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Finance solidaire : un levier pour transformer la société

 

Comment participer, à votre échelle, au développement de projets sociaux et solidaires ? Produit de partage, épargne solidaire, nous faisons le point avec Virginie DULCHAIN, directrice du développement au Crédit Coopératif, un partenaire historique de France Active. Focus sur les différentes solutions financières permettant aux citoyens d’agir concrètement pour le développement d’initiatives locales portées par les structures de l’ESS.

En quoi considérez-vous le Crédit Coopératif comme un acteur précurseur de la finance solidaire ?

Virginie DULCHAIN, directrice du développement au Crédit Coopératif – Le Crédit Coopératif est historiquement très impliqué dans l’Economie sociale et solidaire. Il est né pour financer les coopératives et sa clientèle s’est ensuite élargie aux mutuelles, aux associations et plus largement aux structures avec des modèles responsables et durables. En 1983, le Crédit Coopératif crée avec le CCFD-Terre Solidaire le premier fonds de partage : « Faim et Développement », qui est aujourd’hui géré par Ecofi, sa société de gestion.

Au fil du temps, il a ensuite continué à développer l’épargne de partage et propose une gamme très large de produits bancaires qui permet de générer des dons ou de faire de l’investissement solidaire. Nous sommes aujourd’hui le leader de l’épargne de partage en France.

Depuis 1983, nos produits de partage ont permis de verser plus de 93 millions d’euros de dons à nos associations partenaires.

Quels sont les produits d’épargne solidaire qui rencontrent le plus de succès auprès de vos clients ?
V.D. – Parmi les nombreux produits d’investissement solidaires ou de partage proposés par le Crédit Coopératif, on peut citer pour les clients particuliers, le livret Agir qui est un de nos livrets emblématiques avec 905 millions d’euros d’encours à fin septembre 2025 et 70 000 livrets ouverts. Ce livret a permis de verser 2,7 millions d’euros de dons à des associations en 2024.

Le mécanisme est simple : grâce à ce livret, 50 % des intérêts sont versés à l’association choisie par le client. Il est possible de soutenir des associations qui agissent dans les domaines de l’environnement, de la solidarité internationale ou pour une société plus juste (santé, handicap, accès au logement, protection de l’enfance en danger, lutte contre la pauvreté…).

On a aussi notre carte bancaire Agir, une carte bancaire solidaire : tous nos clients particuliers qui ouvrent un compte bénéficient de cette carte. A chaque retrait en distributeur effectué par le client, l’association qu’il a choisie reçoit un don du Crédit Coopératif. S’ils le souhaitent, les clients peuvent également réaliser des micro-dons supplémentaires lors de leurs achats et de leurs retraits.

Comment informez-vous vos clients sur l’impact concret de leurs placements solidaires ?
V.D. – Le Crédit Coopératif met la transparence au cœur de sa communication : il explique clairement où va l’argent confié par ses clients et comment il est utilisé pour financer des projets à forte utilité sociale ou environnementale ; nous avons conçu un site internet à vocation pédagogique, lepouvoirdenousengager.fr qui permet de comprendre le « circuit de l’argent ».

Nous réalisons aussi beaucoup de contenus : interviews, vidéos, newsletters, pages dédiées par association bénéficiaire et événements régionaux pour présenter des projets financés par l’épargne des clients et par les dons.

Nous envoyons également tous les ans à nos clients la somme distribuée à l’association qu’il a choisie.

Comment incitez-vous les particuliers et les entreprises à investir davantage en faveur de l’épargne solidaire ?
V.D. – Nous informons régulièrement nos clients des offres existantes ; nous proposons aux clients Particuliers des produits réglementés comme le livret de développement durable ou le livret Jeune en version solidaire.

Nos conseillers présentent également aux clients Particuliers et Entreprises les fonds solidaires : dans lesquels, jusqu’à 10% du portefeuille est consacré au financement d’entreprises à forte utilité sociale et/ou environnementale ; nous expliquons bien que l’investissement dans des entreprises solidaires n’est pas toujours aussi rentable notamment à court terme que d’autres placements. Mais pour certains, l’objectif premier n’est pas forcément d’avoir une rentabilité maximale mais que l’argent serve à quelque chose. Ces fonds sont un moyen pour ceux qui sont engagés dans des causes de mettre leurs placements en cohérence avec leurs engagements. Au Crédit Coopératif, on parle souvent de finance patiente.


Crédit Coopératif

Skravik : décarboner la mer à la voile depuis la rade de Brest

Laura TROUDET

Co-fondatrice et directrice de Skravik

Pêche à la voile et affrètement scientifique

Dès les premières phases d’amorçage, Skravik bénéficie de l’accompagnement et des financements de France Active, qui permettent de sécuriser le lancement de notre projet. Ce soutien est déterminant pour franchir plusieurs étapes structurantes, notamment l’acquisition d’un deuxième navire, indispensable au développement de la flotte.


Plougastel-Daoulas (29)
Pêche à la voile et affrètement scientifique

À 37 ans, l’océanographe côtier devenue marin-coopératrice, Laura Troudet, cofonde et dirige Skravik, une coopérative maritime basée dans la rade de Brest. Née en 2017 comme association et devenue SCIC en 2024, la structure exploite des voiliers de travail pour réinventer la pêche artisanale et la recherche en mer, dans une logique de sobriété et d’utilité publique.

Parcours de l’entrepreneure engagée
Après une première carrière dans la recherche scientifique, à travailler sur le littoral breton au CNRS et à l’Ifremer, Laura Troudet ressent le besoin de s’engager dans un projet plus incarné. Elle choisit alors la voie de l’entrepreneuriat collectif, en cofondant Skravik avec l’ambition de transformer concrètement les pratiques maritimes. À travers cette reconversion, elle met ses compétences d’océanographe au service d’un projet où se rejoignent transition écologique, innovation sociale et attachement à un territoire très marqué par les métiers de la mer.

Une coopérative maritime d’utilité publique
Installée à Plougastel-Daoulas, dans la rade de Brest, Skravik se définit comme une entreprise privée d’utilité publique, ancrée localement et pleinement inscrite dans les traditions maritimes bretonnes. Tous les salariés sont marins, ce qui renforce la cohérence du projet et la légitimité de la coopérative vis-à-vis des acteurs de la filière. Le passage en Scic en 2024 permet d’associer au capital différentes parties prenantes – marins, partenaires expérimentaux, soutiens du territoire – et de structurer une gouvernance plus ouverte, à l’image du projet porté depuis l’origine.

