

plusieurs investissements d’un total de

300 000€

A été accompagné par

France Active

En 2021 et 2022

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Le financement des associations



Il y a urgence à agir ! Telle est la conclusion du rapport sur le renforcement du financement des associations publié par le Conseil économique social et environnemental (CESE). L’inflation sur la période 2022-2023 a mis en lumière une crise profonde et complexe du financement du secteur associatif. Une tension économique pour elles ayant une double origine : des contraintes budgétaires au niveau de l’Etat et des collectivités territoriales de plus en plus présentes ainsi qu’un renforcement des logiques de concurrence. Par ailleurs, lorsqu’elles sont présentes, les subventions de fonctionnement ont tendance à être remplacées par des subventions accordées en réponse à des appels à projets (plus souvent de courte durée).

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a lancé un questionnaire à plus de 6 500 responsables associatifs afin d’analyser les modèles économiques associatifs et notamment l’évolution des modes de contractualisation avec les pouvoirs publics. Retrouvez ici quelques enseignements de ce rapport.

Evolution du mode de financement des associations

Les associations se retrouvent confrontées à deux grandes difficultés (citées par 90% d’entre elles) : obtenir des financements pour des projets à long terme et obtenir des financements pour leur fonctionnement. Par ailleurs, elles considèrent également difficile d’allouer du temps à la recherche de financement, une difficulté ressentie d’autant plus au sein des structures de petite taille.

Près de 80% des répondants constatent une raréfaction des subventions directes au profit d’appels à projets ou d’appels à manifestations d’intérêts. Cela entraine une fragilisation des modèles économiques. Ainsi, pour les associations ayant des activités de ventes de biens ou de services (près de 63% des répondant à ce questionnaire) constatent en grande majorité une augmentation de la concurrence ces dernières années. 37% déclarent que celle-ci vient d’autres associations proposant des services similaires ou davantage subventionnées. Le secteur de la formation est particulièrement concerné. Et 23 % déclarent que celle-ci vient d’entreprises, principalement de start-ups et micro-entreprises, en particulier pour les structures évoluant dans les secteurs de la petite enfance, de l’emploi ou du sport.

Pour faire face à la baisse des subventions, les associations adoptent 4 stratégies

  • Le développement du mécénat, des dons et l’augmentation du montant des cotisations (70% des sondées) : les plus jeunes associations (moins de 3 ans) ont tendance à rechercher davantage de fonds privés (dons et mécénat). Celles ayant un budget inférieur à 100 000€ ont tendance à augmenter le montant de leurs cotisations.
  • La maîtrise des coûts, stratégie de rétractation (67%) : elle consiste principalement à la diminution des charges de fonctionnement (45% des sondées) et l’arrêt de certains projets (45% également). Si un peu plus de la majorité des associations de petite taille sont concernées, les trois quarts des plus grosses adoptent ces stratégies.
  • Le développement des activités économiques (53%) pour les associations de taille conséquente notamment pour celles qui ont un budget annuel supérieur à 500 000€. Pour ce faire, elles ont recours au développement de nouveaux biens et services (34,6%), à l’augmentation des prix (29%) et, dans une moindre mesure, au développement de prestations / offres rémunérées.
  • La réponse à des marchés publics (délégation de service public et appels à projets) : c’est particulièrement le cas des associations de taille importante.

La plupart des associations interrogées adoptent simultanément plusieurs stratégies.

Suggestions des associations

44,1% des participants ont suggéré de faire évoluer les financements, en permettant le financement du fonctionnement (14,8%) et pluriannuels (13%) et en sortant du mécanisme des appels à projets.

Les associations ont également exprimées le besoin d’un meilleur accompagnement et d’une simplification de la recherche de financements (22,8%), notamment sur des démarches administratives.

Enfin, elles souhaitent encore être davantage écoutées et considérées en tant qu’association (10,5%) par les élus et acteurs publics, et estiment être insuffisamment valorisées pour leurs rôles.

