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Un réseau de friperie solidaire dans le pays de Montbéliard

Sabah MAHIDINNE

Directrice de Frip’Vie

Réseau de friperies – Atelier chantier d’insertion

Nous avons 4 boutiques dans le pays de Montbéliard. On propose la vente de vêtements, d’accessoires, des bijoux, mais aussi des tote-bags et des jouets.



Pays de Montbéliard (25)
Réseau de friperies – Atelier chantier d’insertion

Frip’vie est une association qui porte un chantier d’insertion depuis 1997. Pleinement engagée dans la transition écologique, elle n’a eu de cesse de se développer. Elle a mené plusieurs investissements qui la conduisent aujourd’hui à accompagner chaque année sur le Pays de Montbéliard (Bourgogne Franche-Comté) près de 150 personnes en retour vers l’emploi. Le point avec Sabah Mahiddine, directrice de l’association.

 

Quel est le rôle de l’association Frip’Vie ?

Frip’Vie est un atelier chantier d’insertion par l’activité économique, fortement implanté sur le Pays de Montbéliard. Nous sommes sur un territoire qui a connu de fortes restructurations industrielles et dont certains habitants rencontrent de fortes difficultés dans l’accès à l’emploi. L’association a été créée pour répondre à ces populations en leur proposant des parcours de professionnalisation avec des encadrants techniques autour de différents supports d’activité : la collecte de vêtements (674 tonnes par an), le tri, la valorisation et la commercialisation de textile de seconde main. Nous employons chaque année près de 150 personnes en contrat de 26 heures par semaine avec 15 salariés permanents pour les accompagner.

 

Comment l’association a-t-elle évolué depuis sa création ?

Le conseil d’administration de l’association est fortement mobilisé dans le développement de notre projet. Tous les cinq ans, nous travaillons sur la stratégie de la structure en nous interrogeant sur ce que nous voulons faire collectivement. Pour notre dernier plan stratégique, nous avons réfléchi à ce pourrait être l’avenir du textile dans les dix prochaines années en redessinant nos orientations pour aller beaucoup plus loin dans la revalorisation du textile. Nous nous sommes posé la question sur la capacité de nos locaux à porter notre développement, ce qui nous a amenés à déménager en 2017 en passant d’un local de 780 m2 à 2300 m2. Nous avons choisi de nous diversifier avec une activité de réparation et de création en couture. Nous avons investi sur une machine de coupe numérique et sur une brodeuse industrielle ce qui nous a permis d’apporter de nouvelles compétences à nos salariés. Nous avons aussi saisi des opportunités sur notre bassin d’emploi.

 

Comment avez-vous travaillé à votre plan de développement ?

Pour chaque phase de développement, nous avons associé nos différents partenaires à travers des conférences de financeurs. Autour de la table : l’Etat, la Région, l’Ademe parfois, France Active Franche-Comté, la Caisse d’Epargne et aussi des Fondations. L’apport de France Active a été essentiel pour nous aider à construire une vision globale à 5 ans et à 10 ans. Leur expertise plus technique nous a été utile pour faire les bons choix financiers. Cela nous aussi permis de déposer un dossier à la Fondation Agir pour l’Emploi d’EDF. Autrement dit, nous avons réussi à construire un écosystème autour de notre projet qui s’élargit année après année.

Et pour parler chiffre, notre dernier plan d’investissement s’élève à 400 000 euros pour développer nos savoir-faire sur les métiers du cuir en pleine coopération avec une école spécialisée de Montbéliard.

 

Votre conseil à ceux qui veulent investir ?
J’invite chacun à développer des coopérations en interne et en externe, quel que soit les interlocuteurs. C’est ce qui favorise les opportunités. Et pour un dirigeant, il faut savoir s’entourer pour ne pas être seul. C’est le moyen de répartir la charge, de partager ses réflexions et de grandir de ses échecs.


Rendez-vous sur le site
de Frip’Vie

A bénéficié du


Avec

des garanties d’un total de

91 000€

un investissement de

70 000€

une prime de

30 000€

A été accompagné par

France Active Franche Comté

Depuis 2008

C’est ici ?

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Accompagner les jeunes mamans solos pour faire progresser l’égalité des chances

Céline SOUAKRIA

Fondatrice et directrice de La maison de Jeanne

Accueil pour les jeunes mamans solos et leurs enfants

C’est important d’avoir le regard de France Active, c’est un vrai plus pour le projet.