Des voiliers de travail pour la pêche et la science
Skravik exploite aujourd’hui deux voiliers de travail, conçus pour naviguer en Bretagne, de la rade de Brest à la mer d’Iroise, et au-delà et répondre à des besoins variés. Le voilier SKRAVIK opère une activité de pêche côtière artisanale, à faible impact, avec des ventes en circuits courts. La coopérative opère également des missions scientifiques, à bord du voilier MORSKOUL, de courte ou longue durée, pour la recherche océanographique, l’équipage prenant en charge la logistique comme l’appui technique aux chercheurs. Ce positionnement hybride permet de concilier ancrage dans la filière pêche et contribution directe à la connaissance du milieu marin.

Une transition maritime sobre, au-delà de la technologie
La coopérative porte une vision exigeante de la décarbonation du secteur maritime, qui ne se limite pas à remplacer un moteur par un autre. Pour Skravik, la transition passe d’abord par la réduction de la place du moteur, la priorité donnée à la voile, et la revalorisation des métiers marins. Cette approche questionne en profondeur l’organisation du travail en mer, les rythmes de sortie, les distances parcourues et les modèles économiques associés. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large en faveur de pratiques maritimes sobres, capables de préserver les ressources halieutiques comme la résilience des territoires littoraux.

“Science légère” à la voile : un nouveau référentiel
En parallèle de la pêche, Skravik développe un référentiel de “science légère” à la voile, adapté à des campagnes embarquées plus sobres en énergie et en moyens matériels. Ce cadre méthodologique, élaboré avec les équipes de la coopérative, est désormais reconnu par la Flotte océanographique française opérée par l’Ifremer. En 2024, cette reconnaissance se concrétise à travers le lancement d’Avel Lab, un partenariat structurant qui positionne Skravik comme laboratoire grandeur nature de nouvelles pratiques de recherche en mer.

Un modèle économique mixte et résilient
Le modèle économique de Skravik repose sur plusieurs piliers complémentaires : les prestations scientifiques réalisées pour des laboratoires et institutions, les revenus de la pêche côtière en vente directe, et l’appui d’acteurs de l’Economie sociale et solidaire. Ce mix d’activités permet de lisser les aléas liés tant aux marchés des produits de la mer qu’au calendrier des campagnes scientifiques. Il offre aussi à la coopérative la capacité d’investir, de se professionnaliser et de consolider des emplois de marins dans la durée.

Le rôle de France Active
« Dès les premières phases d’amorçage, Skravik bénéficie de l’accompagnement et des financements de France Active, qui permettent de sécuriser le lancement de notre projet.  Ce soutien est déterminant pour franchir plusieurs étapes structurantes, notamment l’acquisition d’un deuxième navire, indispensable au développement de la flotte.», précise Laure Troudet. France Active accompagne également la transformation de la structure en coopérative, en apportant une expertise sur les montages financiers et en facilitant le dialogue avec les partenaires de l’ESS et du territoire.

Former la nouvelle génération de marins
Au-delà de ses activités de pêche et d’appui à la recherche, Skravik se donne une mission de transmission forte : contribuer à former les marins de demain, en les plongeant dans un environnement coopératif où l’autonomie technique va de pair avec les valeurs collectives. À bord, l’apprentissage se fait au plus près du réel, entre manœuvres à la voile, compréhension fine des écosystèmes marins et partage d’une culture du travail en équipage. Cette dimension pédagogique vise à susciter des vocations et à montrer qu’un autre rapport au travail maritime est possible.

Des victoires collectives et une vision d’essaimage
Parmi ses fiertés, Laura Troudet cite notamment le partenariat Avel Lab, remporté après plusieurs années de démarches et d’obstacles administratifs, qui consacre la légitimité du projet auprès des acteurs de la recherche. Elle met également en avant la vitalité de la communauté coopérative, composée de profils variés rassemblés autour d’une même exigence écologique et sociale. Pour la suite, la vision de Skravik n’est pas de grossir à tout prix, mais d’essaimer : accompagner d’autres territoires vers des flottes de travail à la voile sobres et résilientes, plutôt que devenir une “multinationale verte”.


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une garantie bancaire d’un total de

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Entreprendre en ruralité


Comment accéder à l’emploi, aux services, à la mobilité, à la vie sociale ? Cette question est cruciale pour le tiers de la population française qui vit en zone rurale. Il existe pourtant un levier pour y répondre : l’entrepreneuriat engagé dans les territoires. C’est-à-dire cohérent avec les problématiques locales, ancré dans les transitions et résolument soutenu par France Active et ses partenaires.

Aujourd’hui, la ruralité représente 88 % des communes françaises et 33 % de la population y vit (Insee). Malgré ce poids, les habitants de ces territoires se sentent éloignés des services publics, de l’emploi, des activités de loisirs… D’après le livre blanc de la Fondation Entreprendre, Entreprendre la ruralité, ils effectuent en moyenne 23 km de plus que les urbains dans leurs trajets quotidiens. Autre constat : il est plus difficile d’entreprendre en milieu rural, « alors même que l’entrepreneuriat peut être une réponse à ces inégalités territoriales, note Laurent Duclot, Responsable Offre et stratégie de Filières chez France Active. Il existe, en effet, une forte dynamique entrepreneuriale en ruralité qui va à l’encontre des logiques de métropolisation. Comme ailleurs, cet entrepreneuriat est l’expression d’un besoin d’émancipation des individus. Mais il répond aussi aux enjeux de développement économique de la ruralité, au cœur des transitions démographiques, environnementales, sociales. C’est justement pour cette raison que France Active a toujours considéré les habitants des zones rurales comme l’un de ses publics prioritaires. »

Lever les freins à l’entrepreneuriat rural

Plusieurs éléments expliquent le fait que l’accès à l’entrepreneuriat est plus difficile en zone rurale. Tout d’abord, la faible densité de ces zones, qui présentent donc des marchés plus restreints, avec des rentabilités moins fortes et des montées en charge plus longues. Ensuite, le manque de partenaires financiers à proximité. « Quand vous n’avez qu’une porte à pousser, vous êtes limités dans vos options », complète Laurent Duclot.

