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DATE DE PUBLICATION 03/11/2020

Emergence : 50 entrepreneurs lauréats de la place en un an

Pour le 1er anniversaire de la Place de l’émergence, programme qui finance et accompagne l’expérimentation de projet de nouveaux entrepreneurs sociaux, nous avons donné la parole à 4 entrepreneurs engagés sur les 50 lauréats retenus. Le 29 octobre dernier, ils ont témoigné de leur parcours qui leur a permis de créer leur entreprise.

Retour sur l’événement en replay.

La Place de l’émergence est un programme qui permet depuis septembre 2019 l’expérimentation de projets entrepreneuriaux à fort impact en réponse aux grands défis sociaux et environnementaux. Cette première étape dans leur parcours permet à ces futurs entrepreneurs de bénéficier d’un financement et d’un accompagnement tout en leur donnant accès à un réseau bienveillant, composé d’experts et de professionnels de l’entrepreneuriat social.

 

La Place de l’émergence réunit aussi 9 partenaires financeurs du programme convaincus du rôle des entrepreneurs sociaux dans la transformation notre société : Banque des Territoires, FAPE EDF, Fondation Carrefour, Klesia, Malakoff Humanis, MAIF, Fondation MACIF, BNP Paribas et Banque de France. C’est donc un véritable collectif ou chacun joue pleinement son rôle pour accompagner le mieux possible chaque entrepreneur.

 

Pour cette première année d’activité, la Place s’est réunie 11 fois malgré les difficultés liées à la crise sanitaire. Au total, près de 200 dossiers ont été analysés pour 54 projets retenus avec une mobilisation de plus d’un million d’euros permettant l’attribution de primes allant de 10 000 à 40 000 euros.

 

Nous vous invitons à revoir cette conférence, à laquelle participaient Maxime Baduel qui représentait Olivia Grégoire, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable et Pierre-René Lemas, président de France Active.

Découvrez les entrepreneurs

LA BUTINERIE
Une Maison des Alternatives Alimentaires
Pantin

Née d’une envie de donner aux Pantinois l’accès à des produits alimentaires de qualité et d’accompagner chacun vers le bien-manger, la Butinerie a vocation à devenir un tiers-lieu. Il proposera une offre de biens et services intégrés : distribution en circuit court, formations culinaires à prix modiques, ateliers collectifs et individuels de conseils d’experts-santé, conférences et débats sur la transition écologique.


Lauréate de la Place de l’émergence en janvier 2020, la structure a bénéficié dans ce cadre de l’accompagnement de France Active pour se structurer (financement et programmation) ainsi que d’une prime de 10 000€ de la fondation Carrefour, ce qui lui a permis de réaliser depuis de belles avancées. Le projet, porté par un collectif fort et soutenu par la ville devrait contribuer à la dynamisation du territoire par les emplois (3 ETP) qu’il espère créer et parce qu’il veut rendre les habitants des quartiers (notamment les prioritaires de la ville) parties prenantes de la démarche globale d’amélioration de la santé par l’alimentation.


Aujourd’hui, la Butinerie, qui s’est constituée en SCIC a pu signer un bail en juin, recruter un directeur, démarrer des activités hors les murs (comme la distribution de paniers bio) et lancer ses travaux en vue d’une ouverture grand public début 2021.

LES DRÊCHEURS URBAINS
Collecte et valorisation des résidus de malt issus du brassage de la bière
Seine Saint-Denis et Région parisienne

Chaque jour, à Paris et dans la petite couronne de la capitale, ce sont près de 10 tonnes de drêches (résidus du malt issus du brassage de la bière) qui sont jetées par les brasseries artisanales urbaines. Il s’agit pourtant d’un superaliment. Face à ce constat, Lise Couturier et Benoît Cicilien ont décidé de réagir pour collecter ces drêches et limiter et valoriser les déchets par la production d’un aliment durable et local : une farine spéciale alimentaire, naturellement riche en protéines.


