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Une autre façon d’apprendre un métier

Constance DE MARNE

Directrice de l’École de production Maurice Leroux

École de production formant les jeunes à partir de 15 ans aux métiers de l’usinage

En proposant une formation qui a un juste équilibre entre théorique et pratique, les jeunes reprennent confiance en eux et se remettent sur la voie de la réussite.


Salbris (Loir-et-Cher)
École de production formant les jeunes à partir de 15 ans aux métiers de l’usinage

Donner accès à une formation sécurisante et diplômante à des jeunes dès 15 ans, éloignés du monde éducatif et professionnel, telle est la vocation des écoles de production. Leur modèle a déjà fait ses preuves. En effet, elles sont apparues dans les années 1880 et, en 2020, 35 d’entre elles étaient en activité dans 10 régions françaises. C’est dans ce contexte que l’école Maurice Leroux a ouvert cette même année au cœur de la Sologne, à Salbris, pour proposer un CAP conducteur d’installation de production adapté aux métiers de l’usinage.

« Nous avons été la première structure de ce type dans le Centre-Val de Loire à offrir une alternative à des jeunes dès 15 ans qui se retrouvaient sans solution. Il y avait un vrai manque pour ces publics, d’autant plus que nous sommes dans un territoire rural », explique Constance de Marne, sa directrice.

https://vimeo.com/1018592574

Pédagogie du « Faire pour apprendre »

C’est la pédagogie spécifique de l’école reposant aussi bien sur la théorie et que la pratique qui a motivé la jeune femme à en prendre la direction. « L’un de nos points forts est d’allier compétences pédagogiques et professionnelles. Et ce, au travers d’un apprentissage complet mêlant savoirs, savoir-faire avec des mises en situation réelles de production grâce à des entreprises partenaires de la région, mais aussi savoir-être. Par exemple, via un accompagnement du jeune par le jeune, où les uns et les autres se responsabilisent mutuellement, ou encore un travail collectif sur l’identité de l’école et ses valeurs de confiance, respect et entraide. » L’école propose également des heures de sport en soirée et finance 50% du permis de conduire. « L’inclusion professionnelle et sociétale est abordée comme un tout. »

Dans cette logique, l’école s’inscrit dans une dynamique globale qui mobilise tout un écosystème territorial : « La réussite de notre modèle repose sur la coopération entre trois acteurs : nos partenaires économiques, c’est-à-dire les entreprises, qui nous passent commande et contribuent à l’immersion professionnelle des jeunes, les collectivités (communautés de communes, département), qui nous soutiennent et identifient les besoins en formation et recrutement, et les structures qui orientent les jeunes vers nous, comme les collèges et lycées, les missions locales, les assistantes sociales, etc. »

Cette approche globale, au plus près des besoins des populations et du territoire, a convaincu France Active d’accompagner l’école à sa création. « En plus d’un prêt, ils nous ont aidés dans la construction de notre business plan. Ils ont aussi été un soutien lors des premières discussions avec Crédit Agricole et la Région », confirme Constance de Marne.

Personne ne reste au milieu du chemin

Depuis 2020, l’École Maurice Leroux a accompagné une cinquantaine de jeunes aux profils variés (garçons et filles, mineurs non accompagnés…), de 15 ans en moyenne. Avec un très beau résultat : 100 % de réussite au CAP. « Et dans tous les cas, nous ne laissons jamais un jeune au milieu du chemin. À la sortie, ils ont tous une solution : soit ils ont trouvé un travail, soit ils poursuivent leurs études. »

Ces succès confortent la pertinence de la pédagogie proposée. Pour continuer son développement, l’école Maurice Leroux a ainsi ouvert en 2024 l’année de terminale et songe à lancer une nouvelle filière afin de toucher davantage de jeunes et de répondre à d’autres besoins en recrutement du territoire.

Grâce notamment à son président, Dominique Gardy, également président de la Fédération nationale des écoles de production, elle est aussi devenue un point de référence pour d’autres structures de ce type qui débutent : « Quand nous avons commencé à réfléchir à notre école en 2017, il en existait 25 en France. Aujourd’hui, elles sont 70. Plus le modèle essaimera, plus les jeunes auront des possibilités de trouver leur voie », conclut Constance de Marne.