 

Pour toutes ces raisons, les projets lancés sont souvent hybrides : « Un bar fera également épicerie, dépôt-colis, espace de loisirs pour les enfants… Ce qui est une vraie chance pour la vitalité du village, mais ces modèles moins formatés peuvent dérouter les financeurs qui n’ont pas l’habitude de sortir de leurs référentiels. »

Ne pas avoir peur d’accompagner des projets complexes, telle est justement la force de France Active. « Savoir soutenir des initiatives qui ne sont pas standardisées est notre cœur de métier, que l’entrepreneur ait un profil atypique ou que son projet ne rentre pas dans une case classique. »

Une revitalisation à contre-courant de la métropolisation

À rebours de la concentration et la centralisation des services qui s’opèrent dans les grandes villes, les projets entrepreneuriaux en zones rurales s’adaptent aux besoins de leurs territoires pour mieux les revitaliser. Quelques exemples :

> En Corrèze, c’est un village de 200 habitants, Ségur-le-Château, qui a repris vie grâce à La Ruelle, un tiers lieu atypique, mutliservices, proposant des rencontres culturelles et intergénérationnelles. Un projet auquel l’équipe de France Active Nouvelle-Aquitaine a donné sa chance après une étude de faisabilité détaillée.

> Dans la Drôme, la foncière solidaire et rurale Villages vivants, soutenue par France Active Drôme Ardèche, fait le pari d’acheter, rénover et louer des espaces en zones rurales pour attirer des activités et générer une nouvelle attractivité.

> Chez France Active MPA-Occitanie, l’accompagnement s’adapte aussi aux spécificités de la ruralité en faisant le choix du vivant et du temps long.

S’inscrire dans un écosystème de territoire

Autre problématique : la très grande diversité des territoires ruraux, avec chacun leurs enjeux et spécificités. Car des 17 000 entreprises accompagnées en 5 ans dans les territoires ruraux, France Active retient un enseignement majeur : un projet conçu en ruralité ne peut grandir seul ou hors sol, c’est-à-dire sans connexion à son écosystème local.

 

En Bourgogne-Franche Comté, le Générateur BFC en atteste. Soutenu par l’Ademe et le conseil régional, ce dispositif d’ingénierie territorial a pour objectif d’encourager l’émergence de projets en associant les expertises de six acteurs locaux de l’ESS, dont France Active, FDRFR 89, Clus’Ter Jura, etc. Le principe : actionner les complémentarités pour enrichir la construction des projets à impact.

 

« Avec nos partenaires, nous travaillons pour sourcer les dossiers, identifier les dynamiques. En croisant nos compétences, nous donnons aux entrepreneur·es davantage de chances de trouver les bonnes réponses à leurs besoins, sans plaquer des solutions toutes faites. Nous nous inscrivons dans un écosystème de territoire, soutien indispensable à la création comme à la maturation de chaque projet », précise Laurent Duclot.

Encourager l’inclusion et la résilience des territoires ruraux

Selon l’Insee, 1 habitant sur 10 serait pauvre en milieu rural. Le rapport Igas « Pauvreté et conditions de vie des jeunes dans le monde rural » pointe, quant à lui, que près de 338 000 jeunes de 18 à 24 ans seraient ainsi en situation de précarité dans ces territoires, avec un éloignement plus fort du marché du travail, des solutions de mobilité et des études supérieures que les jeunes urbains du même âge. Faut-il s’arrêter à ce tableau et croire à une fatalité ?

Telle n’est pas la voie prise par France Active et ses partenaires, à l’instar de :

> FAPE EDF (Fonds Agir Pour l’Emploi d’EDF) qui a soutenu en 15 ans la création de 1 800 entreprises situées en zones de revitalisation rurale (FRR) en leur donnant un coup de pouce dans leur trésorerie,

> la MSA (la sécurité sociale agricole) qui a lancé en 2024 la 2e vague de son programme « Inclusion et ruralité » pour accompagner 35 structures contribuant à la résilience alimentaire des territoires ruraux.

Une stratégie de filières pour maximiser l’impact

Comment dès lors optimiser le pouvoir de revitalisation de l’entrepreneuriat au sein des territoires ruraux ? Avec son plan stratégique France Active 2030, France Active déploie une logique de filières pour concentrer ses efforts au plus près des réalités de terrain, en prenant en compte les spécificités économiques, sociales et territoriales.

 

Ainsi, parmi les six filières prioritaires identifiées par France Active, trois d’entre elles au moins entrent en résonance avec les problématiques les plus prégnantes des territoires ruraux :

 

> Agriculture et alimentation durable

> Accessibilité des commerces et des services dans les territoires

> Mobilité et déplacements

 

« Beaucoup de projets en zone rurale dans ces thématiques ne trouvent pas de réponses dans les dispositifs classiques. Notre ambition aujourd’hui, avec cette lecture par filière, est de mieux les identifier et de leur proposer une plus juste modalité de financement et d’accompagnement. Ainsi, nous maximiserons l’impact de cet entrepreneuriat engagé sur les grands enjeux de transition », conclut Laurent Duclot.

Entre 2020 et 2024, France Active a accompagné plus de 17 000 entrepreneur.e.s situé.e.s en territoire rural ce qui représente plus de 550 millions de financements mobilisés. 35% d’entre eux ont créé, repris ou développé une structure dans le domaine du commerce et de la restauration, 10% dans les travaux et la construction, 6% dans l’agriculture et 5% dans l’alimentation.

POUR ALLER PLUS LOIN
Entreprendre en ruralité : suivez le guide

De nombreux ouvrages donnent des clés pour entreprendre en ruralité : 

> Le Mode d’emploi ESS & ruralités par l’Avise et RTES

> ESS, territoires ruraux et urbains par Pour la Solidarité et RTES

> L’économie sociale et solidaire dans les territoires ruraux par Tressons

> Guide pratique à l’usage des commerces et des petites entreprises en zones rurales (ministère de l’Économie et des Finances)

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Trésorerie des associations : comment évaluer vos besoins, les suivre et les financer ?


Dans un contexte de baisse des subventions et de hausse des charges, la gestion de la trésorerie est devenue un enjeu vital pour la pérennité des associations. Bien suivre ses flux de trésorerie, les anticiper et mobiliser les bons partenaires permet de sécuriser l’activité et de continuer à développer son projet associatif.