Permettre aux associations de se développer et de renforcer leur utilité sociale

Afin de faire face à cet environnement en constante mutation, les structures de l’ESS ont besoin d’investir pour développer ou consolider leurs activités. Or, il est rare d’avoir à sa disposition les moyens nécessaires à la bonne mise en place de sa nouvelle stratégie. Bien choisir ses investissements devient une condition sine qua non à la réussite de ses projets. France Active a renforcé il y a un an son offre d’investissement solidaire et sensibilise les acteurs de l’ESS à ces enjeux à travers la démarche des Actifs Solidaires. Elle appuie la construction des plans d’investissement permettant de consolider et développer l’activité et propose des financements fondés sur la patience et sur des seuils de rentabilité attendus compatibles avec leur objectif d’utilité sociale.

Découvrir les Actifs solidaires

→ Retrouvez le rapport complet du CESE

→ Retrouvez une synthèse du rapport

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La ferme des ailleurs, un havre de paix, de rencontre et d’ouverture

Caroline NIO

Directrice générale du Centre Hélène Borel et superviseuse de la Ferme des ailleurs

Résidence de tourisme adaptée et inclusive

Nous avons à cœur de porter un projet économique, social, culturel et touristique totalement inédit en France.


Les Arleux (Nord)
Résidence de tourisme adaptée et inclusive

Depuis le 4 mars 2024, un vieux corps de ferme centenaire a repris vie. Appelée La Ferme des Ailleurs, cette bâtisse totalement rénovée abrite une résidence de tourisme unique en son genre en France.

Rendre possibles de vrais moments de répit

Le concept est porté par le Centre Hélène Borel (voir encadré). « L’association, basée dans les Hauts-de-France et fondée dans les années 60, gère des établissements et des services médico-sociaux à destination des personnes atteintes de sclérose en plaques, explique sa directrice générale Caroline Nio. Depuis quelques années, nous avons souhaité développer en parallèle des activités issues de l’Economie sociale et solidaire. Nous avons ainsi créé un club de sport un espace de coworking ouverts à tous. La Ferme des ailleurs s’inscrit dans cette dynamique. »

Son concept ?

Proposer des hébergements modulables – de la chambre au 4-pièces – totalement accessibles, ainsi qu’un accompagnement sur mesure des personnes en situation de handicap et de leurs aidants. « Aujourd’hui, en France nous comptons plus de 8 millions d’aidants. Or, très peu de structures leur donnent la possibilité de prendre le temps de souffler un peu, de trouver du répit pour recharger les batteries. À la Ferme des Ailleurs, nous préparons en amont leurs séjours pour identifier avec les eux les moments où ils auront besoin d’un relais par des personnes formées auprès de leur proche, ce qui leur permettra de passer des vacances ensemble, mais aussi avec des parenthèses de détente. »

Une alternative d’hébergement pour toutes et tous

L’ambition première de la Ferme des Ailleurs est d’offrir un havre de paix aux personnes handicapées et leur famille, mais pas seulement ! Elle peut accueillir également des touristes, des travailleurs en déplacement, des membres d’associations sportives venues en compétition dans la région, des collègues en séminaires d’entreprise… « Sa vocation est l’inclusion ! », résume Caroline Nio. D’ailleurs, son architecture est conçue pour favoriser la rencontre. Ainsi, en plus des chambres ou appartements, différentes salles communes offrent la possibilité de cuisiner ensemble, échanger, partager un atelier (par exemple de découverte de la gastronomie locale)… Des expositions, concerts et autres animations festives sont également proposés. Cette dynamique concourt par ailleurs à la revitalisation du bourg de 3000 habitants, ancien lieu de villégiature des mineurs de la région. « Nous avons à cœur de porter un projet économique, social, culturel et touristique totalement inédit », s’enthousiasme Caroline Nio.
Pour rendre possible ce nouveau modèle, Les Fermes des Ailleurs a bénéficié du soutien de France Active Nord Actif. « Ils nous ont accompagnés dans le montage de notre plan de financement qui intègre des investissements privés et quelques subventions publiques, comme celles issues du Feder (Fonds européen de développement régional). Or, ces dernières sont souvent versées avec des mois voire des années de décalage. Le prêt participatif de France Active nous a donc permis de lancer la structure, mais aussi de compter sur un partenaire avec lequel nous partageons les mêmes valeurs d’engagement », conclut Caroline Nio.