Valdoie, Territoire de Belfort
Accueil pour les jeunes mamans solos et leurs enfants

Venir en aide aux jeunes mamans solos telle est la mission de La maison de Jeanne, basée à Valdoie, près de Belfort en Franche-Comté. Ce projet regroupe : 6 appartements tous équipés pour les mamans solos de 18 à 26 ans avec leur.s enfant.s, un accompagnement individualisé et une crèche au sein d’un même espace. L’objectif ? Permettre à ces femmes de se (re)lancer dans la vie en facilitant leur quotidien de jeunes mamans.
https://www.youtube.com/watch?v=GT0Dz7nQ_yc
« Tu es folle de quitter un travail comme le tien ! » entendait Céline Souakria, fondatrice, lorsqu’elle a dit à ses proches qu’elle allait se lancer dans un nouveau projet. Et puis très vite, les craintes ont laissé place aux encouragements. Elle a quitté un métier d’enseignante à destination d’enfants aux troubles du comportements lourds pour lancer La maison de Jeanne : un lieu pour les mamans solos de 18 à 26 ans. C’est une bataille de 5 ans pour monter ce projet. Elle a dû convaincre de la nécessité d’un tel espace là où aucune statistique ne fait état de la détresse dans laquelle peuvent se trouver ces femmes. « On leur redonne confiance en elles, on leur permet d’avoir une meilleure estime d’elle-même et quand c’est nécessaire, on les booste pour qu’elles aillent de l’avant. » nous confie Céline Souakria, fondatrice de ce lieu familial prône des valeurs d’authenticité, d’intégrité, de transparence.

Pour aboutir à ce bel endroit, Céline a frappé à la porte de « Co-pilote », une pépinière d’entreprises et de projets d’Economie sociale et solidaire. Elle remercie la pépinière pour son engagement au quotidien (d’ailleurs la personne qui a suivi le projet en est devenue la marraine de la structure).
Accompagnée par France Active Franche-Comté, Céline Souakria a particulièrement apprécié l’expertise de l’association, ses conseils, son regard exigent comme son envie d’avancer à ses côtés. « C’est important d’avoir leur regard, on s’appelle de temps en temps et c’est un vrai plus pour le projet. » précise la fondatrice de la structure.

La fondatrice a aussi bénéficié d’un Dispositif Local d’Accompagnement lui permettant de renforcer sa stratégie financière et son modèle économique comme de travailler au développement de la crèche (notamment la demande d’agrément).

« On a commencé petitement. On voulait créer une maison avec des murs au moment où la loi promulguait le ‘hors les murs’. 5 ans à convaincre et à lever des fonds. 5 ans de travail de fourmi pour voir ce projet aboutir le 25 février 2023. On espère devenir un laboratoire de pensées pour faire progresser l’égalité des chances. », nous indique-t-elle. Sa volonté : développer un lieu sur ce territoire, pas une franchise, pas une startup mais un endroit ancré dans les problématiques locales et dans le domaine de l’Economie sociale et solidaire.Aujourd’hui, la crèche accueille 25 familles et la maison 5 jeunes mamans solos avec leur enfant dans les appartements, . Ces dernières payent un loyer, sont accompagnées par l’équipe au quotidien si elles en ont besoin. L’une d’entre elles précise : « l’équipe est disponible, à l’écoute et prête à nous mettre un coup de pied dans le derrière si c’est nécessaire. » Budget, entretien de la maison, emploi, éducation des enfants… sont quelques-uns des sujets sur lesquels les mamans sont accompagnées. « Dans notre crèche, on n’apprend pas le mandarin mais on est là pour les petits moments du quotidien qui font que les enfants vont bien. », précise la fondatrice. La crèche est ouverte à des horaires atypiques, elle emploie 5 salariées. La maison, quant à elle, emploi une directrice et une coordonnatrice de parcours. Aujourd’hui la plus grosse difficulté pour les mamans, c’est de quitter ce cocon et de voler de leurs propres ailes. Mais Céline nous confie quelques-unes de ses fiertés : « L. aujourd’hui est chargée de recrutement chez Randstad, elle s’est acheté une voiture. V. devrait créer une auto-entreprise pour être formatrice en santé/sécurité au travail. Elle a passé le permis et a acheté sa voiture. »
« Si je devais tirer un bilan de tout cela, je dirais qu’il s’agit d’une expérience très riche. Mais j’avoue avoir sous-estimé l’engagement nécessaire : cela demande une extrême disponibilité. Le modèle économique reste fragile, cela altère parfois l’enthousiasme mais si je devais le refaire, je le referais. Je n’ai aucun doute là-dessus. », conclut-elle.
Un conseil ?
« Foncer ! Sans angélisme, même si pour y arriver, il faut surement une part de naïveté. L’abbé Pierre disait que si une idée est juste et qu’on est tout seul, il faut y aller quand même. », conseille la fondatrice de la Maison de Jeanne. « Les qualités nécessaires sont : le réalisme, le pragmatisme et l’humain. » ajoute-t-elle.