 

Revivez ici les échanges de notre conférence dédiée à ce sujet, qui s’est tenue au Forum des associations et des fondations à Paris le 13 novembre dernier.

Pourquoi la trésorerie est-elle devenue un enjeu vital pour les associations ?

Selon le Mouvement associatif, les associations font face à une crise qui n’est plus seulement conjoncturelle mais structurelle, avec des fonds propres fragiles et une forte dépendance à des financements publics en baisse. La trésorerie devient alors un véritable bouclier pour absorber les retards de subventions, éviter les retards de paiement aux fournisseurs et limiter les gels de recrutement.

Trésorerie des associations : un outil de pilotage stratégique

« La trésorerie ne se résume pas à un solde bancaire, c’est un indicateur clé qui reflète le rythme réel des activités de l’association, ses cycles de recettes et de dépenses. Piloter sa trésorerie c’est se doter d’une méthode opérationnelle pour gérer son projet au quotidien. L’idéal est de disposer d’un fonds de trésorerie qui permette de sécuriser le paiement des salaires, de traverser les décalages de financement (paiement de subventions en particulier) et de maintenir le cap sur les objectifs du projet associatif » selon Laurent Duclot, de France Active.

Mettre en place un plan de trésorerie opérationnel

« Pour bien piloter sa trésorerie, l’association doit combiner un suivi historique des encaissements/décaissements et un plan de trésorerie prévisionnel. Cet outil, souvent construit sous forme de tableau mensuel, permet d’anticiper les tensions de trésorerie, de prendre des décisions à temps et de dialoguer de façon structurée avec ses partenaires financiers. » précise Eric Pirès pour la Caisse d’Epargne.

Ekopolis : sortir d’une crise de croissance grâce au suivi de trésorerie

L’association Ekopolis, qui accompagne la filière du BTP vers des pratiques plus durables, a connu un « trou d’air » en pleine phase de développement, aggravé faute d’outil de gestion de trésorerie. « Avec l’appui d’un prêt de France Active et la mise en place d’un véritable plan de trésorerie et de suivi plus rigoureux des dépenses, nous avons pu sécuriser nos activités, consolider nos équipes et dégager un niveau de trésorerie plus confortable tout en diversifiant nos sources de financement. » ajoute Véronique Pappe, dirigeante d’Ekopolis.

S’appuyer sur sa banque et sur France Active pour financer ses besoins de trésorerie

« Un regard extérieur aide l’association à objectiver sa situation et à chiffrer ses besoins de trésorerie à court et moyen terme. » conseille Eric Pirès. En combinant un prévisionnel solide, un historique de trésorerie et un dialogue régulier avec la banque et France Active, il devient possible de financer les décalages de trésorerie et d’identifier les bons outils financiers en fonction de la nature des besoins.

Placer ses excédents de trésorerie de façon solidaire

Lorsque l’association dispose d’excédents de trésorerie, leur placement peut aussi devenir un acte cohérent avec ses valeurs. En choisissant des placements solidaires, elle soutient d’autres entreprises sociales tout en pilotant au mieux sa propre trésorerie, prolongeant ainsi l’impact de son projet sur le territoire.

La Cravate Solidaire : hybrider son modèle pour sécuriser la trésorerie

La Cravate Solidaire a choisi d’hybrider son modèle économique pour financer sa croissance et accompagner davantage de bénéficiaires. « En complément des dons, nous avons créé un organisme de formation sur la non-discrimination et des dispositifs de collecte en entreprise, ce qui lui permet de diversifier nos ressources et de mieux stabiliser notre trésorerie. », indique Yann Lotodé de la Cravate solidaire.

L’importance des financements pluriannuels, du mécénat et de l’accompagnement extra-financier

Les partenariats pluriannuels, comme celui noué entre Mirova Foundation, La Cravate Solidaire et France Active, offrent aux associations de la visibilité et des marges de manœuvre sur plusieurs années. « Le mécénat, associé à un accompagnement extra-financier et à des outils pédagogiques sur la trésorerie et l’investissement, permet aux structures d’oser investir, d’essaimer sur de nouveaux territoires et de renforcer durablement leur modèle économique. » conclut Anne-Claire Roux

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CIDIL : 30 ans d’engagement au service du territoire rural charentais

Hélène VAUDON

Directrice générale de CIDIL

Chantier d’insertion

Depuis maintenant 30 ans, France Active est présente pour nous permettre d’investir et de professionnaliser l’activité du chantier d’insertion et assurer sa pérennité.


Montbron, Charente
Chantier d’insertion

En 1994, sur un territoire charentais encore dépourvu de services de proximité, quelques élus locaux et citoyens engagés décident de créer une structure pour soutenir l’emploi et la cohésion sociale : le Carrefour pour l’Insertion et le Développement des Initiatives Locales (CIDIL).

 

Trente ans plus tard, l’association poursuit son engagement avec la même conviction : offrir des perspectives d’avenir à celles et ceux qui en sont éloignés.

 

« On est sur un territoire rural, à une trentaine de kilomètres d’Angoulême. Trop loin pour bénéficier des services comme la CAF, la CPAM ou France Travail, mais assez proche pour ne pas être considérés comme isolés. Il a donc fallu inventer nos propres solutions », se souvient Hélène Vaudon, directrice de l’association.

Proposer toujours plus d’opportunités

À ses débuts, l’association proposait simplement des permanences d’accompagnement aux demandeurs d’emploi.

C’est lorsque la communauté de communes de Seuil Charente Périgord (aujourd’hui La Rochefoucauld – Porte du Périgord) fait l’acquisition d’une ancienne ferme que l’idée de créer un chantier d’insertion a germé. Ce lieu devient alors un espace d’apprentissage et de transmission, où les personnes en recherche d’emploi peuvent se former aux métiers du bâtiment, mais aussi découvrir le maraîchage biologique.

 

« L’activité maraîchère me tient à cœur, car elle symbolise le retour à la terre, le travail concret qui a du sens, et la possibilité pour chacun de voir les fruits de ses efforts. C’est une activité également très accessible pour les personnes en grande précarité » souligne Hélène Vaudon.