Site internet de la Ferme des ailleurs

Le Centre Hélène Borel, 60 ans au service des personnes handicapées et de leurs aidants

Créé dans le Nord de la France dans les années 60, le Centre Hélène Borel a pour objectif d’aider les personnes en situation de handicap à vivre dignement. Au fil du temps, l’association s’est structurée autour de quatre pôles : soins, hébergements en foyers d’accueil, résidences services ou logements autonomes, autres activités (services, aides à domicile, sport santé…). Aujourd’hui, le Centre Hélène Borel compte 11 établissements et services, emploie près de 350 professionnels et accompagne environ 1 200 personnes par an.

A bénéficié des

Avec

plusieurs investissements d’un total de

265 000€

plusieurs garanties d’un total de

76 500€

d’une prime de

8 000€

A été accompagné par

France Active Nord

Depuis 2009


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Impacts solidaires

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Une auto-école nomade pour couvrir des zones reculées de Guyane

Nathalie CHARLES

Créatrice de l’auto-école sociale et nomade

Cours de conduite itinérant

Les auto-écoles sont habituellement situées en centre-ville, ce qui les rend difficiles d’accès pour les personnes habitant les zones les plus reculées. Beaucoup sont contraintes d’annuler leurs cours, certaines renoncent même à passer le permis pour cette raison.


Matoury, Guyane
Cours de conduite itinérant

Avec son camion aménagé, l’Auto-école sociale nomade vient à la rencontre des habitants des zones reculées de Guyane pour leur permettre de passer leur permis à un coût accessible. Un vrai coup de pouce pour désenclaver les territoires isolés et favoriser l’insertion professionnelle des populations les plus précaires. Nathalie Charles a déjà exercé quelques années en tant qu’enseignante de conduite et de sécurité routière en métropole et en Guyane quand lui est venue l’idée de créer l’Auto-école sociale nomade (AESN). « Les auto-écoles sont habituellement situées en centre-ville, ce qui les rend difficiles d’accès pour les personnes habitant les zones les plus reculées. Beaucoup sont contraintes d’annuler leurs cours, certaines renoncent même à passer le permis pour cette raison », explique-t-elle.

Une offre accessible géographiquement et financièrement

En 2022, Nathalie Charles lance l’AESN et débute son activité à Matoury, bourg non loin de la capitale, Cayenne, mais dont certains quartiers ruraux sont très isolés. Concrètement, l’auto-école est installée dans un camping-car aménagé : « avec un espace simulateur pour permettre aux élèves de se familiariser avec l’intérieur du véhicule, d’apprendre le passage en ville et la circulation sur route dans un environnement sécurisé, ainsi qu’un espace de cours équipé d’un téléviseur et de boîtiers pour réviser le code. »

 

Avec ce camion, Nathalie Charles peut également proposer ses services dans des zones plus éloignées, comme au village de Cacao ou encore au village amérindien de Sainte-Rose-de-Lima. Et ce, à des prix accessibles au plus grand nombre. « Pour la préparation au code, 40 heures de conduite et tout l’accompagnement, les jeunes paient en général 350 euros – pour un coût environ de 1750 euros. » Ce modèle étant rendu possible par les partenariats noués avec la communauté d’agglomération Agglo’GAL pour les moins de 29 ans, la collectivité territoriale de Guyane pour les bénéficiaires du RSA, mais aussi la préfecture, certaines fondations (Vinci, Fondation de France, par exemple).