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Épargne solidaire : face à un contexte incertain, des Français partagés entre enthousiasme et pragmatisme

Semaine de la Finance Solidaire du 11 au 17 novembre 2024
Baromètre OpinionWay, France Active et FAIR : « Les Français et l’épargne solidaire »


Montreuil, le 23 octobre 2024

À quelques jours de la Semaine de la Finance Solidaire et du mois de l’ESS, France Active et FAIR dévoilent les résultats de leur baromètre OpinionWay « Les Français et l’épargne solidaire ». Dans un contexte économique incertain, l’envie d’épargner est-elle renforcée ? Vers quels types d’épargne se tournent-ils ? Quels projets solidaires les Français souhaitent-ils soutenir en priorité avec leur épargne ? Les attentes des jeunes générations diffèrent-elles de celles de leurs aînés ? Si l’enthousiasme pour l’épargne solidaire est indéniable, le manque d’information sur ses mécanismes, sa rentabilité et sa finalité demeure un frein important au passage à l’acte.

Lire le baromètre

Les Français, soucieux d’épargner, restent encore mal informés sur l’existence et le fonctionnement de l’épargne solidaire

55 % des Français déclarent vouloir augmenter (17 %) ou maintenir (38 %) leur effort épargne en 2025, soit une hausse de 9 points par rapport à l’année dernière. Les jeunes, et notamment 56 % des 18-24 ans, expriment un intérêt croissant pour l’épargne, en particulier face à l’incertitude de l’avenir.

Parmi les principales motivations, 46 % des répondants évoquent la crainte de l’avenir, tandis que 38% citent le désir de financer des projets futurs tels que l’immobilier, les voyages ou les études.

Dans un contexte économique incertain, la volonté des Français d’épargner de façon sécurisée prime largement sur leur recherche d’impact positif sur la société et l’environnement : 33 % priorisent la disponibilité de leur épargne, 29 % la sécurité de leur capital, 22 % le rendement financier et seulement 12 % l’impact social et écologique de leur investissement.

Ces choix peuvent s’expliquer par un manque d’information notoire sur le sujet. Près de 70 % des Français se déclarent mal informés sur ce type d’épargne, qu’il s’agisse de son fonctionnement, de ses finalités, des produits proposés ou bien des acteurs qui la gèrent. Ces résultats doivent interpeller l’ensemble des acteurs mobilisés dans le développement de l’épargne solidaire pour les amener à mieux expliquer aux Français toute la diversité de cette épargne, autant sur les produits proposés que sur les niveaux de rentabilité attendue.

Transition écologique, lien social et emploi : les projets prioritaires des Français en matière d’épargne solidaire

Dans un contexte de crise, l’envie des Français de flécher leur épargne vers des projets utiles à la société et à l’environnement diminue de 5 points, au profit de priorités plus personnelles et le besoin de sécuriser au maximum leur capital. Aujourd’hui, un Français sur cinq (20 %) souhaite une épargne à finalité solidaire, combinant si possible rentabilité financière et contribution à des projets d’intérêt général, un chiffre qui atteint 30 % chez les 25-34 ans.

Si les Français décidaient d’orienter leur épargne vers le financement de projets solidaires, ils privilégieraient avant tout des initiatives liées à la transition écologique (31 %), au renforcement du lien social (19 %), ou à la création d’emplois (16 %). En majorité, ils estiment que ces projets doivent être envisagés sur le moyen terme, avec 34 % d’entre eux prêts à attendre entre 3 et 8 ans avant de récupérer le fruit de leur investissement.

Un Français sur 4 (24 %) se déclare prêt à ne pas se fixer d’horizon de rentabilité tant que leur investissement soutient une cause solidaire.

Denis Dementhon

Directeur général de France Active

“Ces résultats illustrent combien les finalités sociales et écologiques de l’épargne solidaire répondent aux attentes des Français. Ils ont bien identifié les fondements de cette épargne citoyenne qui permet de répondre à des besoins non couverts dans les territoires. Pour autant, nous voyons cette année un moindre intérêt de leur part à épargner solidaire en raison d’un contexte économique sans doute plus tendu. Ce baromètre révèle toujours un besoin crucial d’accompagnement et d’information. Notre rôle ainsi que celui des banques et des assureurs est d’arriver à donner à chacun les clés pour plus de transparence sur le parcours de cette épargne jusqu’à ses résultats. Il faut que les Français deviennent les vrais acteurs de leur choix en matière de fléchage de leur épargne”.