La création d’un cercle vertueux

Loin de se limiter à la formation dans les métiers du bâtiment et du maraîchage, le CIDIL a progressivement développé un écosystème d’activités solidaires et durables, créant une dynamique économique vertueuse sur le territoire.

 

Les chantiers d’insertion se sont diversifiés : entretien des espaces verts, production et vente de légumes bio, production de confitures de légumes. Les récoltes alimentent non seulement les particuliers, mais aussi la Banque alimentaire, les collectivités locales et même un collège du territoire, renforçant ainsi les circuits courts et l’ancrage local. Plus récemment, l’association a ouvert une boutique de producteurs mettant en avant les produits locaux et permettant la création de formations pour les métiers de la vente.

 

Autant de projets qui traduisent une même ambition : faire rimer insertion avec utilité, proximité et solidarité.

Un nouveau départ à Montbron

Après des années d’évolution, de défis et de réussites, le CIDIL s’apprête aujourd’hui à franchir une nouvelle étape majeure : le déménagement de Souffrignac à Montbron.

 

Les nouveaux locaux, situés à proximité immédiate de l’exploitation maraîchère, permettront de rassembler l’ensemble des équipes dans un même lieu, de mieux coordonner les activités et d’offrir des conditions de travail plus adaptées.

 

Un projet qui promet à la fois la continuité et le renouveau de l’association. Malgré les difficultés traversées, c’est la promesse que le CIDIL continue de se réinventer pour répondre aux besoins de son territoire et de ses habitants.

France Active, un soutien indispensable

Comme de nombreuses structures de l’Economie sociale et solidaire, le CIDIL a rencontré des difficultés de trésorerie récurrentes, conséquence directe d’un modèle économique fragile et exigeant. Dans ces moments délicats, l’association a pu compter sur l’appui précieux de France Active, qui lui a notamment proposé d’intégrer le Dispositif Local d’Accompagnement (DLA).

 

Ce dispositif a permis à l’association de faire un diagnostic approfondi de sa situation, de clarifier sa stratégie et de mettre en place un plan d’actions réaliste pour sortir de la crise.

 

« C’est un soutien sans lequel nous n’aurions pas pu avancer », confie Hélène Vaudon.

Depuis près de trente ans, France Active reste un partenaire essentiel du CIDIL, l’accompagnant dans ses transitions et contribuant à la pérennité de ses actions d’insertion et de développement local sur le territoire charentais.


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Décembre Engagé 2025, des bonnes intentions aux bonnes actions

Avec les entrepreneurs engagés soutenus par France Active, en décembre passez des bonnes intentions aux bonnes actions !

En décembre dernier, c’est vous, citoyens, qui aviez le pouvoir de changer la société ! À travers des initiatives locales des entrepreneurs accompagnés par France Active, nous vous avons proposé des solutions concrètes pour consommer autrement et vous engager à votre échelle : circuits-courts, réemploi, insertion, et bien plus !

C’est en choisissant de les soutenir, et de s’en inspirer pour changer nos comportements, que nous pouvons vraiment agir positivement sur l’économie, sur les territoires.

Chaque achat, chaque geste compte. Découvrez comment, vous aussi, vous pouvez faire la différence sur notre site internet.

Pendant tout le mois de décembre, vous avez découvert : 

Les bonnes intentions 💡

> Ce sont toutes les idées portées par les entrepreneurs engagés, toutes les solutions qu’ils développent pour répondre aux problématiques des citoyens.

Les bonnes actions ✨
> Ce sont les différentes manières qu’ont les citoyens pour pouvoir s’engager en s’inspirant du projet mis en avant.

Sur les réseaux sociaux, partez à la découverte des projets mis en valeur par les associations du mouvement France Active grâce au hashtag  #DécembreEngagé.

 Découvrez la carte des projets soutenus par le réseau France Active : 

Des achats solidaires en ligne avec Label Emmaüs !


La bonne idée
Label Emmaüs, c’est l’e-shop solidaire qui s’engage pour l’insertion des personnes éloignées de l’emploi et pour le réemploi des objets.
La bonne action
Pour les soutenir, vous pouvez :

  • Donner vos objets en bon état (meubles, vêtements, appareils électroménagers, etc.) dans les structures Emmaüs et les ressourceries les plus proches de chez vous.
  • Acheter solidaire directement sur le site internet de Label Emmaüs pour des cadeaux engagés et écologiques !
  • Sensibiliser votre entourage au réemploi, à l’écologie et à la solidarité.


Le site internet de Label Emmaüs

https://vimeo.com/1141459968?share=copy&fl=sv&fe=ci

L’éveil sensoriel pour tous avec Ma petite malle d’éveil !


La bonne idée
Ma Petite Malle d’Éveil propose des bouteilles sensorielles françaises, bien plus que des jouets : de véritables outils thérapeutiques et pédagogiques, conçus pour stimuler l’éveil sensoriel des petits et des grands. Ce projet soutenu par France Active Centre Val-de-Loire, porté par Laurine Verhelst, s’inscrit dans une démarche inclusive, écologique et locale
 
 
La bonne action
Pour les soutenir, vous pouvez :

  • Acheter une bouteille sensorielle : offrir un outil ludique et pédagogique, fabriqué localement et dans une démarche éco-responsable.
  • Relayer le projet : faire connaître Ma Petite Malle d’Éveil autour de vous, notamment auprès des professionnels de l’enfance et des structures éducatives.
  • Soutenir l’artisanat local : En choisissant ces créations, vous participez à une économie plus humaine et respectueuse de l’environnement


Le site internet de Ma petite Malle d’éveil

https://vimeo.com/1140833617?share=copy&fl=sv&fe=ci

Oorion rend le monde plus inclusif pour les personnes déficientes visuelles !

La bonne idée

Oorion est une application mobile  conçue pour redonner autonomie et liberté aux personnes malvoyantes ou non-voyantes. Ce projet engagé et solidaire lutte activement contre l’exclusion en favorisant l’inclusion des personnes en situation de handicap visuel. Oorion a bénéficié du programme « La place de l’émergence » de France Active et de l’accompagnement de France Active Auvergne Rhône-Alpes, ce qui témoigne de son impact social et de son potentiel transformateur.