Une trésorerie à consolider

Cette dépendance aux financements publics ou aux soutiens extérieurs a un impact sur ses besoins en fonds de roulement. « Nous avons, en effet, ressenti une tension sur notre trésorerie en raison des temporalités de ces versements », confirme Nathalie Charles qui s’est alors tournée vers France Active Guyane, officiellement créée en 2023. Après une rencontre sur le terrain et une analyse approfondie du projet, cette dernière accorde à l’AESN son premier prêt participatif de 40 000 euros. « La Guyane connaît un taux de chômage élevé, notamment chez les plus jeunes. Or, ici, sans permis, difficile d’accéder aux services de base, à la formation ou à l’emploi. L’AESN a donc une vocation très forte de développement économique et d’insertion des jeunes, ce qui répond parfaitement à nos valeurs d’engagement », explique Charline Nazaret, directrice de France Active Guyane. Outre la nature du projet, cette dernière a été également attentive à la gouvernance de la structure qui emploie, en plus de Nathalie Charles, une secrétaire polyvalente : une jeune embauchée en premier emploi qui a connu une période de déscolarisation en contrat PEC (parcours emploi compétence).


Site internet

A bénéficié du

Avec

un investissement de

40 000€

A été accompagné par

France Active Guyane

En 2024

C’est ici ?

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Du textile réutilisable provençal et solidaire pour les blocs opératoires

Régine WEIMAR

Fondatrice de Protectus

Textile réutilisable pour les blocs opératoires

Notre objectif est de s’inscrire dans l’écosystème français de la production de textile technique tout en ayant une dimension sociale, solidaire et locale.


Marseille – Bouches du Rhône
Textile

Fondatrice de la société à mission Protectus, Régine Weimar démontre qu’il possible de conduire la transition sociale et écologique dans le secteur hospitalier en développant des vêtements réutilisables pour le personnel soignant du bloc opératoire.

Accompagnée dès l’émergence du projet par France Active Provence Alpes Côte d’Azur, ce projet change la donne dans le milieu hospitalier, et s’inscrit dans un écosystème territorial social et solidaire.

Régine WEIMAR, quel est le moteur qui vous a poussé à créer Protectus ?

En créant Protectus Société à Mission, je souhaitais entreprendre autrement. J’ai eu de nombreuses expériences dans le monde de la mode et du textile et je suis persuadée que l’on peut générer de la plus-value en faisant attention au vivant et au bien-être des collaborateurs.

L’idée de travailler des vêtements pour le domaine hospitalier a émergé après le covid. Nous avions été sollicités pour créer des masques et des blouses, et J’ai pris conscience de l’immensité des tonnes de déchets générées dans les établissements de santé à ce moment-là. Les vêtements sont le plus souvent à usage unique et incinérés ensuite.

J’ai donc voulu que Protectus réponde à cet enjeu de transition écologique en développant des matières techniques, innovantes, recyclables et réutilisables pour le personnel soignant. Nous souhaitons que cette production se fasse en France avec des structures solidaires.

https://vimeo.com/1032251301

Comment France Active vous a accompagnée au démarrage de votre projet ?

Dans un premier temps, nous avons travaillé avec France Active pour structurer le projet tant sur le business model et le plan de financement que sur les aspects juridiques.

Ludovic, notre conseiller, nous a accompagné sur ces nombreux sujets transversaux pour construire notre réflexion. Nous sommes passés avec lui d’un projet émergent à un projet construit avec une stratégie claire pour se présenter face aux partenaires bancaires.

France Active, au-delà du financement et du conseil, c’est aussi une source d’encouragement pour aller plus loin.

Comment réussir à se développer dans l’écosystème territorial ?

Notre objectif est de s’inscrire dans l’écosystème français de la production de textile technique tout en ayant une dimension sociale, solidaire et locale.

L’entreprise d’insertion FIL ROUGE a été notre premier partenaire pour la production des vêtements. Cette structure marseillaise recrute et accompagne des personnes éloignées de l’emploi et s’inscrit dans une production locale.

Nous sommes fiers d’avoir réussi à créer une nouvelle chaine de valeur sur notre territoire qui répond à de nombreux enjeux sociaux et environnementaux.

Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs ?