Patrick Sapy

Directeur général de FAIR

“L’épargne solidaire est accessible à tous : elle offre une diversité de produits financiers adaptés à chaque type d’épargnant, selon son profil et ses priorités tant en matière de rendement, de risque ou d’impact. En effet, il existe des solutions concrètes pour ceux qui souhaitent à la fois soutenir des entreprises et des projets utiles à la société et à l’environnement grâce à leur argent, tout en répondant à leurs objectifs d’épargne. En cela, le rôle proactif des acteurs bancaires est essentiel, tout comme celui de l’accompagnement des évolutions réglementaires, indispensables pour mieux encourager une épargne solidaire”.

Quelques repères pour mieux comprendre l’épargne solidaire

La finance solidaire est une finance innovante, qui replace le citoyen au cœur de l’économie en finançant des projets utiles à la société et à l’environnement.

Quel est son parcours ?
Les épargnants placent leur argent sur des produits d’épargne souvent gérés par un établissement financier. L’argent placé est alors fléché vers des projets d’entreprises de l’Économie sociale et solidaire (ESS) ou vers des financeurs solidaires, comme France Active, présents sur tout le territoire. Ces derniers financent et accompagnent les porteurs de projets, et permettent aux épargnants de prendre part aux transitions sociales et écologiques d’aujourd’hui et de demain.

Pour quel impact ?
Depuis l’adoption de la loi sur l’ESS – Loi Hamon, il y a tout juste 10 ans, l’épargne solidaire a permis d’appuyer plus de 13 400 entreprises et associations et de faire levier auprès d’investisseurs engagés. Au total, plus de 2,72 milliards d’euros ont été mobilisés par France Active et ses partenaires financeurs, dont plus de 500 millions au titre de l’épargne solidaire.

Pour favoriser l’émergence et la réussite de ces nouveaux entrepreneurs engagés, France Active les accompagne dans toutes les phases de vie de leur entreprise, de la création au développement en passant par le changement d’échelle. Ces projets ont permis la création et consolidation de près de 200 000 emplois, de manière durable : les structures financées affichent un taux de pérennité à 5 ans de 87%, contre 61% pour l’ensemble des entreprises en France (données Insee 2019).

MÉTHODOLOGIE DE L’ÉTUDE

Le baromètre « Les Français et l’épargne solidaire » réalisé pour France Active et FAIR par OpinionWay, est destiné à comprendre et analyser l’opinion des Français vis-à-vis des placements d’épargne solidaire. Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1 009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. Les interviews ont été réalisées, les 11 et 12 septembre 2024, par questionnaire autoadministré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview).

Toute publication totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention complète suivante :

« Sondage OpinionWay pour France Active et FAIR » et aucune reprise de l’enquête ne pourra être dissociée de cet intitulé.

Lire le baromètre


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Une vision commune de l’investissement solidaire – Interview croisé Anne Claire Roux & Denis Dementhon


Partenaire historique de France Active, Mirova a renforcé son appui depuis 2023 à notre mouvement associatif en mobilisant son fonds de dotation, Mirova Foundation. L’ambition : agir auprès des dirigeants de l’ESS et des associations pour les amener à penser leur avenir et leur donner des moyens pour renforcer leur utilité sociale. Ce partenariat renouvelé nourrit toutes les actions de sensibilisation et de formation sur les questions d’investissement solidaire. Entretien croisé entre Anne Claire Roux, directrice générale de Mirova Foundation et Denis Dementhon, directeur général de France Active.


De quelle façon Mirova renouvelle son soutien à France Active à travers Mirova Foundation ?
Anne-Claire Roux  : Mirova Foundation est le premier financeur privé de France Active et nous en sommes très fiers. Depuis plus 25 ans, France Active et Mirova agissent ensemble pour rendre possible le développement des entreprises de l’Economie sociale et solidaire. Depuis 2023, à travers le soutien de Mirova Foundation, nous renforçons non seulement nos liens avec France Active, mais poursuivons également, par la philanthropie, notre mission d’apporter des financements à des projets à fort impact sociétaux et environnementaux : adapter son modèle économique au monde qui change et accompagner les dirigeants associatifs et solidaires pour faire évoluer leur modèle économique est un enjeu clé de réussite et un levier de transformation de la structure. Nous travaillons également avec les experts de France Active sur des programmes de formation adaptés aux besoins des associations soutenues par Mirova Foundation.

Quels sont les axes que vous développez à travers votre soutien ?