A bénéficié des


Avec

des garanties d’un total de

86 000€

des investissements d’un total de

85 000€

un accompagnement

DLA

A été accompagné par

France Active Franche Comté

En 2021 et 2023

C’est ici ?

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Encourager le retour à l’emploi à travers la culture florale

Flore GEILLON

Fondatrice du Champ des Sourires

Ferme florale favorisant l’inclusion des femmes dans l’emploi

Mon point de départ du projet : aider des femmes éloignées de l’emploi à travers la culture florale. La fleur coupée a un côté très valorisant pour ceux qui la travaillent.


Longvic (Côte d’Or)
Ferme florale favorisant l’inclusion des femmes dans l’emploi

Le marché de la fleur coupée est une aberration écologique. 9 fleurs sur 10 vendues en France proviennent de l’étranger (Equateur, Colombie…). Un bouquet de roses est l’équivalent carbone d’un aller/retour aérien Paris/Londres, sans parler des pesticides qui rentrent ainsi dans nos foyers.
Alors qu’il est tout à fait possible de cultiver des fleurs en France, Flore Geillon démontre qu’il est non seulement possible de produire localement mais également de participer à l’inclusion de femmes éloignées de l’emploi.

Rien ne prédestinait cette chercheuse à monter sa ferme florale. Flore Geillon a débuté sa carrière dans la recherche fondamentale, elle a fait un doctorat en biologie puis s’est orientée vers la gestion de projets en recherche clinique dans le domaine de la cancérologie. Son évolution vers ce type de fonction a été une véritable révélation : « j’ai découvert la gestion budgétaire, l’organisation des plannings et surtout le travail en équipe. Cela m’a beaucoup plu. J’ai eu envie de mettre en pratique ces compétences dans un domaine qui m’anime au quotidien : les fleurs et l’environnement. Parallèlement autour de moi, j’avais beaucoup d’amies qui ont monté leur entreprise, cela m’a donné envie. C’était maintenant ou jamais ».

Pour lancer son projet, elle rejoint l’incubateur Le T, une structure pilotée notamment par France Active Bourgogne. « Le point de départ du projet était ma volonté d’aider des femmes éloignées de l’emploi à travers la culture florale. La fleur coupée a un côté très valorisant pour ceux qui la travaillent. Mais je ne connaissais pas du tout l’Economie sociale et solidaire. » L’incubateur a parfaitement joué son rôle. Il l’a accompagné dans la formalisation et la structuration de son projet. Il lui a fait découvrir le secteur de l’insertion par l’activité économique. Le modèle de l’Atelier Chantier d’Insertion correspondait bien au modèle économique qu’elle imaginait.

L’incubateur Le T étant piloté notamment par France Active, la passerelle vers le financement du projet a été naturelle. France Active Bourgogne a investi dans le projet et a garanti l’emprunt bancaire.
Pour les autres financements, rien ne s’est passé comme elle l’imaginait. C’est finalement la métropole, le département (par le biais d’un soutien aux micro-filières agricoles) et Carrefour à travers une convention de revitalisation qui lui ont apporté les ressources complémentaires nécessaires au lancement du projet.

« En tant qu’Atelier Chantier d’Insertion nous allons mettre en place dès le lancement de l’activité, un parcours personnalisé pour les femmes en inclusion : elles auront des rendez-vous mensuels avec une personne dédiée pour qu’elle puisse établir leur projet professionnel. Cette personne pourra les accompagner, en fonction de leur besoin, sur les aspects de gestion budgétaire ou de lutte contre les addictions » poursuit Flore.

Persévérance, créativité et engagement sont les trois qualités qui ont le plus servi à Flore lors de la mise en place de son projet. Plus que quelques mois de patience avant de pouvoir travailler la terre et voir fleurir un nouvel avenir pour les femmes accompagnées par le Champ des Sourires.

Site internet

A bénéficié du

Avec

une garantie de

32 000€

un investissement de

20 000€

A été accompagné par

France Active Bourgogne

En 2023

C’est ici ?

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De l’usine à la création de son restaurant

Halil ADA

Fondateur du Boss Fort

Restaurant aux spécialités turques

Sans France Active, je n’aurais pas pu lancer mon projet. De plus, les questions de M. Taleb, mon conseiller au sein de France Active Bourgogne, m’ont permis de me challenger et d’améliorer mon projet.

Mâcon (Saône-et-Loire)
Restaurant aux spécialités turques

Conducteur de ligne pour l’industrie agroalimentaire ou pharmaceutique, puis tourneur fraiseur, M. Ada a commencé sa vie professionnelle en usine. Il découvre le monde de la restauration en 2003 et fait des allers – retours entre les deux secteurs jusqu’en 2009.
« Quand je travaillais à l’usine, les 8 heures de la journée me paraissaient interminables, alors qu’en restauration je ne vois pas le temps passer. »

Poussé par son entourage, il décide de lancer son projet de restaurant de spécialités turques à Mâcon. Son cousin achète un immeuble en plein centre-ville, sur les quais de Saône, et lui propose d’installer le restaurant en rez-de-chaussée. Un emplacement idéal pour M. Ada qui saute sur l’occasion.