Le plus important c’est de ne pas être seul et de s’entourer de gens qui ont les mêmes valeurs que vous. C’est essentiel d’échanger autour de votre projet sans pour autant dévier de son ambition de départ. Il faut être persuadé de son idée et la tester sur le marché. Pour résumer, il faut être fort dans ses convictions, et agile dans le pilotage du projet. Ne lâchez rien !

Quels sont les prochaines étapes pour Protectus ?

Protectus a pour ambition de devenir un acteur majeur du marché. Nous sommes aujourd’hui présents sur la partie non-stérile du secteur hospitalier. On aimerait passer dans peu de temps à la partie stérile qui est plus technique. Nous effectuons aussi des recherches scientifiques en partenariat avec le CNRS. Nous souhaitons continuer notre collaboration avec France Active car nous sommes alignés en termes de valeur : entreprendre avec du sens.

Site internet

A bénéficié des


Avec

plusieurs garantie de

63 000€

plusieurs investissements de

120 000€

A été accompagné par

France Active Provence Alpes Côte d’Azur

Dès 2022

Le regard de France Active



Ludovic GELARD
Chargé d’expertise chez France Active Provence Alpes Côte d’Azur
Comment avez-vous accompagné et financé le projet Protectus ?

Au début de notre collaboration avec Protectus, l’enjeu était de confirmer la solidité du business model et de contribuer à connecter le projet avec l’écosystème. France Active a donc rassemblé plusieurs acteurs et partenaires comme l’ADEME, des entrepreneurs spécialisés dans la Transition Ecologique et la filière textile, ainsi que des financeurs afin de créer un cadre collectif pour avancer efficacement.
En 2022, France Active a financé le démarrage du projet sur un site pilote, avec le Crédit Coopératif. En janvier 2023, dans le contexte de primo-développement du projet, convaincu du modèle de Protectus et de sa démarche, le projet fut à nouveau financé pour se lancer à plus grande échelle.

Quel a été le rôle de France Active pour ouvrir le projet aux partenaires financeurs ?

En plus contribuer à connecter Protectus à l’écosystème et à nos partenaires, l’enjeu a été de mobiliser des co-financeurs pour son développement. Notre appui vise à faciliter cette mise en relation et à faciliter les échanges entre les investisseurs et Protectus. C’est notre rôle d’investir du temps pour accompagner un projet et de le rendre accessible aux financeurs.

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Pierre-René Lemas réélu président de France Active

 

Le 4 juillet dernier, Pierre-René Lemas a été réélu à la présidence de France Active. Ce haut fonctionnaire a consacré toute sa carrière à l’intérêt général, notamment en tant que préfet, secrétaire général de l’Elysée et directeur du groupe Caisse des Dépôts.

En 2018, il est élu à la suite de Christian Sautter à la présidence du mouvement associatif France Active. Il s’agit aujourd’hui de son 3e mandat, qui lui permet de poursuivre le développement de l’action des 35 associations territoriales que compte le réseau.

Pierre-René Lemas a rappelé son ambition de poursuivre le développement du mouvement et de contribuer à faire de l’entreprenariat un allié puissant de développement économique et social des territoires. Il portera la réflexion autour du nouveau projet stratégique 2025/2030 avec un axe fort : accompagner des projets toujours plus engagés socialement et écologiquement.

Pierre-René LEMAS

Président de France Active

« France Active a un rôle clé dans le paysage économique français. Notre mouvement associatif répond à un double besoin : développer les structures d’utilité sociale sur nos territoires (associations et entreprises de l’ESS) et soutenir tous les entrepreneurs qui ont des difficultés à accéder au crédit bancaire, de par leur situation personnelle ou géographique, en leur offrant une garantie rassurant la banque.
Nous allons poursuivre dans les territoires les actions de coopération entre entrepreneurs engagés. Nous comptons mobiliser plus encore les citoyens, les entrepreneurs et les acteurs publics et privés partageant notre vision transformative de l’économie. Dans la droite ligne de la vision de notre fondateur, l’humaniste et résistant Claude Alphandéry, nous devons rassembler et développer toutes les actions permettant de répondre aux défis sociaux et écologiques qui s’imposent à nous.  »

Une gouvernance renouvelée pour France Active

La réélection de Pierre-René Lemas s’accompagne également du renouvellement de la gouvernance de France Active.