 

La bonne action

Pour les soutenir, vous pouvez :

  • Télécharger et utiliser l’application : en l’adoptant, vous participez à son amélioration continue et à sa diffusion.
  • Parlez d’Oorion autour de vous, notamment auprès des associations, des institutions spécialisées et des médias pour toucher plus de personnes concernées.
  • Proposer des partenariats : si vous représentez une entreprise ou une collectivité, explorez des collaborations pour intégrer Oorion dans des dispositifs d’inclusion ou d’accessibilité.


Le site internet d’Oorion

https://vimeo.com/1146904126?share=copy&fl=sv&fe=ci

Ma Petite Planète, les défis écolos à vivre entre ami.e.s

La bonne idée

Ma Petite Planète est un challenge écologique ludique et collectif, imaginé par Clément Debosque, Mathilde Hébert et Christian Nallatamby. Ce jeu par équipes invite les participant·e·s à relever des défis écologiques concrets pendant 3 semaines, entre ami·e·s, collègues ou en famille. L’objectif ? Passer à l’action pour la planète de manière engageante et accessible, en transformant les bonnes intentions en gestes du quotidien. Ma Petite Planète est soutenue par France Active Paris.

 

La bonne action

Pour les soutenir, vous pouvez :

  • Participer au challenge : inscrire votre équipe (famille, ami·e·s, collègues) et relever les défis pendant 3 semaines.
  • Relayer le projet : faire connaître Ma Petite Planète autour de vous, sur les réseaux sociaux ou dans votre entreprise, pour mobiliser toujours plus de participant·e·s.
  • Organiser un challenge : proposer le jeu dans votre école, votre entreprise ou votre association pour fédérer autour de l’écologie.


Le site internet de Ma petite Planète

https://vimeo.com/1146913160?share=copy&fl=sv&fe=ci

La Cravate Solidaire, accompagne vers l’emploi

La bonne idée

La Cravate Solidaire est une initiative solidaire qui lutte activement contre les discriminations à l’embauche. Son objectif ? Redonner confiance et faciliter l’accès à l’emploi pour les personnes en recherche d’emploi, en leur offrant des tenues professionnelles adaptées (costumes, chemises, accessoires, etc.), pour aborder les entretiens avec sérénité et professionnalisme. Ainsi qu’un accompagnement personnalisé : conseils en image, simulations d’entretiens, et soutien pour valoriser son parcours.

 

La Cravate Solidaire est soutenue par France Active Nord, France Active Paris et France Active Pays de la Loire.

 

La bonne action

Pour les soutenir, vous pouvez :

  • Faire un don de vêtements professionnels : costumes, chemises, chaussures, accessoires en bon état sont les bienvenus pour équiper les bénéficiaires.
  • Devenir bénévole : participer à l’accompagnement des personnes (conseils en image, coaching, logistique), ou aider à l’organisation d’ateliers.
  • Relayer le projet : parlez de La Cravate Solidaire autour de vous, sur les réseaux sociaux ou dans votre entreprise, pour sensibiliser et mobiliser toujours plus de donateurs et de partenaires.
  • Organiser une collecte : dans votre entreprise, votre école ou votre quartier, pour rassembler des tenues professionnelles et soutenir l’association.


Le site internet de La Cravate Solidaire

https://vimeo.com/1146948830?share=copy&fl=sv&fe=ci

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Renforcer l’accès au crédit bancaire pour les entrepreneurs des quartiers : une nouvelle action commune de BGE et France Active

Soutien à la création d’entreprise

 

Paris, le 25 novembre 2025

Dans les quartiers, l’envie d’entreprendre est bien réelle, mais la création d’entreprise y reste en retrait, notamment par manque d’accès au crédit bancaire. Comment mieux accompagner ces entrepreneurs, sécuriser leur financement et les rendre autonomes  dans le pilotage de leur structure ? C’est l’objectif du nouveau partenariat entre BGE et France Active, deux acteurs clés de l’accompagnement et du financement des créateurs d’entreprise.

Un recours à la banque moins important pour les créateurs d’entreprise dans les quartiers

Une étude Ifop* pour la Fédération bancaire française révèle une perception contrastée des opportunités économiques dans les banlieues et quartiers populaires. Si 44% des Français considèrent que ces territoires offrent des opportunités égales, voire supérieures, au reste du pays, 35% les jugent toujours désavantagés. Les principaux obstacles au développement économique dans les quartiers populaires les plus cités : le sentiment d’insécurité (47%) et les préjugés négatifs (35%).

Pourtant, le dynamisme entrepreneurial y est bien réel. D’après une étude menée par TerraNova, JP Morgan et Bpifrance (2020), l’envie d’entreprendre dans les quartiers prioritaires y est plus forte qu’ailleurs (12% contre 9% dans le reste de la population). Mais le passage à l’acte reste plus faible : seuls 3% des habitants des banlieues créent effectivement leur entreprise, contre 11% au niveau national. Résultat : seuls 2% des habitants des quartiers sont aujourd’hui chefs d’entreprise contre 13% en moyenne. Ces chiffres soulignent les défis, mais aussi le véritable potentiel du développement économique et de l’entrepreneuriat dans les quartiers prioritaires.

Un chiffre résume ce paradoxe : 60% des entrepreneurs issus des quartiers ne prennent pas contact avec une banque avant de créer leur entreprise contre 50% ailleurs.

Les analyses de cette étude de 2020 pointent une forme de réserve, voire de défiance vis-à-vis des institutions bancaires, nourrie par une autocensure fréquente et la crainte d’être « mal jugé ».

Un nouveau programme d’accompagnement dédié aux entrepreneurs des quartiers

BGE et France Active sont convaincus du potentiel économique des entrepreneurs des quartiers prioritaires (QPV). Et parce que la phase de la création est une période charnière dans le devenir d’une entreprise, les deux réseaux ont choisi de renforcer leur partenariat en proposant une approche globale en faveur des entrepreneurs de ces territoires. L’accent est porté sur tous les enjeux de viabilité et de sécurisation du projet de l’entrepreneur. C’est dans le cadre d’un programme de formation que le partenariat prend tout son sens.