Pour le financement, son premier réflexe a été de frapper à la porte de sa banque, celle-ci décide de ne pas suivre. Il s’adresse alors au Crédit Agricole qui va l’orienter vers France Active. « Sans France Active, je n’aurais pas pu lancer mon projet. De plus, les questions de M. Taleb, mon conseiller au sein de France Active Bourgogne, m’ont permis de me challenger et d’améliorer mon projet ».

M. Ada a bénéficié du dispositif Inclusion par le Travail Indépendant*, un programme lancé par le ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion auquel France Active apporte une réponse en renforçant son offre d’accompagnement. Dans ce cadre, M. Ada a suivi plusieurs webinaires sur des sujets comme la gestion d’entreprise, la comptabilité, la communication… pour endosser pleinement son rôle de chef d’entreprise.

Après plusieurs mois de travaux, son restaurant ouvre début octobre, il a hâte de proposer ses bons petits plats à ses clients.

Un conseil pour un porteur de projet ?

Il faut être à l’écoute des propositions et des critiques, qu’elles soient positives ou négatives.

« Par exemple, ma femme m’a suggéré de réaliser un mur floral dans la véranda du restaurant. J’étais au départ réticent mais je l’ai mis en place et c’est ce détail qui fait s’arrêter les clients devant mon restaurant. Ils me demandent tous la date d’ouverture. »

Zoom sur le programme Inclusion par le Travail Indépendant :

En mars 2021, France Active répond à un appel à projets lancé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. A cette occasion, France Active enrichi son Pacte Création de nouveaux modules d’accompagnement à destination des entrepreneurs les plus fragiles autour de 4 thématiques :

  • la pédagogie financière (piloter sa trésorerie, gérer au mieux ses relations avec son banquier, tableaux de bord et outils de gestion, crowdfunding et analyse et gestion financière),
  • la protection et sécurisation (la prévention des risques, la protection sociale et juridique, la responsabilité civile, les cyber-risques)
  • la sensibilisation au numérique (pour la prospection, la notoriété…),
  • une sensibilisation à l’engagement.

Et pour les jeunes de 18 à 30 ans, une prime de 3 000€.

A bénéficié du

Avec

plusieurs garanties d’un montant total de

35 000€

A été accompagné par

France Active Bourgogne

En 2022

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Réseau Cocagne cultive son impact social

Julien ADDA

Directeur du Réseau Cocagne

Réseau de fermes biologiques en insertion

Notre métier, c’est l’insertion avec une forte dimension sociale : nous voulons amener les personnes précaires, éloignées de l’emploi vers le monde de l’entreprise et faire que celui-ci travaille son « employeurabilité ».

Vauhallan (91)
Le réseau Cocagne est une association regroupant les Jardins de Cocagne et d’autres structures respectant une charte commune de production maraîchère au moyen de l’insertion par l’activité économique

Depuis ses débuts, France Active accompagne dans leur développement les Jardins de Cocagne et Réseau Cocagne, la structure qui les fédère. C’est tout naturellement que ce réseau associatif maraîcher s’est tourné vers nous pour leur évaluation d’impact social, nécessaire à leur croissance. Julien ADDA, quel est le métier de Réseau Cocagne .

Réseau Cocagne regroupe une centaine d’associations qui ont comme activité le maraîchage en insertion par l’activité économique. Notre métier, c’est l’insertion avec une forte dimension sociale : nous voulons amener les personnes précaires, éloignées de l’emploi vers le monde de l’entreprise et faire que celui-ci travaille son « employeurabilité ». Nous leur proposons aussi des nouvelles activités économiques d’ESS pour la transition écologique de l’alimentation. Félix, que vous inspire le projet de Réseau Cocagne ? C’est un modèle que j’aime bien prendre en exemple auprès de mes amis pour parler de ce que l’ESS sait bien faire. Les équipes de Réseau Cocagne portent l’innovation et un fort niveau d’engagement, bien avant que ces sujets deviennent des préoccupations relativement partagées. Ils déploient depuis très longtemps un modèle alliant l’agriculture biologique, l’insertion par l’activité économique et des paniers vendus directement aux consommateurs. Il y a aussi la dimension réseau et coopération. Dans sa structure même assez décentralisée et dans son fonctionnement interne où je peux voir que les débats sont bienvenus, Réseau Cocagne est un de ceux qui incarnent le mieux l’esprit démocratique de l’ESS.