Son assemblée générale a ainsi acté, le 30 mai dernier, l’arrivée de trois nouvelles administratrices au sein du collège des personnes qualifiées : Catherine Husson-Traoré, directrice générale de Novethic et Elisabeth Rivière, avocate, Claire Thoury, présidente du Mouvement Associatif, ainsi que deux nouveaux administrateurs au sein du collège des partenaires économiques : Anne-Claire Roux, directrice générale de Mirova Foundation et Yves Pellicier, président du groupe Maif.

France Active, le mouvement des entrepreneurs engagés 

France Active permet à chaque entrepreneur de s’investir dans un projet porteur d’impact positif. Créer son activité et s’engager sur son territoire, donner du sens à son projet et transformer la société : c’est le pari des entrepreneurs engagés. Au plus près de leurs besoins, France Active et ses 35 associations territoriales les conseillent sur leur projet de financement et leur donnent accès à un réseau unique d’acteurs économiques et sociaux.

Avec ses 2 sociétés financières, France Active accompagne plus de 36 440 entrepreneurs. Le mouvement a mobilisé 485 millions d’euros en 2023. Chaque jour, France Active travaille à développer une économie plus inclusive et plus durable. Les entreprises soutenues par France Active ont créé ou consolidé l’an dernier plus de 67 080 emplois.

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France Active Guyane – Premier prêt participatif pour l’Auto-école sociale nomade de Matoury  

 

France Active Guyane est née officiellement en 2023, après deux années d’expérimentation. Durant cette période, 1,5 million d’euros de financement ont été accordés, sous forme de garanties et de prêts solidaires, pour soutenir une cinquantaine de projets.

« Avec son premier prêt participatif, France Active Guyane poursuit la construction d’un accompagnement complet, accessible aux différentes structures de l’ESS. Tout particulièrement celles les plus engagées dans un projet social fort à destination des publics les plus précaires, comme l’AESN », explique Marie Chauvin, responsable du service Offre et conseil.

« D’autant qu’avec le prêt participatif, nous sommes en capacité d’investir des sommes beaucoup plus importantes que pour le prêt gratuit. Nous pouvons ainsi augmenter notre impact », complète Charline Nazaret, directrice de France Active Guyane, avant de préciser : « La Guyane est un grand département. Certes, France Active Guyane est basée à Kourou, mais nous sommes en mesure de soutenir des entrepreneurs et des associations engagés de tout le territoire. » 

Pour contacter France Active Guyane

Maison des associations

Rue Ejide Duchesne

97310 – KOUROU
contact[@]franceactive-guyane.org

Découvrez le projet de l’Auto-école sociale nomade de Matoury


Avec son camion aménagé, l’Auto-école sociale nomade vient à la rencontre des habitants des zones reculées de Guyane pour leur permettre de passer leur permis à un coût accessible. Un vrai coup de pouce pour désenclaver les territoires isolés et favoriser l’insertion professionnelle des populations les plus précaires.

Nathalie Charles a déjà exercé quelques années en tant qu’enseignante de conduite et de sécurité routière en métropole et en Guyane quand lui est venue l’idée de créer l’Auto-école sociale nomade (AESN). « Les auto-écoles sont habituellement situées en centre-ville, ce qui les rend difficiles d’accès pour les personnes habitant les zones les plus reculées. Beaucoup sont contraintes d’annuler leurs cours, certaines renoncent même à passer le permis pour cette raison », explique-t-elle.