Anne-Claire Roux : C’est en écho à l’appel et l’héritage de Claude Alphandéry que s’est inscrit le déploiement de notre partenariat. Chez Mirova, nous sommes convaincus que l’ESS est un atout majeur pour transformer notre économie de manière juste et durable ! Le soutien de notre fonds de dotation intervient autour de plusieurs enjeux : à la fois en permettant à France Active de pérenniser ses actions de proximité et de formation auprès des entrepreneurs sociaux et des dirigeants associatifs, en favorisant l’accès à l’investissement solidaire aux structures à fort impact social et sociétal – par exemple avec le soutien à la démarche des Actifs Solidaires, la création et la diffusion d’un guide autour de l’investissement solidaire de France Active à destination de toutes les structures de l’ESS et enfin, en soutenant le déploiement des communautés d’entreprises engagées, avec l’émergence de collectifs d’entrepreneurs solidaires dans les territoires. Comme pour toutes les associations que nous accompagnons, nous essayons d’apporter un soutien structurant à France Active en fléchant également une partie de ce soutien financier sur son développement et son fonctionnement.

Pourquoi France Active et Mirova Foundation se sont-ils engagés sur des démarches de sensibilisation à l’investissement solidaire ?

Denis Dementhon : Les associations et entreprises de l’ESS doivent faire évoluer leur modèle pour faire face à l’évolution de leur environnement et des besoins sociaux et écologiques. Pour leur permettre de relever les nombreux défis qui les attendent, le réseau France Active, grâce au soutien de Mirova Foundation, a développé la démarche des Actifs Solidaires. Sachant que l’investissement n’est pas toujours dans l’ADN des structures de l’ESS, cette démarche vise à lever les freins pour leur permettre de se projeter, de voir plus grand et de prendre toute leur place dans un environnement concurrentiel. Nous voulons de cette façon leur permettre de s’engager dans des logiques de croissance tout en leur donnant la possibilité de renforcer leur utilité sociale. C’est là que la philanthropie intervient, car elle nous donne des moyens complémentaires pour faire mieux comprendre les enjeux de l’investissement et d’accroître nos capacités d’accompagnement.

En quoi la philanthropie a-t-elle un rôle à jouer pour soutenir le monde de l’ESS et lui apporter les moyens d’agir ?
Anne-Claire Roux : Agir ensemble et créer des alliances est pour nous un facteur déterminant. La philanthropie offre cette possibilité de prendre des risques, de créer des coalitions et d’agir au plus près des besoins du secteur associatif et en faveur d’une meilleure reconnaissance du monde de l’ESS. A travers la stratégie de diversification des financements de France Active, la philanthropie est une opportunité nouvelle pour déployer son expertise au service de l’ESS partout dans les territoires et lui donner des moyens financiers supplémentaires pour agir.

Quelles sont les nouvelles formes d’accompagnement que France Active propose à ces structures ?

Denis Dementhon : France Active développé a développé avec le soutien de Mirova Foundation des webinaires pour permettre aux structures de l’ESS de se familiariser avec les démarches d’investissement. Pour les aider à calibrer au mieux leur projet à le mener à bien, à identifier les retours sur investissement sociaux et économiques, un guide a été édité. France Active a également élargi sa gamme d’outils financiers pour mieux accompagner les problématiques d’investissement, en proposant notamment des financements plus patients pour donner aux entrepreneurs de l’ESS le temps de développer leurs projets. Enfin, comme pour tous les projets qu’il soutient, le réseau France Active propose un accompagnement personnalisé de la part des conseillers et une mise en réseau avec son écosystème.

Quels sont les prochains défis de ce partenariat et en quoi les alliances sont plus que jamais d’actualité pour renforcer la solidité du monde de l’ESS ?
Anne-Claire Roux : Les enjeux d’aujourd’hui nécessitent des réponses collectives imaginées dans la coopération et la mutualisation des forces. Ce partenariat assez unique entre Mirova Foundation et France Active est une illustration concrète d’une volonté d’alliance entre un acteur philanthropique et une association pionnière au service d’un objectif : faire rayonner l’ESS encore plus largement dans nos territoires. Les défis écologiques et sociaux auxquels nos sociétés doivent faire face doivent aussi nous pousser à être flexibles et agiles dans la gestion de nos partenariats pour s’adapter au besoin de ce secteur et l’accompagner à monter en compétences.