Pourquoi s’être engagé dans une démarche d’impact social ?

Le sujet de « l’impact » est problématique pour les associations quand elles subissent une vision et une méthode qui ne relève pas de leur fonctionnement. Comment, dès lors, faire de l’évaluation de « l’impact » un outil au service du projet associatif ? La méthode VISES nous a permis de nous poser les bonnes questions au sein des groupes de travail animés par France Active. Nous avons coconstruit notre méthode d’évaluation d’impact social afin que chaque structure puisse trouver les bonnes réponses qui correspondent aux enjeux de son territoire.


Site internet

A bénéficié des



Avec

plusieurs garanties de

90 000€

plusieurs investissements de

180 000€

plusieurs primes de

93 000€

A été accompagné par

France Active (association nationale)

dès 2017

Le regard de France Active



Ruth MANLEY
Conseil et accompagnement chez France Active
En quoi la démarche de Réseau Cocagne est-elle exemplaire ?

Les Jardins de Cocagne font preuve d’un pluralisme d’action : par la mobilisation des citoyens autour d’une activité économique, ils accompagnent des personnes en situation de précarité, créent un lien de proximité entre producteurs et consommateurs, et préservent l’environnement. Le Réseau Cocagne est un bel exemple de l’économie solidaire en reliant l’économie, le social et l’engagement citoyen. Engager une démarche d’évaluation de son impact social est donc essentiel pour bien prendre en compte la richesse de son action. Julien, pourquoi s’être engagé dans une démarche d’impact social ? Le sujet de « l’impact » est problématique pour les associations quand elles subissent une vision et une méthode qui ne relève pas de leur fonctionnement. Comment, dès lors, faire de l’évaluation de « l’impact » un outil au service du projet associatif ? La méthode VISES nous a permis de nous poser les bonnes questions au sein des groupes de travail animés par France Active. Nous avons coconstruit notre méthode d’évaluation d’impact social afin que chaque structure puisse trouver les bonnes réponses qui correspondent aux enjeux de son territoire.

Comptez-vous généraliser cet accompagnement à l’évaluation de l’impact social ?

France Active investit la question de l’évaluation de l’impact social depuis 2018. Nous avons coconstruit la démarche VISES avec des partenaires de l’ESS, des chercheurs et des entreprises sociales et solidaires – il s’agit d’une démarche qui propose une méthode d’évaluation basée sur le dialogue et non sur les chiffres. Depuis 2020, France Active a accompagné une trentaine d’entreprises de l’ESS sur la méthode VISES. Notre ambition est de généraliser cet accompagnement au sein de notre réseau, embarquer nos partenaires, et ainsi proposer à encore plus de structures de l’ESS une démarche d’évaluation adaptée à leurs spécificités.

Félix BEAULIEU

Conseil et accompagnement chez France Active

Que vous inspire le projet de Réseau Cocagne ?

C’est un modèle que j’aime bien prendre en exemple auprès de mes amis pour parler de ce que l’ESS sait bien faire. Les équipes de Réseau Cocagne portent l’innovation et un fort niveau d’engagement, bien avant que ces sujets deviennent des préoccupations relativement partagées. Ils déploient depuis très longtemps un modèle alliant l’agriculture biologique, l’insertion par l’activité économique et des paniers vendus directement aux consommateurs. Il y a aussi la dimension réseau et coopération. Dans sa structure même assez décentralisée et dans son fonctionnement interne où je peux voir que les débats sont bienvenus, Réseau Cocagne est un de ceux qui incarnent le mieux l’esprit démocratique de l’ESS.

Au-delà de la démarche d’évaluation de son impact social, comment accompagnez-vous Réseau Cocagne dans son déploiement dans les territoires ?

Aujourd’hui le Réseau Cocagne est dans une belle dynamique de changement d’échelle, à la fois par le développement des jardins existants, et par une démarche encore plus pro-active de création de nouveaux jardins. Concernant le développement des jardins existants cela demande évidement des investissements matériels et immatériels, des plans de développement solides et un renforcement des capacités de gestion. Dans le cadre du Fonds départemental d’insertion (FDI) « exceptionnel » (aide du ministère du Travail), France Active est mandatée par le Réseau Cocagne pour accompagner une quinzaine de jardins dans leur développement à raison de 3-4 jours d’intervention par jardin. Cet accompagnement, qui se fait en complément du programme VISES, est déployé dans 12 associations territoriales.

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Engagée pour le temps partagé !

Laëtitia NGAMA

Co-fondatrice et dirigeante de Eden ETTP

Entreprise de travail à temps partagé

Ce qui m’a beaucoup plu avec France Active, c’est l’humain. Ils ont su nous rassurer lorsqu’on se questionnait sur notre modèle. Ils ont su nous encourager pour que nous puissions aller plus loin dans notre engagement.