Pleinement inscrit dans l’économie circulaire, ce projet voit grand puisqu’il ambitionne l’obtention des labellisations ESUS et AB, l’usage de transports verts, le recours à des emplois d’insertion ou adaptés ainsi que la création d’emploi non délocalisables dans le département de la Seine-Saint-Denis. C’est ainsi qu’il a emporté l’assentiment de la Banque des Territoires (Groupe Caisse des dépôts) et de la MAIF et été primé à hauteur de 20 000€ en février 2020, coup de pouce nécessaire pour assurer des actions de recherche et développement comme la réalisation de nombreux tests (mobilité douce en triporteur électrique, température optimale de séchage des drêches, essais culinaires, machines).


Aujourd’hui, grâce à l’accompagnement de la Place de l’Emergence et d’un réseau constitué, la phase d’émergence est terminée pour l’entreprise qui s’est créée en mars. Les deux gérants ont pu se verser leurs premiers salaires, mener la R&D des premiers produits à son terme, préparer la communication, le packaging, faire les investissements pour débuter la production. La vente en direct a commencé sur des petits volumes en attendant la production plus massive prévue sur 2021.

GRAINES DE L’AIN
Valorisation des céréales anciennes
L’ouest de l’Ain et peut-être le Grand Lyon

Graines de l’Ain est une association d’agriculteurs et de boulangers, née en 2016 avec pour mission la conservation, l’expérimentation et la valorisation des variétés anciennes de blé. Afin de tester collectivement différentes semences paysannes, agronomiquement et en panification, augmenter la résilience des fermes de l’Ain face aux évolutions météorologiques, climatiques et sanitaires, la structure veut construire une filière courte pour permettre le stockage et la transformation collective du blé en farine ainsi que la proposition à la vente de farines de blés anciens, bio et locales.


Ce projet s’inscrirait dans la tendance actuelle de recherche de qualité et de traçabilité pour le consommateur, d’autant que les agriculteurs investis dans le projet s’inscrivent dans un mode de production biologique et une démarche d’agriculture paysanne et aurait un impact positif plus large. Il a pour ambition d’améliorer la situation des paysans, leur autonomie, leur rémunération, développer les liens sociaux des agriculteurs entre eux et avec les consommateurs avec le circuit cour, permettre la préservation du patrimoine agricole.


Ce projet innovant et dynamisant pour le territoire de l’Ain a convaincu en février 2020 trois partenaires – BNP – Paribas, Fondation d’entreprise Carrefour et Banque des Territoires (Groupe Caisse des dépôts) – et obtenu une prime de 23 500,00 € qui devrait permettre à Graine de l’Ain de se lancer prochainement, et si l’expérimentation est concluante, pourquoi pas d’inspirer un essaimage sur d’autres territoires ?

ÉCOLE INCLUSIVE FUTUROSCOPE
Formation de publics éloignés de l’emploi aux métiers du numérique
Bassin économique du Futuroscope, Vienne (86)

Pour les personnes en situation de handicap, l’accès à la formation est compliqué, et celui à l’emploi, encore davantage : cette population est deux fois plus touchée par le chômage et subit globalement un faible niveau de qualifications. Face à ce constat et en cohérence avec la loi 2018 « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel”, Nicolas Bardoux, éducateur spécialisé a l’idée de créer une école inclusive formant aux métiers numériques un public éloigné de l’emploi dont une majorité de personnes en situation de handicap, dans la zone économique du Futuroscope.


Le projet vise à individualiser les parcours de formation par rapport aux capacités d’apprentissage de chacun (ex : temps partiel – visuel – auditif – méthode répétitive…) et proposer des parcours d’alternance, via des contrats d’apprentissage avec les entreprises locales ; une façon d’améliorer l’employabilité des PSH dans un secteur en demande de main d’œuvre. Il est une réponse locale d’inclusion et permettra peut-être à terme la réplique du modèle de formation vers d’autres secteurs d’activité, il répond à un vrai enjeu de lutte contre les discriminations professionnelles


Lauréate en avril 2020, financée par nos partenaires Banque des Territoires (Groupe Caisse des dépôts), Malakoff Médéric Humanis et KLESIA à hauteur de 25 000€, la structure doit encore travailler à une connaissance plus fine des besoins du territoire, préciser l’adaptation des parcours de formation et clarifier les coûts.

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