 

Denis Dementhon : La complexité dans laquelle évolue les acteurs de l’ESS nécessite des réponses ambitieuses et de nouvelles façons de coopérer pour mieux accompagner les entrepreneurs de l’ESS et les dirigeants associatifs. C’est par la complémentarité de nos approches que nous pourrons apporter des solutions qui associent performance économique et utilité sociale. Avec Mirova Foundation, nous sommes convaincus que la coopération est un levier puissant pour consolider le secteur de l’ESS. Ensemble, nous pouvons accompagner les gouvernances dans leur volonté à voir plus grand et à se transformer pour intégrer au même niveau défis sociaux et enjeux écologiques.

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Un lieu de vie, de travail et d’accueil qui lutte contre la fracture numérique

Aurélie CHARBONNIER

Co-fondatrice de l’Attribut

Un tiers-lieu au service de l’inclusion numérique

Nous avons été frappés par l’ampleur de la fracture numérique. Le phénomène touche tous les territoires, toutes les populations.


Châteauneuf-Val-de-Bargis (Bourgogne-France-Comté)
Un tiers-lieu au service de l’inclusion numérique

C’est au cœur du Nivernais, qu’Aurélie Charbonnier et David Achache ont lancé l’association L’Attribut en 2019. Leur projet : promouvoir l’inclusion numérique dans ce territoire rural. Pour cela, les co-fondateurs allient leurs compétences : Aurélie dans le domaine de la gestion de projets culturels, David dans le numérique et les nouvelles technologies.

Le thème de l’inclusion numérique leur est apparu comme une évidence au moment de l’étude de territoire : « nous avions déjà été frappés par l’ampleur de la fracture numérique lorsque David travaillait à Suresnes, en banlieue parisienne. Le phénomène touche, en effet, tous les territoires, toutes les populations. Et, quand nous sommes arrivés dans la Nièvre et que nous avons commencé à échanger avec les acteurs locaux, c’est un besoin qui a émergé très fortement. Nous avons donc décidé d’orienter notre association sur ce thème. »

https://vimeo.com/1018592857
Un panel de services sur place et hors les murs

Pour affiner le projet, Aurélie et David rejoignent l’incubateur T, piloté par France Active Bourgogne et dédié aux entrepreneurs engagés. « Notre projet était déjà bien avancé, mais l’incubateur a favorisé les synergies grâce aux échanges que nous avions avec les autres entrepreneurs. Cette incubation nous a permis de challenger le projet, le tester et le pousser un peu plus loin. »
Le couple installe alors leur activité au sein de l’ancien presbytère de Châteauneuf-Val-de-Bargis qu’ils rénovent. C’est ce qui deviendra « L’Attrium », le tiers-lieu ouvert en 2021 pour accueillir bon nombre des services conçus par L’Attribut : revalorisation d’ordinateurs personnels, ateliers pour enfants, adultes et seniors, initiation à la programmation robotique ou drone, accès en autonomie au fab lab avec machine 3D ou à la brodeuse numérique…
En parallèle, des animations « hors les murs » sont proposées dans des écoles, des centres de loisirs, ou grâce à un partenariat avec le centre social.
Quelques mois après le lancement, l’Attribut obtient également le label France Services dont le but est d’accompagner tous les citoyens dans leurs démarches du quotidien. « En aidant les riverains dans leurs besoins administratifs nécessitant un usage du numérique, cela nous a permis de leur proposer de poursuivre l’accompagnement pour qu’ils puissent gagner en autonomie. Ça a été une porte d’entrée importante pour nous faire connaître et toucher nos publics. Notre projet a ainsi pu prendre de l’ampleur », commente Aurélie. Avec cette labellisation, Laura, agente France Services, rejoint L’Attribut. Et quand une association locale sollicite L’Attribut pour une formation sur mesure sur les logiciels de création graphique, l’équipe se lance dans l’obtention de la certification Qualiopi lui donnant l’autorisation de délivrer des formations professionnelles.

Un lieu de vie et d’animation du territoire

Le lancement ainsi que la labellisation France Services et la certification Qualiopi ont nécessité un fort investissement en temps de la part des équipes. Pour sécuriser le fonds de roulement durant cette période de structuration, L’Attribut a pu compter sur le soutien de France Active. « Ça a été un vrai coup de pouce pour pérenniser notre modèle. C’est ce qui nous permet aujourd’hui de consolider notre activité, avec la volonté d’en faire un véritable tiers-lieu au service des usagers. » L’Attrium ouvre ainsi ses portes à différentes associations du territoire, des artisans, des expositions photos et dessins… « Aujourd’hui, l’envie est plus que tout de développer un lieu de vie, d’accueil et de travail. Un lieu que chacun peut s’approprier et faire vivre à sa manière », conclut Aurélie.