Chenove (Côte d’Or)
Entreprise de travail à temps partagé

Laëtitia Ngama a lancé un service de travail à temps partagé à Chenove en périphérie de Dijon. Elle s’est tournée vers France Active pour l’accompagner à apporter une solution concrète à un besoin de son territoire : créer des emplois durables et permettre à des entreprises d’avoir accès à de la main d’œuvre qualifiée.

Laëtitia NGAMA, racontez-nous votre projet.

Eden ETTP est une entreprise de travail à temps partagé. Le modèle du temps partagé a deux volets : le salarié et l’entreprise. Pour monter notre projet, nous sommes partis du constat que pour beaucoup de salariés le travail à temps partiel est une contrainte : garde d’enfant, prise en charge d’un parent malade… Ce qui a pour conséquence la multiplication des CDD, car temps partiel rime souvent avec précarité de l’emploi.

Pour répondre à cette problématique, nous avons décidé de développer un service de travail à temps partagé : nous embauchons les salariés en CDI et déterminons le nombre d’heures dont ils ont besoin. Ils pourront ainsi travailler chez plusieurs de nos clients.

Pour les entreprises, le travail à temps partagé est aussi une plus-value. En effet, sur notre territoire autour de Dijon en Bourgogne, il y a beaucoup de TPE, PME et d’artisans qui sont souvent confrontés à des problématiques d’embauches : trop de travail pour un salarié mais pas assez pour deux, par exemple. Ainsi nous leur proposons une solution adaptée à leurs besoins.

Il y a une grande demande des salariés pour avoir des CDI à temps partiel. Nous avons plus de difficultés pour trouver des entreprises qui veulent bénéficier du temps partagé, car la loi qui encadre ce mode de salariat est peu connue des professionnels. Il y a un travail important de pédagogie à mener auprès des entreprises pour mieux faire connaître le travail à temps partagé.

Que retenez-vous de l’accompagnement de France Active et de ses partenaires ?

Plus nous avancions dans la conception de notre projet, plus l’engagement était au cœur de notre projet. C’est ainsi que nous nous sommes rapprochés de France Active Bourgogne et de ses partenaires. Ce qui m’a beaucoup plu avec France Active, c’est l’humain. Ils ont su nous rassurer lorsqu’on se questionnait sur notre modèle. Ils ont su nous encourager pour que nous puissions aller plus loin dans notre engagement.


Site internet

A bénéficié du

Avec

plusieurs garanties de

10 000€

A été accompagné par

France Active Bourgogne

Dès 2021

Le regard de France Active



Mathilde LEBREUIL
Chargée de mission chez France Active Bourgogne
Que retenez-vous de la démarche de Eden ETTP ?

Laëtitia Ngama est une personne très motivée qui avait bien préparé son projet en amont. Elle a su rebondir sur les remarques que nous lui avons faites tout au long de l’expertise de son dossier, tout en restant en cohérence avec son projet de départ.

De quelle manière le programme Insertion par le Travail Indépendant renforce-t-il l’appui aux créateurs les plus éloignés des banques ?

Nous lui avons proposé un parcours de formation après son passage en comité, en lui expliquant ce qui pouvait être intéressant pour elle et pour le développement de son activité. Elle a choisi les formations en adéquation avec son projet, tout d’abord l’atelier trésorerie, puis un webinaire sur le numérique (comment mobiliser le numérique pour rayonner, gagner en notoriété, voir et être vu).

Nathalie RAUCH

Directrice du développement chez Entrepreneurs de la Cité

Que vous inspire le parcours de Eden ETTP ?
Eden ETTP répond vraiment à un besoin des entreprises grâce aux solutions de temps partagé. Cette offre innovante est engagée, elle va permettre de donner accès à l’emploi à des personnes, tout en répondant aux demandes du marché du travail. De notre point de vue, il est important pour cette structure d’être juridiquement protégée, notamment sur les contrats qu’elle passe. Choisir la bonne assurance est donc essentiel.
Il est important de prendre la mesure de sa responsabilité en tant qu’entreprise.
Comment sécuriser le parcours de créateurs comme Eden ETTP ?
Être bien assuré contribue à la pérennisation de l’entreprise. Il est donc important qu’un créateur y ait accès, c’est au cœur de la mission des Entrepreneurs de la Cité. Toute entreprise non assurée va bien tant qu’il ne lui arrive rien.
Lorsqu’elle est confrontée à un sinistre, les assurances apportent un accompagnement, afin de pouvoir faire face financièrement. Comme France Active, Entrepreneurs de la Cité apporte son aide aux entrepreneurs les plus fragiles. On ne peut pas s’assurer pour tout, nous les aidons à identifier les risques qui menacent leurs structures. La non-assurance est souvent dramatique pour les créateurs d’entreprise, c’est pour cela que nous devons identifier l’indispensable à assurer pour chaque projet.