Une offre accessible géographiquement et financièrement

En 2022, Nathalie Charles lance l’AESN et débute son activité à Matoury, bourg non loin de la capitale, Cayenne, mais dont certains quartiers ruraux sont très isolés. Concrètement, l’auto-école est installée dans un camping-car aménagé : « avec un espace simulateur pour permettre aux élèves de se familiariser avec l’intérieur du véhicule, d’apprendre le passage en ville et la circulation sur route dans un environnement sécurisé, ainsi qu’un espace de cours équipé d’un téléviseur et de boîtiers pour réviser le code. » 

Avec ce camion, Nathalie Charles peut également proposer ses services dans des zones plus éloignées, comme au village de Cacao ou encore au village amérindien de Sainte-Rose-de-Lima. Et ce, à des prix accessibles au plus grand nombre. « Pour la préparation au code, 40 heures de conduite et tout l’accompagnement, les jeunes paient en général 350 euros – pour un coût environ de 1750 euros. » Ce modèle étant rendu possible par les partenariats noués avec la communauté d’agglomération Agglo’GAL pour les moins de 29 ans, la collectivité territoriale de Guyane pour les bénéficiaires du RSA, mais aussi la préfecture, certaines fondations (Vinci, Fondation de France, par exemple).

Une trésorerie à consolider

Cette dépendance aux financements publics ou aux soutiens extérieurs a un impact sur ses besoins en fonds de roulement. « Nous avons, en effet, ressenti une tension sur notre trésorerie en raison des temporalités de ces versements », confirme Nathalie Charles qui s’est alors tournée vers France Active Guyane, officiellement créée en 2023. Après une rencontre sur le terrain et une analyse approfondie du projet, cette dernière accorde à l’AESN son premier prêt participatif de 40 000 euros. « La Guyane connaît un taux de chômage élevé, notamment chez les plus jeunes. Or, ici, sans permis, difficile d’accéder aux services de base, à la formation ou à l’emploi. L’AESN a donc une vocation très forte de développement économique et d’insertion des jeunes, ce qui répond parfaitement à nos valeurs d’engagement », explique Charline Nazaret, directrice de France Active Guyane. Outre la nature du projet, cette dernière a été également attentive à la gouvernance de la structure qui emploie, en plus de Nathalie Charles, une secrétaire polyvalente : une jeune embauchée en premier emploi qui a connu une période de déscolarisation en contrat PEC (parcours emploi compétence).

Grâce à ce prêt participatif consolidant sa trésorerie, Nathalie Charles peut aujourd’hui commencer à réfléchir à étoffer son équipe pour toucher d’autres territoires guyanais, comme la région de Saint-Georges, vers la frontière brésilienne, d’où elle reçoit déjà des demandes.

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En Guadeloupe, quand agriculture durable rime avec insertion

Natacha KANCEL

Responsable du projet Drain’ailes

Insertion dans l’agriculture durable

Lors du montage financier de notre projet, il est apparu un besoin en fonds de roulement important pour pouvoir pérenniser l’activité et la développer. Ce prêt nous a donné cette stabilité pour avancer 


Sainte-Rose – Guadeloupe
Insertion dans l’agriculture durable

Drain’ailes est la première association guadeloupéenne à obtenir un prêt gratuit par France Active Guadeloupe. Grâce à ce soutien financier, elle consolide son assise économique qui lui permet d’écrire un nouveau chapitre pour son territoire, rural et au fort taux de chômage, et la douzaine de femmes en insertion qui y travaillent dans le domaine de l’agriculture durable.

C’est à Sainte-Rose, ville du nord Basse-Terre, en Guadeloupe, que Natacha Kancel a implanté son atelier chantier d’insertion Drain’ailes. Sur cette exploitation, elle y emploie, depuis fin 2023, une douzaine de femmes en insertion autour de trois activités : agroforesterie (cacao, vanille, café…), agriculture biologique en permaculture (maraîchage, arbres fruitiers…) et agrotransformation (sauces, assaisonnements, jus…).
https://vimeo.com/1037366322

Un patrimoine culinaire et agricole

En créant Drain’ailes, Natacha Kancel visait un objectif : transmettre le patrimoine naturel de l’île. D’abord aux jeunes générations : « Beaucoup de jeunes se détournent aujourd’hui des produits locaux au profit d’aliments transformés et importés, souvent mauvais pour la santé, explique-t-elle. Ma volonté est donc de leur faire découvrir les productions de notre terroir, comme nos sirops ou confitures de fruits, qui ont le double avantage d’être 100% guadeloupéens et bien moins sucrés. »