En parallèle de l’élaboration de la viabilité de son projet et de sa montée en compétences pour gérer et développer son entreprise, tout entrepreneur va pouvoir bénéficier d’un parcours e-learning centré sur le financement de leur projet. Simple et accessible à tout entrepreneur en création, ce programme s’organise autour de 7 thématiques :

  1. Comprendre la banque
  2. Choisir sa banque
  3. Comprendre les outils de financement d’une banque (focus sur les solutions courts terme)
  4. Comprendre les outils de financement d’une banque (focus sur les solutions moyen-long terme – et donc certains outils proposés par FA)
  5. Préparer sa demande de financement (focus sur les documents à préparer)
  6. Maitriser les cautions et connaître ses engagements (présentation des différentes formes de garanties)
  7. Préparer son entretien avec le banquier (posture – discours…)

Ces modules en format e-learning sont mis en pratique avec chaque entrepreneur en fonction de ses enjeux de financement avec l’appui d’un conseiller et en lien avec les réalités de son projet. Au total, 6000 créateurs vont pouvoir bénéficier de ce programme d’appui.

Sophie Jalabert

Déléguée générale de BGE

Souvent, les entrepreneurs pensent que la création d’entreprise est un sujet administratif ou juridique. Mais le sujet, c’est d’abord qui sont mes clients ? Et c’est à partir de cette question essentielle que nous construisons avec l’entrepreneur la réalité et la viabilité du projet, qui va nous permettre aussi de détecter les besoins de financement et de pouvoir travailler avec France Active sur l’accès au financement qui sera nécessaire à la viabilité du projet.

Denis Dementhon

Directeur général de France Active

Il existe dans les quartiers une forte dynamique entrepreneuriale, avec beaucoup de jeunes, et des nécessités de retour à l’emploi. Cela se traduit par un grand nombre d’entrepreneurs potentiels, pouvant rencontrer des difficultés objectives dans le démarrage de leur projet. Avec BGE, nous sommes convaincus que ce nouveau partenariat leur permettra de se lancer en confiance dans de bonnes conditions.

BGE et France Active : deux approches complémentaires en faveur des créateurs les plus fragiles

Membres actifs du collectif Cap Créa que porte Bpifrance (voir encadré ci-dessous), BGE et France Active partagent une vision commune de l’entrepreneuriat. Pour ces deux acteurs associatifs, créer son entreprise est un réel levier de transformation sociale. Pour tous ceux qui ont pu rencontrer des aléas dans leur parcours de vie, l’entrepreneuriat est un moyen de reprendre le pouvoir sur sa propre trajectoire.

Pour l’entrepreneur, l’accompagnement des deux acteurs associatifs lui permet de :

  • Bénéficier d’une double expertise sur son projet, tant sur le modèle entrepreneurial que sur le modèle économique,
  • Identifier des solutions de financement pertinentes et adaptées à sa capacité financière, avec une attention portée à la sécurisation de son projet et à la protection de son patrimoine,
  • Obtenir un prêt bancaire, grâce à la garantie qui sécurise la banque en cas de défaillance, mais aussi à l’apport d’expertise (double regard sur un projet) et au partage du risque.

CAP CREA

Comme 26 réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise, BGE et France Active sont membres du collectif du collectif Cap Créa uni autour de Bpifrance. Une ambition commune : doubler d’ici 5 ans le nombre de création d’entreprises accompagnées, pérennes, génératrices de valeur ajouté et d’emploi.
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GSEF : ce qu’il faut retenir de l’édition 2025



Fin octobre, des représentants d’une centaine de pays se sont donné rendez-vous pour assister au GSEF, le Forum mondial de l’ESS Bordeaux GSEF 2025. France Active a saisi l’occasion pour rappeler le potentiel de l’ESS face aux grands défis d’aujourd’hui et demain. D’autant plus à l’heure où les crises économiques, environnementales, politiques et sociales s’intensifient. Retour sur les trois enseignements clés de cet événement incontournable.

1. L’ESS gagne en reconnaissance et se structure à toutes les échelles

Pour son édition 2025, le GSEF faisait escale pour la première fois en France. De nombreux acteurs français de l’ESS (entrepreneurs, financeurs, collectivités, partenaires publics, associations, etc.) s’étaient donc déplacés pour valoriser ce secteur qui représente à lui seul 10% du PIB et 14% des emplois privés en France1.
Le modèle français de l’ESS est résultat de plusieurs décennies d’engagement et de structuration. La loi Fabius de 2001 sur les fonds 90/10 avait ainsi donné un coup d’accélérateur pour la finance solidaire, tandis que la loi Hamon de 2014 avait posé les bases d’un développement plus massif de l’ESS, pour ne citer que quelques avancées notables. « Ce cadre réglementaire a bien sûr encouragé l’innovation sociale, la création de nouveaux modèles et l’émergence d’un écosystème d’acteurs dense et varié, explique Yesil Rusconi, déléguée aux affaires européennes et internationales chez France Active. Mais il faut noter que ce mouvement s’est aussi amplifié dans le monde ces dernières années. Ce dont nous nous réjouissons. »
Depuis 2021, l’Europe s’est ainsi dotée d’un Plan d’action pour l’économie sociale. En 2024 l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution soulignant l’importance de l’ESS pour le développement durable. De même, l’Organisation internationale du Travail ou encore l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) voient dans l’ESS un axe clé pour une économie plus inclusive et durable. « Cette reconnaissance formelle de haut niveau représente un gage de crédibilité pour tous les acteurs engagés. »

2. Face aux crises, une double réponse : la coopération et l’ancrage territorial

Le GSEF 2025 s’est tenu alors que de nombreuses questions se posent sur l’avenir de l’ESS. Face aux crises qui secouent le monde, son modèle est-il à un tournant ? Pourra-t-elle continuer à construire des solutions d’avenir ? Trouvera-t-elle les financements pour la soutenir ?
La conférence co-organisée par la Caisse d’Épargne et France Active, intitulée « Financer ensemble : un catalyseur de coopération et d’impact territorial », a esquissé des réponses autour d’un message fort que rappelle Yesil Rusconi : « Pour accompagner un projet, pour l’aider à traverser les différentes tempêtes qui font partie de la vie d’une entreprise, il est crucial de compter sur un collectif d’acteurs. D’où l’importance des financements mixtes qui mobilisent des ressources publiques et privées, des banques, des partenaires ou financeurs de l’ESS tels que France Active, des collectivités, etc. C’est à travers eux qu’il est possible d’avoir le bon effet levier. Mais aussi le bon impact au niveau territorial qui est la juste échelle d’action pour des solutions utiles et pérennes. »

En d’autres termes, la démultiplication des coopérations solidaires dans les territoires reste le moteur majeur de l’ESS.