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Aider les femmes à redevenir cheffes de leur vie

Marie-Louise FAYE

Fondatrice et directrice de l’association Kër

Restaurant/traiteur et comptoir éthique

Nous valorisons leur savoir-faire en cuisine de ces femmes souvent sous-exploité et réservé à la sphère familiale pour les amener dans un parcours professionnel et leur permettre de réaliser leurs rêves.

Dijon (Bourgogne)
Restaurant/traiteur et comptoir éthique

Non, ce n’est pas breton, mais bien wolof : Kër se dit « cœur » et signifie « la maison » : « Car pour moi les femmes sont le cœur de la maison. Chez elles, ce sont de vraies cheffes d’entreprise. Elles y gèrent tout ! », explique Marie-Louise Faye, fondatrice de Kër qui a vu le jour en décembre 2020. L’association a été conventionnée structure d’insertion par l’activité économique, porteuse d’un atelier et chantier d’insertion qui emploie des femmes issues des migrations pour leur créer un tremplin.

Un parcours entre persévérance et ténacité

 

Ingénieure agroalimentaire, Marie-Louise commence son parcours en tant que salariée de chantiers d’insertion. Elle y a notamment la charge de mettre en place des bonnes pratiques (formations, HACCP, process de production, etc.). Elle suit en parallèle des cours du soir pour obtenir son diplôme d’accompagnement socioprofessionnel de publics en situation de difficulté et de précarité. Elle devient même chargée de mission sur le volet emploi et formation de la Fédération des acteurs de la solidarité en région Bourgogne-Franche Comté. « J’ai finalement travaillé sur toutes les phases en lien avec l’insertion par l’activité économique », résume-t-elle. Durant ce parcours, l’envie d’entreprendre et d’assumer pleinement son autonomie ne la quitte jamais. Elle se lance d’ailleurs dans deux projets de création d’entreprise qui n’aboutissent pas, faute de financements : « J’ai voulu me lancer dès la sortie de l’école, et je n’étais pas prête. Pour que ça se concrétise, j’ai eu besoin de me construire, de gagner en expérience et en réseau. Surtout, ça m’a appris la persévérance et à ne pas baisser les bras ! »

Redonner de l’autonomie aux femmes migrantes

 

En 2020, Marie-Louise sent donc que c’est le bon moment pour se lancer. Et même si elle attend son premier enfant au même moment, jamais sa motivation ne faiblit. Car la création de Kër est avant tout une histoire d’autonomie : celle de Marie-Louise bien sûr, mais aussi celle de ces femmes migrantes qu’elle emploie en contrats d’insertion. « Le déclic s’est fait quand j’ai rencontré à Paris l’association Food de rue. Je me suis alors dit que je devais transposer le concept à Dijon. J’avais mon projet d’entreprise et il m’est apparu évident qu’il ne fallait pas que je sois la seule à en bénéficier et qu’il fallait que je l’ouvre à d’autres femmes. Je viens du Sénégal et je connais la difficulté de pouvoir vivre sa vie en tant que femme, d’être discriminée en fonction de ses origines… »
Pour monter son projet, Marie-Louise est accompagnée par l’incubateur T, co-piloté par France Active Bourgogne. Elle mène ainsi une phase d’expérimentation de neuf mois. Dans ce cadre, elle bénéficie également d’un Fonds de confiance (devenu Place de l’Émergence). « Ces étapes ont été très structurantes. Elles ont permis de démontrer la pertinence du projet et, dès juillet 2021, j’ai obtenu l’agrément chantier d’insertion. En septembre, je recrutais les premières employées. » Elles sont désormais dix, toutes habitantes de l’agglomération Dijonnaise. Venant d’Algérie, du Maroc, de Mongolie, du Sri Lanka, d’Inde, d’Éthiopie ou du Congo, chacune propose à la carte des plats issus de leur pays d’origine. « Pour certaines, il s’agit de leur première expérience de travail. C’est très stimulant de les voir chaque jour gagner en confiance, prendre plaisir à sortir de chez elles, de leur isolement, de commencer à construire un parcours professionnel pour le futur. Il y a également une magnifique dynamique d’entraide et de solidarité qui se crée. »
Et alors que l’association est actuellement accueillie par le Centre d’hébergement et de réinsertion sociale ADEFO, Marie-Louise se lance un nouveau défi : trouver un local, voire l’acheter. « Nous pourrions ainsi rassembler nos bureaux, nos espaces de formation, nos lieux de production, mais aussi proposer des postes de travail et de formation plus confortables et accueillir des clients en vente directe. » De quoi continuer à donner la pleine mesure de ce projet.