 

Cette transmission passe également par les femmes. Natacha Kancel s’est, en effet, inspirée de sa grand-mère et de sa mère qui, comme beaucoup à l’époque, avaient un petit bout de jardin qu’elles cultivaient elles-mêmes. « Mon objectif est de réapprendre aux femmes du territoire ces savoir-faire qui leur permettent de gagner en pouvoir d’achat et de retrouver la fierté de subvenir à leurs besoins et ceux de leur famille grâce au fruit de leur travail. » À Drain’elles, la plupart des femmes en insertion sont des mères isolées. 

 

 Finalement, avec l’association, nous avons à cœur de développer l’autonomie alimentaire, l’économie et l’éducation, mais aussi de donner une image positive de Sainte-Rose, souvent citée malheureusement pour son chômage et son taux de délinquance », complète-t-elle.

 

Ainsi, quand le Dispositif régional d’accompagnement des Structures d’insertion par l’activité économique (DRA SIAE) qui l’accompagne la réoriente vers France Active Guadeloupe nouvellement créée et soutenue par le Fonds social européen (FSE+), cette dernière n’hésite pas à soutenir le projet.

 

« Drain’ailes répond à tous les points de l’engagement porté par France Active », confirme Magali Lacambra, directrice de France Active Guadeloupe. À savoir : une gouvernance participative, une action sur le secteur social et de l’emploi, au cœur d’un territoire à forts besoins et en réponse à des enjeux de transition durable.

Un accompagnement inédit pour les associations

Drain’ailes est ainsi la première association à bénéficier d’un prêt gratuit – c’est-à-dire à taux zéro – accordé par France Active Guadeloupe (d’un montant de 21 000 euros). « Lors du montage financier de notre projet, il est apparu un besoin en fonds de roulement important pour pouvoir pérenniser l’activité et la développer. Ce prêt nous a donné cette stabilité pour avancer », confirme Natacha Kancel.

 

Le prêt gratuit, proposé par France Active Guadeloupe, doté par la Banque des Territoires, la Région et le Département, est un produit innovant. « Ce prêt gratuit constitue une solution accessible et un vrai levier pour les associations qui ont souvent des difficultés à accéder aux prêts bancaires, rappelle Magali Lacambra. Nous pouvons alors intervenir en tant que co-financeur à hauteur de 70% des besoins. Ce qui ouvre les portes à de nouvelles solutions financières pour les associations. »

 

Avec ce soutien, Drain’ailes peut dès lors se tourner vers l’avenir en multipliant les projets et a donc les moyens d’augmenter sa capacité d’autonomie financière : extension de l’atelier pour accueillir une dizaine de personnes supplémentaires (notamment pour proposer des huiles essentielles ou des eaux florales), ou encore amélioration du process de transformation de la vanille. « D’ici 2-3 ans, nous avons l’ambition de présenter notre vanille au concours général, ce qui sera un levier en plus pour valoriser le travail des femmes qui la produisent », conclut Natacha Kancel.

L’offre France Active Guadeloupe se structure

 

Avec la volonté de rendre disponible son offre sur tous les territoires, France Active a créé en 2023 France Active Guadeloupe, après deux années d’expérimentation. « Les financements via France Active Investissement, notamment les prêts participatifs, existaient déjà en Guadeloupe. Avec la création de l’association France Active Guadeloupe, nous sommes maintenant en mesure de proposer des prêts gratuits aux associations. Nous jouons alors un rôle d’investisseur en lien avec d’autres cofinanceurs, pour donner un outil inédit aux structures qui se montent, se relancent ou rencontrent des difficultés. Notre palette d’accompagnement s’étoffe », explique Marie Chauvin, responsable du service Offre et conseil.

A bénéficié du

Avec

un investissement de

21 000€

A été accompagné par

France Active Guadeloupe

En 2024

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