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En 2021 et 2022

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Apprendre le braille par le jeu, un vrai levier d’inclusion

Jean MASSOU

Président fondateur de Handi Exceller

Accompagner l’apprentissage des personnes en situation de handicap

Beaucoup de personnes mal ou non-voyantes échouent dans l’apprentissage du braille. La force du projet est de proposer une réponse ludique et simple d’utilisation.


Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Solutions technologiques et ludiques pour accompagner l’apprentissage des personnes en situation de handicap

Près de 60 % des apprenants abandonnent le braille (Selon l’étude française HOMÈRE sur la déficience visuelle 2022 de l’Association nationale des parents d’enfants aveugles et ses partenaires). En cause, la grande difficulté de ce système d’écriture et le manque d’outils pour en faciliter l’apprentissage.
C’est à ce problème que s’est attaqué Jean Massou dès le lycée. « Tout a commencé par une rencontre. Je cherchais un sujet pour mon projet de terminale. Et en croisant ma voisine Christine, malvoyante, j’ai eu l’idée de lui demander ce qui lui manquait. Tout de suite, elle me parle du braille et de sa grande complexité qui décourage bon nombre de déficients visuels. »https://vimeo.com/1017874463

Deux axes forts : le jeu et l’inclusivité

Jean conçoit alors Br’EYE (qui se prononce comme « braille »), une console pour apprendre le braille en autonomie et en s’entraînant grâce à des jeux accessibles à tous.
Tout s’enchaîne ensuite très vite, car le projet attire l’attention et les prix. En effet, aux Olympiades des sciences de l’ingénieur, Jean, encore lycéen, remporte les régionales puis les nationales. En licence, il se lance dans la démarche Entreprendre pour Apprendre, qui lui permet de se lancer dans les prémices d’une aventure entrepreneuriale. Ici aussi, le prix national est à la clé. « Jusque-là, je poursuivais le projet en ‘“mode garage’”, en parallèle de mes études d’ingénieur. Mais avec cette étape, j’ai commencé à être en relation avec des entreprises, ainsi qu’avec l’Incubateur Lorrain. C’est à ce moment que j’ai senti qu’on pouvait changer de braquet et créer une entreprise pour promouvoir plus largement Br’EYE. »
Il faut dire que l’outil a trois points forts. Tout d’abord, il répond à un vrai besoin non couvert pour les personnes malvoyantes : aucune solution concurrente n’existe sur le marché. Ensuite, il se veut résolument inclusif : « Tout le monde peut l’utiliser ; la personne avec déficience visuelle, mais aussi ses professeurs, ses proches, etc. Car tout se base sur le jeu. C’est un excellent biais pour permettre de toucher le maximum de braille régulièrement sans perdre sa motivation. » Enfin, il mise sur l’autonomie, ce qui représente un vrai accélérateur de l’apprentissage.

Un déploiement cohérent

Pour structurer sa démarche, Jean fonde en 2021 Handi Exceller. Trois ans après, la société basée à Nancy compte huit salariés et a opéré une levée de fonds de 1 million d’euros afin de déployer Br’EYE partout en France, mais aussi depuis quelques mois à l’international. Toujours en recherche d’inclusivité, l’offre s’est également enrichie avec la création de Marble, qui permet aux apprenants de jouer sur ordinateur, donc sans avoir besoin d’un boîtier spécifique.
Dans ce parcours, le jeune entrepreneur retient également l’apport de France Active. « Leur soutien a été très utile à un triple niveau. D’abord, pour la mise en réseau avec les acteurs de l’Economie sociale et solidaire. Ensuite, dans la définition de notre stratégie de financement. Je dirais qu’ils m’ont aidé à mieux saisir les ressorts de cette intelligence financière. Enfin, par l’apport d’une caution bancaire qui a su rassurer pour notre prêt », résume-t-il.
Et bien sûr, le jeune entrepreneur ne compte pas s’arrêter là. « Quand nous aurons finalisé le déploiement de nos outils dans le domaine de la déficience visuelle, nous souhaiterions explorer d’autres aspects du handicap, par exemple les troubles autistiques. Apprendre par le jeu ouvre des potentiels énormes ! »


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40 000€

A été accompagné par

France Active Lorraine

En 2023

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Découvrez l’action des associations France Active dans les territoires


Les rapports annuels de nos associations territoriales sont disponibles en ligne.