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20 000€

A été accompagné par

France Active Bourgogne

En 2018

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Les Monts de Gy cultivent l’emploi en Haute Saône

Thierry SAUVAGEOT

Directeur du pôle Économie Sociale et Solidaire de l’AFSAME Jardins bio des Monts de Gy

Entreprise adaptée et Entreprise d’insertion

Deux entreprises adaptées et d’insertion misent sur les légumes bio pour développer l’emploi solidaire.

Gy 70700
Entreprise adaptée et Entreprise d’insertion

Faire pousser les légumes et les emplois

Dans le pays Graylois, les légumes poussent comme les emplois, grâce aux Jardins Bio. Nés en 2012 pour combler l’absence d’entreprise adaptée, ils récoltent aujourd’hui le fruit de leurs efforts. « En 8 ans, nous sommes passés de 5 à 30 ha en production de légumes certifiés BIO et de 8 à 33 salariés, dont 27 en situation de handicap. L’objectif est d’en accueillir 50 d’ici à 2022. Sans nous, ces personnes, souvent fragiles, auraient beaucoup plus de mal à occuper un emploi ou n’en trouveraient pas », reconnait Thierry Sauvageot, directeur du Pôle ESS de l’AFSAME, l’association qui dirige les Jardins Bio.

Une recette qui fonctionne

Pour commercialiser ses légumes et ceux d’autres producteurs locaux, l’AFSAME donne naissance à une 2ème pousse en 2018 : C’Bio. Il s’agit cette fois d’une entreprise d’insertion dont le territoire ne disposait pas non plus spécialisée dans la commercialisation, transformation et conditionnement de produits locaux biologiques. « Nous y accueillons des personnes éloignées de l’emploi pour qu’elles reprennent confiance et rebondissent dans la vie active », explique Thierry Sauvageot. Les clients sont au rendez-vous et le volume d’affaires croie régulièrement. Un succès que France active a accompagné dès le départ, avec une avance remboursable de 60 000 €, « mais surtout en validant notre viabilité économique. La Banque des territoires a rejoint notre conseil d’administration en 2017, et participe aux financements avec un apport de 240 000 €. Les financements obtenus (Etat, Région, France Active, Banque des Territoires, …) nous ont permis de faire de gros investissements assurant ainsi notre développement économique mais aussi d’offrir à nos salariés de meilleures conditions de travail », conclue Thierry Sauvageot.

A bénéficié du

Avec

des prêts solidaires de

60 000€

des investissements de

240 000€

A été accompagné par

France Active Franche-Comté

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Jamais à court d’idées pour l’emploi

Patrick CHOUX

Directeur général de Groupe ID’EES

Groupe d’insertion

Se regrouper et agir pour la réinsertion des plus éloignés de l’emploi

21300 CHENÔVE
Groupe d’insertion

Comment retrouver le chemin de l’emploi quand on l’a perdu depuis longtemps ? Comment ne pas se sentir exclu quand on vit aux portes de la Suisse et que tous les autres travaillent ? C’est à ces questions qu’a répondu le groupe d’insertion ID’EES, en créant ID’EES R&V, à Pontarlier en 2016.

Réinsérer utile

Préval, le syndicat mixte des déchets du Haut-Doubs, cherche alors à créer un centre de tri pour traiter les déchets avec des emplois locaux. GROUPE ID’EES et Suez répondent présents. « Nous avons obtenu un contrat de 10 ans et créé au total 50 emplois, dont 40 pour ID’EES R&V », explique Patrick Choux, directeur général de GROUPE ID’EES.
Il s’agit d’emplois d’insertion, durant lesquels les salariés ont les mêmes droits et devoirs que n’importe quel autre mais bénéficient d’un encadrement renforcé. Avec comme objectif de réintégrer un emploi classique. « C’est le cas de 68 % de nos salariés car travailler en centre de tri est très formateur. Cela développe la coordination, remet en condition physique et génère une grande solidarité », précise Patrick Choux. Un aspect formateur que GROUPE ID’EES a décidé de renforcer en transformant toutes ses entreprises d’insertion en entreprises apprenantes.

Se faire accompagner, clé de la réussite du projet

C’est pour ce type de projets que le soutien de France Active et de la Banque des territoires est déterminant. « France Active est à nos côtés depuis plus de 20 ans. Elle détient aujourd’hui 4 % de notre capital social. La Banque des territoires nous a rejoint avec 1 million €, quand nous avons augmenté notre capital de 5 millions €. C’était à son initiative et c’est grâce à elle que nous avons pu obtenir autant » affirme-t-il en conclusion.


Site internet

A bénéficié des



Avec

plusieurs garanties de

125 000€

plusieurs investissements de

2,9 M€

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France Active Franche-Comté

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