 

L’Appel lancé par Claude Alphandéry, fondateur de France Active, pour son centième anniversaire en 2022 n’a jamais été autant d’actualité…

Sur le terrain : le modèle gagnant du CIDIL

Entre dynamique de financement mixte et ancrage territorial, le CIDIL (Carrefour pour l’insertion et le développement des initiatives locales) se met au service de l’emploi et de la cohésion sociale depuis plus de trente ans en Nouvelle Aquitaine.
Un projet soutenu par France Active.
>Lire la story

3. Une ESS internationale : le paradigme pour demain ?

À travers ses conférences, tables rondes et autres moments échanges, le GSEF a été une occasion de créer un temps de dialogue entre territoires et pays, et ainsi ouvrir des perspectives de collaborations. « Partout dans le monde, l’ESS est une alternative aux solutions économiques existantes qui montrent toutes leurs limites. C’est pourquoi, lors de ce forum, nous avons voulu réfléchir à la construction d’une ESS internationale. Chez France Active, nous travaillons par exemple avec la Caisse des Dépôts et le CIRRMA2sur l’ESS et l’international. Nous sommes également en train de renforcer nos liens avec l’AFD autour de la structuration des systèmes de financement dans les Outre-Mer et sur l’internationalisation de l’ESS française », conclut Yesil Rusconi.

1. Source : Direction générale du Trésor. Retour
2. Conférence inter-régionale des réseaux régionaux multi-acteurs.. Retour

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Et si on élevait les cochons ensemble ?

Maud SIMIAN

Coordinatrice de la SCIC du Barétous

Production de viandes de boucherie

France Active nous a permis de vraiment poser les choses. On a dû se pencher sur les chiffres, se poser les bonnes questions, et ça nous a aidés à structurer le projet. Au départ, on avançait un peu à l’instinct, mais grâce à leur accompagnement, on a pu clarifier le montage financier et comprendre comment rendre tout ça viable.



Ance Féas, Nouvelle-Aquitaine
Production de viandes de boucherie

À Ance Féas, dans les Pyrénées, un collectif d’agriculteurs a relevé un pari audacieux : rassembler leur activité pour créer une conserverie et un magasin pour leur viande. À l’origine du projet, cinq producteurs unis autour de l’idée de « boucler la boucle » : élever, transformer et vendre en circuit court.https://vimeo.com/1136800685

La naissance d’un projet

Le projet trouve son origine dans un constat simple mais crucial : des centaines d’hectares de terres communales non exploitées qui se détérioraient à vue d’œil, faute d’animaux pour les entretenir. L’idée de valoriser ces 600 hectares avec de l’élevage de cochons en plein air est rapidement apparue comme une solution pertinente.
Cependant, un obstacle majeur se dressait : l’absence d’un atelier de transformation de la viande à moins d’une heure et demie de route. Pour les agriculteurs, cela représentait une perte de temps et un coût financier considérables. L’idée d’ouvrir une conserverie fait alors surface.
La Mairie a joué un rôle clé, mettant à disposition et rénovant un bâtiment pour y installer la conserverie. Initialement prévue pour la seule production de cochons des agriculteurs fondateurs, l’ouverture de l’atelier de transformation a rapidement attiré d’autres producteurs, confrontés aux mêmes problèmes de logistique. Le projet a été dimensionné pour traiter environ 100 tonnes de viande par an, servant ainsi une plus large communauté d’éleveurs.
Parallèlement, un magasin est géré par une association de producteurs locaux, assurant la vente directe des produits transformés. Le projet s’est ainsi bouclé : une association qui élève des cochons, les transforme et qui valorise la production dans un magasin.

Un Impact Économique et Social

L’ambition première de la structure est de soutenir l’économie locale et de créer une dynamique sur le village.
Sur le plan de l’emploi, le projet a permis l’embauche de cinq personnes, recrutées localement, contribuant directement au maintien de l’activité dans la vallée. Le magasin, situé sur un axe routier fréquenté a rapidement fidélisé une clientèle.
En plus de l’aspect économique, le projet a bénéficié d’un fort soutien de la communauté, avec 60 000 euros de fonds provenant des habitants du village pour la conserverie, témoignant de l’adhésion locale à cette initiative.

Les Défis de la Mise en Œuvre et l’Accompagnement de France Active

Si l’idée était fédératrice, sa concrétisation a nécessité quatre ans de travail. Le principal défi a été le financement et le travail d’équipe. La difficulté à obtenir des déblocages de fonds auprès des banques, malgré l’obtention de subventions régionales, a été particulièrement éprouvante pour les initiateurs.
Face à ces difficultés, l’accompagnement de France Active a été sollicité. L’association est intervenue pour garantir le crédit bancaire et a demandé un niveau de détail et de rigueur dans les montages financiers qui a forcé les porteurs de projet à se poser les bonnes questions. L’accompagnement s’est également orienté vers les questions de gouvernance et d’Économie Sociale et Solidaire (ESS).

Gouvernance, Environnement et Perspectives
Le choix de la Scic (Société coopérative d’intérêt colletif) a permis de refléter la dimension collective et la volonté d’inclure la Mairie dans la structure. Bien que la mise en place de la gouvernance ait été complexe elle s’est avérée fondamentale pour le caractère démocratique du projet. La présence de la Mairie dans la structure a d’ailleurs été un élément rassurant pour les banques.
Sur le plan environnemental, le projet est fortement engagé en faveur de l’élevage en plein air. Loin des densités industrielles, l’élevage des cochons sur les communaux est mené avec un faible impact, avec moins de 10 cochons par hectare, valorisant ainsi efficacement des espaces qui seraient autrement laissés à l’abandon. De plus, la filière est ultra-locale, avec des animaux nés à proximité et un abattoir situé à seulement un quart d’heure de la conserverie.
L’ambition pour l’avenir est claire : se développer pour atteindre les chiffres prévus et assurer la pérennité de la structure, afin qu’elle continue à faire vivre le territoire et ses habitants.

A bénéficié du

Avec

une garantie de

49 740 €

un investissement de

82 900 €

A été accompagné par

France Active Nouvelle Aquitaine

En 2023 et 2024

C’est ici ?

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