Apprenez-en plus sur l’activité de nos associations territoriales à travers les rapports d’engagement 2023.
Vous y retrouverez des portraits toujours plus solidaires, les chiffres majeurs de 2023, etc.

Auvergne – Rhône-Alpes



France Active Ain


France Active Auvergne


France Active Drôme Ardèche (Initiactive 26-07)


France Active Isère (Gaia)


France Active Loire


France Active Rhône (RDI)


France Active Savoie Mont Blanc

Bretagne



France Active Bretagne

Bourgogne – Franche Comté



France Active Franche-Comté

Corse



France Active Corse (CAPI)

Centre – Val-de-Loire



France Active Centre-Val-de-Loire


France Active Indre

Grand Est

Hauts-de-France



France Active Alsace


France Active Champagne-Ardenne


Nord Actif

Ile-de-France



France Active Ile-de-France


France Active Métropole


France Active Paris (PIE)

Nouvelle Aquitaine



France Active Nouvelle Aquitaine

Occitanie



France Active MPA Occitanie

Pays de la Loire



France Active Pays de la Loire

Provence Alpes Côte d’Azur



France Active Provence Alpes Côte d’Azur

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Rendez-vous au SME 2024


France Active vous donne rendez-vous sur le stand A12 à l’occasion du salon SME les 23 et 24 septembre prochain au Palais des Congrès de Paris.

 

L’occasion pour vous de nous poser toutes vos questions sur l’accompagnement, le financement et la mise en réseau que propose France Active.


En savoir plus sur le salon SME et s’inscrire

France Active participe également à la conférence “Des financements accessibles partout et pour tous !” le lundi 23 septembre de 15h30 à 16h15 en salle 352B pour vous conseiller et vous accompagner au mieux dans la recherche de financements.

En présence de :

  • Bpifrance Création
  • Initiative France
  • Adie
  • France Active


En savoir plus sur la conférence

La participation de France Active est rendue possible grâce à la mobilisation de Bpifrance.

Comme 26 réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise, France Active est membre du collectif du collectif Cap créa uni autour de Bpifrance.

Une ambition commune : doubler d’ici 5 ans le nombre de création d’entreprises accompagnées, pérennes, génératrices de valeur ajouté et d’emploi.

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Un programme pour faire émerger les projets engagés 

 

Depuis maintenant 5 ans, chaque mois, la Place de l’émergence accompagne les entrepreneurs dans la concrétisation de leur projet d’utilité sociale. Conseil, financement et mise en réseau, le triptyque France Active est au cœur de ce programme. Et pour renforcer l’accompagnement et le financement, le mouvement associatif s’entoure de partenaires experts et financeurs.

Dans cette phase délicate qu’est la phase d’idéation de projet à dimension sociale et écologique, l’accompagnement et le soutien peuvent faire défaut. C’est pour cette raison que France Active a mobilisé nombre de partenaires publics et privés pour créer un programme dédié à l’émergence. Appelé « Fonds de confiance » à son démarrage en 2005, ce programme a connu une forte évolution et a pris le nom de « Place de l’émergence » en 2019. Pour célébrer les 5 ans de la Place, France Active a réuni en février l’ensemble des parties prenantes du programme, un temps fort pour célébrer les réussites et pour se projeter dans la suite de cette action qui s’insère au sein des différentes actions de soutien à l’incubation et à l’émergence que portent les associations territoriales.

Les entrepreneures à l’honneur !

En 5 ans ce sont 62 rendez-vous qui ont vu passer plus de 250 projets. Au total, il s’agit de plus de 4M d’euros de primes accordées avec une prime moyenne autour de 17 000€. Près de 70% des projets sont portés par des femmes, plus de 31% se situent sur des territoires fragiles et 10% sont portés par des demandeurs d’emplois de longue durée. Pour les années à venir, le programme va être repensé pour associer davantage les partenaires dans le choix des entrepreneurs soutenus et pour faciliter leur sélection dans les territoires.

Exemples de lauréats

En 2021, l’association Les Valoristes voit le jour grâce au soutien du dispositif Emergence Ile-de-France. Cela a permis de structurer le projet pendant 4 mois, de le challenger sur l’aspect de l’impact, des produits et des services proposés, de ses objectifs…). Ce retour d’expérience a été très précieux pour l’association. Les Valoristes ont ensuite obtenu un financement, dans le cadre du dispositif Place de l’émergence. En 2022, l’association a reçu son conventionnement chantier d’insertion. En 2023, elle s’est concentrée sur la réponse à des appels d’offres et au développement de la structure. 2024 va être une année de structuration autour de 3 offres : la manufacture bois, le lab pour déchet électronique et le campus pour sensibiliser le public autour de l’économie circulaire et de l’inclusion.

En 2022, la Place de l’émergence a soutenu l’association La Remise. Il s’agit d’un projet qui œuvre à la diffusion et la valorisation du réemploi dans le domaine de la construction sur la région Grand Est à travers une plateforme numérique. Ce projet, soutenu par la Banque des Territoires, la Banque de France et la Fondation Macif poursuit aujourd’hui son développement.

Merci à tous les acteurs sans qui ce dispositif n’existerait pas

Quels impacts a eu ce programme ?

Depuis le lancement de la Place de l’émergence en 2019, 3,85M€ de primes ont été versées aux participants avec un montant moyen de 17 000€ par prime versée.

67% sont des porteurs de projets femmes, avec un âge moyen de 44 ans. 10% sont des demandeurs d’emploi de longue durée (+ de 12 mois) et 31,5% des projets sont en territoire fragile (QPV ou FRR – ex ZRR).

Les principaux prescripteurs de France Active sont les autres réseaux d’accompagnement (62%).

540 emplois ! C’est le nombre d’emplois créés par les structures interrogées, soit 5 emplois par structure financée.

Et aujourd’hui, 64% des projets sont en phase de développement ou de consolidation. Seuls 5% des projets ont été abandonnés.

Les financeurs du dispositif













Les experts du dispositif

















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Rendez-vous le 10 octobre 2024 à BIG



Le 10 octobre, France Active participe à l’événement entrepreneurial BIG qui fêtera cette année ses 10 ans.

Organisé par Bpifrance, la thématique cette année sera celle du progrès. Les participants pourront la découvrir à travers ateliers, conférences et masterclass. France Active vous accueillera au sein du village Bpifrance Création.

En savoir plus et s’inscrire

France Active, membre du collectif Cap Créa que porte Bpifrance, participe également, à travers la mobilisation de ses associations territoriales, aux conférences suivantes : 

“Compléter vos fonds propres, c’est facile” – Bulle Le Coq Créa – de 9h45 à 10h15

Pour renforcer ses sources de financements pour tout projet de création – reprise d’entreprise.

En présence de :

  • Idir Ait Si Amer, co fondateur de Tracktor
  • Omar Benali, directeur du Réseau Entreprendre 93
  • Soélie Malgouyre, directrice générale de France Active Métropole
  • Vincent Meyer, directeur d’Initiative Essonne.


S’inscrire

“Des financements accessibles partout et pour tous” – Bulle Le Coq Créa – De 12h25 à 12h55

Pour découvrir les dispositifs et les réseaux qui vous aideront à lancer votre projet.

En présence de :

  • Stéphanie Berrahma, directrice déléguée de Créalia
  • Héloïse Lamotte, fondatrice et présidente des Mains d’argent
  • Maria Garzia Le Mura, fondatrice et gérante de Beyond Words
  • Laetitia Léonard, directrice de France Active Airdie Occitanie
  • Julien Pellier, responsable financement au sein de Bpifrance
  • Alexandre Rochet, coordinateur d’activités et chargé de missions au sein de Créalia


S’inscrire

France Active et Cap Créa

Comme 26 réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise, France Active est membre du collectif du collectif Cap Créa uni autour de Bpifrance. Une ambition commune : doubler d’ici 5 ans le nombre de création d’entreprises accompagnées, pérennes, génératrices de valeur ajouté et d’emploi. France Active, association leader de la finance solidaire, participe à cet élan et propose des financements et de l’accompagnement adaptés aux projets des entrepreneurs engagés. Elle contribue ainsi à leurs côtés à changer la société, sachant que les entrepreneurs accompagnés par les 35 associations territoriales sont plus de 80 % à voir leur structure perdurer au-delà des 3 ans existence.

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